Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ex de la même fille — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ex de la même fille
Chapitre 4
Chapitre 4
Le silence de la chambre est maintenant saturé par le bruit de nos souffles courts. On est là, nus l'un contre l'autre, et pourtant il reste cette dernière barrière de tissu, ce dernier rempart avant l'inconnu total. Je sens le cœur d'Arnaud cogner contre mon torse, un tambour sauvage qui résonne en moi.
Arnaud se redresse légèrement, ses mains glissant sur mes hanches. Ses doigts s'insèrent sous l'élastique de mon boxer. Il s'arrête une seconde, ses yeux plongeant dans les miens.
— Jules... t'es prêt ?
— Plus que jamais, je souffle.
— Plus que jamais, je souffle.
Il tire doucement le tissu vers le bas. Je fais de même pour lui. Dans un mouvement presque synchrone, on se débarrasse de nos derniers vêtements. Quand le tissu tombe, un frisson me parcourt, pas à cause du froid, mais à cause de cette sensation de liberté absolue.
On se regarde. Vraiment. Sans l'ombre de Léa, sans la peur du jugement. Arnaud est magnifique. Son sexe est fier, dressé, une belle pièce de chair chaude qui bat au rythme de ses veines. Il possède une toison bien entretenue, une forêt sombre et taillée qui encadre sa virilité et contraste avec le grain de sa peau. Ses bourses sont lourdes, pleines, promettant une intensité que je n'ai jamais connue. De mon côté, je suis rasé de près, la peau parfaitement lisse et claire, laissant apparaître chaque veine de mon sexe tout aussi impatient, dont le gland déjà perlé de désir brille sous la lampe de chevet.
Il sourit, un sourire carnassier mais d'une tendresse infinie.
— On est pas mal, tous les deux, non ?
— T'es superbe, Arnaud.
— T'es superbe, Arnaud.
On se rapproche, nos sexes se frôlent, peau contre peau. C'est électrique. On s'embrasse avec une faim nouvelle, nos mains s'égarant partout. Je sens ses doigts explorer mon dos, descendre sur mes fesses, les presser avec force, tandis que mes mains à moi découvrent la courbe de ses hanches et la dureté de son membre qui vient buter contre mon ventre.
Sous la couette, la chaleur est devenue étouffante. On se cherche, on se caresse, nos jambes s'entremêlent. Ses mains descendent vers mon sexe, le saisissent avec une assurance qui me fait gémir. Sa paume est chaude, il entoure ma base et remonte lentement, son pouce massant le sommet de mon gland.
— Putain, Jules... t'es tellement réactif.
— C'est toi, je murmure, le souffle haché. C'est tes mains.
— C'est toi, je murmure, le souffle haché. C'est tes mains.
Il se penche vers mon oreille, son souffle chaud me fait frissonner jusqu'aux orteils.
— Jules... j'ai une envie folle. J'ai envie d'essayer de te sucer. Je veux savoir quel goût t'as.
Mon cœur rate un battement. L'image s'impose à moi, brûlante.
— Et moi alors ? Je veux faire la même chose. J'ai envie de te sentir dans ma bouche, Arnaud.
On n'a pas besoin d'en discuter plus longtemps. On bascule.
On s'installe en 69, une position qui nous semble à la fois étrange et parfaitement naturelle. Son sexe est là, juste devant mes yeux, imposant, vibrant. Je sens l'odeur de sa peau, un mélange de savon, de mâle et de désir pur. Avant de passer à l'acte, on prend le temps. Mes mains entourent ses bourses, je joue avec leur poids, sentant la peau fine se rétracter sous mes caresses. Lui, il fait de même, ses doigts explorant chaque recoin de mon anatomie lisse, s'émerveillant de la taille et de la vigueur de ce qu'il tient.
