00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ tounet777 Les ex de la même fille XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Les ex de la même fille — Chapitre 10

18 minutes
2
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de tounet777
tounet777
Histoires publiées
516
Abonnés
167
J'aime cumulés
6.3k

Les ex de la même fille

Chapitre 10

Chapitre 10
L'ambiance feutrée du salon, autrefois remplie de la joie du déballage et de l'odeur rassurante du carton neuf, est devenue pesante, presque électrique. Nous sommes assis côte à côte sur le canapé en cuir, les cartons à moitié vides gisant à nos pieds comme les décombres d'une fête brutalement interrompue par un orage inattendu. Nos téléphones ne s'arrêtent plus de vibrer sur la table basse, produisant un bourdonnement sinistre et saccadé qui résonne contre le bois massif. Ce n'est plus seulement le flux de notifications Instagram ; ce sont maintenant les messages privés et les SMS qui commencent à pleuvoir, franchissant la barrière de notre intimité avec une violence inouïe.
Je regarde mon écran avec une boule au ventre, les doigts tremblants au point de ne plus pouvoir taper un seul mot. Ma mère, d'ordinaire si discrète et protectrice, vient d'envoyer un message privé. Pour elle, le monde s'est arrêté à Léa et à la peine que j'avais éprouvée lors de notre rupture. Son message s'affiche sur l'écran verrouillé, et contrairement aux autres, il n'y a aucune trace de jugement, seulement une immense quête de vérité et de bienveillance.
— Jules, mon fils, je viens de voir cette photo sur Internet... Quelqu'un me l'a partagée. Je ne sais pas qui est cet homme, mais je vois comment tu le regardes sur l'image. Je ne t'accuse de rien, tu le sais, je t'aime plus que tout et ton bonheur est ma seule priorité. Je veux juste savoir, loin de tout ce bruit et de cette méchanceté de Léa... est-ce que c'est bien vrai ? Est-ce que tu es enfin heureux avec lui ?
Je sens une larme de soulagement piquer mes yeux. La douceur de ma mère, son absence totale de reproche alors qu'elle découvre ma réalité de cette manière si brutale, me bouleverse profondément. Mais je ne peux pas encore répondre. Je suis trop secoué par l'agressivité du reste du monde.
À côté de moi, l'ambiance est radicalement différente. Quelques secondes plus tard, c'est mon frère qui enchaîne sur le groupe familial, incapable de rester silencieux devant ce qu'il considère comme un séisme :
— Mec, c'est quoi ce délire sur Insta ? Léa est en train de vous afficher devant la France entière. T'es vraiment avec ce guide de montagne ? Tu nous as caché ça tout ce temps ?
Du côté d'Arnaud, le silence est encore plus lourd, presque terrifiant. Il tient son téléphone à bout de bras, les jointures blanchies par la force de sa prise, ses muscles saillants sous les manches de son pull de laine. Son frère, avec qui il partage pourtant son quotidien et son travail en forêt, lui a envoyé un message qui s'affiche en grand sur l'écran, comme une sentence irrévocable :
— Les gens parlent en ville, Arnaud. La photo de Léa fait le tour de tous les groupes de Clairvaux et d'Orgelet. On te voit embrasser le mec de la ville devant ta porte. T'es sérieux ? On ne te savait pas de ce bord-là. Les parents sont dans un état pas possible, ils ne veulent plus sortir de chez eux. Appelle-moi tout de suite, il faut qu'on s'explique.
Les questions pleuvent, intrusives, directes, chargées de ce mélange de curiosité malsaine et d'incompréhension totale. C'est un déferlement de "pourquoi", de "depuis quand" et surtout de cette question centrale qui semble les obséder tous : "Êtes-vous gays ?".
Arnaud finit par poser son téléphone face contre terre sur la table basse avec une lenteur délibérée, comme s'il craignait que l'appareil n'explose ou ne le brûle. Il prend une profonde inspiration, ses larges épaules se soulevant dans un geste de défense.
— On ne répond pas, Jules, dit-il d'une voix sourde mais d'une fermeté absolue. Pas maintenant. Pas sous le coup de l'urgence ou de l'indécence qu'ils essaient de nous imposer.
— Ma mère m'a écrit, Arnaud, je murmure en fixant l'écran qui luit encore. Elle ne m'en veut pas. Elle veut juste savoir si c'est vrai, si je suis heureux. Elle est la seule à ne pas me juger au milieu de ce carnage.
