Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
INTUITIVE — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
INTUITIVE
Chapitre 2
CAMILLE
Manon ! Tu peux rester quelques instants, s'il te plait ?
La gamine regarda Camille d'un air inquiet et s'immobilisa pendant que ses petits camarades sortaient de la classe. Camille savait que c'était sa dernière heure de classe et qu'elle pouvait la garder quelques instants sans lui faire risquer d'arriver en retard au cours suivant.
La gamine regarda Camille d'un air inquiet et s'immobilisa pendant que ses petits camarades sortaient de la classe. Camille savait que c'était sa dernière heure de classe et qu'elle pouvait la garder quelques instants sans lui faire risquer d'arriver en retard au cours suivant.
— Assieds-toi ma chérie.
La petite fille s'assit sagement et Camille vint, elle-même, s'asseoir à côté d'elle. Elle ne voulait pas trop la stresser mais lui faire comprendre qu'il lui fallait réparer rapidement sa faute.
— Je voulais te parler de Magali.
Elle sentit Manon se crisper et retenir sa respiration quelques secondes. Son intuition ne l'avait pas trompée. Elle se flattait d'avoir des intuitions qui lui permettaient de découvrir, contre toute évidence une vérité cachée et l'attitude de Manon la confortait une nouvelle fois. Manon était une enfant très sage et très travailleuse qui ne posait jamais de problème. Elle était la dernière qu'on aurait soupçonnée d'avoir fait une bêtise. Pourtant c'était ce qui était tout de suite venu à l'esprit de Camille sans qu'elle sache vraiment pourquoi. Elle s'était souvent demandé d'où venaient ses intuitions. Elle avait l'esprit logique d'un professeur de mathématiques. Elle supposait donc que son inconscient percevait de petits détails qui, mis bout à bout l'amenaient à une conclusion qui semblait pourtant ne reposer sur rien. Elle continua d'une voix douce :
— Hier, Magali est venue me voir en pleurant. Tu sais pourquoi ?
Manon répondit d'une voix légèrement étranglée :
— Non, je ne sais pas.
— Eh bien, figure-toi que son téléphone portable a disparu.
— Eh bien, figure-toi que son téléphone portable a disparu.
Elle attendit quelques instants et reprit :
— C'est terrible pour elle. Ses parents n'ont pas beaucoup de moyens et habitent un peu loin. Là où ils habitent il n'y a pas beaucoup de bus. Si elle rate celui de 17 heures, il n'y en a plus et il faut qu'elle prévienne ses parents avec son téléphone pour qu'ils viennent la chercher. Mais hier, quand elle a voulu leur téléphoner, elle s'est aperçue qu'elle n'avait plus son téléphone. Elle est venue en pleurant me demander mon aide. Je voulais téléphoner moi-même à ses parents, mais elle avait trop peur qu'ils la grondent. Quelqu'un a dû voler le téléphone dans son sac pendant la gymnastique mais ses parents penseront qu'elle l'a simplement perdu et la puniront. Ils sont très sévères et surtout, un nouveau téléphone c'est cher pour eux. Alors, plutôt que de téléphoner, je l'ai raccompagnée moi-même en voiture et je l'ai laissée à l'arrêt de bus où elle descend d'habitude. Mais, tu comprends bien que je ne pourrai pas faire ça à chaque fois. Il faut donc que celui ou celle qui a le téléphone le rende à Magali. De toute façon on ne peut rien en faire car il y a un code secret et, au bout de trois essais ratés, le téléphone n'est plus utilisable. Alors, qu'en penses-tu ?
Manon qui baissait la tête depuis quelque temps éclata en sanglots. Camille la serra contre elle.
— Est-ce que tu l'as encore, ma chérie ?
Manon, entre deux sanglots acquiesça de la tête.
— Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas me le donner à moi et je le rendrai à Magali sans lui dire que c'est toi qui l'avais. Tout ça restera entre nous et personne d'autre ne sera au courant. D'accord ?
— Manon la regarda visiblement soulagée et ouvrit son cartable d'où elle extirpa le fameux téléphone avant de le lui donner.
— Vous êtes fâchée, Madame ?
— Un petit peu, ma chérie mais je te pardonne parce que tu es d'habitude une très gentille petite fille. Voilà, tu peux y aller. Demain je rendrai son téléphone à Magali. Elle sera tellement contente qu'elle croira sûrement le petit mensonge que je vais devoir inventer. Mais je veux que tu me promettes de ne plus recommencer. Le vol, c'est quelque chose de grave qui peut faire beaucoup de mal à la victime.
