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✦ Exorium Ma vie amoureuse XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Ma vie amoureuse — Chapitre 12

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Exorium
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Ma vie amoureuse

Chapitre 12

Victoria m'a posé la main sur la queue, l'air soucieux.
‒ Tu l'avais moins raide que d'habitude, elle, tout à l'heure.
J'ai voulu protester.
‒ Mais non ! Tu te l'es imaginé…
Elle a sèchement tranché.
‒ J'ai rien imaginé du tout. T'étais moins en forme. Nettement moins.
Elle l'a décalottée. En a lissé le bout.
‒ Qu'est-ce qui se passe ? T'as des soucis ?
‒ Pas spécialement. Pas vraiment.
‒ T'as pas quelqu'un d'autre au moins ?
J'ai juré mes grands dieux que non.
‒ Parce que ça, tu sais que t'as pas le droit, hein ! T'es tout à moi.
Elle est descendue. S'est emparée de mes couilles. Les a soupesées. Palpées. S'est appesantie dessus.
‒ Tu sais ce que j'ai lu récemment ? C'est qu'il y a une grande dame romaine ‒ Flavia, elle s'appelait ‒ qu'avait tout un réservoir d'esclaves auxquels elle ne demandait rien d'autre que de la satisfaire sexuellement. Et ils avaient tout intérêt à y parvenir. Parce que celui qui n'y arrivait pas, ne fût-ce qu'une seule fois, elle les lui faisait aussitôt couper sans le moindre état d'âme, ses roubignoles. Couic ! Alors je peux te dire qu'on rechignait pas à la besogne. Qu'on payait tant et plus de sa personne. Tout esclaves qu'ils étaient, ils n'en restaient pas moins hommes. Ils ne voulaient pas les perdre, leurs précieux bijoux de famille. Ah, non, alors !
Elle me les a serrées. Plus fort. Encore plus fort. Fait mine de les broyer.
‒ C'était le bon temps ! Dommage qu'aujourd'hui on ne puisse plus brandir une telle menace. Vous vous montreriez beaucoup plus empressés. Et seriez beaucoup plus efficaces.
Elle a soupiré.
‒ Mais j'ai d'autres cordes à mon arc.
J'ai jugé plus prudent, dans le contexte du moment, de ne pas demander lesquelles.
Elle s'est faite songeuse.
‒ N'empêche qu'elle me plaît bien, à moi, cette Flavia. Quel pied elle devait prendre avec tout son cheptel. Parce que tu sais ce qu'elle exigeait quand elle se faisait sauter ? Que tout le monde soit là à assister. À regarder. De tout près. Tous ses esclaves. À poil. Et, évidemment, ça bandait dur, ça, forcément ! Et ça l'excitait. Non, mais comment ça l'excitait toutes ses queues dressées autour d'elle, pour elle, auxquelles il était interdit de se soulager. Parce que là-dessus, elle était intransigeante. Pas touche à ce qu'ils avaient entre les jambes. Pas question de se donner du plaisir. Les contrevenants étaient aussitôt sévèrement punis. Fouettés. Jusqu'au sang. Et les esclaves femelles ! Parce qu'elle voulait qu'elles soient là, elle aussi ! T'imagines comment ça devait être frustrant, pour elles, tous ces beaux mâles, superbement montés pour certains d'entre eux, dont elles étaient obligées de se dire qu'elles n'y avaient pas droit. Qu'elles n'y auraient jamais droit. Qu'ils étaient réservés à l'usage exclusif de leur maîtresse. Alors moi, si j'avais été à sa place, à Flavia, c'est surtout ça qui m'aurait mis dans tous mes états. Bien plus que quoi que ce soit d'autre. Me dire qu'elles en crevaient d'envie toutes ces nanas et qu'elles en étaient privées. Toutes. Parce que c'était ce que j'avais décidé. Les queues, j'étais la seule à pouvoir me refermer dessus. Quand je voulais. Comme je voulais.
Elle a froncé les sourcils. S'est redressée sur un coude.
‒ T'es sûr que t'en as pas ?
‒ Que j'ai pas quoi ?
‒ Une copine que tu fourres…
‒ Mais non, oh !
‒ Mouais ! N'importe comment, je vais tellement te foutre à sec que les autres, elles pourront bien faire des pieds et des mains, elles tireront rien de toi. Pas la moindre goutte. Allez, action !
Elle a pris la télécommande. Sur l'écran est apparu le dessin d'un homme nu, prostré, à genoux, le dos strié de longues balafres rougeâtres. Le fouet, tenu par une femme au visage grimaçant, manifestement déterminée à ne pas ménager sa victime, était sur le point de s'abattre à nouveau.
‒ Tu sais ce qu'il a fait, lui ? Tu le sais ?
Je ne savais pas, non !
‒ Quel petit salopard ! Oh, mais il paye ! Il va payer.