Arnaud se tourne vers moi et prend mes deux mains dans les siennes. Sa chaleur est la seule chose qui me raccroche encore à la réalité et m'empêche de sombrer dans l'angoisse.
— Jules, ta mère est exceptionnelle, mais si tu répondais maintenant, tu te perdrais dans les justifications alors que tu n'as pas à te justifier. Regarde-moi. Ils n'attendent pas une explication sincère, ils attendent de nous voir nous confondre en excuses. Léa a jeté de l'essence partout pour nous voir brûler en public. On va les laisser mariner. Notre vie ne leur appartient pas. Ce que nous avons construit ici, les cartons qu'on a défaits, les baisers qu'on a échangés dans la neige... tout ça est à nous. On éteint tout.
Il saisit mon téléphone et, d'un geste calme, presse le bouton d'extinction. Je fais de même pour le sien. Le silence qui retombe sur la pièce est soudainement délicieux, presque sacré.
— Écoute-moi bien, reprend-il en plongeant son regard bleu acier dans le mien. Je n'ai aucune honte. Pas une seule seconde. Demain, c'est lundi. Je devrais être sur le terrain et toi devant tes dossiers. Mais on ne va pas faire ça. Je vais prévenir mon équipe que je prends ma journée, je peux me le permettre, le planning est calme. Et toi ?
— Je suis largement dans mes délais, je réponds en sentant un poids s'envoler. Mes dossiers sont bouclés pour les trois prochains jours.
— Parfait. On ne travaille pas demain. On va s'occuper de nous, de cette maison, et on va montrer à ce village qu'on n'est pas des ombres qui se cachent derrière des écrans.
Le lundi matin, le réveil est étrange, teinté d'une atmosphère de veille de bataille. On sait que le regard du monde a radicalement changé. Mais en nous regardant dans le miroir de la salle de bain alors qu'on se brosse les dents côte à côte, il n'y a aucune gêne entre nous. Juste une détermination farouche à rester debout.
Nous décidons de descendre à Clairvaux. En arrivant en ville, je sens mon pouls s'accélérer et mes mains devenir moites. Le 4x4 d'Arnaud est repérable de loin par tous les habitants. Dès que nous descendons sur le parking du centre-ville, je perçois immédiatement les premiers chuchotements. Les conversations s'arrêtent net sur notre passage, les têtes se tournent. Le guide solide, le montagnard que tout le monde respectait pour sa force, est désormais ouvertement aux bras de l'étranger venu de la ville.
Mais Arnaud ne flanche pas. Il ne baisse pas les yeux une seule fois, fixant l'horizon avec calme. Dans la file d'attente de la boulangerie, le silence est de plomb, presque étouffant. Chaque client semble avoir les yeux rivés sur nos nuques. La commerçante évite d'abord notre regard, feignant d'être occupée, puis finit par fixer Arnaud, cherchant une trace de malaise ou de honte sur son visage. Elle n'en trouve aucune.
— Bonjour, Marie. Deux baguettes bien cuites, s'il te plaît, lance Arnaud avec son assurance habituelle.
Sa voix résonne dans la boutique, calme, posée et forte. Sentant les regards peser sur nous comme des jugements silencieux, Arnaud s'arrête un instant après avoir payé. Il se tourne vers moi, ignorant totalement la foule qui nous observe. Ses yeux bleus plongent dans les miens avec une intensité folle.
— Jules, est-ce que tu me fais confiance ? demande-t-il d'une voix suffisamment claire pour que tout le monde l'entende.
— Oui, je réponds sans hésiter, bien que mon cœur cogne contre mes côtes.
Alors, sans aucune gêne et pour provoquer ces regards qui nous épient, Arnaud s'approche de moi. Il pose une main ferme sur ma nuque et m'attire à lui. Il m'embrasse devant tout le monde, un baiser profond, long et passionné, qui cloue le bec à l'assistance. Le silence dans la boulangerie devient sidéral. On n'entend plus que le crépitement de la croûte du pain. En nous séparant, il me lance un clin d'œil complice avant de reprendre nos baguettes.
En sortant, nous croisons un groupe de connaissances d'Arnaud sur le trottoir. Ils sont pétrifiés de gêne. Arnaud leur fait un signe de tête franc et direct.
— Salut les gars. Belle journée, n'est-ce pas ?
Ils bafouillent une réponse inaudible, totalement déstabilisés par son absence totale de honte. Nous continuons notre route tranquillement, Osiris trottant fièrement entre nous deux, sa queue battant l'air avec enthousiasme.
