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✦ tounet777 Les ex de la même fille XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les ex de la même fille — Chapitre 2

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Les ex de la même fille

Chapitre 2

Chapitre 2
Les jours suivants, je marche sur un fil invisible. Chaque notification fait bondir mon cœur, chaque silence me laisse un goût bizarre dans la bouche. On s'envoie des messages simples, presque prudents : des photos de neige fraîche prise depuis sa fenêtre à Clairvaux, un meme sur les randos en hiver qui me font rire tout seul dans mon salon, un « T'as survécu au boulot aujourd'hui ? » auquel je réponds par un selfie fatigué avec une tasse de thé. Rien de lourd, rien d'explicite. Pourtant, chaque échange laisse une petite trace, comme des empreintes dans la poudreuse qu'on n'efface pas.
Mercredi soir, il m'appelle. Numéro inconnu au début, puis je reconnais le 03. Je décroche, la voix un peu rauque.
— Salut champion.
— Salut… t'appelles pour me dire que t'as froid ?
Il rit doucement, ce rire grave qui résonne dans le combiné.
— Non, pour te dire que vendredi soir y a un petit marché de Noël à Lons. Rien de fou, mais ils font du vin chaud pas dégueu et des marrons grillés. Ça te dit ?
Je marque une pause, juste le temps de sentir le sourire monter.
— Ouais. Ça me dit.
— Parfait. Je passe te prendre vers 18 h 30 ? Comme ça on évite de galérer avec le parking.
— OK. Je serai prêt.
On raccroche après deux-trois banalités sur la météo. Je reste planté dans mon salon, le téléphone encore chaud contre la joue, à fixer le mur comme un idiot. C'est con, mais c'est la première fois depuis des mois que j'ai envie de sortir sans me forcer.
Vendredi arrive avec un ciel gris perle et une fine bruine qui gèle sur les branches. Je passe l'après-midi à tourner en rond : douche, jean noir, pull gris foncé, le manteau en laine que je ne mets jamais, les boots cirées. Je me regarde dans le miroir, me dis que j'ai l'air d'un mec qui va à un rencard sans l'admettre. Je hausse les épaules. Peut-être que c'est exactement ça.
À 18 h 28, ses phares éclairent la rue. Il klaxonne deux fois, léger. Je sors, verrouille la porte, monte dans la Jeep. Il sent le pin et le cuir mouillé.
— T'es beau comme ça, dit-il en me jetant un regard en coin avant de démarrer.
Je rougis, fais semblant de regarder par la fenêtre.
— Toi aussi t'es pas mal.
Il sourit, augmente un peu le chauffage.
Le trajet jusqu'à Lons est court, une vingtaine de minutes de routes sinueuses bordées de forêts noires. On parle de tout et de rien : le boulot qui le saoule en ce moment (trop de groupes à guider, pas assez de temps seul), une vieille dame qui lui a offert un pot de miel la semaine dernière, mon dernier powerpoint catastrophique sur une campagne pour du morbier. On rit, on se taquine, et à chaque fois que nos regards se croisent dans le rétroviseur, il y a ce petit quelque chose qui s'allume et qu'on n'éteint pas.
Le marché de Noël de Lons est installé sur la place de la Liberté : chalets en bois, guirlandes lumineuses, odeur de cannelle et de vin chaud qui flotte partout. La foule est dense mais pas étouffante, les gens sourient, les enfants courent avec des sucres d'orge. On descend de la voiture, on marche côte à côte, épaules qui se frôlent de temps en temps.
On commence par deux verres de vin chaud. Il commande avec cannelle et orange, moi avec une pointe de gingembre. On trinque, les gobelets en carton fumants entre nous.
— À quoi on trinque ? je demande.
Il me regarde dans les yeux, sérieux une seconde.
— À ne plus se faire avoir par la même personne ?
Je ris.
— À ça.
On boit. La chaleur descend dans la gorge, descend plus bas encore. On déambule entre les stands. Il achète un sachet de marrons grillés, m'en tend un. Nos doigts se touchent, restent une seconde de trop. On fait semblant de rien.
À un moment, on s'arrête devant un stand de bougies artisanales. Il en prend une, la sent, me la tend.
— Ça sent Noël, non ?
Je respire. Vanille, bois de santal, un truc doux.
— Ouais. Ça sent… la maison.
Il me regarde, un sourire en coin.
— T'as déjà pensé à allumer une bougie juste pour toi, sans raison ?
— Jamais. Et toi ?
— Des fois. Quand j'ai besoin de me rappeler que je ne suis pas obligé d'être avec quelqu'un pour me sentir bien.
On reste silencieux un instant, puis il repose la bougie, glisse sa main dans la poche de son manteau. La mienne effleure la sienne quand je passe à côté. Ni l'un ni l'autre ne recule.
On finit par s'asseoir sur un banc en bois, un peu à l'écart, face à la petite patinoire où des ados glissent en riant. La neige recommence à tomber, tout doucement, des flocons qui se posent sur ses cils, sur son bonnet. Je tends la main, enlève un flocon qui s'est accroché à sa joue. Mon pouce reste là une seconde. Il ne bouge pas.
— Merci, murmure-t-il.
— De rien.
Nos regards se croisent, restent. Le bruit autour s'estompe. La foule, les rires, les chants de Noël en fond sonore. Il y a juste lui, moi, la neige qui tombe, et cette chaleur qui monte entre nous sans qu'on ait besoin de mots.
Il se penche légèrement. Pas beaucoup. Juste assez pour que nos fronts se touchent presque. Je sens son souffle sur mes lèvres. Je ferme les yeux une fraction de seconde.
Puis il recule, sourire timide.
— On rentre ? Il fait froid.
— Ouais. On rentre.
Le trajet du retour est silencieux, mais pas lourd. Sa main repose sur le levier de vitesse, la mienne à côté. Nos petits doigts se frôlent à chaque virage. Aucun de nous ne bouge la main.
Il se gare devant chez moi. Moteur coupé. Silence. La neige tombe plus dru maintenant, les flocons dansent dans la lumière des phares.
— Merci pour ce soir, dit-il doucement.
— Merci à toi.
On se regarde. Longtemps. Puis il se penche, dépose un baiser léger sur ma joue, juste au coin des lèvres. Pas plus. Pas moins.
— Bonne nuit, Jules.
— Bonne nuit, Arnaud.
Je sors, monte les marches, ouvre ma porte. Je me retourne une fois. Il est toujours là, phares allumés, sourire dans l'obscurité. Je lui fais un petit signe. Il klaxonne deux fois, démarre doucement.
Je ferme la porte, m'adosse au mur, le cœur qui bat comme un ado. Dehors, la neige continue de tomber sur Orgelet. Et pour la première fois depuis longtemps, elle ne me semble plus froide du tout.
Je ferme la porte, m'adosse au mur, le cœur qui bat comme un ado. Dehors, la neige continue de tomber sur Orgelet. Et pour la première fois depuis longtemps, elle ne me semble plus froide du tout.
Je reste là une bonne minute, immobile, à écouter le moteur de la Jeep s'éloigner doucement dans la rue, puis disparaître. Le silence revient, seulement troublé par le crépitement des flocons contre les vitres. Je monte l'escalier en chaussettes, allume la petite lampe du salon. La maison est encore froide, le poêle presque éteint. Je rajoute deux bûches, souffle sur les braises. Les flammes reprennent timidement. Je m'assois sur le canapé, enlève mon bonnet, passe les mains dans mes cheveux. Je sens encore la chaleur de son étreinte sur mes épaules, l'odeur de sa laine humide, de sa peau sous le pull. C'est con, mais je respire plus profondément, comme pour la garder.
Mon téléphone vibre sur la table basse. Je sursaute presque.
Arnaud.
— Bien rentré ? Route merdique mais je suis chez moi.
Je souris, tape vite.
— Ouais, bien rentré. Merci encore pour ce soir.
— De rien. C'était vraiment cool. Bonne nuit champion.
Je pose le téléphone, mais je le reprends deux secondes plus tard, relis le message. Champion. Ce mot qui me fait rire et rougir en même temps. Je l'imagine chez lui, dans son petit appart à Clairvaux, en train d'enlever ses boots, de se faire un thé, peut-être de penser à moi comme je pense à lui. L'idée me donne chaud au ventre. Je regarde l'heure : 22 h 47. La neige tombe toujours, les prévisions annoncent une vraie tempête demain. Une idée me traverse, simple, évidente. Je tape sans trop réfléchir.
— Salut. T'as vu la météo pour demain ? Tempête de neige toute la journée. Tu fais quoi ?
J'envoie, pose le téléphone, bois un verre d'eau. La réponse arrive presque immédiatement.
— Salut. Rien de prévu. Toi ?
Je souris, tape vite.
— Rien non plus. Si t'es chaud, passe demain matin de bonne heure ? On profite de la neige tranquille, chocolat chaud + Netflix toute la journée. Ça te dit ?
Il répond dans la seconde.
— Grave. J'arrive vers 10 h 30 ? J'apporte le chocolat suisse.
