00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ AlexisPC Le jour où je me suis retrouvé ! XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le jour où je me suis retrouvé ! — Chapitre 6 · J'ai glissé, chef !

18 minutes
6k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de AlexisPC
AlexisPC
Histoires publiées
151
Abonnés
609
J'aime cumulés
34.8k

Le jour où je me suis retrouvé !

Chapitre 6 · J'ai glissé, chef !

En regardant la salle autour de moi, la plupart des groupes nous ignoraient royalement, se concentrant sur des retrouvailles joyeuses et affectueuses entre copains de fac qui s'étaient un peu perdus de vue avec les aléas de la vie professionnelle et familiale.
Cependant, je présentais que l'attaque du trio d'hommes envers ma compagne n'allait pas rester sans suite. Elle était trop belle et trop “solaire” pour qu'une nuée de “lunes” ne viennent s'enquérir de sa présence à mon bras.
Je ne me trompais pas. La psychologie humaine est, finalement, si simple lorsque l'on sait à qui on a affaire.
Abigaïl, Suzanne et Rebecca fondirent sur moi telles des vautours sur une charogne. Je souris intérieurement de leur prévisibilité.
— Comment as-tu fait, Marcus ?
— Fais quoi, Abigaïl ?
— Comment as-tu pu convaincre une femme pareille de t'accompagner ce soir ? Tu la paies, c'est cela ?
Je restais stupéfait par cette attaque. Je n'avais même pas pensé qu'il serait possible que l'on envisage cela de ma part. Mais j'oubliais que le “paraître” n'avait aucune limite pour certaines personnes qui l'avait élevé en religion.
Il était tellement évident qu'un microbe comme moi n'aurait jamais pu séduire une femme comme Isabella. Dans leur réalité, c'était juste impossible.
Comment un homme de ma stature, sans titre ronflant, sans article dans la presse financière ou économique, sans fortune visible aurait-il pu s'afficher avec une telle femme si ce n'est en la payant.
— Tu as une si piètre opinion de moi ? Demandé-je, poussant le jeu le plus loin possible.
Elle me fixa un instant et je crus qu'elle allait enfin prendre conscience de la situation.
Mais les vœux pieux le sont souvent et le restent.
Elle sourit avec dédain avant de tourner les talons, certaine d'avoir vié juste, et de s'éloigner en compagnie de ses amies avec toute la fierté dont elle était capable en disant assez haut pour que les groupes autour de nous entendent ce fameux mot :
— Pitoyable. Pauvre mec !
C'est à cet instant que la présidente du conseil se dressa sur l'estrade, la poursuite lumineuse braquée sur elle.
Les applaudissements polis résonnèrent dans la pièce. Je me reculais, instinctivement, derrière une colonne. Puis, à nouveau, je me fis la remarque que je n'étais plus l'agneau sacrifié au loup. Je me maudis, intérieurement, de cette faiblesse.
Je sortis en pleine lumière.
C'est alors qu'Isabella me rejoignit.
— Ton amie Stéphanie est intéressante.
— Ah oui ?
— Oh oui !
— Que veux-tu dire ? Chuchoté-je alors que le discours débutait.
— Je t'en parle après. Mais je suis certain que tu vas adorer.
Je la regardais et je découvris que ses yeux brillaient et ses lèvres s'étiraient en un sourire qu'elle voulait discret, mais qui ne m'échappa pas.
Je me concentrais alors sur le discours prononcé par celle qui, je le savais, me détestait au plus haut point. Probablement plus que tous les autres.
-Mesdames, Messieurs,
Quel honneur de vous revoir en cette soirée dédiée à la promotion la plus...
Le blabla de circonstances venait de commencer. J'en baillais déjà.
Je me dirigeais lentement vers le bar tandis qu'Isabella était restée en place, écoutant le discours d'une oreille parfaitement critique, les yeux plissés de concentration et de rage contenue.
Je la regardais un instant.
Son corps, en mi-obscurité, était un délice de courbes et de délicatesses. Sa poitrine, saillante, se détachait du reste de son corps. Elle était comme une illumination dans un espace noir, une apparition dans un moment de détresse.
Je sentis mon cœur explosé pour elle, à cet instant. Je sus, avec la plus intime des certitudes, qu'elle était celle que j'attendais, celle qui ferait battre mon petit cœur pour le reste du temps qui m'avait été impartis.
Je souris et, me tournant vers le bar, je voulus prendre un verre qui me fut refusé par le barman.
— Désolé, Monsieur. Nous ne servons pas pendant les discours.
— Je souris. Je regardais alors Monsieur Chen qui était debout, de l'autre côté du bar. Je lui fis un petit signe de la tête qu'il comprit. Le service était vraiment impeccable et d'un professionnalisme parfait. J'avais fait le bon choix en acquérant cette société. Chacun de mes tests était couronné de succès.
C'est alors que mon nom résonna contre les arcades de la grande pièce.
Je me retournais pour constater qu'une grande photo de moi, à dix-huit ans, était affichée en grand sur l'immense écran censé passer un diaporama de notre promotion.
Anne Witford n'allait pas laisser passer une occasion, peut-être la dernière de sa vie, de se moquer un peu de moi et de me rabaisser au vu de tous et toutes.
Le trio infernal, qui s'était regroupé, souriait déjà. Le reste de la promotion trouvait, à cet instant, que les nappes des tables ou le contenu de leur verre étaient vraiment d'un intérêt fascinant. Mais je faisais face, seul contre tous. Ce qui, je le vis, déclencha aussi un forme de respect de la part de la majorité de la salle. Mais la tradition était tenace et ces futurs parents auraient besoin de l'accessit de cette femme pour que leur progéniture puisse intégrer aussi cet établissement exceptionnel. Ils se turent donc pendant qu'elle parlait.
Isabella, elle, était blanche de rage. Mais nous avions convenu de la marche à suivre si cela arrivait.
La discussion avait eu lieu hier soir, tandis que nous étions encore dans notre bulle.
— Marcus ! Je ne vais pas te laisser te faire ridiculiser sans réagir.
— C'est pourtant ce que je te demande, mon amour. Je dois affronter cela seul.
— Mais...pourquoi ?
— Parce que si quelqu'un me vient en aide, cela les confortera dans leur opinion sur les personnes qui, comme moi, ne bénéficient d'aucun héritage et ont besoin d'une main secourable pour exister aux yeux des nantis. Je vais leur donner une leçon qu'ils ne pourront jamais oublier.
— J'ai confiance en toi, Marcus. Mais je n'aime pas cela. Non, je n'aime pas !
— Alors, lorsque le moment sera venu, laisse-moi. Ne me rejoins que lorsque je donnerai l'hallali.
— D'accord ! Mais à contrecœur, m'avait-elle dit en se lovant dans mes bras.
— Je sais. C'est pour cela, aussi, que je suis tombé amoureux de toi.
Ainsi, en cet instant, Isabella ne me regarda même pas. Elle avait compris que le moment était arrivé de me laisser faire face. Elle était fixée sur l'image représentant celui qu'elle aimait aujourd'hui alors à l'âge de dix-huit ans, lorsque j'étais encore un peu enrobé, quelques derniers boutons d'acnés sur le visage. Tout était fait pour que je sois tourné en ridicule.
Vous vous souvenez certainement de celui qui nous a été imposé par la volonté d'une politique d'inclusion ? Marcus Stein ! Un étranger à notre culture et à nos principes sociétaux.
A cet instant, une poursuite se positionna directement sur moi.
Comme je l'avais prédit hier, j'étais en pleine lumière.
La suite du discours fut une moquerie en règle de mon physique de l'époque, des aides “nécessaires bien que déplacées” pour obtenir le sésame d'entrée à l'Unis, d'un avenir qui n'avait pas été “à la hauteur des exigences d'un enseignement comme celui que j'avais reçu, ni de celui des universités prestigieuses que j'avais fréquentées, on ne sait pas trop comment, d'ailleurs”...
En gros, j'étais un raté qui avait eu l'insigne honneur de fréquenter les élites sans savoir en tirer le moindre profit.
Le discours, écrit à la hache, aurait assommé n'importe quelle personne normalement constituée. Isabella avait des larmes aux yeux, je les voyais briller depuis ma place.
Quelque chose, en moi, se fissura à cet instant. J'avais encore eu un vague espoir de rédemption de la part de ces personnes.
À présent, toutes les limites ayant été dépassées, plus rien n'allait m'arrêter. J'allais détruire leurs certitudes et leurs ambitions avec la facilité d'une vague contre une château de sable.
Comme par magie, je reçus à cet instant la dernière notification de mon conseiller juridique
Acquisition validée et clôturée. Félicitations Marcus.
Je gardais la tête baissée, fixant le sol tel un homme écrasé par les sarcasmes et les rires qui montaient jusqu'à mes oreilles.
Anne Witford pensa, alors, qu'elle avait atteint son but. Elle termina son discours en me posant une question personnelle
— Alors Marcus ? As-tu enfin compris quelle est ta véritable place ?
Je ne bougeais pas durant quelques secondes, pour laisser à chacun l'occasion “d'admirer' le travail de sape de la Présidente du Conseil.
Puis, ma tête se releva lentement. Elle s'attendait, ainsi que son public, à découvrir un visage ravagé par la honte, la douleur, peut-être même des larmes de rage face à l'humiliation.
Elle recula d'un pas en constatant que je souriais.
Pas un petit sourire. Un sourire carnassier.
J'avais pris le visage qui m'avait permis de construire une société florissante face aux requins de la Tech, le visage d'un patron aux multiples portefeuilles dont les chiffres d'affaires défiaient leurs rêves, le visage de celui qui allait anéantir leurs perspectives.
Puis, j'éclatais de rire.
Pas un petit rire moqueur. Un rire franc, vrai, effrayant.
Ils comprirent alors, tous et toutes, que le scénario parfaitement huilé venait de dérailler.
Ils n'avaient pas encore la moindre idée de ce qui allait leur tomber dessus.
Moi, en revanche, je savais.
Plusieurs semaines avant d'accepter cette invitation et de vivre ce moment délicieux pour mon ego mais ravageur pour le leur, j'étais dans la salle de réunion attenant à mon bureau, en Californie.
Le soleil étincelait au dehors, comme très souvent en cet endroit du globe. La température extérieure était déjà de quatre-vingts sept degrés (ndlr : aux Etats-Unis, cette température en degrés Fahrenheit correspondent environ à trente degrés Celsius). Il allait faire très chaud, à nouveau. Cependant, la climatisation écologique et l'isolation parfaite du bâtiment nous permettraient de travailler sereinement et de finaliser les derniers détails de la prise de contrôle que je comptais mener prochainement et qui annonçait un agrandissement substantiel de ma société d'événementiel.
Celle de Roots and Wings.
Nous étions en train de suivre les préceptes qui étaient les miens : travail, rigueur, respect et exigence. Les vestons étaient tombés, les cravates dénouées et les manches relevées. Les discussions étaient sans fards et sans faux-semblants.
— La situation financière n'est plus aussi florissante qu'auparavant. Les actuels décideurs, de jeunes loups aux dents longues, semblent confondre bénéfices et rétributions.
— Je vois !
— Depuis trois ans, les résultats chutent, pour ne pas dire s'écroulent. Mais cela ne semble pas avoir atteint les oreilles du PDG, Monsieur Chen.
— Comment est-ce possible ?
— Parce qu'ils verrouillent la communication et les chiffres qu'ils lui communiquent. Il semble que, de toute façon, le PDG soit occupé avec d'autres sociétés. Roots and Wings semble, actuellement, le cadet de ses soucis même si c'est par cette société qu'il a débuté. Aujourd'hui, ses projets immobiliers et financiers réclament toute son attention.
— Intéressant !
— Notre prise de contrôle devrait se faire sans trop de problème. Le rendez-vous, avec Monsieur Chen, est maintenu. Mais les actuels dirigeants ne seront pas présents. Tu discuteras directement avec lui de l'avenir.
— Parfait ! Juridiquement, c'est attaquable ?
— Non !
La réponse ferme et claire venait d'être énoncée par mon directeur juridique, celui qui avait suivi l'évolution de ma société depuis sa création. Il en connaissait tous les contrats et tous les rouages puisqu'il en était le rédacteur.
Cela mit fin à la discussion.
J'allais lever la séance lorsque Sam Goodman, ce conseiller juridique et ami, déclara
— Il reste un point dont je dois te parler, Marcus.
— Un problème ?
— Je ne pense pas. Disons un grain de sable que je préfère retirer du mécanisme avant de le lancer.
Sam ne prenait jamais de pincettes avec moi. C'est pour cela que personne ne pourrait jamais le remplacer et c'est pour cela que notre amitié et notre respect mutuel étaient sincères. Cependant, il ne parlait jamais pour ne rien dire. J'avais, donc, intérêt à l'écouter.
— Je t'écoute.
— L'un des directeurs actuels. Tu le connais !
— Je le connais ? Que veux-tu dire ? Qui est-ce ? Un ancien employé peut-être ?
C'est ainsi que j'appris, ce jour chaud sous le soleil de Californie, que l'un des actuels décideurs de la société que j'allais racheter était Michaël Ponti.
L'un des trois hommes qui m'avaient fait vivre les pires années de ma vie. Sam était au courant, c'est pour cela qu'il osait m'en parler.
Le Destin, parfois, se montre farceur.
— Que comptes-tu faire, Marcus ?
Je réfléchis un instant et répondis
— Rien.
— Rien ?
— Comme je l'ai dit, j'analyserai en profondeur les résultats et je prendrai une décision avec le conseil d'administration. Je ne vais pas laisser mes sentiments personnels interférer avec les affaires.
— Toujours dans la légalité, n'est-ce pas ? Sourit Sam.
— C'est ce qui est le plus amusant, tu ne penses pas ?
Je ne pouvais, de toute façon, plus arrêter la machine. Roots and Wings serait à moi dans quelques semaines à partir de cet instant. Car je n'avais pas l'intention de prendre un participation majoritaire mais de m'emparer de l'ensemble des actions de la société pour la mettre à l'abri des rapaces. Je n'avais pas revu Michaël depuis que j'avais quitté l'Unis. Je voulais penser qu'aujourd'hui il se serait assagi et qu'il aurait changé.
Mais ce soir, face à lui, dans cette grande salle qui m'appartenait, je souris et mon rire résonna contre les arcades.
Je tournais les talons et me dirigeait vers ma table. Isabella me suivit et me sourit. Le dernier piège était tendu.
Anne fit alors un signe à Michaël qui se dirigea vers elle avec la certitude d'être le représentant légitime du propriétaire de la salle qui nous abritait. Il fit un signe vers son patron, Monsieur Chen qui, sur les recommandations qu'il avait reçu lors de la signature du contrat, ne broncha pas.
Michaël, certain de sa victoire, prit à son tour le micro et, avec une solennité et une imprudence folle, déclara, face au monde
— Sécurité ! Veuillez escorter Monsieur Stein à l'extérieur et lui signifier toute notre...gratitude pour son déplacement inutile à cette soirée. Sa compagne peut rester si elle souhaite évoluer encore dans ce que la société fait de mieux.
Je ris, à nouveau, face à l'outrecuidance de ce rustre.
Isabella, devenue le centre d'attention de la pièce, se figea. Tout comme l'épouse de Michaël...l'insulte était, pour cette dernière, évidente.
Décidément, cet homme avait toutes les qualités. Je regardais Monsieur Chen qui semblait sur le point d'imploser. Un homme de cette qualité, de son âge et de son éducation ne pouvait se retenir face à un tel comportement. Je le vis faire un effort surhumain pour rester calme et à sa place. J'adorais cet homme à cet instant.
Mais alors que Michaël, certain de son charme, pensait qu'elle allait tomber en pamoison face à son charisme, elle fit un geste que personne n'avait vu venir, même pas moi.
Elle prit sa coupe de champagne, se dirigea vers Michaël qui semblait ravi de la voir s'approcher, et, au dernier moment, lui jeta son verre à la figure.
— Vous n'êtes qu'un petit coq prétentieux et sans intérêt. Je plains votre femme d'avoir à côtoyer chaque jour un rustre de votre espèce. Vous me donnez envie de vomir. Ne m'adressez plus jamais la parole.
Le silence qui suivit fut un grand moment de la soirée.
En revenant à mes côtés, ses talons claquant comme un fouet sur le sol, Isabella me murmura
— Désolée ! Mais là, je n'en pouvais plus.
Stéphanie se positionna à ses côtés et lui murmura à son tour
— Depuis le temps que je l'attendais, ce geste. Tu es, décidemment, parfaite, Isabella. Je sens que je ne vais plus te quitter.
Les deux femmes se regardèrent et leur sourire commun fut ma plus belle récompense.
Cependant, la pièce ne faisait que commencer.
L'épouse de Michaël, affublée de ses deux cerbères, se déchaîna alors à cet instant.
— Comment oses-tu agresser mon mari ? Il vaut mille fois celui que tu défends. Pour qui te prends-tu alors que tu n'es qu'une escort ?
Isabella se contenta de se resservir un verre.
Ce geste eut pour conséquence de faire reculer les trois furies. Elles savaient, à présent, ce dont était capable ma compagne une fois armée d'une flûte à champagne.
— Une "escort" ? Vraiment ? Quelle idiote ! Répondit-elle, hautaine et avec un tel mépris qu'il aurait pu être coupé au couteau.   
C'est l'instant que choisit Mark pour apparaître, flanqué de deux gardes aussi imposants que lui.
— Veuillez escorter ces personnes manu militari ! S'écria Anne Witford.
— De qui parlez-vous, Madame ? Demanda-t-il.
— De l'homme et de la femme juste à vos côtés. Ils viennent d'agresser un invité d'honneur, propriétaire de la salle.
Sans se départir de son regard professionnel, il balaya la pièce à la recherche de l'homme dont elle parlait.
Puis, dans un silence de cathédrale, il prononça
— Le seul propriétaire que je connaisse est Monsieur Chen. Et, par extension, le propriétaire de la société Roots and Wings.
— C'est du pareil au même, sombre idiot ! Hurla Michaël, fou de rage et qui reprenait ses esprits après l'humiliante douche qu'il avait subi. Monsieur Chen est le propriétaire de cette société.
— Bien sûr que non ! Sourit Mark.
— De quoi parlez-vous ?
— Le propriétaire de Roots and Wings, c'est Monsieur Stein !
C'est à cet instant que plusieurs téléphones émirent un bip sonore, indiquant une alarme. Le timing de Sam était parfait.
Plusieurs personnes regardèrent, par réflexes, leur écran. Mais c'est la tête de Michaël qui valait de l'or
“ Roots and Wings rachetée par Art Entertainment”.
Mes sociétés dorénavant.
— Quoi ? Mais...Monsieur Chen ?
— J'ai vendu la totalité de mes actifs dans la société R&W. Monsieur Stein m'a fait une proposition que je ne pouvais refuser.
— Vous avez...QUOI ???
Michaël, Anne, Suzanne, Abigaïl, et toutes les personnes présentes dans la pièce me regardèrent alors différemment.
Je souris à nouveau.
Je me fendis d'une réplique en français datant de mon enfance et dont il n'aurait pas la référence mais qui me fit mourir de rire au moment où je la prononçais :
— Oops, j'ai glissé, chef !
En riant, je m'approchais de la scène et, ne m'adressant qu'à Anne Witford, je lui dis juste pour elle
— Vous n'avez même pas idée de qui vous venez de tenter de vous moquer en public. Mon nom est Marcus Stein. Vous ne l'oublierez jamais plus car je peux faire de votre monde un endroit à côté duquel l'Enfer est une plage paradisiaque. Alors retenez ce nom, mais ne le prononcez plus jamais qu'avec terreur et effroi. Bonne soirée Madame Witford. 
Elle trembla.
Je vis la peur dans son regard mêlé à l'incompréhension de la scène qu'elle vivait. Mais à cet instant, c'était la peur qui prenait le pas sur le reste. Et elle allait s'installer pour longtemps.
Je retournais alors à ma place.
Je pris la main d'Isabella. Je fis un signe de tête à Stéphanie, l'invitant à nous suivre.
Nous sortîmes alors de la salle dans un silence de mort, Mark et ses hommes veillant à la tranquillité de notre petit groupe.
Plus personne n'avait envie de regarder les photos de moi à la sortie de l'adolescence, plus personne n'avait envie de rire de ma situation dans l'informatique, plus personne n'avait envie de me brocarder et surtout, plus personne n'avait envie de tenir un micro pour se vanter d'une situation qu'il ne maitrisait pas. 
Mais alors pas du tout.  
Moi par contre, je marchais un mètre au-dessus du sol comme l'aurait-dit Jamel Debouzze dans son rôle de Numerobis : " Il est bizarre ce sol, il n'est pas palpable". 
En y pensant, je ris à nouveau, ce qui entraîna le rire involontaire de mes compagnes. 
La vraie soirée commençait maintenant que les présentations avaient été, réellement, faites.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier

Commentaires ()

Passer les 11 commentaires
Photo de profil de Fosgate
Fosgate
9 avril 2026 à 07:43
Wow bien fait pour leur gueule j'ai carrément adoré
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de AlexisPC
AlexisPC
8 avril 2026 à 13:16
Merci pour ces commentaires.

La suite (et fin) arrive jusque début Mai.

Bonne lecture à tous et à toutes.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de OlivX
OlivX
7 avril 2026 à 15:29
Je viens de découvrir cette histoire et j'en ai dévoré les 6 chapitres.
Le mot qui me vient pour la qualifier est "jubilatoire".
Voilà ce que j'appelle un delicieux retournement de situation, le moins qu'on puisse dire c'est que tous ces prétentieux et prétentieuses n'ont rien vu venir :)
J'ai hâte d'en lire la suite pour découvrir ce que se sont dit Isabella et Stéphanie pour créer une telle complicité entre elles.
Modifié 8 avril 2026 à 07:01
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Osensuel
Osensuel
7 avril 2026 à 14:56
J’adore le titre de l’épisode
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de aime28
aime28
7 avril 2026 à 09:52
Magnifique suite
J’adore
Vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de mozart
mozart
7 avril 2026 à 08:26
Un excellent moment de plaisir à suivre ce chapitre.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Armen75
Armen75
7 avril 2026 à 01:15
Un grand moment. Merci
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de fab-io72
fab-io72
7 avril 2026 à 00:15
Du grand art. Toujours aussi subtil et cette vengeance. Du travail d'Orfèvre !
Il me tarde la suite......Encore :-)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Jacques du Canada
Jacques du Canada
6 avril 2026 à 22:31
On lit ce récit en regardant combien de paragraphe il reste à lire . On ne veut pas qu’il se termine.
D’ailleurs je trouve les épisodes trop courtes.
Je vais donc attendre jusqu’au 10 avril prochain
Soyez respectueux
Répondre
OlgaT
6 avril 2026 à 21:25
Excellent!
Soyez respectueux
Répondre
Charger plus de commentaires

Histoires similaires

✦ Blueberry89 Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge XSTORY
Whisky’s glasses- La tentation d’une vierge
Chapitre 3
Par Blueberry89
143
6
6.3k
Hétéro
✦ nusab26 Une Garden Party Inoubliable XSTORY
Une Garden Party Inoubliable
Chapitre unique
Par nusab26
177
12
35.2k
Bi
✦ AlexisPC Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël) XSTORY
Écrit dans les étoiles (Un conte de Noël)
Chapitre 2
Par AlexisPC
191
24
2.8k
Hétéro
✦ yug0lit0 Je suis un salop XSTORY
Je suis un salop
Chapitre 4
Par yug0lit0
183
3
6.4k
Hétéro
✦ Subandcuck Une gynarchie aristocratique XSTORY
Une gynarchie aristocratique
Chapitre 2
Par Subandcuck
83
4
8.9k
Hétéro
✦ Mibou Caprice, orgueil et conséquences XSTORY
Caprice, orgueil et conséquences
Chapitre 3
Par Mibou
94
5
10.5k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio