00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ tounet777 Les ex de la même fille XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Les ex de la même fille — Chapitre 13

23 minutes
2
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de tounet777
tounet777
Histoires publiées
516
Abonnés
167
J'aime cumulés
6.3k

Les ex de la même fille

Chapitre 13

Chapitre 13
Le lendemain matin, une lumière d'hiver d'une clarté presque aveuglante inonde la cuisine. L'odeur du café frais et du pain grillé flotte dans l'air, tentant de masquer l'atmosphère un peu particulière qui règne dans la maison. Quand Arnaud et moi descendons enfin l'escalier, nous nous sentons légers, encore un peu embrumés par la nuit passionnée que nous venons de vivre. Pourtant, dès que nous passons le pas de la porte de la cuisine, nous tombons sur Tony et Sofia, déjà installés à table, leurs tasses à la main.
Un silence de trois secondes s'installe, seulement rompu par le ronronnement du réfrigérateur. Tony lève les yeux vers nous, un petit sourire en coin, tandis que Sofia essaie tant bien que mal de cacher un fou rire derrière sa tartine.
— Alors… bien dormi les amoureux ? demande Tony d'un ton faussement innocent, en insistant lourdement sur chaque syllabe.
Arnaud s'installe, un peu rouge aux joues, et attrape la cafetière. — Très bien, et vous ?
C'est là que Sofia explose de rire, incapable de se retenir plus longtemps. Elle pose sa tasse et regarde Arnaud, puis moi.
— Écoutez, les gars, on vous adore, mais il va falloir penser à l'isolation phonique de cette maison ! Franchement, à un moment donné, j'ai cru qu'on était en train d'écouter la bande-son d'un film porno pour aveugles. On avait les dialogues, les bruitages, les cris… il ne manquait que l'image !
Tony enchaîne immédiatement, ravi de pouvoir nous charrier après la tension de la veille. — Ah ça, c'est sûr ! "Plus fort Arnaud, oh oui !"… "Fais moins de bruit Jules !"… On a tout eu en direct. On sait vraiment que ce n'est pas du cinéma maintenant. Si quelqu'un avait encore un doute sur votre sincérité, je peux vous dire que les cloisons, elles, n'en ont plus aucun.
Je sens la chaleur me monter au visage, mais je ne peux m'empêcher de rire avec eux. C'est un rire libérateur, qui balaie la gêne. Arnaud finit par éclater de rire lui aussi, en passant une main dans ses cheveux ébouriffés.
— Bon, d'accord, on a peut-être un peu oublié qu'on n'était plus seuls, avoue-t-il en me jetant un regard complice. Mais après la soirée qu'on a passée, on avait besoin de décompresser.
La matinée se poursuit ainsi, entre moqueries affectueuses et taquineries. Tony et Sofia ne nous lâchent pas, s'amusant à mimer nos gémissements dès que l'un de nous fait un geste un peu brusque. C'est bon enfant, et cela prouve surtout que le malaise est définitivement dissipé. Ils ont entendu notre plaisir, ils ont ressenti notre passion, et au lieu de les dégoûter ou de les gêner, cela semble les avoir rassurés sur la force de notre lien.
Vers le milieu de la matinée, alors que le soleil commence à chauffer les vitres et que Tony finit de ranger son sac pour le départ, l'ambiance devient soudainement plus sérieuse, plus émouvante. Tony s'approche de moi près de la grande table en bois. Sans un mot, il m'attrape et me serre dans ses bras avec une force incroyable, une étreinte qui dit tout son amour fraternel et son soutien indéfectible.
— Je suis content de te voir comme ça, Jules, me murmure-t-il à l'oreille. T'es enfin toi-même.
Puis, il se détache de moi et se tourne vers Arnaud. Ce dernier se redresse, un peu surpris. Tony ne faiblit pas et tend ses bras vers lui aussi. Ils se serrent l'un contre l'autre, deux hommes solides qui se reconnaissent comme membres d'une même famille.
— Bienvenue dans la famille, Arnaud, dit Tony avec une sincérité qui nous serre le cœur. Prends soin de mon frère, parce que vu ce qu'on a entendu cette nuit, je crois qu'il ne pourra plus se passer de toi.