On s'installe en 69, une position qui nous semble à la fois étrange et parfaitement naturelle. Son sexe est là, juste devant mes yeux, imposant, vibrant. Je sens l'odeur de sa peau, un mélange de savon, de mâle et de désir pur. Avant de passer à l'acte, on prend le temps. Mes mains entourent ses bourses, je joue avec leur poids, sentant la peau fine se rétracter sous mes caresses. Lui, il fait de même, ses doigts explorant chaque recoin de mon anatomie lisse, s'émerveillant de la taille et de la vigueur de ce qu'il tient.
On commence par des baisers. J'embrasse le long de sa verge, déposant des baisers humides sur son gland pourpre. Il répond par des gémissements sourds qui vibrent contre mes cuisses. Puis, doucement, j'ouvre la bouche.
L'entrée en contact est un choc thermique. La chaleur de son sexe dans ma bouche, la texture lisse de son gland contre ma langue... c'est divin. Je l'entoure de mes lèvres, aspirant doucement d'abord, découvrant le relief de ses veines. De mon côté, je sens sa bouche s'emparer de moi. Arnaud ne fait pas les choses à moitié. Il m'avale avec une gourmandise qui me fait cambrer le dos. Ses lèvres se serrent sur moi, sa langue travaille ma base, et je perds pied.
— Oh oui... Arnaud... comme ça...
— Mmmhhh...
— Mmmhhh...
Le rythme s'accélère. On ne se contente plus de goûter, on veut tout. Je descends plus profondément, ma gorge accueillant sa virilité, tandis que ses mains agrippent mes fesses pour m'attirer plus près. Le bruit des succions remplit la chambre, mêlé aux souffles courts et aux grognements de plaisir. C'est brut, c'est sincère, c'est nous. Ses mains parcourent mon dos, mes fesses, cherchant un ancrage alors que le plaisir monte en flèche.
Le plaisir devient une douleur délicieuse, une tension insupportable à la base de mon ventre. Je sens Arnaud arriver au même point. Ses mouvements deviennent plus saccadés, ses gémissements plus rauques dans ma bouche.
— Jules... je vais... je vais pas tenir...
— Moi non plus... fais-le... lâche tout...
— Moi non plus... fais-le... lâche tout...
On se redresse brusquement, le souffle court, les visages rouges de désir. On se regarde une dernière seconde, les mains toujours accrochées à nos sexes respectifs, les branlant avec une frénésie finale.
D'un coup, c'est l'explosion. Une première gerbe de plaisir jaillit de moi, chaude et épaisse, venant s'écraser sur le torse musclé d'Arnaud. Il répond instantanément, son corps se cambrant, expulsant son propre plaisir en jets puissants qui viennent maculer mon propre torse. On reste là, pantelants, à regarder nos fluides se mélanger sur nos peaux, brillant sous la lumière. C'est fort, c'est libérateur, c'est le sceau final de notre complicité.
On se jette l'un sur l'autre, s'embrassant avec une force renouvelée, nos bouches ayant encore le goût l'un de l'autre. C'est un baiser de victoire, un baiser qui dit "on l'a fait, et c'était incroyable".
On finit par s'allonger l'un contre l'autre, la couette remontée sur nos corps encore humides. Arnaud passe sa main dans mes cheveux, me massant le cuir chevelu avec une tendresse infinie. Ma tête repose sur son torse, là où son cœur commence enfin à ralentir.
— Putain... murmure-t-il, la voix cassée. C'était... j'ai pas les mots.
— Moi non plus. J'aurais jamais cru que ce serait aussi... intense.
— Tu as aimé ? me demande-t-il en embrassant le haut de mon crâne.
— J'ai adoré. Chaque seconde. Et toi ?
— Pareil. C'était la meilleure décision de ma vie de venir te voir au PMU.
— Moi non plus. J'aurais jamais cru que ce serait aussi... intense.
— Tu as aimé ? me demande-t-il en embrassant le haut de mon crâne.
— J'ai adoré. Chaque seconde. Et toi ?
— Pareil. C'était la meilleure décision de ma vie de venir te voir au PMU.
On reste là, dans le silence de la nuit jurassienne, deux rescapés d'une vie toxique qui viennent de trouver leur port d'attache.
Il est à peine 20 h. Malgré l'épuisement délicieux de notre premier échange, l'adrénaline et la découverte nous maintiennent, Arnaud et moi, dans un état d'éveil électrique. Le temps semble s'être arrêté à la lisière du village, mais dans ma chambre, la tension est loin de s'être apaisée.
Arnaud se redresse contre les oreillers, cherchant son téléphone du bout des doigts dans la pénombre. Son torse luit encore légèrement sous la petite lampe de chevet.
— Je dois appeler ma voisine, murmure-t-il, la voix basse. Elle garde mon chien, et avec ce qui tombe, elle doit se demander si je suis resté planté dans un fossé.
Il lance l'appel. Sa voix change, devient plus posée, plus "sociale", ce qui crée un contraste étrange avec sa nudité et la scène qui vient de se dérouler entre nous.
— Oui, bonsoir... Non, c'est Arnaud. Écoutez, c'est impossible de reprendre la route, la Jeep ne passera pas les cols. Je reste dormir chez un... chez un ami à Orgelet. Est-ce que ça va pour le chien ?... Super. Je reviens demain sans faute dès que le chasse-neige est passé. Merci encore.
Il raccroche et soupire, ses épaules se relâchant. Moi, je n'ai pas quitté mon poste : ma tête est toujours posée sur son pectoral. Je lève les yeux vers lui tout en le caressant. Ma main trace des cercles lents dans ses poils bruns et bien entretenus.
— Demain matin, si les routes sont dégagées, va le chercher et reviens ici, je lui souffle doucement. Ne le laisse pas là-bas plus que nécessaire, et je n'ai pas envie que tu restes seul à Clairvaux.
Arnaud pose sa main sur ma nuque, ses doigts s'enfonçant dans mes cheveux courts.
— Tu es sûr ? Je ne veux pas m'imposer.
Je glisse ma main plus bas, dépassant sa ceinture abdominale pour effleurer mon propre sexe qui, malgré l'éjaculation récente, pointe à nouveau vers le plafond.
— Je bande toujours, Arnaud, je lui dis. J'ai l'impression que je pourrais passer la nuit entière comme ça.
Arnaud baisse le regard sur mon anatomie lisse. Son propre membre, encore marqué par les traces de notre plaisir, tressaille et se redresse avec une vigueur renouvelée.
— J'y suis pour rien, champion... C'est la situation. C'est toi. J'ai une envie de toi que je n'arrive pas à éteindre.
Il marque une pause, son regard devenant plus sombre, plus brûlant.
— Si tu en as envie, bien sûr ?
Pour toute réponse, je tourne la tête vers lui, je me redresse d'un coup et je plaque mes lèvres contre les siennes. Je lui mords la lèvre inférieure, juste assez fort pour faire monter une pointe de douleur excitante.
— T'as des capotes ? Et... du lubrifiant ? me demande Arnaud, le souffle déjà court.
Je saute hors du lit, ma peau blanche et glabre brillant sous la lampe.
— Dans la salle de bain. J'en ai pour une seconde.
— Dépêche-toi ! me lance Arnaud.
— Dépêche-toi ! me lance Arnaud.
Je le vois qui me regarde m'éloigner, fasciné par la courbe de mes fesses. Je reviens en courant et je pose le tout sur le lit.
Je suis encore debout à côté du matelas quand Arnaud m'attrape le bras et me tire vers lui. Il me fait basculer sur le drap et me surplombe, ses yeux cherchant les miens.
Je suis encore debout à côté du matelas quand Arnaud m'attrape le bras et me tire vers lui. Il me fait basculer sur le drap et me surplombe, ses yeux cherchant les miens.
— Promis, je vais bien te préparer. On va y aller tout doucement, Jules. Je ne veux pas te faire de mal.
Arnaud commence par m'embrasser, une main voyageant entre mes cuisses. Il dépose des baisers sur mon cou, mes clavicules, puis descend vers mon ventre lisse. Il s'installe entre mes jambes et commence à me lécher. Pas le sexe cette fois, mais l'entrée de mon intimité. Je sursaute, mes mains se crispent dans les draps.
— Arnaud... c'est...
— Chut... Laisse-moi faire.
— Chut... Laisse-moi faire.
Sa langue est experte, chaude. Il prépare le terrain avec une patience infinie, m'humidifiant longuement avant d'y glisser un doigt généreusement enduit de lubrifiant. Je lâche un gémissement aigu, mon corps se tendant comme un arc.
— Ça va ? murmure Arnaud en relevant la tête.
— Oui... c'est juste... c'est nouveau.
— Oui... c'est juste... c'est nouveau.
Arnaud ajoute un deuxième doigt, massant doucement, élargissant le passage avec une lenteur calculée. Il me prépare bien, tout en douceur. Il me regarde sans cesse dans les yeux, cherchant chaque signe de tension pour l'apaiser d'un baiser ou d'une parole tendre.
Quand il sent que je suis enfin détendu, Arnaud déchire une pochette, enfile la protection et se place. Il écarte mes jambes, les ramenant sur ses épaules pour ouvrir l'angle au maximum.
— Regarde-moi, Jules.
Il pousse doucement. Je ferme les yeux, une grimace de douleur traversant mon visage. Je suis étroit, et la sensation de plénitude est presque trop forte au début.
— Respire... Tout va bien, murmure-t-il en capturant ma bouche pour étouffer mes plaintes et me donner son souffle.
Arnaud s'arrête, me laissant m'habituer à sa taille. Puis, centimètre par centimètre, il s'enfonce totalement. Je lâche un long soupir, mes mains agrippant ses épaules musclées. La douleur finit par refluer, remplacée par une chaleur sourde, puis par une onde de choc électrique à chaque mouvement qu'il entame.
Arnaud commence à bouger. D'abord avec une lenteur de métronome, cherchant l'angle parfait. À chaque va-et-vient, nos sexes se frottent l'un contre l'autre, augmentant la stimulation. Je commence à gémir, des sons plus graves, plus assurés.
— Oh putain... Arnaud... plus fort...
Arnaud change de position, me fait basculer sur le côté, une jambe en l'air. Il me pénètre par l'arrière, une main sur ma hanche, l'autre cherchant ma main pour entrelacer nos doigts. Le bruit de la chair qui s'entrechoque rythme le sifflement du vent dehors. C'est animal et pourtant d'une tendresse infinie. Il cherche constamment mon regard et ma bouche pour m'embrasser.
Mes gémissements se transforment en cris étouffés. Le plaisir est devenu si intense que j'en ai presque le vertige. Arnaud sent mes muscles se contracter autour de lui, signe que la fin est proche.
Il accélère, ses coups deviennent plus profonds, plus rudes. Je me cambre, ma tête bascule en arrière, mes yeux se révulsent de plaisir. Je sens le point de non-retour arriver.
Arnaud lâche un grognement rauque, sa semence venant heurter la paroi de latex dans une série de spasmes violents que je sens au plus profond de moi. Moi, stimulé par la force de ses assauts et par ma propre main qui travaille mon sexe rasé, j'explose au même moment. Le jet est puissant, il recouvre mon propre ventre et remonte jusqu'à mon torse.
Arnaud lâche un grognement rauque, sa semence venant heurter la paroi de latex dans une série de spasmes violents que je sens au plus profond de moi. Moi, stimulé par la force de ses assauts et par ma propre main qui travaille mon sexe rasé, j'explose au même moment. Le jet est puissant, il recouvre mon propre ventre et remonte jusqu'à mon torse.
Nous nous effondrons l'un sur l'autre, trempés de sueur, le souffle court. Arnaud retire doucement la protection et s'allonge à mes côtés, me tirant contre lui. Je pose ma tête sur son torse, écoutant le galop de son cœur qui se calme peu à peu. Il me caresse la tête, déposant des baisers sur mon front.
— Tu vas bien ? me demande Arnaud, la voix éteinte.
— Je suis au paradis, Arnaud. J'ai eu un peu mal au début, c'est vrai... mais après... j'ai jamais ressenti un truc pareil. C'était tellement fort.
— J'ai adoré te voir comme ça, me confie-t-il. Te sentir... On est bien, non ?
— On est parfaits.
— Je suis au paradis, Arnaud. J'ai eu un peu mal au début, c'est vrai... mais après... j'ai jamais ressenti un truc pareil. C'était tellement fort.
— J'ai adoré te voir comme ça, me confie-t-il. Te sentir... On est bien, non ?
— On est parfaits.
Je reste la tête sur son torse, savourant sa caresse sur mes cheveux. Nous discutons de ce qui vient de se passer, de ce que nous avons ressenti. On se dit qu'on a vraiment aimé ça. Pour deux hommes qui ne pensaient qu'à fuir une ex toxique, nous venons de trouver la plus belle des raisons de rester.
Il n'est pas encore si tard, et malgré l'effort, l'électricité qui circule entre nous ne semble pas vouloir redescendre. L'adrénaline de cette double découverte nous tient éveillés, vibrants. Un besoin de calme, ou peut-être juste d'une pause avant le prochain round, se fait sentir.
— Une clope ? je demande, la voix encore un peu brisée.
— Oh que oui, souffle Arnaud.
— Oh que oui, souffle Arnaud.
On ne prend même pas la peine de se rhabiller. Je saisis la couette épaisse sur le lit et on s'enroule dedans comme on peut, formant un cocon de coton blanc. On traverse le couloir, épaule contre épaule, nos peaux nues se frôlant sous le tissu. J'ouvre la fenêtre de la cuisine. L'air glacial du Jura s'engouffre instantanément, créant un contraste violent avec la chaleur de nos corps.
Je pose le cendrier sur le rebord. On s'appuie contre le plan de travail, serrés l'un contre l'autre pour ne pas geler. La neige tombe toujours en silence dehors, éclairée par la lumière de la cuisine. On allume nos cigarettes. De temps en temps, Arnaud glisse sa main sous la couette et vient me caresser les fesses, un geste lent, possessif, ses doigts pressant ma peau lisse avec une tendresse un peu brute.
Je le regarde avec un sourire en coin, incapable de masquer ce qui me traverse l'esprit.
— C'est quoi ce sourire, champion ? me demande-t-il, un sourcil levé, la fumée s'échappant de ses lèvres.
— J'ai envie de te prendre, moi aussi, je lui lâche sans détour.
— J'ai envie de te prendre, moi aussi, je lui lâche sans détour.
Arnaud ne se dégonfle pas. Il lâche un petit rire rauque et, d'un mouvement fluide, il vient coller ses fesses contre mon entrejambe. Je sens immédiatement mon sexe qui recommence à durcir contre lui, cherchant le contact.
— Putain, mais tu bandes déjà, mon cochon, murmure-t-il en appuyant davantage son bassin contre mon érection.
On finit nos cigarettes rapidement, les mains un peu tremblantes à cause du froid et de l'excitation qui remonte en flèche. Je referme la fenêtre, puis je file au salon pour remettre deux bûches dans le poêle. Le craquement du bois sec qui s'enflamme résonne dans la maison silencieuse.
— T'as soif ? je demande en revenant vers lui.
— Soif de toi, surtout... mais un peu d'eau fera l'affaire pour commencer.
— Soif de toi, surtout... mais un peu d'eau fera l'affaire pour commencer.
Il sourit, ce sourire qui me rend dingue. Après avoir bu quelques gorgées d'eau fraîche, l'ambiance change radicalement. Le temps des préliminaires timides est fini. C'est moi qui l'attrape par le bras, le tirant vers la chambre. Arrivés près du matelas, je le pousse d'un coup sec. Il bascule sur le dos, ses jambes pendantes sur le bord du lit, son corps bien entretenu s'offrant à moi.
Je m'installe entre ses jambes, je saisis le lubrifiant et je commence à le préparer. Contrairement à moi tout à l'heure, il semble déjà prêt, son corps réclamant le contact. Je prends le temps de le masser, d'écarter doucement ses cuisses. Mes doigts explorent son intimité avec une douceur méticuleuse, cherchant à lui offrir le même confort qu'il m'a donné.
— Jules... c'est bon, murmure-t-il en basculant la tête en arrière, les mains agrippées aux draps.
Je déchire une nouvelle pochette, j'enfile la capote avec des gestes un peu fébriles. Je me place face à lui, je sens le bout de mon sexe glisser contre l'entrée de son corps. Je pousse lentement, sentant la résistance de ses muscles qui s'ouvrent pour m'accueillir.
— Oh putain... Jules...
Je m'arrête un instant, savourant la sensation de chaleur qui enveloppe mon membre. Je plonge mes yeux dans les siens, cherchant son accord.
— Ça va ? je souffle.
— Vas-y plus fort, Jules... C'est bon. N'hésite pas, j'ai envie de te sentir vraiment.
— Vas-y plus fort, Jules... C'est bon. N'hésite pas, j'ai envie de te sentir vraiment.
J'obéis. Je saisis ses hanches fermement, mes pouces s'enfonçant dans sa chair, et je commence à percuter son corps avec une force croissante. Le bruit de nos peaux qui se frappent est le seul son dans la pièce. Arnaud gémit fort, ses jambes se refermant sur mon dos pour m'ancrer contre lui.
C'est différent de tout à l'heure. C'est plus brut, plus impérieux. Je vois ses abdos se contracter à chaque coup que je lui porte. Ses mains remontent sur mon torse, griffant légèrement ma peau. Je cherche sa bouche, je l'embrasse avec sauvagerie tandis que mes hanches impriment un rythme effréné.
— Oui... comme ça... plus profond... halète-t-il entre deux baisers.
Je change d'angle, je soulève ses jambes plus haut encore. Je vois son sexe, son propre désir qui bat contre son ventre à chaque va-et-vient. Je sens mon propre plaisir qui monte, une décharge qui part de mes reins et envahit toute ma colonne vertébrale. Je n'essaie plus de me retenir.
Les gémissements d'Arnaud deviennent des râles de pur plaisir. Il se cambre, ses yeux se ferment, son visage se crispe dans une expression de jouissance totale. Je sens les parois de son corps se resserrer autour de moi, m'appelant vers la fin.
Dans une poussée finale, je m'enfonce au plus profond de lui. Je lâche un cri que je ne reconnais pas, mon corps secoué par des spasmes incontrôlables alors que je décharge ma semence dans la capote. Quelques secondes plus tard, Arnaud explose à son tour, sans même se toucher, simplement sous la force de nos corps unis. Son plaisir jaillit, recouvrant son torse et le mien, une signature brûlante de cette seconde union.
On reste ainsi, soudés, mon poids sur lui, nos poitrines se soulevant violemment au rythme de nos cœurs qui battent à l'unisson. On est trempés de sueur, malgré le froid qui règne au dehors.
Je me dégage doucement et je m'allonge contre lui, épuisé mais comblé. Arnaud passe son bras sous ma nuque et m'attire contre son épaule. Il caresse mes cheveux avec une lenteur infinie.
— Tu m'as achevé, champion, murmure-t-il avec un petit rire essoufflé.
— C'est toi qui l'as demandé.
— C'est toi qui l'as demandé.
On reste là, dans la pénombre, à discuter de l'incroyable intensité de ce qu'on vient de vivre. On réalise qu'on a aimé chaque seconde, chaque sensation. La nuit est encore longue, mais pour l'instant, le monde s'arrête ici, dans cette chambre chauffée par notre désir.
Fin du chapitre 4.
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