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Léon, le vieux voisin d'en face — Chapitre 3

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Evan Whale
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Léon, le vieux voisin d'en face

Chapitre 3

Le moteur est encore tiède sous la lampe de l'atelier. Ça fait des heures qu'on est dessus, Léon et moi. La lumière jaune accroche les particules de poussière en suspension et fait briller les outils posés sur l'établi. La vieille radio grésille dans un coin du garage, coincée sur une fréquence pop-rock. Il est presque vingt-et-une heures, mais on dirait qu'on a perdu la notion du temps.
Je serre une clé, il ajuste la courroie. Il me montre le geste, précis, sans un mot de trop.
— Tu vois, me dit-il, la distribution, c'est pas une question de force, mais de précision. Si t'as un décalage d'une dent, c'est tout le moteur qui se dérègle.
Je hoche la tête, concentré. On remonte le kit de distribution, étape par étape. Il m'explique comment chaque pièce dépend de l'autre, comment la moindre erreur peut tout foutre en l'air. Je souris sans trop savoir pourquoi. J'aime quand il parle comme ça, avec cette façon de rendre les choses simples, presque vivantes. Léon est un véritable passionné, c'est certain.
Je tends le bras pour attraper un chiffon et j'essuie mes mains pendant qu'il s'accroupit pour resserrer un boulon. La lumière glisse sur ses avant-bras marqués par la graisse, la peau tannée par le temps. Il a l'air inébranlable. Moi, je me sens minuscule à côté.
— Eliott ?
Je sursaute. C'est ma mère. Elle entre, un peu ahurie, en tenue de travail. En blouse d'infirmière.
— Je pars, annonce-t-elle. Je ne rentre qu'à 7h, demain matin. Je reste joignable mais je ne pourrais peut-être pas te répondre de suite si tu m'écris. Tu es sûr que ça va aller, tout seul ?
— Ouais, ouais, ça va, je réponds un peu sec sans même la regarder.
Elle me mate avec son air inquiet.
— J'aime pas trop te laisser…, hésite-t-elle. C'est la première fois, depuis…
Je souffle, agacé.
— Arrête, sérieux.
— Mais tu avoueras, commence-t-elle. Que c'est normal de ne pas être rassurée quand...
— MAMAN, je la coupe en haussant le ton. 
Elle sursaute et baisse les yeux, trop surprise pour répliquer.
Tant mieux. Je ne veux pas qu'elle en dise trop à Léon.
Mais... Le vieil homme non plus, ne parle pas. Ça, ce n'est pas très étonnant. En revanche, le regard assassin qu'il me lance est franchement déstabilisant.
Merde...
— Je... Je me tiendrai à carreaux, je finis par marmonner en fixant le sol. 
Là, je ne sais pas trop si je m'adresse à elle, ou à lui. Mais à l'évidence, ses yeux noirs, qui me scrutent avec insistance, ce sont eux la cause de mon revirement d'attitude.
— Et... Il y a Léon, au pire, je largue. Si j'ai un soucis...
— Non, Eliott, s'affole ma mère.
Elle se tourne vers lui, un peu gênée.
— Excusez-le... Il parle sans réfléchir parfois, glisse-t-elle au voisin. Léon n'a peut-être pas envie d'être importuné, Eliott. Je ne veux pas que tu partes du principe que tu peux le déranger en pleine nuit pour un oui ou pour un non.
Léon tourne les yeux sur elle, essuie ses mains sur un autre vieux chiffon pensivement.
— Pas de souci, dit-il calmement. Ça ne m'embête pas.
Elle hoche la tête, hésite un instant.
— Merci, vraiment. C'est juste que… Je m'inquiète pour lui.
La honte monte à mes joues si vite que mes oreilles se mettent à cracher de la vapeur.
Je ne sais plus où me foutre.
— Avec ses problèmes avec la loi..., se morfond-elle. Il vous a raconté...?
— MAMAN…! j'essaie de la faire taire.
Léon me percute d'un regard meurtrier si violemment que c'est moi, qui me la ferme.
— NE PARLE PAS À TA MÈRE SUR CE TON, me remballe-t-il froidement. TU AS COMPRIS ?
Quoi...?
Mon sang se glace. 
La tension entre nous est soudainement électrique. Pas sexuelle, comme elle a pu l'être quelques heures auparavant. Juste super tendue. Léon n'aime pas que je manque de respect à ma vieille, et là, il me le fait bien comprendre. Sans même élever la voix.
Fais chier...
Impressionné, et peut-être même carrément effrayé par le mécanicien, mon regard s'agrippe au sol et ne s'en relève plus. Je me sens maintenant si petit que j'ai envie de me planquer dans un trou de souri.
— Oui, monsieur, je murmure docilement.
— TA MÈRE PARLE, TU TE TAIS.
— Oui, monsieur. Pardon.
Silence. Ma daronne me fixe, le fixe lui en train de me fixer, me fixe moi en train de fixer le par-terre. 
Un long silence écrasant file encore pendant quelques secondes sans qu'il ne détache ses iris bleus de moi.
— Va voir où en est le décalaminage du collecteur d'admission, me lance-t-il.
À traduire par un "trouve un truc utile à faire au lieu d'importuner les adultes".
Vexé, j'acquiesce et m'éclipse au fond du garage, là où trempe une pièce de moteur dans un bac de liquide. 
— Eh bien, siffle ma mère avec admiration. Vous êtes la première personne qu'il écoute aussi bien. Même son père, ça fait un moment qu'il ne lui obéit plus. 
Nianiania... NON MAIS J'HALLUCINE. Tout le monde a oublié, que j'ai dix-neuf ans, ou quoi ?! Je suis un adulte ! Je ne suis plus censé "obéir" !
— Eliott a fait beaucoup de bêtises, depuis quelques années, enchaîne-t-elle. Mais ça s'est empiré avec le divorce. Peut-être que je ne suis pas assez là pour lui...?
— Je suis sûr que si, répond Léon.
— J'essaie. Ce n'est pas facile de voir son enfant se détruire.
Long silence gênant.
Putain, mais ta gueule, maman...
— Je veille sur lui cette nuit, élude Léon. Soyez tranquille. Il ne s'amusera pas à faire n'importe quoi, avec moi.
— D'accord, soupire ma mère avec soulagement. Merci beaucoup, Léon.
— C'est rien.
— Eliott ? m'appelle-t-elle. J'y vais. À demain ?
Silence. 
— À demain, je marmonne.
Là tout de suite ? J'ai envie de prendre une masse, de péter le sol en béton et de disparaître sous terre.
Elle part. 
Sa voiture démarre puis s'éloigne.
Le garage retombe dans le silence.
Je reste planté là, devant le bac de décalaminage.
Les pas lourds de Léon parcourent le béton, et la silhouette du géant vient se découper dans la petite lumière jaune du plafond.
— Super, je ronchonne. Comme si j'étais encore un connard de gosse.
Léon ne dit rien. Ses yeux bleus plantés sur moi.
— Est-ce que tu vas m'attirer des problèmes...? me demande-t-il, sans lever la voix.
Mon regard affolé plonge dans le sien. 
— Mais... Non... Bien sûr que non..., je m'empresse de répondre. Elle... Elle exagère, ma mère. Elle panique toujours pour un rien.
Silence.
— Si elle t'en parle comme ça, c'est qu'elle s'inquiète pour de bonnes raisons, réplique Léon. Tu ne crois pas ?
Je soupire, nerveux. Baisse les yeux par terre. 
— Ouais, ben… J'ai peut-être fait des conneries, c'est vrai, j'admets dans un haussement d'épaules. 
Il attend. Rien, pas un mot. Juste ce silence pesant, patient, qui m'énerve et me rassure à la fois.
— J'ai pété un abribus. Enfin… Plusieurs. Ça, et des vitrines de magasins. J'ai chourré des bouteilles d'alcool et j'ai fini bourré ivre-mort dans la rue. Plusieurs fois. Dont une au volant d'une voiture.
— Volée...?
— Oui, je lâche avec évidence. "Volée".
Silence.
— Les flics m'ont arrêté à chaque coup. Les premières fois, j'étais minot, alors… J'avais surtout le droit à des avertissements. Mais là…
Je croise les bras contre ma poitrine, sans trop savoir quoi en foutre. Je suis tellement embarrassé que mon propre corps m'encombre.
— Le coup de la conduite, c'était il y a deux mois. J'ai été arrêté, placé en gardav', puis relâché. J'ai un procès dans quatre mois. Mon avocat dit que je vais sûrement prendre du sursis.
Silence.
— C'est vrai que c'était une connerie..., j'essaie de me défendre. Mais c'est fini. Depuis, je suis clean.
Je sais pas pourquoi je balance tout à Léon. Après tout, je ne le connais pas tant que ça...
Mais... Avec lui... C'est tellement différent. Évidemment, qu'il pourrait me remettre à ma place très facilement. Mais je suis prêt à l'accepter. Je veux dire, de sa part, je suis prêt à écouter.
Il ne bouge pas, ne cligne même pas des yeux.
— Et pourquoi tu as fait ça ?
C'est bizarre, mais il n'est pas choqué. On dirait même qu'il s'intéresse à la raison, chose que personne ne s'est donné la peine de faire, jusque-là.
— Je sais pas…, j'hésite. Je suis en colère. Souvent. L'école, ça se passe pas bien. J'arrive pas à rester en place et j'ai un cerveau pourri qui retient rien. Et puis, j'ai tout le temps la rage. Contre tout. Contre les profs. Mes parents. Contre moi. Surtout contre moi. Je déteste ce que je suis.
Je sens la honte qui monte. Les larmes, aussi. Léon me regarde encore. Ses yeux bleus restent impassibles.
— Les études de droit, dont tu m'as parlées…? m'interroge-t-il.
Silence.
— C'était un mensonge…?
— Je… Je vous ai dit que je faisais du droit, mais… Oui… C'était… un gros mytho. Le seul avocat que j'ai vu, c'était pour ça. Pour les problèmes avec la justice.
Le mécano croise les bras, appuie une hanche contre l'établi. Il me fusille du regard. Je sens qu'il n'est pas content et ça me paralyse.
— Je vous demande pardon…, je murmure en essayant de maîtriser les tremblements de ma voix. J'aurais dû vous dire la vérité plus tôt. 
— Oui, me sèche-t-il. Tu aurais dû. Tu aurais surtout dû ne pas me mentir.
Sa répartie me cloue sur place. Je n'arrive plus à le regarder dans les yeux. Je baisse les miens et fixe un boulon par terre sans plus rien dire.
— Et donc ? réitère Léon. Est-ce que tu vas m'attirer des problèmes ?
Son ton n'est pas celui d'une simple question. Plutôt celui d'un avertissement. Un truc genre : "ne me la fais pas à l'envers." 
— Non, monsieur, je lui assure.
Le silence revient. Je regarde le collecteur d'admission qui fait trempette, puis lève les yeux sur le voisin. Ses iris bleus à lui me percutent toujours aussi violemment. 
— La seule raison pour laquelle je ne te renvoie pas chez toi maintenant, c'est parce que j'ai fait la promesse à ta mère de veiller sur toi, largue-t-il cinglant. Autrement, je peux t'assurer que tu dégagerais d'ici.
Je ne réponds pas. J'écrase. 
— Que tu aies fait des bêtises, ça ne m'importe pas, reprend-il plus calmement. Que tu me mentes, je ne le supporte pas. J'ai besoin de pouvoir faire confiance au gars qui met les pieds chez moi. 
— O... Oui..., je balbutie. Je... Je comprends... Pardon, Léon... J'ai... J'avais honte et je... Pardon...
Je suis ivre de rage, mais devant ces mots prononcés, devant sa déception dont je suis responsable, je m'effondre et me mets à sangloter discrètement. Le visage, vers le mur, pour cacher les larmes qui me broient la gorge et me brûlent les yeux.
Me feu qui animait ma poitrine deux minutes plus tôt avec ma mère s'est subitement transformé en glace. Des pics qui me percent la poitrine.
— Pardon, Léon..., je répète en reniflant.
Il me fixe un instant, sans laisser transparaître la moindre émotion, et finit par s'avancer vers moi. Il me prend contre lui et, devant la chaleur de son étreinte, je ne parviens plus à me contenir. Je cède et pleures, le visage à sa poitrine.
— Pardon..., je répète dans un souffle brisé.
— Allez, c'est rien, mon garçon. C'est rien. Mais ne me mens plus. 
— Oui... Promis...
J'ai fait bien pire que de "mentir" à mes propres parents. Bien pire. Pourtant, les remords que je ressens à cet instant son beaucoup plus forts que tous ceux que j'avais pu vivre jusqu'à présent. Ce que Léon pense de moi, ce qu'il me donne humainement, ça me terrasse de le perdre. 
Il m'embrasse tendrement la tête et s'écarte de moi.
Il attrape deux bières dans un frigo cabossé, contre le mur en parpaings. Il m'en tend une.
— T'as bien bossé aujourd'hui, dit-il simplement en passant à autre chose. On s'arrête là pour ce soir.
Je saisis la canette, un peu pris de court.
— Merci...
Il s'assied sur un gros fauteuil usé jusqu'à la corde à côté de l'établi, là où est posée la radio. Il baisse un peu le son, puis, en tapotant sur sa cuisse, m'invite à m'asseoir sur lui. 
Je n'hésite pas vraiment.
C'est vrai qu'un papi qui vous demande de venir sur ses genoux, c'est un peu red flag en temps normal. Mais c'est Léon. Ses cuisses, je les ai déjà bien visitées.
Je grimpe sur lui. Naturellement, son bras entoure ma taille pour me retenir, sa grosse main contre mon ventre.
J'adore le sentir me toucher.
Ses doigts serrent mes abdos, et bougent, comme une infime mais réelle caresse. 
Il me regarde brièvement, pensif. Un petit sourire distant sous sa moustache. Il ne parle pas, me ramène un peu vers lui, et pose un bisou dans mon cou.
Sa bière portée à ses lèvres, il boit quelques gorgées, repose sa tête contre le dossier, et soupire, les yeux fermés. Il se repose. Il profite de ces petits moments de bonheur simples.
Pendant un instant, je le regarde. Je le respire, et... C'est moi, qui viens me blottir contre lui. Il ouvre un œil, me fixe, interloqué, mais... Moi ? Moi, je sais pas, autre chose me prend. Un envoûtement. Son odeur de transpiration mêlée à la graisse automobile me plombe la cervelle et comme aimanté par ses lèvres que je suis en train de fixer, je me redresse. Dans un même élan, nos bouches se cherchent rapidement, et se trouvent tout aussi vite.
Gémissements, langues, salive...
Ça part en roulage de pelles intenses.
— Mmph...
Il m'insufle mon air et je m'accroche à chacun de ses coups de langue, profonde, qui plonge dans ma bouche. On s'embrasse, et en même temps qu'on s'embrasse, ses grosses mains remontent sur mon corps. Mon ventre. Mon dos. Ma poitrine. Relevant mon t-shirt au passage de ses caresses. 
— J'ai une idée, monsieur, je lance alors contre sa gorge palpitante.
Intrigué, il se recule un peu de moi et me jette un regard interrogatif. Et, au lieu de lui répondre, je lui montre. 
Dans un dernier baiser sur sa joue parfaitement rasée, je saute de ses jambes et viens m'agenouiller entre ses cuisses. 
Le spectacle est révoltant. Je le vois dans ses yeux, à l'instant où il comprend ce que je m'apprête à lui faire.
 J'approche mon visage, ma joue contre le denim rêche de son jean. Je le sens se raidir doucement. 
— Tu n'es obligé de rien, mon garçon, me dit-il.
Je le caresse à travers le tissu.
Ses doigts se calent sous mon menton et avec autorité, il me relève la tête.
— Tu n'es obligé à rien, insiste-t-il d'un regard sérieux.
— Oui, monsieur. Mais je veux le faire...
— Tu cherches à te faire pardonner ?
Je ne dis rien. Baisse les yeux, silencieux.
— Tu n'as pas besoin de faire ça, m'assure-t-il. L'éponge est passée. 
— Mais... J'en ai envie, monsieur. De... Faire ça pour vous... Ça me fait plaisir à moi aussi.
Il me fixe longuement, tenant toujours mon visage, et puis...
Il me relâche et me laisse faire.
Capitulation.
Mes mains attrapent sa ceinture en cuir pour la défaire. Je fais sauter le bouton de son jean et tire sur sa braguette. J'essaie. Dans cette position, j'ai du mal. Léon lève ses fesses et baisse son pantalon, son caleçon à carreaux et sort sa bite. Elle est déjà dure, énorme, le gland violacé et luisant. Il se rassied. Je la mate avec admiration, et hésitation.
 Ce simple spectacle me coupe le souffle.
— Tu veux la sucer ? me demande-t-il.
— Oui, monsieur. 
Son menton se redresse, ses yeux bleus se plissent et, dans son autorité naît un désir fulgurant. 
— Suce-la bien, mon garçon. Fais-toi plaisir. Je vois que tu en meures d'envie. 
Mm...
Léon a les mots pour me faire décoller. Dans un acquiescement docile, je me rapproche.
Sa grosse queue sent son odeur. Une odeur qui m'attire comme une abeille avec du pollen. J'ai l'impression de voir les effluves de ses phéromones à l'oeil nu. Des gerbes de particules humides qui s'échappent de son trou de bite et de ses couilles. Mélange assassin de sueur, et d'autres fluides corporels particulièrement envoûtants.
J'ouvre la bouche. En grand. Le plus possible, pour l'accueillir. Je n'ai pas envie de jouer avec ma langue, de le provoquer ou de prendre mon temps. Non. J'ai faim de lui. Et je veux qu'il prenne son pied de suite. Immédiatement . Surtout après le tort que je viens de lui causer. 
Je l'engloutis, le pousse le plus possible au fond de ma bouche. L'épaisseur de sa pine m'écartèle les lèvres ; sa longueur me laboure la glotte, et le bitume me démonte les genoux, mais je m'en fous. La douleur, je l'ignore. Parce que le soupir aigu qu'il vient de lâcher, ce petit "Oh" de surprise qui s'est échappé de sa bouche, vaut toutes les petites souffrances temporaires. 
Alors... Prenant soin de mouiller suffisamment mes lèvres avec ma salive pour qu'il coulisse mieux en moi, je le pompe de plus en plus vite, et de plus en plus fort, décalottant son gland gonflé avec ma main à chaque aller-retour pour lui faire dégorger des filets épais de mouille. Ces derniers coulent de mon menton et se joignent à la flaque de bave qui se forme aux pieds du mécano. 
Quand je commence à fatiguer, à ne plus suivre le rythme entre la douleur de ma mâchoire, celle de mes genoux ou de ma main active, le vieux voisin me file un peu d'aide. Ses doigts dans mes cheveux, il me caresse pour me prévenir et m'immobiliser la tête, quand ses hanches remontent vers mon visage et que sa queue glisse dans ma bouche. Les premiers mouvements sont doux, et devant le plaisir qu'il y prend, sa poigne se resserre dans mes tifs, et ses coups de reins forcent ma gorge plus ardemment.
J'ai un ou deux hauts-le-coeur, c'est vrai. Qui n'en a jamais eu avec une gorge aussi profonde ?
Mais Léon fait attention. Il ralentit le rythme pour me laisser respirer tout en conservant l'amplitude, et lâche gémissements graves sur gémissements graves en me baisant par la bouche.
— Mes couilles sont pleines de foutre, me prévient-il. Tu avales...?
Je ne peux pas parler, alors je hoche la tête.
Dans une ultime poussée, Léon se tend. 
— Oh..., C'est bon, mon garçon...
Il gémit encore et me fixe dans les yeux quand je sens un liquide salé et visqueux sur ma langue. 
— Là... Je gicle...
L'explosion est violente. Il jouit, en quantité énorme. Une vague chaude qui remplit ma gorge, ma bouche et en déborde, dégoulinant dans ma barbe. J'avale, encore et encore, jusqu'à ce que son orgasme se dissipe et que ses burnes se vident totalement.
Tout retombe.
 Je reste là, la bouche ouverte, attendant que Léon finisse de se secouer la bite et de s'essuyer sur mes lèvres. Il se penche vers moi. Avec son gros doigt calleux, il ramasse la moindre goutte de sperme sur mon menton, puis il me la remet en bouche. Je léche son doigt propre, jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Les paupières baissées sur ses yeux bleus lorsqu'il me regarde faire, il esquisse un sourire discret de satisfaction.
— C'est bon, ça, hein ? Tu te régales, petit...
Il se rhabille, remet son jean, sa ceinture. Me regarde de haut, moi, toujours à genoux, la bouche collante, et une trique humide de malade qui tire sur mon short en coton.
— On a fini, ici, me fait-il en éteignant la radio et la lumière du garage. Allons souper.
Je me lève, engourdi, et le suis sans un mot.
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Photo de profil de Mulierscriptor
Mulierscriptor
17 décembre 2025 à 03:07
Texte sensuel, histoire crédible et touchante, j’aime cette relation faite de désirs, de soupirs et pas d’obligations.
Soyez respectueux
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Photo de profil de Neo53
Neo53
5 décembre 2025 à 08:15
Superbe
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CAMELEON13
4 décembre 2025 à 15:35
Délicieuse histoire ...
Soyez respectueux
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biloute60
4 décembre 2025 à 10:45
Très sympa vivement la suite
Soyez respectueux
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Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
4 décembre 2025 à 02:47
Lent (juste ce qu'il faut), réaliste dans l'intérêt pour un mec bien plus âgé qui finit, sans trop sembler vouloir le faire, par s'attacher un garçon un peu perdu... Très bon récit
Soyez respectueux
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Photo de profil de jaimeca
jaimeca
3 décembre 2025 à 23:56
Il a beaucoup de chance ce vieux Léon.
Soyez respectueux
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Photo de profil de RV77130
RV77130
3 décembre 2025 à 18:39
Hummm vite la suite
Sacré Léon il aime la jeunesse
Soyez respectueux
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