Arnaud sourit, ému aux larmes, et hoche la tête.
— Compte sur moi, Tony. Merci.
Sofia vient s'ajouter au groupe pour un dernier câlin collectif. En les regardant s'éloigner vers leur voiture quelques minutes plus tard, je me sens comblé. La maison est à nouveau silencieuse, mais c'est un silence habité par les rires de la matinée et les promesses de la nuit. Nous sommes enfin validés, aimés, et totalement libres.
Une fois que la voiture de Tony et Sofia disparaît au bout du chemin, s'enfonçant dans les sapins épais et saupoudrés de neige, un grand calme retombe sur la maison. Ce n'est pas le silence pesant d'autrefois, ce n'est plus ce vide angoissant que je ressentais dans mon petit appartement d'Orgelet ; c'est un silence de paix, une atmosphère de victoire domestique. Nous restons un instant sur le perron, l'air frais et vif du Jura nous piquant le visage, respirant à pleins poumons cette liberté nouvelle, avant de rentrer nous mettre à l'ouvrage.
Dans une harmonie parfaite, sans même avoir besoin de nous parler, nous entamons le grand ménage de la maison. Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à effacer les traces de la veille pour repartir sur une base saine. Nous ramassons les verres vides qui traînent sur les tables basses, nettoyons les assiettes qui portent encore les traces de notre festin de la veille, et remettons chaque meuble à sa place exacte. Passer l'aspirateur sur le tapis, laver le sol pour effacer les traces de pas, ranger les couvertures… chaque geste nous ancre un peu plus dans cette vie à deux. Nous agissons comme un vieux couple, avec une fluidité qui me réchauffe le cœur.
Une fois la maison étincelante et l'ordre rétabli, nous nous préparons deux grands mugs de thé fumant. La vapeur danse devant nos visages alors que nous nous installons côte à côte sur le canapé, nos corps se touchant naturellement. C'est le moment que nous attendions : le bilan numérique de notre révolution. Nous sortons nos téléphones et parcourons les photos de la soirée. Il y a des clichés magnifiques de nous deux, des rires partagés avec Tony, Sofia et Jérémia. Mais une photo retient toute notre attention : celle de Léa, figée dans sa défaite.
Sur l'image, elle apparaît livide, la bouche bée, le regard décomposé devant l'évidence de notre amour. Sans aucune hésitation, je prépare la publication. Je la tague directement pour que personne n'ignore son échec. La légende que nous rédigeons ensemble est cinglante. Nous expliquons que le harcèlement ne mène qu'à l'humiliation. Les commentaires et les hashtags comme #Vérité, #AmourSincère et #FinDuGame soulignent le ridicule de sa position. Cela va lui faire perdre énormément de followers, nous le savons.
— Tu penses qu'elle va réagir ? me demande Arnaud en posant sa tête sur mon épaule.
— Elle ne pourra rien dire, Arnaud. L'image parle d'elle-même. Elle va perdre la face devant tout le monde. C'est le retour de bâton qu'elle mérite.
Nous postons la galerie. Quelques secondes plus tard, les notifications explosent. Mais nous savons tous les deux, dans un regard complice, que cette mise à jour Instagram ne sera pas la dernière. Notre histoire continue d'être écrite. Une fois les téléphones posés, nous nous enlevons toute pression et nous nous enlaçons tendrement.
— Arnaud ? murmuré-je en caressant sa joue. Ça te dirait qu'on invite tous nos parents ici, pour un week-end ? Une sorte de réunion de famille officielle.
Arnaud se redresse, l'air pensif, une pointe d'appréhension dans les yeux.
— Mon père… je ne sais pas s'il acceptera tout de suite. Il est resté un peu distant avec tout ça, même s'il ne m'a pas rejeté.
— Tony a dit que mes parents étaient fiers, j'insiste doucement. Je suis sûr que Jérémia a déjà dû appeler ta mère ce matin pour lui raconter la soirée. Le terrain est prêt, Arnaud.
— Tu as raison, finit-il par dire avec un sourire. J'appellerai ma mère tout à l'heure pour voir ce qu'elle en pense. Je me dis que mon frère a dû lui faire un rapport détaillé. Si elle vient, elle finira par convaincre mon père.
Pour célébrer cette décision, nous décidons d'aller sortir Osiris. La fin d'après-midi est magnifique, le ciel se teintant de nuances orangées au-dessus des crêtes. Nous nous rendons à Clairvaux-les-Lacs. C'est une petite révolution : nous marchons dans les rues, sous le regard des habitants, mais cette fois, nous le faisons main dans la main, les doigts fermement entrelacés. Il n'y a plus de place pour la honte. Nous marchons la tête haute. Quelques regards curieux se posent sur nous, mais aucun ne nous atteint. Nous nous arrêtons près du lac, regardant Osiris courir sur les berges enneigées.
Sur le chemin du retour, je sors mon téléphone pour une action concrète : j'achète les billets de train pour mes parents. C'est fait. Ils viendront valider notre bonheur. Quant aux parents d'Arnaud, ils habitent dans un petit village tout proche, ce qui rend l'organisation simple.
Le retour à la maison après notre marche se fait dans une atmosphère de sérénité absolue. Une fois franchi le seuil de notre foyer, l'ambiance change subtilement. La légèreté de la promenade laisse place à une forme de gravité nécessaire, celle des actes qui scellent un destin et qui engagent l'avenir auprès de ceux qui nous ont vu grandir. Nous retirons nos manteaux en silence, encore enveloppés par le froid piquant du dehors. Arnaud se frotte les mains pour les réchauffer, puis il attrape son téléphone posé sur le buffet. Son visage est marqué par une détermination calme, ses yeux clairs cherchent mon soutien.
— Je vais appeler ma mère, me dit-il d'une voix posée. Je vais mettre le haut-parleur. Je veux que tu entendes tout, Jules. On fait ça ensemble, je ne veux plus que tu sois spectateur de ma vie de famille, je veux que tu en fasses partie.
Je m'assois à côté de lui sur le canapé en cuir, le dos droit, mon cœur battant un peu plus vite contre mes côtes. Il compose le numéro. La tonalité de l'appel résonne dans le salon, un son métallique qui semble occuper tout l'espace. Au bout de plusieurs secondes, une voix mûre, calme et posée finit par répondre :
— Allô, Arnaud ?
— Salut maman. C'est moi. Je ne te dérange pas ?
— Non, pas du tout. Ton frère Jérémia m'a appelée longuement ce matin. Il m'a raconté le déroulement de votre soirée hier... et l'intrusion de Léa.
Arnaud lance un regard vers moi, attentif à la moindre nuance dans la voix de sa mère.
— J'imagine qu'il n'a pas été avare de détails, répond Arnaud sur un ton neutre.
— Il a surtout souligné la fermeté dont vous avez fait preuve. Il m'a dit que vous formiez un bloc solide, tous les deux. Ton père était dans la pièce, il a tout entendu. Il n'a rien dit sur le moment, il est resté pensif, à traiter l'information. Mais un peu plus tard, il a pris ma tablette pour regarder les photos que vous avez publiées... celle où on voit Léa perdre totalement pied face à vous.
Arnaud marque une pause, pesant ses mots. Il ne veut pas quémander une validation, il veut proposer une rencontre d'homme à homme.
— Écoute maman, j'ai une proposition à vous faire. Jules et moi, on aimerait vous inviter ici, dans notre maison. On organise un week-end dans quinze jours. Les parents de Jules feront le déplacement aussi. J'aimerais que vous veniez, tous les deux.
Un silence s'installe à l'autre bout du fil, un silence de réflexion. On entend le souffle de sa mère, puis elle reprend d'une voix plus assurée :
— C'est une démarche courageuse de ta part, Arnaud. J'en ai discuté avec ton père juste avant que tu n'appelles. Il a regardé cette photo de Jules tenant tête à Léa et il a fini par dire : "Ce garçon a du cran, il ne s'est pas laissé démonter par ses hystéries." Arnaud, ton père respecte la force de caractère. Il m'a dit que si tu nous le demandais, il viendrait. Il veut voir de ses propres yeux l'homme qui t'a donné la force d'envoyer tout valser pour être enfin toi-même. Alors oui, nous acceptons. Nous serons là dans quinze jours.