— Je vous le promets, Madame, murmura la gamine.
— Manon la regarda visiblement soulagée et ouvrit son cartable d'où elle extirpa le fameux téléphone avant de le lui donner.
— Vous êtes fâchée, Madame ?
— Un petit peu, ma chérie mais je te pardonne parce que tu es d'habitude une très gentille petite fille. Voilà, tu peux y aller. Demain je rendrai son téléphone à Magali. Elle sera tellement contente qu'elle croira sûrement le petit mensonge que je vais devoir inventer. Mais je veux que tu me promettes de ne plus recommencer. Le vol, c'est quelque chose de grave qui peut faire beaucoup de mal à la victime.
— Je vous le promets, Madame, murmura la gamine.
Après le départ de Manon, Camille prit ses affaires et sortit à son tour de la salle de classe. Elle était soulagée de la façon dont elle avait résolu le problème.
Elle retourna à sa voiture, une petite voiture qu'elle avait achetée d'occasion juste après avoir obtenu son permis et rentra chez elle dans le quartier Saint Roch. Elle aimait cet appartement où elle avait passé toute sa jeunesse. Il appartenait à ses parents mais elle y habitait seule, payant pour cela un loyer ridicule.
Elle retourna à sa voiture, une petite voiture qu'elle avait achetée d'occasion juste après avoir obtenu son permis et rentra chez elle dans le quartier Saint Roch. Elle aimait cet appartement où elle avait passé toute sa jeunesse. Il appartenait à ses parents mais elle y habitait seule, payant pour cela un loyer ridicule.
Lorsque ,deux années plus tôt, sa grand-mère paternelle était décédée, ses parents avaient hérité du pavillon qu'elle possédait à La Valette depuis la libération. Ils auraient bien voulu que Camille déménage elle aussi pour continuer à habiter avec eux car elle était fille unique et ils appréhendaient le moment où elle volerait de ses propres ailes.
Elle avait donc décidé de trancher dans le vif et leur avait annoncé qu'il était maintenant temps qu'elle vive seule. Ils avaient discuté longtemps pour essayer de la faire changer d'avis mais elle avait tenu bon. Ils avaient fini par se résigner mais lui avaient proposé de loger dans leur ancien appartement, ce qu'elle avait été ravie d'accepter. Au début, elle allait les voir plusieurs fois par semaine et restait le plus souvent à diner. Elle venait aussi passer le dimanche avec eux mais, peu à peu, elle espaça ses visites.
Avoir à la fois une maman poule et un papa poule était très agréable quand elle était enfant. Ils avaient toujours été débordants de tendresse à son égard et l'avaient affreusement gâtée. Elle savait qu'elle n'aurait jamais envie d'être éloignée d'eux très longtemps mais elle était maintenant une adulte qui voulait vivre sa vie d'adulte. Elle essayait de s'y prendre le plus progressivement possible car elle les adorait ne voulait surtout pas leur faire de la peine. Cependant, malgré tout l'amour qu'elle leur vouait, ce n'était pas avec ses parents qu'elle envisageait de faire sa vie. Un jour, elle fonderait sa propre famille et, plus tôt ses parents l'admettraient, mieux ça vaudrait.
En rentrant dans l'appartement, elle alluma son téléphone portable. Elle avait un message. C'était Sylvie. Elle lui demandait de la rappeler car elle voulait l'inviter à sa pendaison de crémaillère. Camille était ravie de se faire inviter par Sylvie car, bien qu'elles ne se connaissent que depuis trois ans, elles étaient devenues rapidement les meilleures amies du monde. Elle décida de la rappeler tout de suite.
— Allo ? C'est Camille.
— Camille ! c'est gentil de me téléphoner ma toute belle. Alors, Comment tu vas ? Toujours contente de ton job ?
— Tout à fait. Les enfants sont gentils pour la plupart, en particulier les sixièmes. Et toi ? Comment vas-tu ? Thaïs va bien ? J'ai du mal à réaliser qu'elle a déjà neuf mois.
— Nous comptons sur toi pour son anniversaire.
— Je serai ravie d'y participer. Tu m'as demandé de te téléphoner à propos d'une pendaison de crémaillère. Ça y est ? Vous devenez propriétaires ?
— Hé oui. Nous avons emménagé la semaine dernière. Nous comptons fêter notre pendaison de crémaillère fin Juin. La date exacte n'est pas encore fixée. Nous voulons avoir un peu de temps pour nous installer. Je voulais savoir si tu viendrais. Tu ne pars pas fin Juin ?
— Bien sûr que je serai là. Je te rappelle que l'année scolaire ne se termine que début Juillet. Qui tu invites ?
— Des couples d'amis.
— Si je comprends bien, je serai la seule célibataire.
— Il serait temps de te marier, ma vieille.
— D'abord, je ne suis pas vieille. Il y a des jours où je me sens même très jeune. La vieille, c'est toi. Tu as six mois de plus que moi. Et puis, même si je me mets tout de suite en chasse, je ne crois pas que j'aurai le temps de me marier avant ta pendaison de crémaillère. Enfin, sait-on jamais. Si je rencontre Brad Pitt dans la rue, qu'il tombe fou amoureux de moi et qu'il veut m'épouser tout de suite.
— Camille ! c'est gentil de me téléphoner ma toute belle. Alors, Comment tu vas ? Toujours contente de ton job ?
— Tout à fait. Les enfants sont gentils pour la plupart, en particulier les sixièmes. Et toi ? Comment vas-tu ? Thaïs va bien ? J'ai du mal à réaliser qu'elle a déjà neuf mois.
— Nous comptons sur toi pour son anniversaire.
— Je serai ravie d'y participer. Tu m'as demandé de te téléphoner à propos d'une pendaison de crémaillère. Ça y est ? Vous devenez propriétaires ?
— Hé oui. Nous avons emménagé la semaine dernière. Nous comptons fêter notre pendaison de crémaillère fin Juin. La date exacte n'est pas encore fixée. Nous voulons avoir un peu de temps pour nous installer. Je voulais savoir si tu viendrais. Tu ne pars pas fin Juin ?
— Bien sûr que je serai là. Je te rappelle que l'année scolaire ne se termine que début Juillet. Qui tu invites ?
— Des couples d'amis.
— Si je comprends bien, je serai la seule célibataire.
— Il serait temps de te marier, ma vieille.
— D'abord, je ne suis pas vieille. Il y a des jours où je me sens même très jeune. La vieille, c'est toi. Tu as six mois de plus que moi. Et puis, même si je me mets tout de suite en chasse, je ne crois pas que j'aurai le temps de me marier avant ta pendaison de crémaillère. Enfin, sait-on jamais. Si je rencontre Brad Pitt dans la rue, qu'il tombe fou amoureux de moi et qu'il veut m'épouser tout de suite.
Sylvie éclata de rire puis, reprenant son sérieux, elle reprit.
— De toute façon, tu ne seras pas la seule célibataire. Il y aura aussi mon frère. Tu ne le connais pas, je crois.
— Non. Quand nous nous sommes connues, il était déjà en mission sur un porte avion, il me semble. Il est revenu ?
— Il vient de rentrer. Il est nommé à Toulon.
— Tes parents doivent être contents.
— Moi aussi.
— Non. Quand nous nous sommes connues, il était déjà en mission sur un porte avion, il me semble. Il est revenu ?
— Il vient de rentrer. Il est nommé à Toulon.
— Tes parents doivent être contents.
— Moi aussi.
Elles continuèrent à discuter gaiement puis Camille raccrocha. Elle était ravie d'aller à la pendaison de crémaillère.
Brusquement elle réalisa qu'il lui faudrait aller en voiture à Marseille et que ce serait sûrement le soir. Elle était conductrice débutante et ne se sentait pas assez à l'aise pour aller à Marseille à une adresse qu'elle ne connaissait pas, dans un quartier qui lui était certainement inconnu et revenir en pleine nuit. En plus, elle n'avait pas le GPS sur sa guimbarde qui datait de Mathusalem et ne saurait de toute façon pas s'en servir étant donné qu'elle n'avait jamais su lire une carte routière. Enfin ! On verrait bien.
Brusquement elle réalisa qu'il lui faudrait aller en voiture à Marseille et que ce serait sûrement le soir. Elle était conductrice débutante et ne se sentait pas assez à l'aise pour aller à Marseille à une adresse qu'elle ne connaissait pas, dans un quartier qui lui était certainement inconnu et revenir en pleine nuit. En plus, elle n'avait pas le GPS sur sa guimbarde qui datait de Mathusalem et ne saurait de toute façon pas s'en servir étant donné qu'elle n'avait jamais su lire une carte routière. Enfin ! On verrait bien.
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Commentaires ()
Les personnages se mettent en place.
A la suite
... l'intuition ? ^^
Ah bon? Vous aussi?