De retour à la maison, après cette expédition qui nous a rendus infiniment plus forts, nous nous installons de nouveau au milieu des cartons restants. Les téléphones sont toujours éteints, sagement rangés dans le tiroir de l'entrée.
— Tu as vu leurs visages ? je demande avec un petit rire nerveux, enfin libéré de la pression qui m'écrasait.
— Ils s'attendaient à voir deux hommes brisés et honteux, répond Arnaud en s'asseyant par terre pour vider une boîte de livres. Ils ont vu deux hommes qui n'ont pas peur. C'est la meilleure réponse qu'on pouvait leur donner à tous. On a bien fait de ne pas bosser aujourd'hui. On répondra aux familles quand on sera prêts, pas quand ils le décident par leurs messages.
On passe l'après-midi à ranger mes affaires, à mêler nos collections de CD et de livres sur les étagères en bois. On s'embrasse souvent, de longs baisers qui sont désormais notre rempart indestructible contre le monde extérieur. On sait que les explications avec ma mère et sa famille devront avoir lieu tôt ou tard. On sait que les questions directes sur notre homosexualité exigeront une réponse un jour. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, on savoure le fait d'être enfin "nous" aux yeux de tous, sans masque. Le venin de Léa s'est transformé en un moteur puissant. Nous sommes ensemble, et plus aucune photo, aucun hashtag malveillant, ne pourra détruire ce que nous avons commencé à bâtir ici, dans ce refuge qui est désormais le nôtre.
L'après-midi s'étire sur les montagnes du Jura, baignant la maison d'Arnaud d'une lumière hivernale à la fois crue et magnifique, qui semble vouloir chasser les dernières ombres de la veille. Après la tension électrique de la matinée à la boulangerie et ce baiser public qui a agi comme une déflagration dans le village, une énergie nouvelle, presque guerrière, circule entre nous. Le temps des doutes, des silences subis et de la passivité est définitivement révolu. Nous avons décidé, d'un commun accord, de ne pas travailler ce lundi pour nous consacrer entièrement à la construction de notre nouvelle réalité et à la défense de notre honneur. Jules est largement dans ses délais professionnels pour ses dossiers de graphisme et Arnaud, en tant que responsable de son équipe forestière, a pu s'accorder ce répit nécessaire sans que cela ne pose de problème au chantier en cours.
Avant de lancer notre offensive numérique, je dois régler un dernier détail administratif qui symbolise mon départ définitif : ma maison à Orgelet. Je m'isole un instant dans le bureau d'Arnaud pour appeler mon propriétaire. Mon cœur bat un peu plus vite, car c'est le dernier fil qui me retient à mon ancienne vie.
— Allô, Monsieur Morel ? C'est Jules. Je vous appelle pour vous confirmer que je quitte officiellement le logement. Je vais vous envoyer le préavis écrit, mais je voulais vous prévenir de vive voix. Je vais faire mon maximum pour trouver un repreneur rapidement afin de ne pas vous laisser avec un loyer vide.
À ma grande surprise, la voix au bout du fil est chaleureuse et rassurante :
— Ne vous inquiétez pas pour ça, Jules. Pour tout vous dire, j'ai déjà une demande sérieuse. Si vous pouvez libérer les lieux, j'ai quelqu'un qui serait prêt à reprendre le bail d'ici 15 jours, ce qui nous arrangerait tous les deux. Est-ce que cela vous conviendrait ?
Je sens un soulagement immense m'envahir. Tout s'aligne enfin.
— C'est parfait, Monsieur Morel. Dans 15 jours, la maison sera vide et propre. Merci encore.
Je raccroche et rejoins Arnaud dans le salon. Je lui annonce la nouvelle, et il m'accueille avec un baiser de victoire. Plus rien ne me retient ailleurs. Je suis chez moi, ici.
Assis côte à côte autour de la table en bois massif de la salle à manger, nos téléphones rallumés mais les notifications d'appels familiaux et de messages insistants délibérément laissées en attente, nous prenons la décision de passer à l'attaque.
— On ne va pas passer notre vie à attendre que Léa poste une nouvelle horreur, décrète Arnaud en fixant son écran d'un air résolu. « On va reprendre le contrôle total de notre image. On va créer notre propre espace. »
C'est ainsi que naît notre compte Instagram commun : @Jules_et_Arnaud. Nous choisissons pour première publication une photo prise sur le perron, à l'endroit précis où Léa nous avait fait espionner. Nous y sommes enlacés, nos fronts l'un contre l'autre, dans une lumière d'hiver parfaite. Sous cette image de fusion, nous rédigeons ensemble le texte qui va tout changer :
— Puisque notre intimité a été jetée en pâture sans notre consentement et de la manière la plus lâche qui soit, nous avons décidé de vous raconter nous-mêmes notre véritable histoire. Nous nous sommes rencontrés par le plus pur des hasards ici, dans ce Jura que nous aimons tant. Nous avons découvert, non sans surprise, que nous partagions un passé commun à travers une même personne, mais nous avons surtout compris que nous partagions un avenir évident. Nous ne nous cachons plus, car l'amour n'est pas une faute. Nous tenons à remercier sincèrement @Léa_off de nous avoir poussés, par son geste, à officialiser notre bonheur plus vite que prévu. Sans ta malveillance, nous n'aurions pas eu le courage d'être aussi libres aujourd'hui.
Sous ce texte, nous ajoutons les hashtags : #NotreHistoire #LoveWins #Jura #Verité #Fierté #PasDeHonte #NouveauDepart #Liberté #Amour #Justice #MerciLea.
Arnaud valide le post d'un doigt ferme, en identifiant Léa directement sur nos deux visages enlacés. C'est l'estocade finale. Elle ne peut plus nous nuire, elle est devenue le moteur de notre officialisation.
Nous passons ensuite le reste de l'après-midi à enrichir ce compte. Nous sortons avec Osiris dans la forêt. Arnaud installe son téléphone sur une branche et règle le retardateur. Nous marchons sur le sentier enneigé, dos à l'objectif. Au centre du cadre, nos deux mains s'enlacent fermement. Osiris court devant, tournant sa tête joyeuse vers nous. Légende : « Main dans la main, sur nos propres sentiers. La vie commence maintenant. #Ensemble #Jura #Osiris »
De retour à l'intérieur, alors que le soleil décline, nous créons une scène de confort absolu. Arnaud rallume le poêle et les flammes projettent des reflets orangés. Je m'installe sur le tapis épais, le dos calé entre les jambes d'Arnaud qui est assis sur le canapé. Il pose ses mains protectrices sur mes épaules tandis que je tiens une tasse de chocolat chaud fumante. Arnaud prend la photo en plongée, capturant ce moment de paix. Légende : « Notre lundi après-midi. Le calme après la tempête, au chaud dans notre refuge. #Cocooning #NotreFoyer #Serenite #AmourAuChaud »
Nous multiplions les clichés : nos brosses à dents côte à côte, nos livres mêlés sur les étagères, nos silhouettes dans le miroir. Chaque photo est une pierre supplémentaire à l'édifice de notre couple.
À la fin de cet après-midi, nous posons enfin nos téléphones. Le compte grimpe déjà en flèche, les abonnés affluent par centaines. Nous n'avons toujours pas répondu aux messages de ma mère ou de son frère, mais nous savons qu'ils ont maintenant sous les yeux la plus belle des réponses : notre bonheur affiché, insolent de sincérité et totalement indestructible. Le venin de Léa a échoué. Elle a voulu faire de nous une source de honte, nous avons fait de notre amour une source de lumière. Ce soir, nous sommes un couple solide qui a décidé de ne plus jamais baisser les yeux.
Une fois cette frénésie numérique apaisée, le silence retombe sur le salon, seulement troublé par le craquement régulier des bûches dans le poêle. Nous restons un long moment sans parler, comme essoufflés par l'audace dont nous venons de faire preuve. Nous nous laissons glisser sur le canapé en cuir, nous abandonnant à la fatigue émotionnelle de cette journée historique. Je me blottis contre Arnaud, calant ma tête contre son épaule, tandis que son bras puissant m'entoure et me ramène contre lui.
Je tourne doucement la tête vers lui, observant le profil sculpté de l'homme qui vient de mettre sa réputation en jeu pour moi.
— Est-ce qu'on a bien fait ? je murmure, le doute me titillant encore un peu face à l'ampleur du séisme que nous venons de déclencher.
Il tourne son regard bleu vers moi, une lueur de détermination inébranlable y brille. Un sourire tendre étire ses lèvres.
— C'est la chose la plus folle que j'aie jamais faite de toute ma vie, Jules. Mais je t'assure que j'assume tout. Mot pour mot. Je ne regrette rien du tout.
Il se penche vers moi et m'embrasse avec une douceur infinie, un baiser qui s'éternise et qui réveille un désir brûlant que nous avons contenu tout l'après-midi. La chaleur du poêle n'est rien comparée à celle qui monte entre nous. Ses mains deviennent plus pressantes, plus exploratrices. Il commence à déshabiller Jules, lui retirant son pull avec une hâte fébrile, puis son pantalon. En retour, je l'aide à retirer son propre pull et je déboutonne son jean.
La tension monte de plus en plus dans nos caresses. Nous sommes presque nus sur le cuir du canapé, peau contre peau. Arnaud commence à caresser le sexe de Jules à travers le tissu fin, sa main, glissant ensuite sur ses fesses pour titiller son anus avec une précision qui m'arrache des gémissements de plus en plus forts. Je perds pied, totalement submergé par les sensations. Je me redresse légèrement pour sortir la queue d'Arnaud de son sous-vêtement, prêt à le prendre en bouche pour le goûter pleinement.
Toc. Toc. Toc.
Le bruit violent et sec contre la porte d'entrée nous fait sursauter violemment. Le choc est tel que nous restons figés une seconde, le cœur battant la chamade, nos regards ancrés l'un dans l'autre, remplis de stupeur.
— Putain... jure Arnaud entre ses dents, le souffle court et le visage rouge de frustration.
Il se lève d'un bond, remonte son jean et le reboutonne en hâte, sans même prendre le temps de remettre son pull. Je me précipite pour enfiler mes vêtements, ramassant mon pull et mon pantalon à toute vitesse, essayant de retrouver une contenance alors que mes mains tremblent. J'entends des voix fortes résonner dans l'entrée, un ton familier qui semble pressant.
Arnaud revient quelques instants plus tard dans le salon. Il n'est pas seul. Derrière lui marche un homme à peine plus âgé que lui, avec les mêmes traits marqués et la même carrure imposante.
— Jules... je te présente mon frère : Jérémia.
Jérémia nous regarde tour à tour, remarquant nos visages encore empourprés, nos cheveux en bataille et l'atmosphère lourde de désir interrompu qui flotte encore dans l'air. Un ricanement moqueur s'échappe de ses lèvres. Il n'est clairement pas dupe de ce qui se passait sur ce canapé il y a trente secondes.
— Désolé... dit-il en se fichant ouvertement de son petit frère. « Je vois que je tombe vraiment mal. Je crois que j'ai bien compris ce qui se passait ici, vous êtes rouges comme des pivoines. »
Il s'avance dans le salon, balayant la pièce du regard, avant de se fixer sur Arnaud.
— Je venais juste voir... voir si tout ce qui se dit en ville et ce que j'ai vu sur ce nouveau compte était vrai.
Arnaud finit par enfiler son pull, reprenant une contenance sérieuse malgré la situation gênante. Il propose à son frère de s'asseoir pour tout lui expliquer calmement, mais Jérémia, loin d'être en colère, semble surtout fasciné par la situation.
— Laisse tomber tes explications pour l'instant, Arnaud, lance Jérémia en me fixant avec intérêt. « C'est Jules que je veux connaître. Je veux tout savoir sur lui. »
Fin du chapitre 10.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 11
19 minutes
2
0
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ tounet777 La dernière notification XSTORY
La dernière notification
Chapitre 10
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 Il a ses yeux XSTORY
Il a ses yeux
Chapitre 7
Par tounet777
30
7
2.4k
Gays
✦ tounet777 Runway à contre-courant XSTORY
Runway à contre-courant
Chapitre 37
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 La dernière notification XSTORY
La dernière notification
Chapitre 7
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 Runway à contre-courant XSTORY
Runway à contre-courant
Chapitre 38
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 Runway à contre-courant XSTORY
Runway à contre-courant
Chapitre 36
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ nusab26 Mélanie et ses envies de grossesse XSTORY
Mélanie et ses envies de grossesse
Chapitre 3
Par nusab26
15
2
6.1k
Hétéro
✦ tounet777 Il a ses yeux XSTORY
Il a ses yeux
Chapitre 5
Par tounet777
30
2
2.5k
Gays
✦ Xaviernnrs Cure de jouvence XSTORY
Cure de jouvence
Chapitre 3
Par Xaviernnrs
76
4
2.8k
Hétéro
✦ tounet777 Les joies du divorce XSTORY
Les joies du divorce
Chapitre 4
Par tounet777
0
0
5
Gays

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio