Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 8 · 1941-1942 Les années sombres
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE
Chapitre 8 · 1941-1942 Les années sombres
Résumé : Guillaume de Minihic, né sur l'île de Liberta, est désormais agent du SOE en France occupée, plus précisément sur la terre d'une partie de ses ancêtres.
Et pour discuter avec Françoise nous avons discuté !
Dotée d'une nature généreuse, connaissant les dangers de cette existence, désireuse de découvrir librement les plaisirs de la chair, quelques rencontres fort débridées ont suivi cette première prise de contact avant que, d'un commun accord, nous nous reconcentrions sur nos missions.
En effet, sous ses apparences de paysanne obtuse, Françoise était une redoutable organisatrice et surtout assez intelligente pour appliquer mes conseils et apporter encore plus de sécurité au réseau. Faux noms, doubles enquêtes, boite aux lettres mortes, bases de dispersion, messages et informations légèrement différents permettant de savoir exactement qui trahit et de purger le groupe avant qu'il ne puisse être exposé. C'est dangereux, terriblement dangereux mais, en cette fin 1940 qu'est ce qui ne l'est pas ? Les gens, les groupes, les formations politiques se tirent dans les pattes. Des Français, trahissent des Français ; par idéal, stupidité, espoir, calcul, envie, manque de courage et d'autres faisant l'inverse par courage, conviction, idéal… Le problème étant que pour le moment le nombre de ceux s'étant lancés dans la croisade de la France Libre, n'était pas très élevé et que les actions restaient encore sporadiques et souvent peu concertées malgré la création de quelques réseaux structurés. Mais nous y travailli ons et, chaque jour une nouvelle petite pierre se rajoutait à l'édifice. Mes journées étaient longues, je dispensais des leçons sur les explosifs, le maniement des armes, le combat, les techniques de sabotages simples et anonymes. La diffusion d'une feuille d'information, les appels à écouter la BBC, la prise de photographies, les plans des bases ennemies, les unités, tous les petits détails étaient compilés et renvoyés à Londres. Une filière pour les aviateurs abattus avait été mise en place et, surtout nous pouvions – et le faisions – fournir des faux papiers à des personnes en danger.
En effet, sous ses apparences de paysanne obtuse, Françoise était une redoutable organisatrice et surtout assez intelligente pour appliquer mes conseils et apporter encore plus de sécurité au réseau. Faux noms, doubles enquêtes, boite aux lettres mortes, bases de dispersion, messages et informations légèrement différents permettant de savoir exactement qui trahit et de purger le groupe avant qu'il ne puisse être exposé. C'est dangereux, terriblement dangereux mais, en cette fin 1940 qu'est ce qui ne l'est pas ? Les gens, les groupes, les formations politiques se tirent dans les pattes. Des Français, trahissent des Français ; par idéal, stupidité, espoir, calcul, envie, manque de courage et d'autres faisant l'inverse par courage, conviction, idéal… Le problème étant que pour le moment le nombre de ceux s'étant lancés dans la croisade de la France Libre, n'était pas très élevé et que les actions restaient encore sporadiques et souvent peu concertées malgré la création de quelques réseaux structurés. Mais nous y travailli ons et, chaque jour une nouvelle petite pierre se rajoutait à l'édifice. Mes journées étaient longues, je dispensais des leçons sur les explosifs, le maniement des armes, le combat, les techniques de sabotages simples et anonymes. La diffusion d'une feuille d'information, les appels à écouter la BBC, la prise de photographies, les plans des bases ennemies, les unités, tous les petits détails étaient compilés et renvoyés à Londres. Une filière pour les aviateurs abattus avait été mise en place et, surtout nous pouvions – et le faisions – fournir des faux papiers à des personnes en danger.
Au château, mon « grand-oncle « et moi avions de longs échanges sur l'histoire de notre famille, l'évolution des trois branches et les drames ayant frappé le rameau local. La nouvelle année qui commence semble malheureusement en être la continuité. Et, puis encore une fois je suis amené à donner de ma personne d'une façon disons « particulière ».
Eva était la patronne d'un établissement nommé « Aux roses rouges « et dont l'entrée était signalée par une lumière rouge du plus bel effet…
Un bordel est un endroit rêvé pour recueillir des renseignements tant l'homme est enclin à libérer ses mots après s'être adonné au plaisir Françoise la décrivait comme très fiable mais n'avait pas dit d'où elles se connaissaient.
Un bordel est un endroit rêvé pour recueillir des renseignements tant l'homme est enclin à libérer ses mots après s'être adonné au plaisir Françoise la décrivait comme très fiable mais n'avait pas dit d'où elles se connaissaient.
Quoiqu'il en soit, quelques jours plus tard, un matin, je me rends déguisé en peintre dans son espèce de gentilhommière située en bordure de l'Odet, et connu pour accueillir une certaine clientèle allemande. Eva m'attend dans son salon privé du premier étage. Dès que j'entre, elle referme la porte derrière moi d'un geste lent mais assuré. À cinquante ans, c'est encore une très belle femme ; grande, fine, avec une silhouette élégante et racée. Ses cheveux blond platine sont relevés en un chignon sophistiqué, et ses yeux bleu acier me scrutent avec une intelligence froide et amusée.
— Ainsi c'est vous qu'une amie commune m'a recommandée… dit-elle d'une voix basse et légèrement rauque. Asseyez-vous.
Elle porte une robe de soie noire moulante qui met en valeur sa poitrine encore ferme et ses longues jambes. Un collier de perles repose sur sa gorge. Sans un mot, elle me sert un verre de cognac, puis vient s'asseoir face à moi, croisant lentement les jambes.
— Je n'aime pas cette engeance, mais j'ai des filles à protéger et vous devez savoir qu'elles me sont précieuses. Pourtant comme partout, rien ici n'est gratuit. Vous allez d'abord devoir me prouver que vous en valez la peine et que je puis vous faire confiance.
En mon for intérieur, je me dis que Françoise et elle sont de la même trempe, mais je n'ai pas loisir d'y réfléchir plus longtemps, car elle se lève avec grâce et s'approche. D'un geste impérieux, elle pose sa main sur mon entrejambe et commença à me caresser à travers le tissu. Son toucher est expert, ni trop doux ni trop brusque. En quelques secondes, elle a ouvert ma braguette et sorti ma queue déjà à moitié dure. Elle la caresse lentement de haut en bas, les yeux plongés dans les miens.
— Pas mal… Vraiment pas mal, murmure-t-elle. Voyons si vous savez vous tenir.
Elle m'attire vers elle et nous échangeons un long baiser. D'abord très doux, et, après un long moment, comme si cette envie, ce besoin de douceur était assouvi, cela devient plus sauvage. Elle stoppe, nous respirons rapidement tous les deux et puis elle me sourit, un vrai sourire et m'entraîne en riant vers son grand lit. Elle s'assied et me regarde me déshabiller, découvrant avec une certaine stupéfaction mes tatouages vikings noirs et bleutés. Je l'entends murmurer quelque chose comme « ça tu ne me l'avais pas dit « et comprends que Françoise ne lui avait quand même pas tout dévoilé! Eva savoure visiblement le spectacle et, une fois que je suis en tenue d'Adam me fait venir prés d'elle pour une nouvelle séance de baisers. C'est un peu plus sauvage et cela se termine quand elle se lève et se défait de sa robe, révélant son corps nu. Une petite toison blonde et fine, un corps mince et soigné, de jolies seins pleins, même s'il est clair qu'elle n'a plus vingt ans. Son regard est fixé au mien comme si elle craignait que je sois dégoûté mais la tension de ma queue, mon sourire et surtout la sincérité de mon compliment sur sa beauté de vraie femme la ravissent. Néanmoins, elle a besoin d'une petite confirmation et me demande si elle me plaît.
Je réponds en l'attirant vers moi et en picorant son ventre de petits bisous avant de me reculer un peu et de le lui confirmer en paroles. Je n'ai pas à mentir, elle est effectivement fort attirante, une vraie femme courageuse, qui sait ce qu'elle veut, n'est pas bégueule et ose être libre ce qui, en ces temps troublés n'est pas rien !
Une fois nus tous les deux, nous nous laissons aller à de longues caresses. C'est délicieux et la tension monte rapidement entre nous, nos corps étant comme devenus complices et nos courbes s'accordant. Rapidement, elle se laisse aller, détendue, vivante. Je me régale de sa poitrine, joue avec ses tétons durcis et ses mains, flattent ma queue tendue avec sensualité et savoir-faire. Nous nous retrouvons tout naturellement tête-bêche et je déguste son abricot humide et son petit bouton durci alors qu'elle me suce avec enthousiasme. Rapidement, nous sentons venir le plaisir et elle se déplace pour m'allonger sur le dos. Je me laisse chevaucher et elle semble ravie de voir que je n'ai pas de problème d'égo à la laisser être sur moi. Pourquoi en aurais-je d'ailleurs ?Elle est charmante, sexy, sait y faire et sa chaleur m'accueille comme dans un rêve de douceur humide. Elle se touche les seins devant moi pendant que je caresse ses hanches, ses fesses avant de remonter plus haut quand elle descend sa main et commence à jouer avec son clito tendu. Je trouve cela très érotique et le lui dit. Elle sourit, gémit et accélère ses mouvements Je me sens pris dans un étau, mais un étau tout à fait délicieux, une pression constante et brûlante qui me fait monter dans le plaisir.C'est aussi le cas pour elle et, tout en nous fixant régulièrement,nous commençons à danser sur les vagues du plaisir.Pourtant aucun de nous ne cède encore, nous serrons les dents, retardant au maximum la jouissance afin qu'elle soit encore plus forte, encore plus puissante. C'est aussi, je me dois de l'avouer, une question de volonté, un petit combat pour prouver à l'autre qu'on est capable de tenir le choc. C'est sans doute un peu idiot, mais je sens que, tout comme pour Françoise, c'est important pour Eva de se voir confirmer que je suis un gars solide et fiable. Et si son système de valeurs et d'évaluation est le sexe, eh bien je fais de mon mieux pour avoir du répondant !
Nous sommes en sueur, échevelés, tendus, les dents serrées, haletants et c'est finalement ensemble, et dans un cri primal que nous jouissons tous deux. Elle s'effondre sur moi, et je me tourne un peu pour pouvoir respirer plus librement , côte à côte. Cela dure un moment puis quand nos souffles se sont régulés, elle me regarde et fait :
— Bon, je crois que tu es fiable. Maintenant il faudra voir sur le long terme n'est-ce pas ?
— À votre disposition gente dame.
— Hum, il n'y aura peut-être pas que moi, mais nous verrons cela. En attendant je crois qu'il serait bon de manger un petit morceau histoire de prendre des forces pour le second round.
En disant cela, elle se lève en riant, tout comme Françoise l'avait fait lors de notre première rencontre et cela me donne matière à m'interroger sur leur lien. Où plutôt, me donnera car pour le moment, et comme elle me l'a dit, je me prépare pour la suite !
Deux heures plus tard, alors que je m'apprête à partir discrètement avant l'arrivée des premiers clients, elle me fait d'une voix bien plus sérieuse :
— Il y a un client, le Major Kessler. Il vient ici tous les jeudis soir. Il parle beaucoup après avoir bu… et encore plus après avoir baisé. Il a lâché quelques mots sur un prochain convoi de munitions important passant par la gare de triage dans la nuit du 17 au 18. Vingt wagons. Escorte légère. Cela a été confirmé par deux autres soldats
Elle tire une longue bouffée sur sa cigarette avant d'ajouter :
— Son adjoint a lui mentionné qu'un colonel SS arrivera à Saint-Malo la semaine prochaine. Un homme important. Très important J'espère en apprendre plus.
— Merci. Mais, surtout fais attention à toi et tes protégées.
— En parlant d'elles justement, j'ai une nouvelle fille qui est arrivée, je n'ai pas encore de papiers pour elle et je n'ai pas vu ma, enfin Françoise pour cela.
— Elle n'est pas française qu'il lui faut des papiers ?
— Oh si, mais le tampon rouge « Juive » dessus, ce n'est pas optimal pour son espérance de vie.
— Donne-moi l'ancienne, je vais voir cela rapidement.
Le document récupéré, je repars régler ce souci, parmi bien d'autres…
— Ainsi c'est vous qu'une amie commune m'a recommandée… dit-elle d'une voix basse et légèrement rauque. Asseyez-vous.
Elle porte une robe de soie noire moulante qui met en valeur sa poitrine encore ferme et ses longues jambes. Un collier de perles repose sur sa gorge. Sans un mot, elle me sert un verre de cognac, puis vient s'asseoir face à moi, croisant lentement les jambes.
— Je n'aime pas cette engeance, mais j'ai des filles à protéger et vous devez savoir qu'elles me sont précieuses. Pourtant comme partout, rien ici n'est gratuit. Vous allez d'abord devoir me prouver que vous en valez la peine et que je puis vous faire confiance.
En mon for intérieur, je me dis que Françoise et elle sont de la même trempe, mais je n'ai pas loisir d'y réfléchir plus longtemps, car elle se lève avec grâce et s'approche. D'un geste impérieux, elle pose sa main sur mon entrejambe et commença à me caresser à travers le tissu. Son toucher est expert, ni trop doux ni trop brusque. En quelques secondes, elle a ouvert ma braguette et sorti ma queue déjà à moitié dure. Elle la caresse lentement de haut en bas, les yeux plongés dans les miens.
— Pas mal… Vraiment pas mal, murmure-t-elle. Voyons si vous savez vous tenir.
Elle m'attire vers elle et nous échangeons un long baiser. D'abord très doux, et, après un long moment, comme si cette envie, ce besoin de douceur était assouvi, cela devient plus sauvage. Elle stoppe, nous respirons rapidement tous les deux et puis elle me sourit, un vrai sourire et m'entraîne en riant vers son grand lit. Elle s'assied et me regarde me déshabiller, découvrant avec une certaine stupéfaction mes tatouages vikings noirs et bleutés. Je l'entends murmurer quelque chose comme « ça tu ne me l'avais pas dit « et comprends que Françoise ne lui avait quand même pas tout dévoilé! Eva savoure visiblement le spectacle et, une fois que je suis en tenue d'Adam me fait venir prés d'elle pour une nouvelle séance de baisers. C'est un peu plus sauvage et cela se termine quand elle se lève et se défait de sa robe, révélant son corps nu. Une petite toison blonde et fine, un corps mince et soigné, de jolies seins pleins, même s'il est clair qu'elle n'a plus vingt ans. Son regard est fixé au mien comme si elle craignait que je sois dégoûté mais la tension de ma queue, mon sourire et surtout la sincérité de mon compliment sur sa beauté de vraie femme la ravissent. Néanmoins, elle a besoin d'une petite confirmation et me demande si elle me plaît.
Je réponds en l'attirant vers moi et en picorant son ventre de petits bisous avant de me reculer un peu et de le lui confirmer en paroles. Je n'ai pas à mentir, elle est effectivement fort attirante, une vraie femme courageuse, qui sait ce qu'elle veut, n'est pas bégueule et ose être libre ce qui, en ces temps troublés n'est pas rien !
Une fois nus tous les deux, nous nous laissons aller à de longues caresses. C'est délicieux et la tension monte rapidement entre nous, nos corps étant comme devenus complices et nos courbes s'accordant. Rapidement, elle se laisse aller, détendue, vivante. Je me régale de sa poitrine, joue avec ses tétons durcis et ses mains, flattent ma queue tendue avec sensualité et savoir-faire. Nous nous retrouvons tout naturellement tête-bêche et je déguste son abricot humide et son petit bouton durci alors qu'elle me suce avec enthousiasme. Rapidement, nous sentons venir le plaisir et elle se déplace pour m'allonger sur le dos. Je me laisse chevaucher et elle semble ravie de voir que je n'ai pas de problème d'égo à la laisser être sur moi. Pourquoi en aurais-je d'ailleurs ?Elle est charmante, sexy, sait y faire et sa chaleur m'accueille comme dans un rêve de douceur humide. Elle se touche les seins devant moi pendant que je caresse ses hanches, ses fesses avant de remonter plus haut quand elle descend sa main et commence à jouer avec son clito tendu. Je trouve cela très érotique et le lui dit. Elle sourit, gémit et accélère ses mouvements Je me sens pris dans un étau, mais un étau tout à fait délicieux, une pression constante et brûlante qui me fait monter dans le plaisir.C'est aussi le cas pour elle et, tout en nous fixant régulièrement,nous commençons à danser sur les vagues du plaisir.Pourtant aucun de nous ne cède encore, nous serrons les dents, retardant au maximum la jouissance afin qu'elle soit encore plus forte, encore plus puissante. C'est aussi, je me dois de l'avouer, une question de volonté, un petit combat pour prouver à l'autre qu'on est capable de tenir le choc. C'est sans doute un peu idiot, mais je sens que, tout comme pour Françoise, c'est important pour Eva de se voir confirmer que je suis un gars solide et fiable. Et si son système de valeurs et d'évaluation est le sexe, eh bien je fais de mon mieux pour avoir du répondant !
Nous sommes en sueur, échevelés, tendus, les dents serrées, haletants et c'est finalement ensemble, et dans un cri primal que nous jouissons tous deux. Elle s'effondre sur moi, et je me tourne un peu pour pouvoir respirer plus librement , côte à côte. Cela dure un moment puis quand nos souffles se sont régulés, elle me regarde et fait :
— Bon, je crois que tu es fiable. Maintenant il faudra voir sur le long terme n'est-ce pas ?
— À votre disposition gente dame.
— Hum, il n'y aura peut-être pas que moi, mais nous verrons cela. En attendant je crois qu'il serait bon de manger un petit morceau histoire de prendre des forces pour le second round.
En disant cela, elle se lève en riant, tout comme Françoise l'avait fait lors de notre première rencontre et cela me donne matière à m'interroger sur leur lien. Où plutôt, me donnera car pour le moment, et comme elle me l'a dit, je me prépare pour la suite !
Deux heures plus tard, alors que je m'apprête à partir discrètement avant l'arrivée des premiers clients, elle me fait d'une voix bien plus sérieuse :
— Il y a un client, le Major Kessler. Il vient ici tous les jeudis soir. Il parle beaucoup après avoir bu… et encore plus après avoir baisé. Il a lâché quelques mots sur un prochain convoi de munitions important passant par la gare de triage dans la nuit du 17 au 18. Vingt wagons. Escorte légère. Cela a été confirmé par deux autres soldats
Elle tire une longue bouffée sur sa cigarette avant d'ajouter :
— Son adjoint a lui mentionné qu'un colonel SS arrivera à Saint-Malo la semaine prochaine. Un homme important. Très important J'espère en apprendre plus.
— Merci. Mais, surtout fais attention à toi et tes protégées.
— En parlant d'elles justement, j'ai une nouvelle fille qui est arrivée, je n'ai pas encore de papiers pour elle et je n'ai pas vu ma, enfin Françoise pour cela.
— Elle n'est pas française qu'il lui faut des papiers ?
— Oh si, mais le tampon rouge « Juive » dessus, ce n'est pas optimal pour son espérance de vie.
— Donne-moi l'ancienne, je vais voir cela rapidement.
Le document récupéré, je repars régler ce souci, parmi bien d'autres…
Heureusement tout n'est pas toujours sombre, car un soir, alors que je reviens sale, en sueur et épuisé au château, je suis attendu par mon grand-oncle qui a préparé le repas et surtout qui m'indique avoir entendu dans les fameux messages personnels la phrase « Annie aime le whisky » que je lui avais demandé de guetter. Il précise néanmoins qu'elle était tronquée.
— Comment cela tronquée ?
— Rallongée si tu veux, puisque complété par « avec un glaçon », pourquoi ris-tu ?
— Eh bien, disons qu'un nouvel héritier a fait son apparition fais-je avec un sourire éclatant et des yeux un peu - beaucoup - embués .
Il me regarde les yeux écarquillés, réalise et va chercher tout au fond de sa réserve une certaine bouteille emplie de liquide ambré et me fais :
— Tu vois, avant, je pensais que ce vieux whisky dédié aux grandes occasions ne serait jamais ouvert et, en sept mois ce sera la deuxième fois que nous y goûterons tous les deux ! J'espère surtout que nous pourrons le savourer une troisième fois.
— Espérons-le !
Nous restons silencieux quelques secondes, assis juste heureux, avant de revenir aux légendes familiales en laissant la guerre de côté pour au moins quelques heures...
— Comment cela tronquée ?
— Rallongée si tu veux, puisque complété par « avec un glaçon », pourquoi ris-tu ?
— Eh bien, disons qu'un nouvel héritier a fait son apparition fais-je avec un sourire éclatant et des yeux un peu - beaucoup - embués .
Il me regarde les yeux écarquillés, réalise et va chercher tout au fond de sa réserve une certaine bouteille emplie de liquide ambré et me fais :
— Tu vois, avant, je pensais que ce vieux whisky dédié aux grandes occasions ne serait jamais ouvert et, en sept mois ce sera la deuxième fois que nous y goûterons tous les deux ! J'espère surtout que nous pourrons le savourer une troisième fois.
— Espérons-le !
Nous restons silencieux quelques secondes, assis juste heureux, avant de revenir aux légendes familiales en laissant la guerre de côté pour au moins quelques heures...
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Commentaires ()
Je suis certain que ce sera un plaisir immense de la relire en entier, lorsqu’elle sera finalement terminée.
Des femmes libres pour une France Libre, quoi de plus normal ! 😊
Un moment d'émotion partagée avec le glaçon dans le whisky 🥃 👶🏻 c'était bien trouvé comme phrase et il est vrai que c'était souvent assez tordu pour d'excellentes raisons. 🤫