Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ex de la même fille — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ex de la même fille
Chapitre 3
Chapitre 3
Vers 19 h, alors qu'on est toujours allongés sur le lit, la télé en fond sonore diffusant un troisième film de Noël dont on ne suit plus vraiment l'histoire, un bruit sourd et prolongé rompt le silence. Le ventre d'Arnaud gargouille, long et clair, comme un reproche.
Je tourne la tête vers lui, un sourire en coin.
Je tourne la tête vers lui, un sourire en coin.
— T'as faim, toi ?
Il pose une main sur son ventre, fait une grimace comique.
— Grave. Les sandwiches de midi, c'était pas assez. J'ai l'impression que mon estomac est en train de digérer ma colonne vertébrale.
Je ris doucement, me redresse un peu sur les coudes.
— T'as raison, on a grignoté léger. Tu veux qu'on commande un truc ?
Il réfléchit une seconde, puis son visage s'illumine.
— Les pizzas du coin, elles sont bonnes ?
— Ouais, ça va. La pizzeria en bas de la rue principale fait des bonnes reines et des quatre fromages. Pas de la haute gastronomie, mais on mange bien.
— Nickel. On y va ensemble ? Histoire de prendre l'air… ou ce qu'il en reste avec toute cette neige.
— Ouais, ça va. La pizzeria en bas de la rue principale fait des bonnes reines et des quatre fromages. Pas de la haute gastronomie, mais on mange bien.
— Nickel. On y va ensemble ? Histoire de prendre l'air… ou ce qu'il en reste avec toute cette neige.
Je hoche la tête, amusé.
— Allons-y.
On se lève, on remet nos manteaux, nos bonnets, nos écharpes. Dehors, la neige a encore monté : on enfonce jusqu'aux mollets dans la ruelle. Le froid mord, mais on marche côte à côte, épaules qui se touchent pour se protéger du vent. La pizzeria est à cinq minutes, lumière chaude qui filtre par la vitre embuée. À l'intérieur, ça sent le bois brûlé, la tomate et le fromage fondu. On commande deux pizzas : une reine pour moi, une quatre fromages pour lui. Arnaud insiste pour prendre aussi une bouteille de vin blanc – un chardonnay jurassien, frais et fruité.
Au comptoir, quand la caissière annonce le total, il sort sa carte avant que j'aie le temps de réagir.
— C'est pour moi.
— T'es pas obligé…
— Si. T'as déjà fait à manger ce midi, et tu m'héberges ce soir. Laisse-moi payer les pizzas.
— T'es pas obligé…
— Si. T'as déjà fait à manger ce midi, et tu m'héberges ce soir. Laisse-moi payer les pizzas.
Je hausse les épaules, sourire en coin.
— OK. Merci.
On repart avec les boîtes chaudes sous le bras et la bouteille dans son sac à dos. Le retour est plus rapide, la neige nous colle aux jambes, mais on rit de nos traces qui disparaissent presque aussitôt derrière nous.
De retour dans la chambre, on enlève les manteaux, on pose les pizzas sur le lit. On s'installe en tailleur face à face sur la couette, boîtes ouvertes entre nous. L'odeur envahit la pièce, chaude et réconfortante.
On commence à manger directement dans les boîtes, avec les doigts. Au bout de quelques bouchées, Arnaud me regarde, un sourire malicieux.
— Tu veux goûter ?
Sans attendre ma réponse, il prend une part de sa quatre fromages, la tend devant ma bouche. Le fromage file un peu, chaud et filandreux. Je croque dedans, il croque juste derrière, nos lèvres à quelques centimètres l'une de l'autre, le fromage qui tire entre nous. On rit, un peu gênés, un peu complices.
— Alors ? demande-t-il, les yeux brillants.
— Ouais… c'est bon. Très bon même.
— Ouais… c'est bon. Très bon même.
Il sourit, satisfait, et me tend la part entière.
— Tiens, finis-la.
Je la prends, puis je fais pareil avec ma reine : je prends une part, la tends devant sa bouche. Il croque sans hésiter, je croque juste derrière, nos souffles qui se mélangent un instant, le goût de tomate et d'origan sur nos lèvres. Il mâche lentement, me regarde.
— Putain, c'est encore meilleur comme ça.
On rit encore, on finit les pizzas comme ça, en se partageant les parts, en se taquinant sur qui a la meilleure. Quand les boîtes sont vides, on s'adosse aux oreillers, verres de vin en main, la bouteille posée entre nous sur la couette.
Arnaud remplit nos verres, puis, sans y prêter vraiment attention, il passe son bras derrière mes épaules. Il m'attire doucement contre lui, main à plat sur mon épaule, doigts qui se posent fermement, comme s'il me maintenait là, comme s'il ne voulait pas que je bouge.
— Qu'est-ce qu'on est bien ici, murmure-t-il, la voix basse et rauque. Sans penser à l'autre dingue de Léa.
Je ris doucement, pose ma tête contre son épaule.
— Ouais… sans elle, c'est le calme.
On rit ensemble, un rire léger qui fait vibrer nos corps l'un contre l'autre. Il ne retire pas son bras. Au contraire, il resserre un peu son étreinte, main toujours bien posée à plat sur mon épaule, pouce qui caresse doucement le tissu de mon pull.
Je tourne la tête vers lui. Nos regards se croisent. Il sourit, ce sourire doux et un peu timide qui me fait fondre. Puis je baisse les yeux sur sa main, sur ses doigts qui reposent là, chauds et assurés sur mon épaule. Je la fixe une seconde, comme si je découvrais ce geste pour la première fois.
Il suit mon regard, voit que je regarde sa main.
Nos yeux se retrouvent.
Il sourit encore, plus lentement, plus profondément.
Nos yeux se retrouvent.
Il sourit encore, plus lentement, plus profondément.
Et on reste comme ça, sans bouger, sans parler, juste ce sourire partagé, cette main qui ne part pas, cette chaleur qui nous enveloppe sous la couette, la neige qui tombe toujours dehors, et ce silence qui dit tout sans rien dire.
Il sourit encore, plus lentement, plus profondément.
Et on reste comme ça, sans bouger, sans parler, juste ce sourire partagé, cette main qui ne part pas, cette chaleur qui nous enveloppe sous la couette, la neige qui tombe toujours dehors, et ce silence qui dit tout sans rien dire.
Et on reste comme ça, sans bouger, sans parler, juste ce sourire partagé, cette main qui ne part pas, cette chaleur qui nous enveloppe sous la couette, la neige qui tombe toujours dehors, et ce silence qui dit tout sans rien dire.
Le silence s'étire, doux, presque palpable. Sa main reste là, à plat sur mon épaule, doigts légèrement écartés, pouce qui trace des cercles lents sur le tissu de mon pull. Je sens chaque mouvement, chaque pression infime, comme si sa peau traversait le vêtement. Mon cœur bat fort, régulier, mais pas paniqué – juste vivant. Je tourne un peu la tête, mes lèvres effleurent presque sa tempe. Il ne bouge pas. Au contraire, son bras se resserre légèrement, m'attire un peu plus contre lui. Nos souffles se mêlent, chauds, rapides.
Je pose ma main sur son torse, paume ouverte, juste au-dessus de son cœur. Je le sens battre sous mes doigts, rapide comme le mien. Il couvre ma main avec la sienne, la presse doucement contre lui. Nos regards se trouvent à nouveau, plus proches, plus intenses. La neige hurle dehors, mais ici c'est un cocon, chaud, suspendu.
On parle alors, voix basses, confessions qui sortent comme si on se connaissait depuis toujours. De Léa d'abord, pour rire jaune : les mêmes crises, les mêmes silences punitifs, les mêmes « t'es le seul qui me comprend » suivis de reproches. On rit de nos dénis passés, de comment on a supporté ça si longtemps.
— J'me disais que c'était moi le problème, avoue-t-il, main toujours sur la mienne. Trop distant, pas assez investi.
— Pareil. J'essayais de réparer ce qui était pas cassé par ma faute.
— Pareil. J'essayais de réparer ce qui était pas cassé par ma faute.
Puis on glisse sur nous, sur ce qui nous arrive là, maintenant. Pas de mots crus, juste des « je sais pas pourquoi mais avec toi c'est différent », des « j'ai jamais ressenti ça avant ». Nos mains parlent plus que les mots : la sienne qui caresse mon bras, la mienne qui remonte sur sa cuisse, doigts qui se crispent légèrement sur le jean. La tension monte, sensuelle, comme une vague lente qui approche.
À un moment, la bouteille de vin glisse un peu sur la couette. On se penche en même temps pour la rattraper. Nos visages se rapprochent d'un coup, nez contre nez, lèvres à un souffle. On se redresse lentement, mais on ne s'éloigne pas. Nos fronts se touchent, souffles qui se mêlent. Je sens son cœur battre sous ma paume, le mien qui cogne contre mes côtes.
Je me rapproche, presque imperceptiblement. Mes lèvres effleurent les siennes, juste un contact léger, hésitant, comme une question. Je me retire aussitôt, le souffle court. Je me lève d'un bond, traverse la chambre, file en cuisine.
— Désolé… je… je sais pas ce qui m'a pris.
Je m'appuie au plan de travail, dos à la porte, cœur qui bat à tout rompre. J'entends ses pas dans le couloir. Il entre, reste sur le seuil.
— Jules…
Je me retourne, rouge jusqu'aux oreilles.
— Je suis désolé. Vraiment. Je sais pas ce qui s'est passé, j'ai pas réfléchi, je…
Il avance d'un pas, me regarde droit dans les yeux.
— Si tu l'avais pas fait, c'est moi qui l'aurais fait.
Je cligne des yeux, souffle coupé.
— Quoi ?
— Je sais pas pourquoi j'en avais envie. Mais j'en avais envie. Depuis tout à l'heure. Depuis le marché, peut-être depuis le PMU.
— Je sais pas pourquoi j'en avais envie. Mais j'en avais envie. Depuis tout à l'heure. Depuis le marché, peut-être depuis le PMU.
Silence. On se regarde sans rien dire, juste nos respirations qui emplissent la pièce. Puis il tend la main, attrape la mienne.
— Viens. On en parle sur le lit.
On retourne dans la chambre. On s'assoit côte à côte sur le bord du matelas, verres de vin remplis à nouveau. La bouteille est presque vide. On boit une gorgée, on se regarde.
— Pourquoi toi ? demande-t-il enfin, voix basse.
— Je sais pas. T'es… différent. Avec toi je me sens bien. Vraiment bien. Pas besoin de faire semblant, pas besoin de réparer quoi que ce soit.
— Je sais pas. T'es… différent. Avec toi je me sens bien. Vraiment bien. Pas besoin de faire semblant, pas besoin de réparer quoi que ce soit.
Il hoche la tête.
— Pareil. Avec toi, c'est simple. Naturel. J'avais jamais ressenti ça avant. Pas comme ça.
On rit doucement, nerveux. On boit encore. Puis il pose son verre, se tourne vers moi.
— On pourrait… réessayer ? Mais cette fois, un vrai.
Je le regarde, cœur qui cogne. Je hoche la tête, lentement.
Il se penche. Nos lèvres se trouvent, doucement d'abord, juste un contact. Puis plus profond. Sa main glisse sur ma joue, doigts qui caressent ma mâchoire, ma nuque. Je pose les miennes sur son visage, pouces qui suivent les contours de ses pommettes, de sa barbe. Nos langues se rencontrent, hésitantes puis plus assurées, un baiser long, lent, profond. Nos respirations s'accélèrent, deviennent saccadées, haletantes. Nos corps se rapprochent, torses collés, mains qui explorent doucement, dans les cheveux, sur la nuque, sur les épaules.
Il se penche. Nos lèvres se trouvent, doucement d'abord, juste un contact. Puis plus profond. Sa main glisse sur ma joue, doigts qui caressent ma mâchoire, ma nuque. Je pose les miennes sur son visage, pouces qui suivent les contours de ses pommettes, de sa barbe. Nos langues se rencontrent, hésitantes puis plus assurées, un baiser long, lent, profond. Nos respirations s'accélèrent, deviennent saccadées, haletantes. Nos corps se rapprochent, torses collés, mains qui explorent doucement, dans les cheveux, sur la nuque, sur les épaules.
On s'arrête enfin, essoufflés, fronts collés, lèvres encore entrouvertes, yeux dans les yeux. On respire fort, sourires timides, regards brillants. La neige tombe toujours dehors, mais ici, c'est nous. Juste nous.
Le silence s'étire, doux et chargé, comme si le temps lui-même ralentissait pour nous. Sa main sur mon épaule est chaude, ses doigts légèrement incurvés, comme s'ils voulaient s'ancrer dans le tissu de mon pull, dans ma peau en dessous. Chaque petit mouvement de son pouce – un cercle lent, presque paresseux – envoie une onde de chaleur qui descend le long de mon bras, se diffuse dans ma poitrine. Je sens son cœur battre sous ma paume, régulier mais un peu plus rapide que d'habitude, et le mien répond en écho, un rythme partagé qui fait vibrer l'air entre nous. La télé continue de murmurer en fond, mais c'est juste du bruit blanc maintenant, insignifiant face à ce qui se passe ici, sur ce lit, sous cette couette qui nous isole du monde froid dehors.
Je tends la main vers la télécommande sur la table de chevet, l'attrape sans le quitter des yeux.
— J'éteins, je murmure.
Il hoche la tête, sans un mot. L'écran s'éteint, et le silence devient total, enveloppant, seulement brisé par le vent qui siffle aux fenêtres et nos respirations qui se synchronisent peu à peu. Nos regards se croisent à nouveau, plus intenses dans la pénombre de la chambre éclairée seulement par la lampe de chevet. Ses yeux sont sombres maintenant, pupilles dilatées, avec cette lueur que je n'avais pas vue avant, ou peut-être que je n'avais pas voulu voir.
— Ce baiser… commence-t-il, voix basse, presque un souffle contre ma peau.
Je déglutis, la gorge un peu serrée, ma main glissant un peu plus haut sur son torse, sentant les muscles se contracter sous mes doigts.
— Ouais. C'était… intense. Comme si tout s'était mis en place d'un coup. Je sais pas comment l'expliquer, mais quand mes lèvres ont touché les tiennes… c'était juste… bien. Chaud. Naturel.
Il rit doucement, ce rire grave qui vibre dans sa poitrine, sous ma paume. Sa main descend un peu sur mon bras, effleure le coude, remonte lentement, traçant une ligne invisible qui me fait frissonner.
— Pareil. J'avais l'impression que c'était la première fois que je respirais vraiment. J'ai ressenti un truc… profond. Pas juste physique, mais comme si ça touchait quelque chose en moi que j'avais pas exploré avant.
Ses doigts se resserrent sur mon épaule, me tirent un peu plus contre lui. Nos visages sont si proches que je sens son souffle sur ma joue, mentholé par la cigarette d'avant, mélangé à l'arôme du vin blanc. Je penche la tête, mon nez frôle le sien, et je sens sa peau, chaude, un peu rugueuse de barbe.
— J'ai encore envie de recommencer, avoue-t-il, sa voix rauque, presque un murmure contre mes lèvres. Pour être sûr.
Je ne réponds pas avec des mots. Je me rapproche, mes lèvres effleurent les siennes à nouveau, légères d'abord, comme un test. Il répond immédiatement, sa bouche s'ouvre, capture la mienne. Le baiser est plus profond cette fois, plus urgent. Sa langue effleure la mienne, hésitante puis assurée, un goût de vin et de désir qui m'envahit. Ses mains descendent, attrapent l'ourlet de mon pull, tirent doucement vers le haut. Je lève les bras sans réfléchir, le laisse me l'enlever. L'air frais de la chambre touche ma peau nue, mais sa chaleur compense aussitôt. Je fais pareil avec le sien : mes doigts glissent sous son pull, sentent la peau chaude, les muscles tendus de son ventre, de son torse. Il se laisse faire, lève les bras, et voilà, on est torse nu l'un contre l'autre.
Il me pousse doucement en arrière, je m'allonge sur le dos. Il se place au-dessus de moi, entre mes jambes que je relève instinctivement, cuisses qui se pressent contre ses hanches. Son poids sur moi est rassurant, solide. Ses mains caressent mon torse, doigts qui descendent le long de mes côtes, remontent sur mes pectoraux, effleurent mes tétons durcis par le froid et l'excitation. Je gémis doucement dans le baiser, mes mains explorent son dos, sentent les muscles rouler sous la peau, les omoplates saillantes, la courbe de sa colonne.
Le baiser s'intensifie, nos langues dansent, se cherchent, nos respirations deviennent courtes, haletantes. Je sens son corps contre le mien, la chaleur qui irradie, la façon dont nos hanches se pressent l'une contre l'autre sans le vouloir vraiment. Ses lèvres quittent les miennes, descendent sur ma mâchoire, mon cou, mordillent doucement la peau sensible là. Je penche la tête en arrière, ferme les yeux, mes mains dans ses cheveux, tirant légèrement.
Puis il s'arrête, se redresse un peu, me regarde. Ses yeux sont sombres, pupilles dilatées, un sourire en coin. Ses mains caressent toujours mon torse, descendent sur mon ventre, remontent. Il est toujours placé entre mes jambes, son poids ancré contre moi. Je sens tout : sa respiration rapide, sa peau chaude contre la mienne, et puis, plus bas, son excitation pressée contre la mienne à travers les jeans.
Je baisse les yeux, il fait pareil. On voit les bosses formées sous le tissu tendu, évidentes, insistantes. Un fou rire nous prend d'un coup, nerveux, libérateur. On rit comme des cons, torses qui se soulèvent, abdos qui se contractent, larmes aux yeux.
— Putain… murmure-t-il entre deux rires.
— Ouais… putain.
— Ouais… putain.
Le fou rire s'estompe lentement, nos regards se croisent à nouveau. Le sien est plus sérieux maintenant, plus chargé. Je tends la main, attrape sa nuque, l'attire vers moi. Nos lèvres se retrouvent, le baiser reprend, plus fiévreux. Mes mains descendent sur son dos, caressent la peau nue, s'aventurent vers le devant, doigts qui effleurent la ceinture de son jean, défaisant le bouton, la braguette. Il fait pareil avec le mien, sans un mot, juste des souffles courts, des gémissements étouffés.
On se déshabille mutuellement, jeans qui glissent le long des jambes, kicks pour les enlever. On reste en sous-vêtements, tissus tendus, corps collés. Il est toujours au-dessus de moi, entre mes cuisses, son poids qui m'ancre au matelas. Nos baisers continuent, longs, profonds, langues qui explorent, mains qui caressent : mon dos, ses fesses, ses hanches, mon cou. La sensualité est partout, dans chaque toucher, chaque frottement, chaque souffle partagé.
Puis il s'arrête à nouveau, relève la tête, me regarde dans les yeux. Ses cheveux en bataille, lèvres gonflées, respiration rapide.
— Jules… t'as envie d'aller plus loin ?
Je déglutis, cœur qui bat à tout rompre.
— Ouais. Mais… c'est ma première fois avec un mec.
Il cligne des yeux, puis rit doucement, surpris.
— Pareil. Ma première fois aussi.
On rit ensemble, un rire nerveux mais tendre, fronts collés. La neige tombe toujours dehors, mais ici, c'est nous, nus l'un contre l'autre, prêts à explorer ce qu'on n'avait pas prévu.
Fin du chapitre 3.
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