— Parfait. À demain champion.
Je pose le téléphone, le cœur qui repart. Je monte me coucher, mais je dors mal, excité comme un gosse la veille de Noël. Je me retourne dans le lit, imagine déjà la journée : lui ici, mugs fumants, films niais, neige dehors. Pas de pression, juste… nous.
Le lendemain matin, je me réveille tôt malgré la nuit courte. La neige a tout recouvert, le village est silencieux, enseveli sous une couche épaisse. Je regarde mon téléphone : aucun nouveau message, mais je sais qu'il arrive. Je me fais un café, prends une douche rapide, enfile un jean confortable, un pull bleu marine qui me va bien. Je range un peu le salon – pas maniaque, juste pour que ce soit accueillant. Je sors les mugs, le miel, le lait, une plaque de chocolat noir que j'avais oubliée au fond du placard. Je me regarde dans le miroir du couloir : barbe de trois jours, cheveux encore humides. Je me dis que c'est bien comme ça. Authentique.
À 10 h 25, je guette par la fenêtre. Sa Jeep apparaît au bout de la rue, pneus qui crissent doucement sur la neige tassée. Il se gare, sort, sac à dos sur l'épaule, bonnet noir enfoncé, écharpe grise. Il lève la tête, me voit à la fenêtre, sourit, fait un petit signe de la main. Je descends lui ouvrir.
Il entre en secouant la neige de ses épaules.
— Putain, ça tombe déjà dru.
— Ouais. Entre, je vais te faire un café pour commencer.
On monte au salon. Il pose son sac sur une chaise, enlève son manteau, reste en pull noir et jean. Je vais à la cuisine, mets la cafetière en route, sors deux tasses. Il me rejoint, s'appuie au plan de travail, bras croisés, sourire en coin.
— T'as bien dormi ?
— Pas trop mal. Et toi ?
— Comme un bébé. La neige m'a bercé.
Je ris, verse le café. On s'assoit sur le canapé, mugs fumants entre nous. Le salon est petit, le canapé étroit ; on est obligés de s'asseoir côte à côte, genoux qui se touchent, épaules qui se frôlent. On boit lentement, en se regardant de temps en temps, en souriant sans raison. La tension est là, douce, presque palpable.
— T'as prévu quoi comme films ? demande-t-il en soufflant sur son café.
— Des trucs niais de Noël. Pour coller à l'ambiance.
Il hoche la tête, sourire amusé.
— Parfait. J'ai apporté le chocolat pour plus tard. On garde ça pour l'après-midi.
On finit le café. Je lance le premier film : une histoire de citadine qui retourne dans son village natal et tombe amoureuse d'un bûcheron local. Con comme la lune, mais réconfortant. On regarde, on commente par bribes : « Elle va choisir le bûcheron, c'est clair », « Le mec de la ville est un con », « Regarde la neige dans le film, on est synchro ». À chaque fois, nos regards se croisent, restent une seconde de trop. Il sourit, ce sourire timide qui creuse une fossette sur sa joue. Je souris en retour, détourne les yeux vers l'écran, mais mon cœur bat plus fort.
Au bout de trente minutes, on est mal installés : dos contre l'accoudoir, jambes pliées, épaules qui se crispent. Je me redresse un peu, grimace.
— Putain, on n'est pas bien là.
Il rit doucement.
— Ouais, c'est vrai.
Je le regarde, hésite une seconde.
— On serait mieux sur le lit, non ? Y a la télé dans la chambre, et avec la couette on se réchauffe.
Il me fixe, sourire en coin, puis hoche la tête.
— Ouais. Allons-y.
On se lève, traverse le couloir. Ma chambre est simple : lit double, couette épaisse, télé murale face au lit, petite lampe de chevet. On enlève nos chaussures, on s'installe. Je tire la couette sur nous pour nous réchauffer – la maison est encore fraîche. On s'allonge côte à côte, adossés aux oreillers. Nos épaules se touchent, nos hanches se frôlent. Je sens sa chaleur immédiatement. Je tire un peu plus la couette sur lui, il fait pareil pour moi.
— Là c'est mieux, murmure-t-il.
— Ouais. Beaucoup mieux.
Je relance le film sur la télé de la chambre. On regarde, on commente encore, mais maintenant nos voix sont plus basses, plus proches. La tension est là, sensuelle, douce, comme un courant chaud qui circule entre nous. Nos genoux se touchent sous la couette, je ne bouge pas, lui non plus.
La matinée passe lentement, paresseuse. On enchaîne avec un autre film, pareil genre. À un moment, je m'étire, pose mes pieds sur la couette. Il fait pareil, nos chevilles se frôlent. Pas un mot, mais je sens le contact comme une étincelle. On parle de tout et de rien : son job de guide, les groupes chiants qu'il a eus cet hiver – une famille de Parisiens qui se plaignaient du froid toutes les cinq minutes.
— Et toi, ton télétravail ? C'est pas trop solitaire ?
— Des fois si. Mais j'aime bien. Pas de collègues pour me casser les pieds.
Il rit.
— T'as raison. Moi j'en ai tout le temps autour.
On glisse sur nos vies d'avant : lui à Besançon pour ses études de géo, moi à Paris pour la com. Des anecdotes banales, mais on écoute comme si c'était fascinant. À un moment, ses doigts effleurent les miens sur la couette. Pas un geste calculé, juste quand il ajuste la couverture. Mais il ne retire pas tout de suite. Nos petits doigts se cherchent, se touchent, restent là. Je sens une chaleur monter, pas sexuelle, juste douce, sensuelle, comme une caresse invisible.
— T'es bien là, murmure-t-il pendant une pub.
— Ouais. Très bien.
Nos regards se croisent encore, plus longs. Je vois ses yeux clairs, la barbe de trois jours qui ombrage sa mâchoire. Il sourit, mais ne détourne pas son regard. Moi non plus. La tension grimpe, l'air est chargé, mais on reste là, immobiles, à savourer.
Midi passe, on grignote des sandwiches que j'ai préparés – jambon jurassien, comté, pain frais du marché. Assis sur le lit, dos contre les oreillers, genoux qui se touchent sous la couette. Il parle de ses randos préférées, me décrit un spot secret vers les cascades gelées.
— Faudra qu'on y aille ensemble un jour.
— Ouais. Quand la neige aura fondu un peu.
Après manger, on se rallonge. Le film reprend, mais on parle plus que regarder. Sur nos jobs en détail : lui et ses touristes, moi et mes clients chiants qui changent d'avis toutes les heures.
— Je bosse pas lundi ni mardi. Vacances forcées, avec la tempête qui arrive.
— Chanceux.
— Ouais. Et toi ?
— Télétravail. Je peux bosser d'ici, j'ai pris de l'avance.
Sourire. Regard qui s'attarde. La tension est palpable maintenant, l'air lourd comme avant un orage. Ses yeux sur moi quand je parle, ma main qui effleure son bras quand je tends la télécommande. Petits gestes tendres, innocents, mais chargés.
Vers 16 h, je sens l'envie de fumer. Je me lève.
— Je vais fumer une clope dehors.
— Attends, je viens avec toi. J'en grille une aussi.
On enfile manteaux, bonnets, on sort sur le perron. La rue est complètement blanche, la neige tombe en gros flocons qui collent aux cils et aux lèvres. On allume nos cigarettes. Il sort son briquet, protège la flamme du vent avec sa main libre, allume d'abord la mienne – je me penche légèrement, nos visages se rapprochent le temps de l'allumage. Il allume la sienne après. On tire les premières bouffées en silence, adossés au mur, épaule contre épaule.
La neige tombe dru, le vent la fait tourbillonner autour de nous. Il regarde autour, expire la fumée lentement.
— Merde… faut pas que je traîne. Avec cette neige, la route va être infranchissable si je pars trop tard.
Je le regarde, cœur qui cogne un peu plus fort. La fumée monte entre nous, blanche comme la neige.
— Reste.
Il se tourne vers moi, surpris.
— T'es sûr ?
— Ouais. Tu bosses pas demain, moi c'est télétravail, j'ai de l'avance. Ça me dérange pas, au contraire.
Il tire une bouffée, réfléchit une seconde, puis sourit doucement, presque timide.
— OK. Je reste.
On finit nos cigarettes en silence, regards en coin, sourires qui s'étirent. La neige continue de tomber, nous enveloppe comme un cocon. On rentre, on enlève les manteaux, on retourne sur le lit. La tension est là, intense, mais douce. Pas de mots, juste des gestes : son pied contre le mien sous la couette, ma main qui effleure son genou en attrapant la télécommande. On parle tard dans l'après-midi, de tout, de rien, comme si on se connaissait depuis toujours. Et pour la première fois, je me sens vraiment bien, sans forcer. Juste bien. Vraiment bien.
La journée avance, la lumière décline doucement derrière les fenêtres blanches. On n'a pas encore parlé de manger, mais l'heure tourne, et la faim commence à se faire sentir.
Fin du chapitre 2.
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