Un immense soulagement se lit sur le visage d'Arnaud. Ses épaules se détendent enfin.
— Merci maman. Ça compte énormément pour moi. Pour nous. On s'organise et on se rappelle pour les détails. Embrasse papa pour moi.
— Je le ferai. À bientôt, mon fils.
Arnaud raccroche. Il reste un instant immobile, les yeux fixés sur son téléphone, puis il se tourne vers moi et me serre contre lui.
— Tu as entendu, Jules ? Il a attendu que je fasse le premier pas, mais il a dit oui. Il respecte le fait qu'on ne se soit pas laissé marcher dessus.
— C'est une victoire immense, Arnaud. Il vient pour l'homme que tu es devenu à mes côtés.
Je sens maintenant que c'est mon tour. Je saisis mon propre téléphone, les doigts un peu tremblants mais l'esprit clair. Je compose le numéro de mes parents. Ma mère décroche presque instantanément.
— Jules ! Mon chéri ! Tony n'arrête pas de nous envoyer des messages depuis ce matin !
— Salut maman ! J'imagine qu'il vous a fait un rapport complet ?
— Il nous a dit que vous étiez magnifiques tous les deux. Il nous a raconté la soirée, la solidité de votre couple face à cette fille... On est tellement fiers de toi, Jules. Ton père est juste à côté de moi, il veut te dire un mot.
La voix de mon père, profonde et chaleureuse, arrive à mes oreilles.
— Jules ? Écoute, ton frère nous a convaincus. On voit bien que tu n'as jamais été aussi serein. C'est tout ce qui nous importe.
— Papa, maman, j'ai une surprise pour vous. Je viens de vous envoyer vos billets de train par mail. Je veux que vous veniez ici dans quinze jours exactement. On fait une grande réunion avec les parents d'Arnaud. On veut que tout le monde se rencontre sous notre toit.
Un cri de joie étouffé retentit derrière mon père.
— Dans quinze jours ? Mais c'est parfait ! On sera là, Jules. On a hâte de voir ta nouvelle vie et de serrer la main de cet Arnaud qui te rend si heureux. Merci pour les billets, mon fils.
Je raccroche à mon tour, le visage illuminé. Je me tourne vers Arnaud qui m'observe avec une tendresse infinie.
— C'est fait, Arnaud. Dans quinze jours, on réunit tout le monde ici. On ne se cache plus de rien.
— On a réussi, Jules. On a vraiment réussi.
Nous nous laissons tomber sur le canapé, épuisés mais le cœur rempli d'une joie nouvelle. Dans deux semaines, cette maison sera le théâtre de notre reconnaissance officielle. Je regarde par la fenêtre la neige tomber, et je réalise que notre vie commence véritablement aujourd'hui.
Les quinze jours qui séparent ces appels de la date fatidique s'écoulent dans une effervescence que la maison n'avait encore jamais connue. Ce n'est plus seulement notre sanctuaire, c'est devenu le théâtre d'une démonstration de force : celle d'un bonheur indéniable. Chaque jour, après le travail, Arnaud et moi nous transformons en véritables architectes de l'accueil. Nous voulons que tout soit parfait, que chaque recoin de ce foyer respire la stabilité, le goût et, surtout, l'amour.
Nous passons des heures à peaufiner les détails. Nous rachetons du linge de maison d'une qualité irréprochable, des serviettes épaisses et moelleuses pour nos invités. Nous choisissons ensemble les menus, testant des recettes de spécialités locales pour être certains de ne pas nous rater le soir venu. Entre les sessions de cuisine, nous nous retrouvons souvent dans le salon, un mug à la main, à contempler notre œuvre. La photo de Léa a continué de faire son effet sur les réseaux : elle a disparu des radars, humiliée par sa propre malveillance, tandis que notre communauté n'a cessé de grandir, portée par cette vague de sincérité.
