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✦ AlexisPC Le jour où je me suis retrouvé ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Le jour où je me suis retrouvé ! — Chapitre 4 · L'inconnue mystérieuse...

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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AlexisPC
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Le jour où je me suis retrouvé !

Chapitre 4 · L'inconnue mystérieuse...

Nous avions sombré, ensemble, dans un sommeil réparateur. Contrairement à nos habitudes de célibataires, nous nous étions offerts une grasse-matinée. Entendez par là que notre réveil se produisit vers huit heures du matin. Une folie.
Tandis que le petit-déjeuner était apporté par le room service, Isabella sortit de la douche vêtue d'un peignoir éponge blanc et crème aux couleurs de l'hôtel. Ses cheveux étaient encore humides et elle était d'un naturel absolument désarmant.
Tu es superbe, au réveil, Isabella.
Elle rougit mais sourit à mon compliment.
Vil flatteur... !
C'est sincère. J'adore te découvrir...tu es magnifique, mon amour.
Alors que j'attaquais mon premier café, Isabella me surprit en mordant dans un croissant
Tu sais qu'il y a un problème avec cette invitation, tout de même ? Ce groupe WhatsApp en est la preuve.
Je réfléchis un instant et, en reposant ma tasse fumante, je dis
Je suis convaincu qu'il y a un problème, Isabella. Il est même certain que la plupart des personnes que nous allons rencontrer ce soir sont convaincus d'une supériorité de classe avec laquelle je ne pourrai jamais rivaliser. Et qu'ils vont tout faire pour me le faire sentir...à nouveau. La conversation que je t'ai montrée en est la preuve, effectivement.
Alors pourquoi t'y rends-tu ?
Parce que je ne suis pas quelqu'un qui fuit mais un homme qui a appris à dire “non”, à se battre et à survivre en milieu hostile. Un homme qui vaut mieux qu'eux tous réunis parce que je me suis fait tout seul et malgré eux. Je veux le leur faire comprendre.
Que dirais-tu de les prendre à leur propre jeu ?
Je la regardais, surpris par ses mots.
Que veux-tu dire ?
Et si tu les confondais en public, face à face ?
Comment ?
Tu es, m'as-tu dit, le propriétaire de la place, tu es un géant dans ton domaine, tu possèdes plusieurs atouts dans ta manche que je ne connais pas encore mais dont je suis certaine. Je me trompe ?
Tu ne te trompes pas. Je suis PDG d'une société dans la technologie de pointe. Je travaille avec les GAFAM, je possède plusieurs intérêts immobiliers à travers le pays et dans l'événementiel. Effectivement, j'ai quelques atouts et mes sociétés ont des ramifications dans bien des domaines. Mais tu sais maintenant que je ne désire pas en faire la publicité, c'est pour cela que je ne t'en ai encore pas vraiment parlé. Je tiens à ma discrétion qui est synonyme de sécurité.
Tu préfères donc prendre le risque d'être ridiculisé en public ? D'autant plus que, si je te comprends bien, la possibilité d'un représentant de la presse dans la salle n'est pas minime... ! Dit-elle en prenant sa tasse de café mais me regardant dans les yeux, provocante par ses paroles au vitriol.
Cette pique fit mouche.
Je me répète, que proposes-tu ?
Elle but une gorgée de café et, souriante, me répondit
Que dirais-tu de jouer un peu avec moi ? Tu m'as fait une proposition honnête hier soir. Mais j'y ai réfléchi et je pense que nous pouvons, que nous devons, faire bien plus pour leur faire comprendre qu'ils ne t'arrivent pas à la cheville. Alors ? Partant ?
Nous avions passé une grande partie de la journée à rire et à mettre au point ce qu'Isabella appelait “l'opération vérité” en souriant.
Je n'y prenais pas garde, n'y voyant qu'un jeu entre nous. Elle me fit parler de mon adolescence aux Etats-Unis, de ma découverte de cette culture, des habitudes américaines par rapport à nos coutumes européennes, de mes problèmes relationnels avec ceux qui partageaient mon quotidien. Elle me fit prononcer les noms de Richard Miller, Michaël Ponti et Jonathan Goodspeed. Ces trois “élus” qui avaient été, parmi les autres, ceux qui avaient eu envers moi les actes et les paroles les plus blessantes. Ils étaient fortunés par la naissance et par l'héritage familial, imbus d'eux-mêmes et certains de leur place dans la haute bourgeoisie new-yorkaise. Une “vieille” famille du pays. Ce qui me fit rire en expliquant à Isabella que la demeure de mes parents, en Belgique, était plus ancienne que leur nom de famille. Ce qui la rendit curieuse de mon enfance en Europe.
Un jour, peut-être, je t'y emmènerai ! Dis-je avec l'envie de réaliser ce voyage à ses côtés.
 Ensuite, elle me fit établir la liste exhaustive de celles qui s'étaient moquées de moi à cause de mon accent “original mais provincial”, de mes origines modestes et surtout de mon physique ingrat à l'époque. Abigaïl Norton, Rebecca Meyers et Suzanne Morierti. Trois jeunes femmes qui, à l'époque, provenaient des mêmes milieux que les trois garçons. Déjà, à ce moment, les destins de ces familles se croisaient et se recroisaient.
Isabella, c'était il y a plusieurs années ! Tenté-je vainement.
Je connais ces parasites, Marcus. Ils n'arrêtent jamais, certains de leur impunité sociétale. Alors voici ce que tu vas faire...
J'avais accepté de jouer au jeu de celle qui faisait, à présent, battre mon cœur plus sereinement. C'était, après tout, amusant. C'était surtout terriblement excitant d'entrer dans le monde sensuel d'une Isabella, à présent, totalement décomplexée par l'amour que je lui avais avoué et certaine de sa mission de réhabilitation de ma réputation. Elle était prête à tout parce qu'elle n'avait aucune limite dans ces conditions.
Marcus, il est l'heure de te préparer. Ton “taxi” t'attend en bas dans trente minutes.
Je ris à sa plaisanterie mais je lui obéis.
Une douche, rasé de frais et je revêtis mon smoking sur mesures. En sortant de ma chambre, elle se fixa devant moi, toujours en peignoir en soie et en satin.
Tu n'es pas prête ?
Si tu le veux bien, j'arriverai un peu plus tard. Les femmes sont toujours plus lentes que les hommes à se préparer, me dit-elle mutine.
Mon féminisme en prend un coup, là.
Elle éclata de rire, posa ses lèvres sur les miennes et me congédia en me souriant.
Quelques minutes plus tard, j'étais en bas, une voiture de location m'attendant.
Une Honda Civic grise comme un ciel d'automne.
Je m'installais au volant sous le regard un peu médusé du portier de cet hôtel de luxe et, enclenchant la première puisque j'avais expressément demandé une voiture à boîte manuelle rare aux States, je démarrais dans la circulation folle de la Grande Pomme.
Une heure plus tard, après avoir juré sur les embouteillages, sur les chauffeurs de taxi, j'étais face à la salle de prestige en face de Manhattan et de la Statue de la Liberté.
Je vérifiais mon téléphone dernier cri.
Je venais de recevoir un message de mon directeur financier qui confirmait la signature des contrats d'acquisition de Roots and Wings.
“ Documents signés, virement final en attente du service juridique. Félicitations, Marcus”.
Je souris.
Ma voiture garée dépareillait entre les gros bolides rutilants et les voitures de luxe. Mais je m'en moquais. C'était justement le but recherché. Cela manquait de discrétion, certes, puisque je détonnais dans cet ensemble. Mais j'étais en sécurité.
Cependant, mon arrivée fut remarquée par la mauvaise personne.
En m'approchant des marches, tout en refermant la veste de mon smoking, je fus alpagué par une voix que je reconnus entre mille.
Marcus ? Bienvenue. Je vois que vous vous contentez encore de...simplicité.
La présidente du Conseil d'administration de l'Unis, Anne Witford, me regardait en me parlant comme si j'étais un chewing-gum sous sa semelle et alternait entre moi et “ma” voiture si simple.
Madame la présidente, mes respects. Moi aussi, je suis heureux de vous revoir. Le temps semble n'avoir aucune prise sur vous, dis-je avec une galanterie qu'elle ne méritait pas.
Un sourire crispé se figea sur son visage tandis que, éducation oblige, elle me remerciait pour ce compliment.
Elle était vêtue d'une robe pourpre dont le décolleté sage ne cachait pas le haut d'une poitrine dont je ne me souvenais pas qu'elle fut si imposante. Connaissant son besoin de “paraître”, la chirurgie pouvait être une explication plus que plausible. Ses cheveux étaient soignés en un chignon sophistiqué et les pierres précieuses autour de son cou ainsi que de son poignet scintillaient à la lueur des lumières artificielles du perron d'accueil.
J'eus un haut le cœur face à cette fausse modestie et cette gentillesse dégoulinantes de mépris.
Et je n'étais pas encore entré dans la salle. Cela promettait.
Dans le grand hall d'entrée, une table, tenue par deux créatures sorties d'un exemplaire de Playboy, me demandèrent mon identité et me tendirent un badge portant uniquement mon prénom et mon nom. Les derniers badges restant sur la table indiquant également un titre professionnel. Ils ne savaient tout simplement pas quoi écrire sur le mien. Ce qui était parfait.
Je souris en pensant à mes mantras : la discrétion et la sécurité.
En entrant dans le grand hall d'accueil, mon œil fut aussi celui du nouveau propriétaire des lieux. Je n'attendais plus qu'un message de confirmation et tout serait terminé.
La grande salle, à la lumière tamisée, était remplie de fleurs blanches. On se serait cru à un mariage. Plusieurs groupes étaient déjà formés et les discussions feutrées résonnèrent à mes oreilles, par-dessus le quatuor de jazz dont la musique résonnait sous les grandes arcades.
En m'avançant, une jeune serveuse me présenta une coupe de champagne avec un sourire charmant, me souhaitant une bonne soirée. Tandis que je tentais de mettre un nom sur les visages qui se présentaient à moi, une main virile se posa avec force sur mon épaule gauche.
Le voilà !
Michaël me fixa alors que je me retournais. Son sourire, loin d'atteindre ses oreilles, était celui d'un prédateur.
Il était, comme par magie, affublé de ses deux compères. Comme si le temps n'avait en rien affecté leur lien démoniaque. Je fis un bon en arrière de plusieurs années et j'eus, une seconde, le réflexe d'opérer un demi-tour. Exactement comme lorsque je les apercevais arriver en face de moi dans les couloirs de l'Unis.
Mais je me ravisais juste à temps. Aujourd'hui, je n'avais plus peur.
Que du contraire.
Tous trois portaient un smoking sur mesures. Ils étaient l'archétype de la réussite professionnel. Sourire arrogant et posture droite, les maîtres du Monde.
Alors Marcus ? Toujours à jouer avec tes ordinateurs ? Me demanda-t-il en remarquant l'absence de titre sur mon badge et en le montrant du doigt.
Un rire franc et sonore résonna de la bouche du trio. Comme si mes activités se résumaient, selon eux, à démonter des ordinateurs et à les remonter.
Je me souviens à l'époque qu'il se réfugiait souvent dans le labo pour regarder comment cela fonctionnait. Comme si, en démontant un MacBook, on pouvait en comprendre le fonctionnement “comme par magie”. Juste en le regardant.
Les rires redoublèrent, attirant l'attention des quelques personnes nous entourant. Les sourires que je vis sur les visages me confirmèrent que ma présence serait l'une des attractions de la soirée.
Quelque chose comme cela ! Répondis-je évasif. Et vous ? Que devenez-vous ?
Ils bombèrent le torse tandis que la présidente du conseil d'administration de l'Unis se rapprochait dangereusement de notre petit groupe, devenu le centre d'attraction de la pièce.
Je suis Vice-président de Roots and Wings, Marcus, en charge du marketing et de la communication. La plus grande société d'événementiel de la côte Est.
Félicitations, Michaël. Une bien belle réussite, dis-je en souriant et en pensant que je venais de décider de reprendre en main, justement, ces deux divisions déficitaires et que l'annonce de ma prise de contrôle totale ne se ferait que demain matin.
Et ce n'est que le début. Je serai CEO avant deux ans. Jonathan travaille pour un grand investisseur immobilier en tant que Directeur des Opérations et Richard s'occupe de la gestion d'un portefeuille financier de plusieurs centaines de millions de dollars auprès d'un investisseur de Wall Street.
La réussite vient du pedigree, inévitablement !
Cette dernière remarque, tranchante comme un sabre de samouraï, avait été érigée en règle dans cette école et venait d'être prononcée avec gravité et un mépris évident par Anne Witford.
Les groupes autour de nous, cette fois, se turent pour entendre la sentence qui venait d'être prononcée. Elle s'attendait, comme tous ceux qui nous écoutaient, à ma colère ou, au moins, une remarque acerbe et vitriolée qui marquerait, selon sa logique, la preuve de ses dires : le succès et la réussite ne peuvent réellement provenir que de la naissance. La jalousie et la rancœur étaient des sentiments pour ceux qui ne provenaient pas de ce milieu. C'était le credo de cette femme de pouvoir depuis son adolescence. Elle avait été éduquée dans ce sens. Comment croire à autre chose ?
Elle attendait donc la démonstration de l'un de ces sentiments et se délectait déjà de sa victoire comme de la véracité de son raisonnement inattaquable à ses yeux.
Cependant, à sa grande consternation, je pris un regard grave et répondit
Heureusement qu'il nous reste quelques phares dans la tempête montrant la voie à suivre à ceux qui n'ont pas eu la chance d'être des leaders naturels dans ce monde incertain.
Elle me fixa un instant, comme pour évaluer le niveau de sarcasme de ma remarque mais, me donnant un visage neutre, elle ne vit rien. Je vis ses épaules s'affaisser tandis qu'elle me répondit
Je note que le temps a finalement fait son œuvre auprès de votre caractère...disons...rebelle. Vous avez appris la place qui est la vôtre, Marcus. Tout n'est donc pas perdu. Continuez dans ce sens et, qui sait, un miracle aura peut-être lieu vous concernant.
Ces exemples sont...frappants ! Dis-je en prenant une gorgée de champagne dissimulant mon sourire et en regardant le trio en face de moi.
Les trois hommes qui l'entouraient bombèrent, à nouveau, le torse. Comme pour confirmer les paroles que je venais de prononcer.
C'est à cet instant que trois jeunes femmes apparurent.
Marcus, nous te présentons nos épouses. Tu les connais, n'est-ce pas ?
Abigaïl, Rebecca et Suzanne, les trois pestes professionnelles de mon adolescence se pendirent au bras respectif de leurs maris. Le regard d'Abigaïl, épouse de Richard, fut le plus venimeux.
Tiens ? La “pièce rapportée” est présente ? C'est beau d'avoir le courage de se frotter aux gens qui comptent vraiment.
Bonsoir, Abigaïl. Content de te revoir également ! Répondis-je, courtois et poli face à l'injure qu'elle venait de me lancer.
Toujours célibataire, à ce que je vois ! Me demanda Rebecca en jouant avec le solitaire énorme qui ornait son doigt et regardant ma main, vide de toute alliance.
J'ai une copine. Mais je ne suis pas marié, effectivement.
Une copine ? Il existe des femmes aussi désespérées dans ce pays ?
Les trois couples éclatèrent de rire tandis qu'un sourire éclaira le visage d'Anne Witford.
Il en existe ! Répondis-je en tentant de conserver mon calme. Elle va arriver dans quelques instants, d'ailleurs. Elle avait encore quelques détails à régler concernant sa tenue. Elle aime faire bonne impression, dis-je masquant mon cynisme.
Je me doute qu'elle va avoir, probablement, besoin d'un ravalement de façade complet pour oser se présenter ce soir. Tu l'as prévenue du standing minimum, j'espère ? Demanda, à son tour, Suzanne.
Elle est prévenue. Ne vous inquiétez pas. Elle fera honneur au cadre ainsi qu'à la compagnie de la soirée.
Nous inquiéter ? Marcus...tu es si...provincial. Au fait, comment se porte la Hollande ?
La Belgique, Suzanne.
C'est pareil, dit-elle d'un geste évasif de la main.
Je n'en sais rien. Je n'y suis retourné qu'une fois depuis la fin de nos années communes à l'Unis.
Tu veux dire que tu fais une carrière dans ce pays ? Tu as trouvé un boulot ?
Effectivement. Comme je le signalais à vos maris, je suis dans l'informatique.
Ooh...il joue avec des consoles pour les enfants. C'est mignon ! Répondit Suzanne en déclenchant l'hilarité de ceux qui nous entouraient.
Et vous, mesdames ? Que faites-vous donc depuis ces années ? Demandé-je pour détourner une conversation que je ne désirais pas encore avoir. Mais je me trompais car, pour eux, ma carrière n'avait aucune importance.
Elles se regardèrent toutes les trois en éclatant de rire.
Finalement, Abigaïl me répondit
Nous sommes des spécialistes en “construction de réseaux” pour nos maris. L'influence se travaille au quotidien, Marcus. Mais tu ne sais pas de quoi je parle, bien sûr.
Bien sûr !
“Construction de réseaux”. Une belle expression pour dire qu'elles passent leur vie en shopping, lunch couteux et réunion au country club ou dans des galas de charité. L'image, chez ces gens, est une seconde nature aussi importante que le solde de leur compte en banque.
Tout en les écoutant me rabaisser et exposer la gloire présumée de leurs maris, je les détaillais un instant.
Corps entretenu par le sport, robes de créateur, escarpins de luxe, sac de marque. Maquillage et coiffure du jour. La description parfaite de ces “créatrices de réseaux”, interchangeables à l'infini dans ce monde superficiel. L'archétype de la femme mariée à un riche mari, confondant carte de crédit et train de vie. J'espérais, secrètement, qu'elles avaient confiance en leurs maris respectifs et que le temps ne changerait rien à leurs...sentiments. Parce que ces femmes qui se présentent comme des voitures de luxe qu'il faut entretenir à grands frais tout en prétendant être des modèles uniques ne sont qu'une parmi tant d'autres. Elles se pensent exceptionnelles alors qu'elles sont si facilement remplaçables par l'infinité de prétendantes au titre de Reine du bal.
Quelques minutes plus tard, les discours commencèrent. Le recteur actuel monta sur la scène et entama un monologue sur la réussite et la destinée.
Je m'ennuyais ferme.
C'est alors que je fus rejoins, discrètement, par un homme qui s'installa à mes côtés, à une table reculée et isolée dans une pénombre de bon aloi.
Bonsoir, Monsieur Stein.
Bonsoir, Monsieur Chen.
Je ne savais pas que vous seriez présent ce soir, je vous aurai réservé un autre accueil.
Celui que j'ai reçu me va parfaitement, Monsieur Chen. Cet endroit est magnifique, vous en avez fait un joyau.
Il est à vous, à présent.
Je sais. Mais je vous ai dit que j'allais vous maintenir à sa tête, sans état d'âme. Et je n'ai qu'une parole. Ce lieu restera sous votre direction, comme le reste de la société que vous avez bâtie. Je tiens à ma discrétion, comme vous l'avez constaté.
Effectivement, et je vous comprends. Mais vous m'avez fait le plus des cadeaux pour la fin de ma carrière. J'ai reçu le dernier message confirmant la passation de pouvoir. Félicitations, Monsieur Stein.
Alors tout va bien. Ne vous inquiétez de rien, faites juste ce que vous aimez faire.
Merci, Monsieur Stein. C'est rare de rencontrer un jeune homme avec votre réussite qui se préoccupe à ce point des personnes plutôt que des chiffres. Je suis fier de vous et vous léguer mon entreprise.
Je vous en prie.
Richard, Jonathan et Michaël apparurent et, comme un seul homme, s'assirent à la table, comme s'ils étaient dans leur propre salon.
Je vous présente Monsieur Chen, directeur de cet endroit, dis-je en me tournant vers lui.
Tu cherches un boulot de plongeur, Marcus ? Déclara Richard, pensant faire de l'humour. Je sentis mon partenaire se raidir à cette petite pique à laquelle il n'était pas habitué envers un dirigeant d'entreprises, contrairement à moi.
Je connais Monsieur Chen, Marcus. C'est le PDG visionnaire de la société qui m'emploie, répondit Michaël. Et il est connu dans tout New-York...enfin, pour ceux qui peuvent s'offrir ses services, bien sûr ! Dit-il en déclenchant, à nouveau, les rires moqueurs de ses amis.
Monsieur Chen allait répondre vertement au sarcasme lorsque, discrètement, je posais ma main sur son avant-bras, sous la table et, serrant, je lui fis comprendre de se taire sur ma propriété des lieux.
Il se leva alors, comprenant ce que je lui demandais mais avec une fureur contenue, saluant les trois hommes présents en déclarant qu'on l'attendait ailleurs non sans lancer un regard qui en disait long à ceux qui ne savaient pas l'interpréter, trop confiant en leurs noms et leurs situations.
Le premier discours terminé, les convives retournèrent se chercher un verre au bar. Je me levais et marchais un peu, échangeant quelques paroles avec plusieurs invités qui me reonnaissaient et faisaient preuve de civilité, lorsqu'elle apparut.
Isabella entra dans la salle par la grande porte.
Elle était divine. J'en eus un sentiment de fierté et d'admiration.
Ses talons, vertigineux, ne semblaient pas la perturber dans son déplacement élégant. Elle semblait flotter sur le parquet, se déhanchant comme un mannequin sur un tapis. Sa robe rouge éclatante était fendue sur la cuisse droite, révélant juste l'attache d'une jarretelle délicate. Son décolleté était subjuguant, ne laissant pas la place à l'imagination concernant sa plastique. Ses seins semblaient vouloir jaillir hors de leur prison de dentelles. Son cou était orné d'une parure que j'avais louée pour l'occasion chez Cartier. Une rivière de diamants et d'émeraudes qui étincelait sous la lumière de la grande salle. Ses cheveux étaient remontés en un chignon savant, laissant ses épaules nues.
Tous les regards, surtout masculins, se portèrent sur elle. J'entendis les questionnements sur son identité. J'entendais les femmes admirer le collier et le bracelet, la robe, le port altier et la plastique parfaite de cette apparition.
Elle était fascinante d'élégance, de classe et de beauté. Je n'en revenais pas, alors que je m'y attendais pourtant. Je n'osais imaginer l'effet qu'elle venait de faire à toutes les personnes présentes en ce lieu qui la découvrait pour la première fois.
La soirée pouvait commencer.  
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OlgaT
1 avril 2026 à 21:38
J'attends avec impatience la leçon que ces gens méritent et qu'ils vont avoir!
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aime28
1 avril 2026 à 14:10
Superbe suite
Vraiment très bien écrite
Vivement la suite
Magnifiquement ecrit
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zed60
1 avril 2026 à 11:36
C'est une horreur !!! (Comme Fab-io72)
A chaque fin de chapitre, je n'ai qu'une phrase en tête : vivement le prochain !

Merci bcp, la lecture se fait naturellement et nous rend accro !

Mais que c'est dur d'attendre :)
Modifié 1 avril 2026 à 11:38
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Jacques du Canada
1 avril 2026 à 04:13
Une très bonne histoire. J’attends la suite avec impatience
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Armen75
1 avril 2026 à 00:28
Bravo et merci
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gyon
31 mars 2026 à 22:42
Le retour de bâton va être violent... Je m'en délecte d'avance.
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Fosgate
31 mars 2026 à 19:16
Oh la la!!! J'ai carrément hâte de voir la suite.
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fab-io72
31 mars 2026 à 14:30
Une horreur cette histoire. A chaque fin de chapitre je suis comme un fou. Ca s'arrête toujours au moment ou il faut pas. C'est pervers, c'est vicieux, mais c'est tellement bon ;-)
Ca se lit comme un roman, c'est écrit avec talent, les dialogues sonnent juste à chaque fois. Un vrai travail d'orfèvre.
Comme il me tarde de lire la suite.

Un grand MERCI pour ce partage.
Soyez respectueux
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