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✦ AlexisPC Le jour où je me suis retrouvé ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Le jour où je me suis retrouvé ! — Chapitre 7 · Un nouveau départ...décevant.

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AlexisPC
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Le jour où je me suis retrouvé !

Chapitre 7 · Un nouveau départ...décevant.

En sortant sur le parking, la Civic avait disparu. Reprise par la firme de location, comme convenu.
Une Bentley rouge apparut alors. Le chauffeur s'arrêta devant les jambes d'Isabella qui, avec une grâce infinie s'assit, fit tourner ses jambes pour ne pas dévoiler ses dessous, pivota et s'assit avec délicatesse.
Pendant ce temps, je donnais rendez-vous à Stéphanie à l'hôtel Pierre tandis qu'elle montait dans son propre véhicule dont le chauffeur l'attendait. Je contournais la voiture sous le regard de l'ensemble de la salle qui, à présent, était sortie sur le perron.
Je levais la tête pour les regarder une dernière fois.
Mes yeux fixèrent ceux d'Anne Witford. Un sourire narquois naquit sur mon visage. Elle comprit alors à quel point elle s'était trompée. Elle était pâle et effrayée. Je pouvais voir de ma place les turbines de son cerveau refuser d'admettre ce qui venait de se passer, d'admettre que le “raté” possédait l'ensemble du bâtiment dans lequel elle se trouvait, de comprendre à quel point j'étais devenu un homme qu'il fallait respecter et craindre. Elle transpirait la peur et elle aurait peur chaque jour à partir de maintenant.
C'était parfait.
Je disparus dans le ventre du véhicule qui démarra lentement pour nous emmener, Isabella et moi, loin de ceux qui, à présent, connaissait une partie seulement de celui que j'étais devenu.
Ils ne tarderaient pas à en connaître les autres facettes.
Isabella riait.
Elle était euphorique.
Elle pressait ma main dans la sienne, posait ses mains sur sa poitrine pour reprendre sa respiration.
— As-tu vu la tête qu'il a fait, ce bouffi de prétention ?
— J'ai vu ! Dis-je sobrement.
— Non mais, quel culot ! Devant sa femme, en plus. Et elle laisse faire ? Je n'en reviens pas.
Son monologue était amusant et apaisant malgré le confinement de l'arrière de la voiture.
Pendant qu'elle se refaisait mentalement les péripéties de la soirée, mon téléphone vibrait sans discontinuer dans la poche de mon smoking.
Je n'avais pas besoin de le prendre pour savoir que le groupe dédié à la soirée ressemblait, à présent, à une tempête de messages.
Néanmoins, je jetais un rapide coup d'œil pour me rendre compte que j'avais reçu, déjà plusieurs coups de téléphone, des dizaines de messages privés et je ne sais combien de messages sur le groupe dédié que je quittais à l'instant.
L'un d'entre eux attira mon attention.
C'était un message d'un journaliste du New Yorker, un journal renommé pour la qualité de son information et qui était un hebdomadaire de la ville. Il m'informait qu'il publierait un compte-rendu de la soirée dans la prochaine édition, un compte-rendu très détaillé. Il me donna le titre de l'article : “ Comment le paria a détruit l'image parfaite sans dire un mot”.
Je souris.
— Les nouvelles sont bonnes ? Me demanda Isabella en souriant.
— Je n'en sais rien. Je m'en moque, à vrai dire ! Dis-je en fermant mon téléphone.
— Je parie que tu as, soudain, une floppée de nouveaux amis.
— Probablement. Mais je n'en suis encore qu'à l'échauffement.
— Je sais ! Rit-elle. C'est ce qui m'amuse parce que ce n'est que justice et bien peu cher payé par rapport aux années d'humiliation qu'ils t'ont fait subir, mon amour.
Son visage, rieur, venait de changer en une fraction de seconde. Je découvrais, à cet instant, la femme qui gérait les catastrophes d'approvisionnement en électricité de tout un état. Celle qui prenait les décisions en une fraction de seconde ou qui, au contraire, pouvait se poser et étudier la meilleure stratégie.
J'étais sous le charme...à nouveau.
Mon téléphone sonna à nouveau et, cette fois, je décrochais en lisant le nom de l'interlocuteur.
— MARCUS ! PUTAIN, QU'AS-TU FAIT ?
— Michaël ! Encore toi ? Moi ? Rien, pourquoi ?
— BORDEL ! COMMENT TA SALOPE A-T-ELLE OSE ME RIDICULISER EN PUBLIC !
— Je te conseille de changer de ton surtout après ce que tu viens de prendre. Sache, cependant, que tu as fait cela tout seul, comme un grand, en prenant un micro qui s'est révélé bien plus destructeur pour ton image que toutes tes publications sur les réseaux sociaux. Tu apprendras, également, qu'Isabella n'a pas besoin de moi pour se défendre seule face à des prédateurs de ton espèce. Elle en mange deux au petit-déjeuner avant même son premier café. Tu n'étais simplement pas de taille. Comme d'habitude, ai-je envie de dire.
— COMMENT OSES-TU...!
— Bonne soirée, Michaël !
Je raccrochais en lui coupant la parole puis, je mettais son numéro en indésirable.
— Tu es magnifique, mon chéri.
— Moi ?
— C'était le clou sur le cercueil, là !
— Alors dans quelques jours, ce sera la mise en terre. 
Nous arrivâmes à notre hôtel. Nous attendîmes Stéphanie quelques instants. Le portier lui ouvrant la portière de son véhicule, elle nous rejoignit dans le grand hall.
— Il est encore tôt, Stéphanie. Que dirais-tu de te joindre à nous pour prendre un dernier verre ? Demanda Isabella.
— Volontiers ! Je n'ai pas envie de terminer trop vite cette soirée qui se révèle bien plus pittoresque, bien plus excitante et bien plus satisfaisante que ce que je pensais ou ce à quoi je m'attendais. Marcus, tu n'es qu'un vilain cachottier.
— Moi ?
— Je savais que tu n'étais pas, juste, le patron d'une start-up. Mais je ne m'attendais pas à cela. Bon sang, que c'était bon !
Je ris alors et j'entraînais les deux jeunes femmes vers le bar de l'hôtel.
Nous nous assîmes à une table discrète tandis que le serveur nous apportait une bouteille de Krug non-millésimé.
— Tu bois du champagne non-millésimé, Marcus ?
— Je te fais une confidence...ce sont les meilleurs.
— Alors si tu me fais une confidence, je vais t'en faire une à mon tour.
Elle regarda Isabella un instant qui lui sourit. Je compris, alors, qu'elle était déjà au courant. Elle lui fit un petit signe de la tête et Stéphanie me dit
— J'ai un peu discuté avec Isabella pendant que tu réglais tes comptes. Elle m'a avoué votre plan démoniaque et j'ai décidé de te donner une cartouche.
— Ah oui ? Dis-je intéressé.
— Tu te souviens que je t'ai dit que j'avais un truc à te dire ? Me demanda Isabella.
— Oui, lorsque tu m'as rejoint en revenant de ton escapade avec Steph.
— Exactement. Eh bien, c'est de cela que je voulais te parler. Mais vas-y, Stéphanie. C'est ton information.
Isabella se recula dans le grand fauteuil en prenant sa coupe de champagne. Son geste fit remonter le bas de sa robe sur sa cuisse et me permit d'admirer le haut de son bas retenu par une jarretelle fort sympathique.
Elle suivit mon regard mais ne fit rien pour changer sa posture. Stéphanie remarqua également ce détail et rougit un peu à la vue de cette pièce de lingerie. Légèrement mais suffisamment pour que je le remarque dans cet endroit à la lumière tamisée.
Je plaçais cette information dans un coin de ma tête et me concentrais sur ce qu'elle avait à me dire.
— Marcus, tu sais que je suis avocate d'affaires, n'est-ce pas ?
— Oui ! Tu me l'as dit.
— J'ai été admise à Yale, comme tu le sais. Mais j'ai aussi étudié, comme toi, à Harvard.
— Comment sais-tu que je suis allé à Harvard ? Demandé-je, curieux. Je ne te l'ai jamais dit.
— Tu penses vraiment que je n'ai pas pris des nouvelles de mon meilleur ami, de celui qui m'a soutenu durant toutes ces années difficiles ?
Je lui souris et je déclarais, avec un peu de solennité
— Tu es sortie Magna cum Laude de ta promotion avant d'entrer chez Duivel & Peyriac, cabinet prestigieux de Manhattan n'engageant que des diplômés d'Harvard où tu fus intégrée sans la moindre hésitation tant tes qualités ont été remarquées, avec un salaire et une prime d'embauche te défiant de partir à la concurrence et dans lequel tu es devenue Senior Partner en six ans, ce qui constitue un record du genre dans un cabinet de ce standing, Stéphanie ! Dis-je en buvant une gorgée de champagne.
Elle sourit en comprenant que j'avais fait exactement la même chose qu'elle. J'avais, également, suivi de loin son parcours.
Je ne l'avais jamais revue depuis ce jour où nous avions quitté l'Unis. Mais les liens tissés semblent, encore aujourd'hui, plus forts que ce que nous voulions croire concernant l'autre.
— Je m'occupe d'un client qui s'appelle Fisher & Sons, tu connais ?
— C'est un cabinet d'investissement qui a pignon sur rue à Wall Street, me semble-t-il ?
— Exactement. Je suis leur avocate. Plus précisément, l'avocate de la société.
— Félicitations, dis-je sans bien comprendre.
— Ce cabinet fait face à un gros problème de liquidité, Marcus. Par la faute d'un seul trader (ndlr : opérateur ou opératrice sur les marchés financiers) qui vient de déconner comme un malade. Tu vois où je veux en venir et de qui je veux parler ?
— Attends...Tu veux parler de...
— De notre “ami”, Richard Miller !
— Oh merde !
— Comme tu dis !
— Mais...Attends....tu es en train de rompre le lien avocat-client, là. Ça constitue un délit, Stéphanie.
— Je ne romps rien du tout. Je suis l'avocate du cabinet d'investissement, pas de Richard. D'ailleurs, le CEO et le conseil d'administration vont se retourner contre lui dès lundi. Il a fait perdre plus de sept cents millions de dollars à l'entreprise rien que le dernier trimestre à spéculer sur les sociétés boiteuses de ses petits copains. Il est sur un siège qui s'est déjà éjecté...il est juste le seul à ne pas s'en être encore rendu compte. Et il tombe dans le vide sans parachute. L'atterrissage risque d'être assez violent.
— Et je viens de lui fournir une échappatoire en rachetant R&W. Les parts qu'il possède vont prendre de la valeur.
— Bien sûr que non !
— Hein ?
— L'annonce officielle ne se fera que lundi dans la journée, n'est-ce pas ? Tu n'as pas dit, officiellement que tu es devenu le nouveau patron. Pour l'instant, ce ne sont que des rumeurs et quelques messages sur des téléphones personnels. Personne n'a jamais évoqué un rachat de cette société. Tu es encore tranquille pour quelques heures. En revanche, Richard, c'est une autre paire de manche. Mon téléphone n'arrête pas de vibrer depuis quelques heures. Je te garantis qu'il va le sentir passer car ses patrons viennent de se rendre compte des pertes engendrées. Il est vraiment au plus mal. 
— Trop bien ! Déclara Isabella, un peu pompette à force de siroter le champagne comme un coca.
Je souris en la regardant.
— Comme tu dis ! Déclara Stéphanie. Trop bien !
Elle s'enfonça, à son tour, dans le grand fauteuil, en croisant les bras. Ce geste eut une double conséquence. D'abord, sa robe se remonta un peu pour me laisser apercevoir des cuisses fuselées de soie absolument divines et ses bras, sous sa poitrine, rehaussèrent le galbe de celle-ci. Elle n'avait pas à rougir face à Isabella.
Je secouais un peu la tête à ces pensées peu charitables concernant mon amie.
Mon esprit tournait pourtant à mille à l'heure et un autre petit démon me susurra une idée farfelue. L'alcool ingurgité durant cette soirée et l'euphorie dans laquelle nous baignons eurent raison de mes dernières réticences.
Je dégainais mon téléphone et appelait mon ami et confident, Sam Goodman
Il décrocha à la seconde sonnerie
— Marcus ? Il y a un problème ?
— Aucun, Sam. Tout se passe à merveille. Je me demandais seulement si tu pouvais jeter un coup d'œil à nos liens avec Fisher & Sons.
— C'est comme si c'était fait. Autre chose ?
— Je voudrais un relevé détaillé des organigrammes du personnel de nos investissements immobiliers à New-York, c'est possible ? J'ai envie de vérifier un truc qui vient de me passer par la tête.
— Enfantin. Tout est déjà sur mon ordinateur.
— C'est pour cela que je t'aime, mon pote. Tu m'envoies tout cela pour demain matin ?
— Tu l'auras dans trente minutes. Le temps de faire les vérifications que tu demandes.
Il raccrocha.
Je souris. Sam était immuable. Sans lui, je n'aurai jamais rien lancé. J'étais l'inventeur, il était ma bouée, mon stratège, mon financier et surtout, mon ami.
— Qu'as-tu en tête, Marcus ? Me demanda Isabella.
— Une intuition. Je voudrais vérifier un petit truc comme je viens de le dire.
— Marcus, si tu as des intérêts chez Fisher, tu ne peux te servir de l'information que je viens de te donner. Tu le sais. Ce serait du délit d'initié.
— Je suis au courant. Ne t'inquiète pas, dis-je en la rassurant. Je n'ai pas l'intention de te porter préjudice ni de commettre un crime fédéral.
Je vis qu'elle avait eu peur.
— Steph, jamais je ne ferai un truc contre toi. Tu le sais, tout de même ?
— Oui, je le sais.
Je vis, alors, dans son regard, une étincelle que je n'avais pas détectée auparavant.
Je regardais Isabella et je me levais.
— Où vas-tu, Marcus ? Me demanda ma compagne.
J'ai besoin d'évacuer mon énergie. Je suis toujours sous le coup de l'adrénaline. Je vais aller prendre une douche et me changer. Marre de ce smoking.
Je laissais les filles terminer le champagne tandis que je montais dans ma suite.
La douche fut salvatrice. Sous l'eau dégoulinant sur mon corps, il me sembla entendre la porte s'ouvrir, mais je n'entendis rien d'autre. Je profitais alors de l'eau chaude sur mon dos fatigué, sur mon torse.
Quelques instants plus tard, je sortis de la salle de bain, vêtu du peignoir de l'hôtel et d'un boxer noir pour me retrouver face aux deux femmes, assises dans le salon de la suite.
— J'ai dit à Stéphanie qu'elle pouvait coucher dans la seconde chambre, cette nuit. Il est tard et je n'ai pas envie de la laisser partir à cette heure. Tu es d'accord, Marcus ?
— Euh...oui, bien sûr !
Que pouvais-je dire d'autre ? La surprise était de taille. Je ne m'attendais pas à ce que Stéphanie, mon amie d'enfance, se retrouve avec ma petite amie dans ma chambre d'hôtel. Surtout qu'elle me découvre dans cette tenue.
Je ne suis qu'un homme. Et une foule de fantasmes m'assaillirent. Je souris, ce qui n'échappa pas à ma sarcastique et finaude compagne.
Elle se leva et, passant à mes côtés, me susurra discrètement
— Alors, on fantasme Monsieur le PDG ?
Je la dévisageais un instant alors qu'elle souriait de toutes ses dents.
— Peut-être ! Dis-je sans réfléchir.
Elle ne répondit pas mais se dirigea vers le bar de la chambre et, demanda
— J'ai envie de faire encore un peu la fête ! Qui est partant ?
Stéphanie me regarda un instant puis Isabella. Elle dit enfin
— On n'a qu'une vie ! Allons-y, Isabella. Je suis partante. Je ne suis pas fatiguée.
— Moi non plus, répondit-elle.
Je les regardais en riant tandis qu'Isabella sortit une dernière bouteille de champagne du grand frigo.
— On reste au champagne ! Parce que si on passe à autre chose, cela va mal se terminer demain.
— Bonne idée ! Répondit Stéphanie.
— Marcus, soit un gentleman et sers nous une coupe pendant que nous nous mettons plus à l'aise. Tu veux bien ?
— Euh...
Sans me laisser le temps de dire autre chose, les deux femmes s'éclipsèrent dans la chambre, direction la douche.
J'attendis quelques instants lorsque mon téléphone vibra sur la table en verre. Le message de Sam venait d'arriver.
Je l'ouvris en me connectant à mon ordinateur portable. J'ouvris quelques fichiers avant de trouver ce que je cherchais.
Tout était là.
Noir sur blanc.
C'est à cet instant que j'entendis les deux filles rire, comme si elles chahutaient.
Je souris à cette idée.
Isabella était la femme de ma vie, je le savais à présent. Stéphanie était, malgré les années, une amie sincère que j'avais aimé aussi durant un moment de ma vie.
J'avais de la chance.
Je me levais pour aller demander où elles en étaient lorsque la porte s'ouvrit sur une Isabella en lingerie.
J'avais beau y être habitué, cette vision déclenchait toujours un soupir d'extase au plus profond de mon être. Elle était sublime de simplicité mais son corps était un appel à la luxure la plus débauchée.
— Mon cœur, Stéphanie demande si elle peut utiliser la salle de bain pour prendre une douche ?
— Bien sûr qu'elle peut. Mais...elle n'a pas de vêtements de rechange, je pense.
— Si !
— Hein ?
— Elle vit à Brooklyn Downtown. Mais elle a sa valise avec elle car elle doit prendre un vol demain en début d'après-midi à La Guardia pour Los Angeles. Elle comptait dormir près de l'aéroport après cette soirée pour se reposer le plus possible. Il suffit de la faire monter. C'est pour cela que je suis là.
Elle décrocha le téléphone intérieur et, d'une voix douce demanda
— Bonsoir, j'appelle de la suite Tata. Nous avons une amie qui a laissé un bagage à la consigne de l'hôtel au nom de Stéphanie Porter. Pourriez-vous la faire monter maintenant ? Je vous remercie. Bonne soirée.
— Tu prends des libertés, me semble-t-il ? Dis-je, sournois.
— C'est pour cela que tu m'aimes, vilain gripsou. Et puis, il y a six chambres dans cette suite, on peut lui en offrir une pour la nuit, non ?
— Bien sûr.
Quelques instants plus tard, un jeune homme entra avec le bagage de Stéphanie. Isabella s'était enfermée dans la chambre pour éviter de lui procurer une attaque cardiaque. Je lui glissais un billet de dix dollars dans la main et je pris le bagage que je portais dans la chambre.
En entrant, c'est moi qui vécu un risque cardiaque. Car, si Isabella était toujours en lingerie et m'attendait, Stéphanie avait suivi le même chemin que sa nouvelle copine.
Elle était en bustier blanc, jarretelles et bas en face de moi.
Elle se retourna, jouant la fausse ingénue en posant une main sur son sexe et un bras en travers de ses seins.
— Monsieur Marcus Stein, veuillez sortir de la chambre des dames.
Je restais un instant pétrifié en face de deux femmes en lingerie plus belle l'une que l'autre. Je me repris vivement en détournant le regard et en posant la valise à mes pieds. Puis, je me retournais et sortis sous les rires moqueurs des deux femmes.
J'étais hilare.
Car j'avais bien compris qu'elles l'avaient fait exprès. Stéphanie aurait très bien pu patienter quelques minutes avant de se déshabiller ou se réfugier dans la salle de bain en attendant sa valise.
Tout cela était prémédité.
Restait à savoir si ce jeu devait mener à quelque chose ou si Isabella testait ainsi ma fidélité à sa propre personne ?
Je souris parce que j'étais le gagnant, quoi qu'il arrive. Je me trompais car rien n'allait se passer comme je l'espérais.
Soudain, la porte s'ouvrit lentement, comme une invitation. J'entendis quelques pas sur la moquette de la chambre, juste l'effleurement d'un pied nu.
Puis, le bruit de l'eau résonna avec deux rires.
Curieux, je me levais à nouveau. Je poussais la porte et entrait dans ma chambre. Je pensais y trouver Isabella mais elle était vide.
Les deux femmes étaient ensemble dans la salle de bain.
Je vis que le bustier et les bas blancs de Stéphanie étaient sur le lit, aux côtés des atours de ma compagne. Je ravalais ma salive et le petit démon en moi s'approcha de la porte restée entrouverte.
La vision qui m'assaillit fit jaillir mon sexe hors de mon boxer, sous mon peignoir.
La douche à l'italienne, gigantesque, était habitée par les deux femmes. L'eau chaude ruisselait sur les corps. Stéphanie était derrière Isabella et lui frottait le dos, en riant, avec un gant rempli de mousse blanche. Les fesses de mon amie étaient divinement proportionnées et un appel à les saisir à pleines mains.
La main de Stéphanie descendit sur les fesses d'Isabella et elle les caressa plus qu'elle ne les lava. Le prétexte était vieux comme le monde.
Mais le spectacle était fascinant. Je découvrais une nouvelle partie de la personnalité de ma compagne et l'attitude de Stéphanie me confirmait ce que j'avais deviné dans le salon de l'hôtel. Elle était attirée par les femmes.
Je n'avais aucun droit de les interrompre. Après tout, si Isabella m'avait dit m'aimer, elle ne m'avait jamais parlé d'exclusivité. Nous n'avions pas encore évoqué le sujet de notre relation et de son futur. J'aurai juste aimé qu'elle m'en parle avant car là, j'étais placé devant le fait accompli. Et je n'aimais pas cela. Comme si mon avis n'avait, pour elle, pas la moindre importance. 
Quelque chose se brisa.
Alors, je les laissais entre elles. Mon côté voyeur, décelé par Isabella, se réveilla et je pris position pour admirer ce qui s'offrait ainsi à moi.
Stéphanie passa alors ses mains sur le buste d'Isabella qui se cabra, faisant ainsi ressortir sa poitrine sous les doigts de sa maitresse. Elle avait abandonné le gant pour utiliser directement ses mains. Elle prit les seins offerts à pleine main et les caressa avec vigueur. Isabella posa sa nuque sur l'épaule de Stéphanie et, tournant la tête, posa ses lèvres et la langue sur celles de sa nouvelle amie. Le baiser fut torride, sexuel. Les langues se cherchaient tandis que les mains partaient à l'aventure. Stéphanie tira les tétons d'Isabella qui passa sa main entre les cuisses de sa maitresse, caressant une chatte que je ne pouvais que deviner depuis ma position.
Le plaisir était intense et bien réel. Isabella ouvrit les yeux et me vit. Elle ne changea rien à sa posture ni à ses gestes. Elle me sourit et, refermant les yeux, embrassa à nouveau Stéphanie.
J'en avais assez vu ! J'avais compris.
Je les laissais à leurs plaisirs desquels j'étais définitivement écarté et retournais dans le salon. Lentement, avec un goût amère dans la bouche. Je compris très vite pourquoi.
Je tentais, alors, de me concentrer sur les dossiers que je venais de recevoir. Tout y était. Les malversations, les fraudes, ma participation dans certains projets immobiliers, tout arrivait systématiquement.
Entre deux paragraphes, j'entendais parfois un petit cri venant de la salle de bain, parfois un soupir plus appuyé lorsque l'eau cessa de couler, des rires complices.
Je dus, cependant, attendre plus de vingt minutes avant que les filles de sortent de la chambre. Les soupirs d'aise, les gémissements qui avaient résonnés ne laissaient pas la place au doute sur ce qu'elles venaient de faire.
J'en ressenti une profonde jalousie qui m'étonna. Mais aussi une colère sourde et si forte qu'elle me fit peur. Parce que je devinais la suite des opérations.
D'habitude, je ne réagissais pas de la sorte.
En fait, je compris qu'Isabella n'était, pour moi, pas comme les autres femmes qui avaient partagés un moment de ma vie. Ce sentiment que j'avais appelé “l'amour” était bien plus puissant que cela.
J'étais vraiment, cette fois, amoureux. Isabella représentait tout ce que j'avais espéré un jour. Une femme intelligente, subtile, belle et autonome.
Mais l'apparition de Stéphanie dans ce duo venait de briser quelque chose en moi.  
Je ne voulais pas de cela de cette façon. 
Jamais.
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OlgaT
12 avril 2026 à 22:53
Magnifique! En espérant que, chez Marcus, l'excitation finisse par l'emporter sur la jalousie. Quoi de plus beau que de voir deux jolies femmes se faire plaisir!
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Photo de profil de fab-io72
fab-io72
11 avril 2026 à 10:40
Encore une fin à laquelle je ne m'attendais pas. Je suis persuadé qu'Isabella à une idée derrière la tête. Elle à l'air si intelligente (et amoureuse) qu'elle ne peux ignorer que Marcus n'accepte pas les trahisons.
Il n'en reste pas moins que la vengeance de Marcus à l'encontre de ses anciens "camarades de promotion" à été savoureuse. Je me suis régalé à lire ce chapitre, encore une fois. Beaucoup de psychologie qui nous rend les petites pastilles érotiques encore plus belle.
Bravo et merci encore pour ce partage.
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Photo de profil de aime28
aime28
11 avril 2026 à 10:19
Très jolie suite
On va voir où cela va nous mener
Sa vengeance risque d’être impitoyable
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Répondre
Photo de profil de Fosgate
Fosgate
11 avril 2026 à 09:26
Oh là là ! Isabella joue aux feux, elle risque de se brûler gravement. Je pense qu'elle ne connaît pas bien notre Marcus.
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Photo de profil de laulo236
laulo236
11 avril 2026 à 07:48
Houlaaa je sens une colère sourde monter doucement face à la trahison d'isabella, elle connait les sentiments de Marcus vis à vis d'elle ( sentiments qu'elle semble partager) et en invitant Stéphanie elle savait très bien où elle voulait en finir, la moindre parcelle de respect pour Marcus aurait été de lui en parler non pas pour lui demander don autorisation ni sa permission mais pour éviter de le blesser, là elle s'amuse avec Stéphanie sans se soucier du mal qu'elle pourrait occasionner.
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