Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lettres du front — Chapitre 11 · Lettre d’un marin français – Exercice RIMEURO 2025
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Lettres du front
Chapitre 11 · Lettre d’un marin français – Exercice RIMEURO 2025
Note de l'auteur :
Cette lettre est une petite parenthèse voulue érotique. Pour ce faire, exit l'ennemi en chair et en os qui tire sur notre militaire. Je pose les bases de la situation. Celle-ci a lieu en temps de paix et d'exercice conjoint interarmées entre nations européennes inspiré de la RIMPAC. La RIMPAC est un exercice regroupant traditionnellement les nations du bassin Pacifique (USA, Japon, Thaïlande, Australie, etc). Pour l'occasion, l'Europe créé la RIMEURO.
Cette lettre est une petite parenthèse voulue érotique. Pour ce faire, exit l'ennemi en chair et en os qui tire sur notre militaire. Je pose les bases de la situation. Celle-ci a lieu en temps de paix et d'exercice conjoint interarmées entre nations européennes inspiré de la RIMPAC. La RIMPAC est un exercice regroupant traditionnellement les nations du bassin Pacifique (USA, Japon, Thaïlande, Australie, etc). Pour l'occasion, l'Europe créé la RIMEURO.
Lettre d’un marin français – Exercice RIMEURO
Ma douce Élodie,
J’ai reçu ton colis hier soir, juste avant la relève de quart. Il m’attendait dans la petite soute au courrier, coincé entre des boîtes de maintenance et des caisses de pièces de rechange. Le capitaine de corvette m’a lancé en souriant : « Cadeau de la terre ferme, quartier-maître. Profitez-en, c’est rare. » Il n’avait pas tort. Dans ce monde de métal, de sel et de carburant, tout ce qui vient de toi devient lumière.
J’ai ouvert lentement le carton, comme on ouvre un souvenir. L’odeur m’a frappé la première, celle du linge propre, du savon et de ton parfum intime mêlés, ce mélange que je connais mieux que ma propre peau. Il y avait ton écriture sur la carte, ronde et fine, un peu tremblée sans doute. Et puis ce petit mot, tes photos, ces détails qui me rappellent que, même à des milliers de kilomètres, je vis encore pour quelque chose de doux.
J’ai tout rangé précieusement dans mon caisson le plus discrètement possible, à côté de ma trousse de toilette et de mon carnet de veille. Ce soir-là, je me suis endormi avec ton image dans la tête, ton rire en écho dans la mémoire. Les gars du poste m’ont vu sourire avant de m’écrouler sur ma bannette, mon sexe ayant pris du volume formant une bosse dans mon pantalon. Ils n’ont rien dit, mais je crois qu’ils ont compris mon trouble. On apprend ici à lire les silences.
La mer a été mauvaise toute la nuit. Le roulis était fort, et le métal gémissait à chaque vague comme un animal blessé. Pourtant, dans ce chaos, j’ai trouvé la paix. C’est étrange, Élodie : même le vacarme du moteur, même les ordres qu’on gueule à la radio ne me pèsent plus quand je pense à toi. Tu es mon ancre invisible, celle qui me maintient dans l’équilibre quand le monde tangue.
Tu dis dans ta lettre que tu t’inquiètes pour moi. Ne le sois pas. L’exercice RIMEURO n’a rien de dangereux. On fait des manœuvres conjointes avec les Canadiens, les Italiens, les Espagnols. Les communications sont fluides, l’ambiance cordiale, même si les Anglo-saxons aiment toujours montrer qu’ils commandent la mer. Les journées sont longues, rythmées par les briefings, les simulations, les tours de quart. La routine militaire, en somme, propre, précise, sans éclat. Mais quand la nuit tombe sur le pont et que les feux de navigation s’allument, il m’arrive de rester seul dehors, casque sous le bras, à regarder l’horizon. Et là, je te parle en silence.
Tu me manques, mon amour. Pas seulement ta présence, mais ta manière d’être là. La chaleur de ta main sur la mienne quand tu ne dis rien, la façon dont ton regard me ramène au calme, ta patience face à mes silences d’homme. Tu as su apprivoiser mes zones d’ombre, ces recoins de moi que même la mer n’a pas lavés.
Et ton cadeau, Élodie…
Je ne parlerai pas trop des détails ici. La censure militaire ne laisse rien passer, mais sache que j’ai adoré chaque photos coquines, chaque vidéos coquines, chaque bout d'étoffe imprégné de ton odeur intime que j'aime tant que tu y as glissé. C’est de la provocation, c’est un langage à nous. J'ai apprécié te voir ainsi féline et offerte à moi à distance. Une façon de me dire que ton désir vit encore malgré celle-ci, que le fil n’est pas rompu. J’ai lu dans ce paquet non pas une absence, mais une promesse. La promesse d’un retour, d’une vie entière à se retrouver et de longs câlins en tête à tête précédés de longs tours de chauffe.
Et j’ai senti, au fond, cette tendresse malicieuse qui n’appartient qu’à toi : celle d’une femme amoureuse qui sait qu’on peut être sensuelle sans être vulgaire, passionnée sans être démesurée et capable de folies de tigresse.
Je ne parlerai pas trop des détails ici. La censure militaire ne laisse rien passer, mais sache que j’ai adoré chaque photos coquines, chaque vidéos coquines, chaque bout d'étoffe imprégné de ton odeur intime que j'aime tant que tu y as glissé. C’est de la provocation, c’est un langage à nous. J'ai apprécié te voir ainsi féline et offerte à moi à distance. Une façon de me dire que ton désir vit encore malgré celle-ci, que le fil n’est pas rompu. J’ai lu dans ce paquet non pas une absence, mais une promesse. La promesse d’un retour, d’une vie entière à se retrouver et de longs câlins en tête à tête précédés de longs tours de chauffe.
Et j’ai senti, au fond, cette tendresse malicieuse qui n’appartient qu’à toi : celle d’une femme amoureuse qui sait qu’on peut être sensuelle sans être vulgaire, passionnée sans être démesurée et capable de folies de tigresse.
Les gars du bord plaisantent souvent sur les colis. Certains reçoivent des gâteaux, d’autres des lettres un peu froides. Moi, j’ai reçu un bout de toi. Une magnifique collection de photos érotiques dans une nouvelle parure de lingerie sexy, et ces vidéos pornographiques dans lesquelles tu es la plus belle actrice que je puisse connaître. Tes films m'ont mis dans tout mes états, gonflant mon sexe de désir pour toi. J'ai beaucoup jouis en te voyant prendre du plaisir avec notre ami commun, lui qui est célibataire. La vision de son sexe te remplissant m'a excité. Que de plaisir j'ai pû connaître en le voyant te faire l'amour avec tendresse, te procurant orgasme sur orgasme jusqu'à inonder ton intimité.
J'ai adoré recevoir ce nouvel ensemble de ta lingerie, tout particulièrement le string parfumé encore humide de ton doux parfum de femme amoureuse.
Alors merci, Élodie, d’exister avec autant de grâce.
Alors aussi merci, mon amour, de me permettre de te partager avec Paul. Il le mérite bien.
En attendant, j'ai caché tes précieux présents en lieu sûr.
J'ai adoré recevoir ce nouvel ensemble de ta lingerie, tout particulièrement le string parfumé encore humide de ton doux parfum de femme amoureuse.
Alors merci, Élodie, d’exister avec autant de grâce.
Alors aussi merci, mon amour, de me permettre de te partager avec Paul. Il le mérite bien.
En attendant, j'ai caché tes précieux présents en lieu sûr.
Tu sais, quand on sert sur un bâtiment de guerre, on finit par comprendre ce que signifie le poids du silence. Les ordres fusent, les turbines hurlent, mais en vérité tout n’est qu’attente. On attend le port, on attend la relève, on attend la permission. Et surtout, on attend la voix qu’on aime. Chaque minute passée sans toi est une suspension du monde. Je me raccroche à ton image comme à un fanion de couleur dans un océan gris.
Hier, nous avons navigué près d’une flotte italienne. Leurs officiers sont venus dîner à bord. L’un d’eux, un certain capitaine Rossi, m’a parlé de sa femme à Gênes. Il m’a dit qu’elle aussi lui écrivait, qu’elle glissait parfois des mots de feu entre les pages. J’ai souri. Les hommes sont tous pareils, Élodie : sous les uniformes, il n’y a que des cœurs en exil.
Je t’imagine à la maison, le soir, préparant le dîner, peut-être avec la radio allumée sur France Inter. J’imagine ton regard posé sur la fenêtre, guettant un courrier électronique ou une notification. Peut-être que la pluie tombe sur le jardin, et que le chat s’est roulé sur le canapé. Et moi, quelque part au milieu de l’océan, j’existe encore dans ce décor grâce à ton souvenir.
Je n’ai jamais cru être un homme sentimental. La mer forge des carapaces. Mais la tienne, ma douce, a percé la mienne. Je me découvre vulnérable en pensant à toi. Et cette vulnérabilité me rend plus fort. Parce qu’aimer, au fond, c’est cela : continuer à vivre même quand tout éloigne.
J’ai mis dans cette enveloppe un petit morceau de tissu du pavillon de quart, rien d’officiel, ne t’inquiète pas. C’est une superstition de marin : offrir un morceau du navire à celle qu’on aime, pour que la mer la reconnaisse. Garde-le précieusement. Quand je rentrerai, je le reprendrai pour y attacher une alliance neuve, plus solide que la première.
Le commandant nous a parlé ce matin du retour au port. D’ici trois semaines, si tout va bien, nous verrons la côte française. Quand j’y pense, mon cœur bat plus fort que les moteurs. Trois semaines, Élodie. Trois semaines avant de revoir tes yeux, avant de respirer ton parfum vrai, pas celui que je devine sur un mouchoir. Trois semaines avant de redevenir ton mari, et non plus ton soldat.
Je me souviens de ce que tu m’as dit avant mon départ : « Ne laisse pas la mer t’effacer. Reste celui que j’aime, même loin. »
Je te promets, ma douce, je suis resté le même. Plus fatigué, peut-être. Plus pensif. Mais toujours toi dans le cœur.
Et si parfois la mer me parle trop fort, c’est ta voix que j’entends lui répondre.
Je te promets, ma douce, je suis resté le même. Plus fatigué, peut-être. Plus pensif. Mais toujours toi dans le cœur.
Et si parfois la mer me parle trop fort, c’est ta voix que j’entends lui répondre.
Quand tu liras cette lettre, serre-la contre toi un instant. Imagine ma main posée sur la tienne.
Et dis-toi que, même perdu dans le vacarme des turbines, un homme pense à toi avec tendresse, respect et désir.
Un désir calme, fidèle, qui ne cherche pas l’oubli mais la continuité, la certitude que l’amour, le vrai, ne meurt pas dans l’absence : il y puise sa force.
Et dis-toi que, même perdu dans le vacarme des turbines, un homme pense à toi avec tendresse, respect et désir.
Un désir calme, fidèle, qui ne cherche pas l’oubli mais la continuité, la certitude que l’amour, le vrai, ne meurt pas dans l’absence : il y puise sa force.
Je termine cette lettre avant la relève. Le chef m’appelle pour un exercice de manœuvre. Le vent s’est levé, la mer se couvre. Mais au fond de moi, il fait doux parce que j’ai lu ton mot, parce que ton amour tient lieu de rivage. Mais saches ma coquine d'amour que quand je vais rentrer, je ne pourrais pas résister à t'arracher ta culotte avec les dents. Là je m'arrête sinon ma lettre fera plus de cent pages pour te dire ce que je vais te faire.
Je t’aime, Élodie.
Et je rentrerai.
Pour toi. Pour nous.
Et je rentrerai.
Pour toi. Pour nous.
Ton marin,
Julien
Julien
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