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✦ caribonex VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 13 · 1944

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caribonex
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VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE

Chapitre 13 · 1944

Résumé : C'est désormais William, issu de Liberta Oregon  qui raconte son histoire, Guillaume de Minihic, ayant plongé encore plus profondément dans l'ombre de la LCS  et de l'opération Fortitude... Will qui s'envole pour le jour le plus long.
 
  Le son est assourdissant, emplit l'espace du Douglas C-47. Un espace terriblement confiné, ce qui rajoute à la tension du stick de paras dont je fais partie. Nul ne parle, nous sommes perdus dans nos pensées. Ma peur est un peu effacée par la rage en moi. Une colère froide qui me travaille  depuis une semaine et la nouvelle de la mort d'Evelyn, tuée dans un bombardement sur la base navale où elle travaillait. Je n'ai pas la maîtrise froide de Guillaume, je suis plus nerveux et tendu. Un signal retentit et on se lève, essayant de ne pas prêter attention aux turbulences qui nous projettent les uns contre les autres. La lumière passe au vert et je saute en troisième. Immédiatement une terrible rafale de vent me déporte et, en quelques secondes je ne vois plus mes compagnons. Puis c'est le silence, un silence lourd, profond, mais qui ne dure pas et je vois la terre se rapprocher. Un champ me reçoit et tout à comme à l'entraînement je suis prêt à agir. Je ne vois personne, je n'entends personne, aussi au bout de cinq minutes, je sors ma boussole et pars vers la zone prévue dont je suis à priori plutôt éloigné !
Nous étions chargés comme des mulets mais j'avais, comme bon nombre de camarades, centralisé le vrai nécessaire. Munitions, euh munitions, un peu de bouffe, de l'eau, qui de toute façon est partout ici et go. J'ai rajouté l'étui offert et planqué le petit revolver dans la poche de dos cousue sur les conseils de Guillaume, sans parler d'une lame supplémentaire. Le plus fou n'était pas qu'il ait cette expérience, mais qu'Agatha n'en soit pas surprise et rajoute encore des suggestions !
Endurci, je marche sans difficulté et puis j'entends un bruit. Je me fonds dans la haie et j'aperçois une patrouille allemande, six hommes qui marchent à l'affût ; ils se figent d'un coup et braquent leurs armes sur un para qui sort à reculons d'un fourré en tirant sa toile de soie. Je vois les sourires entre eux, je les vois braquer leurs armes vers le dos du malheureux et j'appuie sur la détente de ma fidèle Thompson…
Fred comme il se présente m'adresse juste ce rictus d'homme à homme ; il est d'une autre unité et, avec lui, nous avançons, recueillant au passage d'autres égarés, largués dans cette tempête mais tous prêts à en découdre.. Étant le plus gradé, je les dirige du mieux que je peux dans cet enfer. 
 Les jours, les semaines qui suivent me permettent de valider le concept du temps élastique. Temps long entre deux actions, temps court au combat  alors que sur  ma montre c'était la même durée. Les morts, les blessés et les  mois se succèdent et je me retrouvais après une courte période de repos promu First sergent lors de l'opération Market Garden. Nous avions rempli nos objectifs mais, malgré nos efforts il fallut se rendre à l'évidence le plan était trop orgueilleux et les généraux, enfin l'anglais Montgomery avaient visé un pont trop loin. Moi aussi j'avais visé trop loin et, de fuite en embuscade m'étais retrouvé séparé de mes camarades
 J'avais fini dans un jardin de légumes, à une centaine de mètres du canal,  réfléchi deux secondes, sachant bien que l'ennemi allait arriver et fouillerait. Là ! Un tonneau de bois avec de l'eau de pluie toute récente. Non pas dans le tonneau, mais dessous. Une pelle, un trou plus rapidement creusé que jamais, deux tiges d'acier en croisillon pour éviter d'être écrasé, ma couverture imperméable au fond et je me blottis en chien de fusil. Il pleut à verse et le tonneau va être rapidement rempli , nul m'imaginera que je suis dessous.
J'ai à peine fini que j'entends brailler des voix dans cet idiome rauque et guttural qui me fait horreur depuis des mois. Cela se rapproche et puis ils entrent dans le jardin, une voix féminine leur répond et j'entends la porte de la cabane de jardin se briser, des coups de feu au loin, des cris. Puis cela se calme, quelques tirs sporadiques pendant que je dors par intermittence. Et puis, après des heures, j'entends un bruit de pas, le tonneau oscille et une voix féminine me fait« they're gone, quick now move please... »
J'essaie de bouger mais le tonneau est lourd et je suis totalement ankylosé. Elle le vide et on arrive à le basculer. Je découvre alors une femme dans la quarantaine, blonde aux yeux bleus, qui m'aide à sortir de mon trou de renard. Dans l'entrée, elle m'aide à retirer mon uniforme lourd et boueux  qu'elle jette dans un baquet puis, m'entraîne, vers une baignoire, elle avait fait chauffer de l'eau et me lave. Je suis nu, tremblant épuisé, et elle prend soin de mes bras, soigne mes coupures puis me laisse reposer avant de m'apporter un morceau de pain. Je la vois, chat maigre et n'en détache qu'un bout en lui laissant le reste.. Je mets la tête en arrière quelques secondes, pour me réveiller deux heures plus tard, en raison du grondement des avions partant bombarder la Ruhr. C'est là qu'elle vient voir où j'en suis, avant de prendre place à côté de moi et parle de sa vie sous l'oppression. Elle a eu bien des deuils et je lui prends la main, histoire de lui transmettre un peu de tendresse .
Puis au bout de quelques instants de silence, elle soupire, se relève comme si elle avait pris une décision et laisse tomber sa robe. Elle est nue dessous, dévoile un corps presque maigre. Je lui dit qu'elle est fort jolie et, me relevant, la pousse à échanger de place avec moi. A mon tour je la lave soigneusement passant mes mains sur son corps qui doucement commence à frissonner. Ensuite je l'emporte avec moi, elle n'est vraiment pas lourde et, d'un geste elle me désigne sa chambre. Je l'y dépose sur le lit, débarrassé de ses draps du dessus. Je la regarde un instant en souriant et quand elle me le renvoie je commence à la caresser. Elle se laisse faire, le souffle lourd, les yeux dans le vague et il est clair que cela fait longtemps qu'elle n'a pas connu d'étreinte masculine. Je joue avec ses seins, caresse les pointes puis ma bouche remplace mes doigts. Elle sursaute, gémit, et commence à se tortiller. Je passe alors à l'étape supérieure et lui prodigue un délicieux cunni. Mes mains caressant ses fesses, elle se touche les seins et pousse de petits feulements, c'est sexy et au bout d'un moment elle se raidit et jouit dans un petit cri. 
Ensuite elle se blottit contre moi puis lentement et en position de cuillère, elle saisit ma queue tendue, se caresse avec et finit par l'engloutir dans sa chaleur humide. Elle est serrée, étroite et c'est très bon. C'est aussi lent, nous savons tous deux que ce sera notre seule rencontre et voulons en profiter, la mort étant peut-être déjà en route pour nous.
Enfin, nos corps se mettent à bouger plus vite, nos mains caressent, touchent, nos souffles se mêlent et nous jouissons ensemble dans un grand cri. Je reste dans son abricot, écrin de douceur et, quand je me retire, elle passe sa main sous elle, récolte les fluides dans sa main et lèche sa paume marmonnant qu'elle a toujours eu envie de faire cela. Elle ne rajoute pas d'autres mots, il n'en est nul besoin. Dehors la nuit tombe lentement et au bout d'un moment, elle se laisse glisser et commence à jouer avec ma queue et mes burnes. Elle a son visage à quelques centimètres de mon paquet, le regard brillant et finit par avancer sa langue… D'abord de petits coups rapides, puis plus longs avant d'emboucher ma tige tendue avec un soupir d'extase. Elle marmonne des trucs en hollandais mais je n'ai pas besoin de le parler pour comprendre qu'elle adore me sucer ! Elle le prouve d'ailleurs en me pompant avec enthousiasme. C'est un peu malhabile mais cela rajoute au plaisir que j'éprouve.  Elle prend son temps, je me laisse faire avec plaisir, elle pompe avec passion puis prend une position qui fait que ses yeux se verrouillent aux miens. Elle ressent tous mes soubresauts, toutes mes tensions et quand, au bout d'un long moment à me retenir, je jouis dans s bouche, elle m'avale avec un plaisir non dissimulé. Je la serre contre moi, lui faisant comprendre que ces moments volés ont été enchanteurs.
Ensuite, elle me redonne mes habits, humides mais propres et aussi un plan m'indiquant la direction du fleuve, ma seule chance de m'échapper de la nasse. Nous vérifions que je n'ai laissé aucune trace, ce qui est rapide, puisque je n'avais plus d'équipement. Il me reste trois balles dans mon Colt et rien dans mon revolver que j'ai utilisé alors que j'étais tenu en joue par un nazi. Je l'embrasse une dernière fois, puis me glisse dans la nuit...
  La saga de Liberta débute en 1658 avec "Le début d'une saga familiale - Prélude à Liberta" -  se poursuit en 1662 avec "Des Pirates très particuliers", en 1855 avec "Oregon trail" et en 1932 avec "Enquête en Oregon".
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caribonex
15 juin 2026 à 22:29
Oui, c'est ce que j'ai voulu transcrire. les gens oublient le prix réel tant ils sont parfois dans des combats de pacotille. Merci pour la réflexion sur l'immersion , j'essaie de soigner cela.
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Iznogood
15 juin 2026 à 01:43
Pauvre Evelyn, c'était hélas une réalité qui faisait que les gens avaient une assez furieuse envie de vivre, ne sachant pas de quoi serait fait le lendemain...

Et oui... "un pont trop loin" (à regarder, les jeunes !) ^^'
Une production de Monty Piteux. (encore une après Caen)

Pour en revenir au texte, toujours cette capacité à nous immerger (pas que sous un tonneau !) dans les pensées et l'action, cette période étant évidemment propice aux aventures comme aux... aventures (j'me comprends !).

Nous sommes déjà en septembre 44 mais il reste bien du chemin encore.
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