Elle s'est agenouillée au pied du lit, m'a tendu sa croupe.
‒ Allez ! Allez ! Qu'est-ce t'attends, toi ? Mets-la-moi !
Je me suis glissé en elle.
‒ Vas-y ! Vas-y ! Bourre-moi bien ! Et elle aussi, là ! Fouette ! Fouette ! Il mérite. Il avait pas le droit. Ils ont pas le droit d'aller tremper leur queue ailleurs. Fais-le danser ! Fais-le hurler ! Qu'il s'en souvienne !
Elle s'est cabrée. Elle a hululé son plaisir.
‒ Oh, c'est trop bon !
Elle est retombée. S'est voluptueusement alanguie sur le lit.
‒ J'en veux encore… Plein. Il est là, Julien ?
‒ Je sais pas. Je…
‒ Eh bien, va voir ! Et envoie-le-moi, s'il est là. Martial aussi, tant que tu y es. Quand il y en a pour un, il y en a pour deux.
* * *
Des pas dans l'escalier. Sur le palier. Qui se sont arrêtés devant la porte de ma chambre. Deux petits coups à la porte.
‒ Oui…
C'était Isabelle.
‒ Ta mère m'a dit que t'étais là. Que je pouvais monter…
On s'est jetés dans les bras l'un de l'autre.
‒ Tu me manquais…
‒ Et à moi donc !
Elle a froncé les sourcils.
‒ Mais t'as l'air crevé.
‒ Un peu, oui.
‒ T'as de ces cernes sous les yeux. Tu fais des folies de ton corps, c'est ça ?
‒ Faut reconnaître qu'en ce moment…
On s'est assis tous les deux, côte à côte, au bord de mon lit. Elle s'est blottie contre moi.
‒ Allez, vas-y ! Raconte !
Raconter ? Oh, ben, c'était ma logeuse surtout. Victoria.
‒ Elle est insatiable. Il lui faut sa dose. Avec moi. Avec Julien. Avec Martial. Ça n'arrête pas.
‒ Je vois. Et elle vous met sur les rotules.
‒ Littéralement. Pour nous empêcher, entre autres, d'aller voir ailleurs. Elle supporte pas.
‒ Ce dont, te connaissant comme je te connais, tu te contrefiches complètement. Tu passes outre. Et tu vois toujours Margaux, j'imagine…
‒ Toujours, oui. D'autant… qu'il y a un élément nouveau.
‒ Ah, oui ? Quoi donc ?
‒ Florian. Florian Deverne. Tu te souviens de lui ? On était ensemble en troisième.
‒ Vaguement.
‒ Eh bien, Florian et elle, ils passent du bon temps tous les deux. Et moi, dans la foulée, je m'en suis un peu mêlé.
Elle a froncé les sourcils.
‒ Un peu mêlé ? Oui, vous faites des trucs tous les trois ensemble, quoi ! C'est ça ?
C'était bien ça.
‒ Ah, t'as changé, ça, on peut pas dire. T'as vraiment changé. Et Élodie ? Tu la vois toujours, elle ?
‒ Épisodiquement, mais je la vois toujours, oui.
‒ Pas étonnant que tu sois crevé.
Bon, mais assez parlé de moi. Et elle ? C'en était où avec son Charles-Édouard ?
‒ Charles-Claude. Il s'appelle Charles-Claude. Ça en est qu'il comprend toujours pas. Qu'il veut pas comprendre. Qu'il m'inonde de lettres de vingt pages où il me jure un amour éternel et où il me répète, sur tous les tons, qu'il attendra le temps qu'il faudra. Je lui réponds pas. Je lui réponds jamais. Ce qui le décourage pas. Il continue imperturbablement.
‒ T'as toujours Baptiste ?
‒ Et Stephen. Ouais… Ouais…
‒ Ça a pas l'air d'être ça qu'est ça…
‒ Si ! Si ! Mais bon… Si ! On tire notre coup. Et puis voilà.
‒ C'est pas l'enthousiasme, dis donc !
‒ Baptiste, il y a pas si longtemps que ça a commencé quand même tous les deux, eh ben c'est déjà tout dans l'habitude. Plan-plan. Toujours pareil. Jamais rien d'inattendu. Jamais rien de surprenant. La routine. Quant à Stephen…
Elle a soupiré.
‒ Stephen, lui, quand il me donne un coup de queue, il me fait l'aumône. Tout, dans ses gestes, dans son attitude, le proclame haut et fort. Il est toujours plus ou moins en train de me laisser entendre, même s'il ne l'explicite pas, s'il n'en a pas forcément conscience, qu'il pourrait avoir mieux que moi, s'il voulait. C'est sacrément gratifiant.
‒ J'imagine…
‒ Ça me bloque. Ça me bloque complètement. 
‒ Il y a de quoi…
‒ Si bien que, finalement, il y a guère que toute seule que je prends vraiment mon pied. Avec mes images. Avec mes fantasmes. D'ailleurs…
‒ Oui ?
‒ Je sais pas si je peux…
‒ Mais si ! Bien sûr que si !
‒ T'es souvent dedans. On passe de tellement bons moments tous les deux quand on se voit. Ça donne envie de les revivre.
Elle m'a posé une main sur le genou.
‒ Je peux te demander un truc ?
‒ Tout ce que tu veux.
‒ Je pourrais pas avoir des photos de toi ?
‒ Hein ? Mais t'en as déjà plein. De quand on était en vacances.
‒ Oui, mais d'autres.
 
Elle a eu un petit sourire mutin.
 ‒ Des plus précises. Des photos de tout toi.
‒ Je vois. Dont tu ferais un usage immodéré.
 ‒ Voilà, oui !
 ‒ À mon tour de te demander un truc…
 ‒ Vas-y !
 ‒ C'est quoi que je te fais le plus souvent quand tu penses à moi ?
 
 Elle n'a pas hésité.
 ‒ Oh, un cunni. Un cunni qui dure des heures.
 ‒ Alors…
 
Je me agenouillé. J'ai enfoui ma tête sous sa robe. Sa cuisse, lentement, avec mes lèvres. Avecma langue. L'aine. Le pli de l'aine. La culotte. Le fendu, doucement mordillé par-dessus le tissu. La culotte repoussée sur le côté. Le fendu mis à nu. Inlassablement lissé. Le fendu aux anfractuosités rosées aspirées. Suçotées. Ses mains sont venues se perdre dans mes cheveux. S'y sont agrippées. Elle s'est ouverte. A doucement gémi. J'ai débusqué le petit bouton. Je l'ai fait dresser. Je l'ai amoureusement poli. Elle a refermé ses jambes autour de mon dos. Et son plaisir a déferlé. Elle l'a laissé retomber et a aussitôt imploré.
‒ T'arrête pas ! T'arrête pas !
Je n'en avais pas du tout l'intention. Et encore son bouton. Ses lèvres. Entre ses lèvres. Elle a à nouveau eu son plaisir. Qu'elle a longuement psalmodié. Je suis descendu. Plus bas. Encore plus bas. Son petit trou froncé. Elle a ondulé du bassin.
‒ Oh, c'est trop bon, là ! Comment c'est trop bon !
Et elle a eu un bonheur à plaintes douces.
On s'est pelotonnés l'un contre l'autre.
‒ J'ai crié, non ?
‒ Ah, ça !
‒ Ta mère…
‒ Oui, oh, ben ma mère, pas besoin de t'en faire qu'elle est ravie. Elle t'a à la bonne. Et, de toute façon, tout ce qui peut m'éloigner de Margaux…
Elle s'est serrée plus fort contre moi. S'est faite rêveuse.
‒ Dommage ! Dommage que je puisse pas aller te rendre visite là-bas, chez ton espèce de logeuse.
‒ Alors ça, c'est complètement exclu.
‒ Je sais, oui. J'ai compris.
‒ Il nous reste les week-ends.
‒ Pas tous. Pas toujours.
Elle s'est levée.
‒ Bon, mais faut que j'y aille !
Penchée pour m'embrasser.
‒ Et, la prochaine fois, j'apporte mon appareil photo.
‒ Pas de problème…
* * *
Martial a regardé, par la fenêtre du séjour, s'éloigner la voiture de Victoria.
‒ Elle est partie.
Il est revenu s'asseoir, sur le canapé, aux côtés de Julien.
‒ Faut qu'on te parle, Alex !
‒ Oui. Parce qu'elle t'a dans le collimateur. Elle a passé le dimanche après-midi à fouiller ta chambre. De fond en comble.
‒ Ah, oui ? Et elle y cherchait quoi, grands dieux ?
‒ Des preuves. La preuve que tu as quelqu'un d'autre. Ce qui est le cas, non ?
J'ai haussé les épaules.
‒ Évidemment ! Vous aussi, j'imagine…
Eux aussi, oui.
‒ Mais c'est sur toi qu'elle focalise.
‒ Elle nous a passés tous les deux à la question. Si on savait qui tu voyais, ce que tu faisais après les cours. Et tutti quanti.
‒ On n'a rien dit, bien sûr ! D'autant qu'en réalité on sait pas grand-chose. Tu nous fais pas tes confidences.
Pour finir, elle leur avait demandé de me surveiller.
‒ Mais on la soupçonne de ne pas nous faire vraiment confiance.
‒ Et d'envisager d'avoir recours aux services de quelqu'un d'autre pour t'espionner.
‒ Quelqu'un d'autre ? Qui ça ?
‒ On sait pas, mais c'est l'impression qu'on a eue. Alors on a pensé qu'il fallait qu'on te prévienne.
‒ C'est sympa, oui, merci. En somme, si je veux pas vivre en permanence sous haute surveillance, j'ai tout intérêt à me chercher autre chose ailleurs, quoi !
‒ Probable, oui. D'autant qu'à terme, si tu pars pas de toi-même, c'est elle qui te foutra dehors. Dès que ses soupçons se seront mués en certitudes.
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Photo de profil de Franz-38-2
Franz-38-2
2 février 2023 à 00:11
Toujours aussi sympa et plaisant à lire.
Soyez respectueux
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