L'un des moments les plus symboliques de cette quinzaine est la préparation de la chambre d'amis destinée à mes parents. Nous y mettons tout notre cœur. Arnaud m'aide à déplacer les meubles pour que l'espace soit le plus harmonieux possible. Nous choisissons une parure de lit aux tons apaisants, disposons quelques livres sur la table de chevet et installons un bouquet de fleurs séchées que nous avons glané lors d'une de nos marches. Alors que nous lissons ensemble la couette, Arnaud s'arrête et me regarde avec un sourire malicieux, un éclat de souvenir dans les yeux.
— Jules ?
— Oui ?
— Je repensais à la nuit de la dernière fois... avec ton frère.
Je sens mes joues s'échauffer immédiatement. L'image de notre étreinte sauvage, des cris que nous n'avions pas su contenir et des moqueries de Tony au petit-déjeuner me revient en mémoire.
— Ah, ne m'en parle pas, je réponds en riant. J'ai encore honte quand j'y pense. Sofia qui nous compare à un film porno pour aveugles...
Arnaud s'approche de moi et pose ses mains sur mes hanches, son regard devenant soudainement très sérieux.
— Écoute, pour le week-end prochain, je pense qu'il faut qu'on passe un pacte. Tes parents seront juste là, dans cette chambre. Les miens ne sont pas loin. C'est la première fois qu'ils nous voient ensemble en tant que couple "officiel". On ne peut pas se permettre le moindre dérapage sonore.
— Tu veux dire qu'on va faire vœu de chasteté pendant trois jours ? demandé-je avec une moue sceptique.
— Exactement, dit-il en s'esclaffant. Pas de galipettes, pas de gémissements, rien. Cette fois-ci, on ne fera pas l'amour. J'ai trop peur de me faire prendre, et je n'ai pas envie que ton père me regarde bizarrement le lendemain matin devant les croissants. On doit être irréprochables. On se rattrapera quand ils seront partis, je te le promets.
— Un pacte de silence, alors, murmuré-je en l'embrassant doucement. C'est promis. On sera les hôtes les plus sages et les plus rangés du Jura.
Les jours continuent de défiler, et la tension monte d'un cran à mesure que la date approche. Nous faisons les courses en prévision du grand festin : du comté affiné 24 mois, du vin jaune, des morilles, tout ce que la région a de meilleur à offrir. Nous voulons que ce repas soit le ciment de nos deux familles. Arnaud passe beaucoup de temps au téléphone avec sa mère pour coordonner l'arrivée de son père. On sent, à travers ses récits, que le vieil homme est à la fois curieux et intimidé, une réaction qui nous touche beaucoup.
Le matin même de l'arrivée de mes parents, le stress atteint son paroxysme. Je vérifie pour la dixième fois si la poussière n'est pas revenue sur le buffet, tandis qu'Arnaud s'occupe de préparer le feu dans le poêle pour que la maison soit chaleureuse dès leur entrée. Osiris, sentant l'agitation, tourne en rond en remuant la queue, prêt à accueillir de nouveaux partenaires de jeu.
— Tout est prêt, Jules, me lance Arnaud en me prenant par les épaules pour me calmer. Respire. On est chez nous, on s'aime, et c'est tout ce qu'ils ont besoin de voir.
Je ferme les yeux un instant, m'appuyant contre lui. Il a raison. Ces murs ont été témoins de notre combat, de nos doutes, de notre passion et de notre victoire. Ils sont désormais prêts à abriter la réconciliation. Dans quelques heures, le train s'arrêtera en gare, et notre vie entrera dans une nouvelle dimension : celle de la normalité, enfin. Nous sortons de la maison, verrouillons la porte, et montons dans la voiture, main dans la main, prêts à aller chercher mon passé pour l'inviter dans mon futur.
Le jour tant attendu est enfin là, drapé dans un manteau de givre qui fait scintiller les sapins environnants comme des milliers de diamants bruts. La maison est impeccable, baignée par une lumière d'hiver d'une pureté absolue qui traverse les vitres et souligne chaque détail de notre intérieur. L'air, pourtant, est saturé d'une électricité nouvelle, un mélange de hâte et d'appréhension. C'est le stress des grands tournants, celui où le passé vient enfin s'attabler avec le présent.
Dans la chambre, l'agitation est à son comble. Je dois partir seul pour la gare de Lons-le-Saunier afin de récupérer mes parents, et chaque minute compte car le trajet n'est pas court. Arnaud est debout devant l'armoire ouverte, hésitant sur sa tenue pour cette première rencontre cruciale. Il est simplement vêtu de son boxer noir, la peau encore moite et chaude de la douche. Ses muscles sont dessinés avec une précision chirurgicale par la lumière crue de la matinée. En le voyant ainsi, si beau, si solide et pourtant si vulnérable dans son indécision, une pulsion irrépressible m'envahit. Le pacte de "sagesse" et de chasteté que nous avons signé pour le week-end, par peur d'être entendus par mes parents dans la chambre d'à côté, pèse soudainement sur mes épaules comme un fardeau absurde.
Je m'approche doucement par-derrière, mes pas étouffés par le tapis épais. Je plaque mon torse contre son dos, sentant la chaleur qui se dégage de ses épaules larges. Je dépose un baiser brûlant entre ses omoplates, là où la peau est la plus douce. Mes mains glissent vers l'avant, contournant ses hanches pour venir caresser sa poitrine musclée. Mes pouces jouent avec ses tétons qui durcissent instantanément sous l'effet du contraste entre la fraîcheur de la chambre et la chaleur de mes mains.
— Jules, murmure-t-il d'une voix rauque, on n'a plus beaucoup de temps. Ton train arrive bientôt.
Je ne réponds pas. Ma main descend plus bas, glissant sous l'élastique de son boxer pour attraper sa queue qui réagit violemment à mon contact. Je la serre fermement, sentant le sang y affluer en vagues puissantes.
— Je ne pourrai pas attendre trois jours, Arnaud, soufflé-je contre son oreille en mordillant son lobe. C'est maintenant ou jamais. Une fois qu'ils seront là, on sera sous surveillance. Je te veux maintenant.
Arnaud lâche un long soupir, une reddition totale. Il se retourne, ses yeux brûlant d'une lueur sombre et sauvage. Il baisse son boxer d'un geste sec et me regarde.
— Ok, fais-toi plaisir. Mais dépêche-toi, Jules...
Je me laisse glisser à genoux sur le parquet. Face à moi, sa queue est dressée, magnifique, veineuse et déjà palpitante de désir. Je commence par le regarder droit dans les yeux, ancrant mon regard dans le sien pour lui montrer ma dévotion. Je l'entoure de mes mains, le branlant doucement pour faire monter la tension. Puis, je me penche pour lécher ses couilles. Je les prends une à une dans ma bouche, les gobant avec soin, tout en remontant une main pour pincer ses tétons, ce qui le fait tressaillir. Arnaud se mord la lèvre, la tête basculée en arrière, et un premier gémissement sourd s'échappe de sa gorge.
— Putain, Jules… c'est tellement bon… vas-y, continue…
Je prends alors sa queue en bouche. Je l'entoure de mes lèvres et commence à le sucer avec une ferveur que je n'ai jamais ressentie. Elle est dure comme du bois, chaude et massive. Pour la première fois, je tente de l'accueillir totalement, de la prendre en fond de gorge. Je n'y arrive pas complètement à cause de sa taille imposante, ce qui me fait buter et provoque un petit bruit d'étouffement. Arnaud râle de plaisir en sentant mes efforts désespérés.
— Oui, comme ça… encore…
Il saisit alors ma tête fermement entre ses mains, ses doigts s'enfonçant dans mes cheveux pour guider mes mouvements. Il commence ses propres va-et-vient, rythmés et profonds, dans ma bouche. Le contact est charnel, presque violent. À chaque poussée, ses couilles viennent taper contre mon menton avec un rythme métronomique. Pendant presque un quart d'heure, la chambre n'existe plus. Je le suce en malaxant ses couilles, sentant qu'elles se contractaient de plus en plus.
Arnaud respire par saccades, son corps tendu comme un arc.
— Jules… je suis sur le point de… je vais jouir…
Il ne peut finir sa phrase. Dans un dernier effort, j'ouvre ma gorge au maximum et réussis enfin à le prendre à fond. L'explosion est instantanée. Arnaud se cambre, ses doigts se crispant sur mon crâne, et il se déverse en moi. Une quantité de sperme énorme m'envahit, une onde de chaleur amère et puissante, tandis qu'il râle de plaisir, un cri de jouissance pure qui le laisse totalement KO, pris de spasmes musculaires.
J'essaie de tout avaler pour ne rien perdre de lui, mais l'abondance est telle qu'un filet de nacre reste sur le coin de mes lèvres. Arnaud, encore pantelant, me relève et m'embrasse goulument. Il goûte son propre sperme dans ce baiser passionné où nos langues s'enroulent avec une fougue incroyable. Je me penche une dernière fois pour reprendre sa queue en bouche, la nettoyant avec amour.
— J'y vais, à tout à l'heure, lui dis-je en me relevant.
Il m'attrape le bras, m'enlace avec force et m'embrasse une dernière fois.
— Je t'aime, à tout à l'heure, Jules.
— Je t'aime aussi.
Je quitte la maison en hâte. Le trajet jusqu'à la gare de Lons-le-Saunier me paraît interminable. Quand j'arrive enfin, mes parents sont déjà sur le trottoir, leurs valises à leurs pieds.
— Jules ! s'exclame ma mère. On attend depuis quinze minutes ! On a cru qu'il t'était arrivé quelque chose !
— Je suis vraiment désolé, mentis-je avec un sourire penaud. Un petit imprévu de dernière minute avec le chien, j'ai dû m'assurer que tout allait bien.
Pendant que je charge le coffre, j'envoie un SMS rapide à Arnaud : "On est en route. À tout de suite. Je t'aime."
Le retour est un flot de paroles. Mes parents s'émerveillent des paysages jurassiens. Arrivés devant la maison, mon cœur s'emballe. Arnaud est là, debout sur le perron, nous attendant avec une prestance magnifique.
Je gare la voiture. Arnaud s'avance. Il tend la main vers mon père pour une présentation formelle, un peu intimidé. Mais mon père ignore sa main. D'un geste franc, il l'attrape et le serre dans ses bras, une étreinte d'homme à homme, solide et sincère.
— Bienvenue dans la famille, Arnaud, dit mon père. Merci de t'occuper de mon fils.
Sur le côté, ma mère les regarde faire, les larmes aux yeux, un sourire de pur bonheur aux lèvres. Tout est enfin à sa place.
Fin du chapitre 13.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 14
22 minutes
14
0
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ nusab26 Mélanie et ses envies de grossesse XSTORY
Mélanie et ses envies de grossesse
Chapitre 3
Par nusab26
15
2
6.1k
Hétéro
✦ tounet777 Runway à contre-courant XSTORY
Runway à contre-courant
Chapitre 36
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ tounet777 Le nouveau voisin de palier XSTORY
Le nouveau voisin de palier
Chapitre 6
Par tounet777
43
2
5.6k
Gays
✦ tounet777 Le prix de la victoire XSTORY
Le prix de la victoire
Chapitre 8
Par tounet777
0
0
5
Gays
✦ tounet777 Runway à contre-courant XSTORY
Runway à contre-courant
Chapitre 38
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 Il a ses yeux XSTORY
Il a ses yeux
Chapitre 7
Par tounet777
30
7
2.4k
Gays
✦ tounet777 Le prix de la victoire XSTORY
Le prix de la victoire
Chapitre 13
Par tounet777
0
0
4
Gays
✦ tounet777 Entre les lignes XSTORY
Entre les lignes
Chapitre 11
Par tounet777
0
0
3
Gays
✦ tounet777 Le mariage de ma petite sœur Julie XSTORY
Le mariage de ma petite sœur Julie
Chapitre 12
Par tounet777
0
0
4
Gays

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio