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✦ caribonex VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 4 · 1939 : Le monde s'embrase

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VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE

Chapitre 4 · 1939 : Le monde s'embrase

Résumé ; Guillaume de Minihic, né sur l'île de Liberta est désormais en Angleterre et a débuté une formation avec le MI6. Une première mission l'attend.
 Durant une semaine, nous oublions un peu le monde alentour et j'en profite pour valide mes dernières compétences. Je sais que je vais bientôt être envoyé en mission et je m'en réjouis. Et puis, un soir alors que nous sommes étendus, repus d'amour, elle me raconte une histoire de dettes liées à son mariage. Je l'écoute, attentif, et lentement elle dérive vers des moyens de récupérer de l'argent. Mon identité de « Francis Blake «  ne roule pas sur l'or et elle le sait mais elle m'indique avoir trouvé un moyen d'arrondir ses fins de mois. Secrétaire dans une étude notariale, elle a  accès à des comptes , des dossiers sans légataire et me demande de l'aider, de me faire passer pour un héritier, elle se chargeant de faciliter les choses. Comme je lui fais remarquer que ce n'est pas légal, j'ai droit à tout un discours sur le fait que l'argent sera de toute façon perdu et que seul le notaire et l'État en bénéficieront, alors que là on pourrait faire des dons. Le discours est beau, elle est convaincante, surtout qu'elle me caresse en même temps. Je cède à son attrait physique puis joue l'épuisé – ce qui n'est pas difficile vu son tempérament -en marmonnant que je verrais le lendemain.
 Mais, au petit matin, je vais directement voir  mon responsable pour lui faire part de toute cette affaire. À la fin de mon exposé, il sourit et  fait venir notre supérieur qui m'annonce ma réussite finale dans ce qui était je le comprends un ultime test. Le petit truc amusant est la présence de sa secrétaire madame Edgar en qui je reconnais immédiatement madame Poe. Je suis un gentleman et je ne fais aucune remarque, Une fois celle-ci sortie, on me confie les éléments pour un départ le soir même qui me verra atterrir à Berlin en tant que correspondant pour "Action", un journal appartenant à Edward Mosley chef des fascistes britanniques. En sortant, j'ai droit à un dernier regard complice de la quadragénaire. Je lui fais comprendre par mon clin d'œil que je ne lui en veux pas et son sourire discret tient lieu d'encouragement.
  
 Ma couverture  n'empêche pas moult contrôles à l'arrivée mais j'arrive finalement à temps pour trouver une bonne place qui me permet d'assister à la parade du cinquantième anniversaire de leur guide. Trois heures à feindre d'admirer leur matériel militaire, à subir les  hurlements enthousiastes de la foule, à sentir cette atmosphère de suspicion, de haine et tout ce qui va avec. Je note surtout l'envie globale d'en découdre avec les démocraties, continuellement raillées que ce soit dans les discours officiels ou dans les bars des quartiers où je prends la température ce qui est finalement ma mission principale. En effet, je me doute bien que pour le matériel, je ne suis qu'un doublon. Une semaine me suffit pour observer les vitrines brisées, les inscriptions à la peinture blanche qui scindent leur peuple de la plus horrible des façons. J'ai aussi droità une visite de la part de deux hommes fort courtois pour une conversation détendue, presque mielleuse mais insidieuse. Je dois convaincre, car je n'ai pas droit à un « accident »mais bien au contraire à une petite tournée ou l'alcool coule à flots. Mais moi qui ai œuvré toute ma vie dans une distillerie et me suis entraîné avec des écossais, je parviens parfaitement à jouer les gars saouls et livre le discours digne d'un véritable adepte. Lorsque je vomis plus tard, j'espère que cela  entraîne toutes les horreurs que j'ai proférées. En tout cas, l'un des deux a lâché lui de véritables informations sur leurs actions d'eugénisme, d'arrestation des opposants quels qu'ils soient. Nous terminons la soirée dans un cabaret à poules et je feins avec joie le gars trop ivre pour coucher et qui ne se rappelle de rien le lendemain. J'envoie de beaux rapports dithyrambiques au journal, certain qu'ils seront lus ici , gardant les véritables infos pour plus tard.
 Un matin, je me rends au Zoo, la vision des animaux, m'a toujours détendu, même s'ils sont enfermés et n'ont pas véritablement des enclos leur convenant. C'est là que je rencontre  Liselotte Trente-deux ans, blonde cendrée, yeux bleu-gris très clairs, un corps ferme de sportive  ce qui est logique pour une monitrice féminine des jeunesses hitlériennes. Pas une beauté renversante, mais quelque chose d'intense dans le regard. Elle porte une petite broche en forme d'aigle du Parti sur son chemisier blanc. Secrétaire rédactrice dans une administration du ministère de la Propagande, me dit-elle rapidement. Totalement fanatisée et fascinée par son patron Goebbels alias le gnome maléfique. Oh, pas  de la manière hystérique des grands meetings, mais d'une façon calme, presque religieuse et dangereusement  prête à tout par conviction.
. Elle parle bien anglais avec un accent charmant, mais passe volontiers à l'allemand quand elle s'enflamme. Après deux verres, sa main se pose sur ma cuisse sous la table.
— Tu es beau, Francis. Un vrai Aryen anglais. Mosley a de la chance d'avoir des hommes comme toi.
Je souris en gentleman, lui cite quelques poèmes et brode sur l'homme nouveau. Une heure plus tard, nous nous retrouvons dans son petit logis sous les toits, près de la Savignyplatz .Les rideaux grands ouverts laissent monter à nous les chants des SA qui fêtent la journée et je dois me concentrer pour faire abstraction de cette ignominie. Lilo comme elle me demande de l'appeler en est elle, toute remuée, perdue dans son monde de surhommes futurs. Rapidement,nous nous embrassons avec de sa part une avidité similaire à ses convictions politiques ! Ses mains courent partout sur moi et c'est un vrai moulin à paroles,  
— J'aime les hommes qui croient, murmura-t-elle contre ma bouche. Pas ces faibles qui parlent de paix. Toi, tu es venu voir notre force. Tu la sens ? Hein tu la sens ?
Heureusement elle tombe à genoux et me saisit directement, embouchant ma trompette euh mon sexe  sans plus de cérémonie. Sa bouche est un fourreau brûlant, sa succion un peu brutale. Elle me pompe avec une concentration presque fanatique, comme si chaque coup de langue était un acte de foi dans la supériorité raciale. Ses yeux levés vers moi brillent d'un éclat étrange – mélange de désir et de propagande intérieure. Entre deux mouvements, elle lâche des encouragements assez crus et même des phrases sur l'homme du futur. C'est assez déstabilisant, aussi je me concentre sur ses seins lourds, aux pointes tendues et sa bouche qui m'aspire.  Je grogne en réponse, la main dans ses cheveux blonds. Elle accélère, gémissant autour de moi, une main entre ses propres cuisses. Quand elle sent ma tension , elle se relève, me laissant admirer son  corps pâle, athlétique, avec des seins ronds et fermes, et une petite toison blonde taillée avec soin.
Elle me tire vers le lit étroit et me ressers ses fantasmes :
— Prends-moi comme un conquérant, Francis. Comme un vrai homme du futur.
Je la pénètre d'un coup. Elle est trempée, brûlante. Elle crie, griffe, enroule ses jambes autour de mes hanches avec une force surprenante. Elle bouge comme une possédée, cambrant les reins, léchant mon cou ou mon épaule. À chaque coup de reins profond, elle halète et finit en apothéose avec «  baise-moi comme tu baiseras l'Angleterre quand elle sera à nous…
C'est glaçant mais, bon j'ai vingt-quatre ans, le sang chaud, et je transforme mon ressentiment en envie de la défoncer. Je la retourne et elle  se cambre, les fesses hautes, et je la pilonne tandis qu'elle crie dans l'oreiller ce qui ce qui fait que je n'entends plus trop.  J'y vais fort, et elle commence à hurler, folle de plaisir et je me retire alors pour jouir sur son dos nu.
— Tu es bon… très bon. Reste avec moi cette semaine. Je te montrerai la vraie Allemagne. Pas celle des touristes. La nôtre.
Je souris, épuisé, et content que de ce véritable combat, j'en retire quelque chose de positif en terme d'information.
Le soir même, une fois revenu dans ma chambre d'hôtel,  je reprends mon article que j'avais intitulé, ironie du sort « vitalité aryenne »  et me dis que le jeu dangereux commence vraiment.
 Le lendemain, Liselotte, du fait de ses connections m'emmène visiter le centre ou, quand elle n'est pas à son bureau,  elle apprend aux jeunes femmes les bases du sport. Les jeunes femmes semblent en adoration devant elle et, lorsqu'elle me présente comme un Anglais digne du national-socialisme j'ai droit moi aussi à des regards flatteurs. Encore que je note deux ou trois regards jaloux et   comprends que Liselotte doit avoir son propre harem et user de sa position dans son groupe. Je rédige évidemment un nouvel et élogieux article pour le magazine. Je le lui montre, tout fier et une nouvelle séance de  sexe intense s'ensuit.
 Les deux jours suivant, j'ai droit à la visite d'une école de pilotage, à un défilé militaire dont le couronnement est de pouvoir assister à un discours de leur Führer. Oh,je suis loin, perdu dans les tribunes mais, durant deux heures, – ce qui est court apparemment – je peux directement voir le fanatisme en œuvre. L'énergie a beau être mauvaise, elle est présente et les cinquante mille spectateurs sont galvanisés. Comme les autres, je braille tout ce que je peux, Le soir encore sur son nuage, Liselotte est en feu et nous baisons  - je ne peux pas dire autre chose – comme des bêtes. Elle est tellement dans son délire, que lorsque je la prends en levrette, elle me dirige elle-même vers son petit orifice. Encore une fois après un départ prudent ,histoire de ne pas se blesser, je la prends comme un soudard et elle finit par jouir en hurlant, déclenchant mon plaisir. Encore sur son nuage, elle me promet ensuite une visite vraiment intéressante pour le lendemain.
 Effectivement, au petit matin, elle me fait visiter l'imprimerie où est édité «  DerStürmer » un journal de propagande à destination d'un lectorat populaire et pour lequel elle rédige à l'occasion quelques articles à destination de la femme du futur.  Comme je suis journaliste d'une revue amie et avec elle, le rédacteur en chef, très fier  me montre le journal qui va paraître le lendemain. Ce ne sont que caricatures sur le danger juif, ragots crétins et glorification de soldats mais, ce qui le réjouit le plus c'est d'avoir eu le droit de faire paraître un article sur le démantèlement d'un réseau d'espionnage polonais illustrés de photos des espions.
— Demain-, les hommes seront transférés à Oranienburg et les femmes à Ravensbrûck à quatre-vingts kilomètres de Berlin. Il importe de punir les ennemis du Reich. Vous êtes un peu pâle Herr Blake ?
— Oui. J'ignorais qu'un si grand projet pouvait avoir autant d'ennemis et cela me rend triste et, pour tout dire cela me fait penser aux idiots comme ce Churchill. Cela me fait froid dans le dos en pensant à ce qui arriverait s'il était au pouvoir.
— Que voulez-vous, certains ne voient pas le futur comme nous.
Tout en m'excusant mentalement devant l'homme d'État, je lui réponds par un vague assentiment, car tout ce que je vois moi, est la photo de l'espionne Agatha Odwaga que j'ai connue il y a quelques mois sous le prénom Anna... 
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caribonex
13 mai 2026 à 09:17
Merci à vous ! Je dépose à l'instant le chapitre 10.
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Kristo
13 mai 2026 à 07:11
Grand fan de vos écrits celui-ci est très prometteur. Merci beaucoup. J'ai hâte de vous lire.
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Iznogood
12 mai 2026 à 00:13
Ah... ça va se compliquer (chouette !) ^^'
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