00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
✦ caribonex VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE XSTORY
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 15 · 1945...

11 minutes
2.4k
Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

Auteur

Photo de profil de caribonex
caribonex
Histoires publiées
387
Abonnés
701
J'aime cumulés
72.6k

VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE

Chapitre 15 · 1945...

  Berchtesgaden, 5 mai 1945.
La ville semblait sortie d'un rêve malsain. Les montagnes imposantes, les villas luxueuses des dignitaires nazis… et maintenant après une espèce de course avec des Français de la 2° DB qui nous avaient devancés, nous déambulions comme des touristes armés. L'unité de la 101° que je commandais venait d'arriver et nous étions à la recherche de dignitaires nazis planqués. Nous avions vécu et découvert bien des choses ensemble dont bon nombre qui nous hanteraient toujours. Néanmoins, la vue de la pureté de la nature et des montagnes pour qui une dizaine d'années n'étaient rien,me faisait du bien et nous changeait des mois précédents et encore plus de celui passé à l'infirmerie ! 
Nous en étions à notre sixième villa et encore une fois à les entendre personne ici n'était nazi ni même ne les fréquentaient. Cela ne nous avait pas empêché de récupérer un dignitaire qui tentait de se cacher parmi les paysans tout en ayant des mains de pianiste. Comme il avait poussé des hauts cris, j'avais menacé de le laisser à un de mes hommes dont le collier et surtout  son pendentif bien visible l'avait assez terrorisé pour qu'il avoue un autre complice plus haut placé. Nous avions donc investi ce douillet chalet. Il semblait n'y avoir personne mais tout était propre, trop propre d'ailleurs. C'est pourquoi la petite goutte d'huile sur le carrelage de la grande bibliothèque ne collait pas. Dave, menuisier dans le civil avait examiné le meuble sur ma demande et avait finalement trouvé un levier caché. Abaissé, le meuble avait pivoté, révélant une sombre ouverture et un escalier. J'avais menacé de lancer une grenade et le rat était sorti les bras levés. La photo collait avec celle remise par son complice moins gradé. Ensuite, lumière allumée, et arme au poing j'étais descendu. J'avais trouvé deux corps, une servante, et un vieil homme mais surtout un peu plus loin dans la pièce cachée une femme attachée nue à un poteau. Inconsciente, couverte d'ecchymoses, le nez cassé, une longue coupure sur le côté gauche du visage, mais même cela ne m'avait pas empêché de la reconnaître tout de suite…
Je l'avais rapidement détachée  et allongée au sol avant d'appeler Hank notre infirmier. Puis j'étais remonté et j'avais demandé à l'être, qui étaient les défunts et la femme.
— Juste des idiots de paysans et la bonne femme une infirmière dont j'avais besoin pour mes soins  et qui voulait me dénoncer.
— Ah vous êtes malade ?
— Oui Oui, gravement. Je euh je dois aller à l'hôpital, un traitement vous voyez.
—  Je comprends, mais ce qui est gênant est que cela ne se voit pas trop 
— Ah vous avez raison !
— Rassurez-vous je vais arranger cela.
Une minute plus tard, bien ficelé et soutenu par deux soldats il part pour le QG de la division où je suis sûr qu'ils seront ravis de récupérer un gros poisson avec en plus un épais dossier, découvert dans le poêle par un de mes hommes. J'imagine que, malgré son nez brisé et la swastika tracée au couteau sur son front, ils arriveront à le reconnaître sans problème. Entre-temps Lisa a ouvert un œil, m'a vu et a eu un sourire avant de retomber dans un sommeil d'épuisement. Hank l'a soigné et me confirme que c'est juste cela. Avant de repartir en chasse, je repasse la voir et, profitant d'un autre réveil, la nourrit à la cuillère tant elle est faible. Je charge ensuite deux de mes blessés de veiller sur elle.
Trois jours plus tard, le 8 mai 1945 le major Winters qui dirige nos compagnies me trouve installé dans la dite maison de thé de Hitler en train de me restaurer avec mes hommes.
— Hum, bucolique et reposant Capitaine.
— Capitaine ?
— Eh oui, la commission a estimé que vous le méritiez, même si vous avez un sens de la gravure un peu particulier. Enfin, à moins qu'on nous envoie dans le Pacifique cela n'a plus d'importance, vu que la guerre est finie en Europe.
Nous nous serrons la main puis il me remet les insignes de mon nouveau rang et repart donner les nouvelles à d'autres. Je fais passer une des bouteilles de champagne que nous avons récupéré et nous adressons un toast aux absents. Le silence se fait naturellement et je replonge dans ces années de folie. Un peu plus tard, je prends la jeep et rejoint le centre médical. Lisa n'a pas fui et se sent déjà bien mieux. Je la prends néanmoins dans les bras et la porte jusqu'à un banc à l'écart, à l'ombre d'un grand chêne. C'est là que je lui annonce la fin des combats. Elle est restée silencieuse, puis des larmes ont commencé à couler sur son beau visage. Sa longue cicatrice bien que visible me la rendait encore plus belle, encore plus forte. Ensuite elle a commencé à parler..
— J'ai fui Bastogne la nuit même. Je ne pouvais plus rester.
Je l'écoutais, elle eut un rire amer.
—  Je suis juive, Will. J'étais infirmière mais aussi employée dans un centre de recherches sur les wunderwaffen. Surtout je travaillais comme agent double pour l'Armée Rouge depuis 1942. Je n'avais pas le choix, sinon, ils m'auraient dénoncé et tu as vu ce qui arrivait à mes semblables, à ma famille. J'ai transmis des informations aux Soviétiques… Rassure toi, je trafiquais tout et le chef du projet  "Die Glocke " avait été tué avec sa femme en France, pas loin d'ici. Après Stalingrad, j'ai pu me cacher comme infirmière et fuir. J'ai vite compris que Staline et Hitler étaient les deux faces de la même folle pièce. Les purges, l'holodomor, les camps, les exécutions…
Maintenant je suis fatiguée, si fatiguée je ne sais pas ce qui va arriver. Tu me crois au moins ?
— Depuis le début et encore plus depuis que j'ai entendu les mots que tu avais  prononcés redits par des gens que nous avons libérés dans un de leurs camps. J'ai réalisé que c'était de l'hébreu. Maintenant, si tu es d'accord, tu vas venir avec moi dans un endroit tranquille, une ville de liberté.   Je m'approche et m'agenouille devant elle. Je prends ses mains dans les miennes.
— Tu es en sécurité maintenant.
Anna secoua la tête, les yeux brillants.
— Personne n'est vraiment en sécurité. Je n'ai même pas de papiers.
— Pour cela ne t'en fais pas…
  Bien plus tard, la guerre finie sur tous les théâtres d‘opération, nous nous retrouvons dans un certain château breton. Nous n'y sommes pas seuls puisque, en sus du vieux Comte, Agatha, Guillaume et leur fils Pierre nous y attendent. Ils semblent très heureux et nous n'évoquons quasiment pas la guerre, juste nos projets. Eux ont l'intention de repartir sur l'île de Liberta à l'arrivée du navire à New-York, désireux de se présenter au reste de la famille, de visiter les Antilles en y faisant du cabotage avant de revenir au château lui redonner son lustre. Moi et Lisa voulons aller en Oregon loin de tout cela. Néanmoins, j'étais à la réception où Churchill leur a serré la main et les a félicités, tout comme eux ont vu mon grade et mes rubans. Mais là, nous sommes dans la grande salle du château et savourons le plaisir simple et presque incroyable de festoyer avec les membres du réseau ayant combattu avec Guillaume. Des noms de code sont enfin associés à des visages, des liens révélés comme celui de sœurs pour Françoise et Eva, les vies sauvées par des vrais faux papiers sont là, on entend même parler hébreu entre certaines des femmes, Agatha ou Lisa et, en bout de table Charles, qui pensait finir comme le dernier comte, tient sur ses genoux le plus jeune des De Minihic qui reconstruira avec lui l'ancestrale bâtisse…
À l'issue de cette longue journée, je gagne avec Lisa notre chambre. Simple, propre, un grand baquet d'eau nous attend. Cette fois nous sommes seuls, loin de la guerre, loin des regards.
Je ferme doucement la porte derrière nous. Lisa reste un instant immobile,comme si elle n'osait pas croire à cette paix. Je m'approche lentement, prends son visage entre mes mains avec douceur, pose mes lèvres sur la longue cicatrice blanche et tordue sur le côté et lui dit qu'elle est belle, très belle et enfin l'embrasse tendrement.
— Laisse-moi m'occuper de toi, maintenant nous avons le temps, murmurai-je.
Je la déshabille avec une infinie douceur, faisant glisser sa robe le long de son corps passé de maigre à mince Une fois nue, je l'aide à entrer dans le grand baquet. L'eau chaude la fait soupirer de bien-être. Je la savonne abondamment et commence à la laver lentement. Je passe l'éponge sur ses épaules, descends le long de son dos, sur ses bras fins. Je masse doucement ses cuisses, ses mollets, prenant tout mon temps. Elle ferme les yeux, la tête légèrement penchée en avant, se laissant complètement aller. Mes mains glissent sur sa poitrine, lavant avec délicatesse ses jolis seins ronds, effleurant ses tétons qui durcissent peu à peu sous mes caresses.
— Tu es si belle… 
Je continue longtemps, lavant ses cheveux, massant son cuir chevelu,puis redescendant sur son ventre, ses hanches. Lorsque je passe entre ses cuisses, elle écarte légèrement les jambes, dévoilant un triangle d'une blondeur impudique. Mes doigts glissent avec tendresse sur son intimité, la nettoyant avec une ferveur presque religieuse. Elle laisse échapper un petit gémissement doux, témoignant de son désir qui s'éveille..
Une fois propre, je l'aide à sortir du baquet et, pendant qu'elle se sèche les cheveux, je me lave et me rince rapidement avant d'aller la rejoindre sur les draps frais. Nous ne parlons presque pas. Nos corps se cherchent avec une lenteur inhabituelle. Je l'embrasse partout : dans le cou, sur les épaules, sur la courbe de ses seins.Ma bouche descend lentement sur son ventre, puis plus bas. Je la lèche avec une infinie douceur, savourant son goût, prenant tout le temps du monde. Elle gémit doucement, ses doigts glissant dans mes cheveux. Elle me stoppe, me fait m'allonger et vient se placer tête-bêche sur moi. Sentir son poids sur moi me réjouit énormément, ses courbes, sa douceur, le satiné de sa peau… Mais que dire de sa bouche sur ma queue tendue ! Elle me déguste autant que je le fais et amplifiée par ses caresses et les sensations de son corps, je savoure ce plaisir si complice et si sensuel. Cela dure longtemps et je suis au bord de la jouissance quand elle se tourne à nouveau. On s'embrasse, on respire puis elle vient me chevaucher. Prête, trempée et excitée, elle n'a pas de mal à bien me placer puis à se laisser doucement descendre sur moi, se laissant investir par ma verge tendue. C'est absolument délicieux et, une fois en elle, nous restons un long moment immobile, simplement unis. Puis elle commence à se caresser sachant que j'adore la voir agir ainsi, je lui tire les tétons comme j'ai découvert qu'elle aimait, me redresse parfois pour les sucer et les mordiller. C'est juste incroyable et ce lien si particulier qui nous unit renforce cela. Elle passe ses doigts libres sur les lignes de mes tatouages, symboles venus du fond des âges. Joue aussi avec mes tétons puis me redresse, enroule ses jambes autour de moi, ses mains caressant mon dos, ses beaux seins contre mon torse. Nos regards ne se lâchent plus. Ses yeux brillent de larmes contenues tandis que le plaisir monte doucement, inexorablement.On s'embrasse follement, presque sauvagement, laissant libre cours à la passion,se disant les mots d'amour qu'on n'osait pas avant la paix J'accélère légèrement, elle aussi et puis ce sont des cris, des feulements, une jouissance soudaine et commune, sa chatte pulsant autour de ma queue qui se vide à chaque mouvement. Nous restons longtemps ainsi, toujours unis, mon visage dans son cou, ses doigts caressant ma nuque. Si longtemps que nous nous endormons, savourant enfin la tranquillité.
  Une semaine plus, je suis allongé sur un transat sur le pont du Queen Elisabeth ce paquebot de la Cunard. Lisa endormie tient ma main. À côté de moi et me souriant : Guillaume, son fils endormi sur lui, tient la main d'Agatha. La mer est étale, calme et nos Liberta respectifs nous attendent.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Soyez respectueux
Publier
Fin du livre
Vous avez atteint la fin de ce livre.
Une suite est prévue prochainement. Restez à l'affût !

Commentaires ()

Passer le commentaire
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
22 juin 2026 à 00:55
C'est une belle fin pour une belle histoire, la saga de Liberta étant décidément un ensemble de textes à lire et à relire tant il s'y trouve de détails incitant à surfer sur l'Histoire, la grande comme la petite.
Un plaisir, encore, toujours. :-)
Soyez respectueux
Répondre

Histoires similaires

✦ Bugsy Louise - 1944 XSTORY
Louise - 1944
Chapitre 1
Par Bugsy
226
13
10.5k
Hétéro
✦ Nicolax L’escadron des dernières volontés XSTORY
L’escadron des dernières volontés
Chapitre unique
Par Nicolax
13
0
4k
Hétéro
✦ Yojik Le projet artistique XSTORY
Le projet artistique
Chapitre 49
Par Yojik
34
1
6.3k
Bi
✦ StanJR23 S3 : Élise, le patient du désert XSTORY
S3 : Élise, le patient du désert
Chapitre unique
Par StanJR23
94
9
3.4k
Hétéro
✦ duval.bb La journaliste XSTORY
La journaliste
Chapitre 7
Par duval.bb
35
2
3.2k
Hétéro
✦ caribonex La nuit du Mur - XSTORY
La nuit du Mur -
Chapitre 3
Par caribonex
75
3
4.5k
Hétéro
✦ duval.bb La journaliste XSTORY
La journaliste
Chapitre 12
Par duval.bb
6
2
2.2k
Hétéro
✦ caribonex Enquêtes en Orégon XSTORY
Enquêtes en Orégon
Chapitre 2
Par caribonex
75
2
2.1k
Hétéro

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio