Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE — Chapitre 14 · 1944 : Bastogne, l'hiver et l'enfer
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
VOICI VENU LE TEMPS DE LA TEMPÊTE
Chapitre 14 · 1944 : Bastogne, l'hiver et l'enfer
Résumé : Aprés le D-Day et Market Garden, c'est désormais l'enfer froid de Bastogne pour Will...
Le froid était inhumain et ce, même pour quelqu'un qui avait appris à nager en Oregon, joué les plongeurs des heures durant dans le Wilhemina Kanal pour échapper aux forces SS lors de l'opération en Hollande occupée ! Mais en ce 23 décembre 1944, nous étions dans les Ardennes et pire encore, encerclés dans Bastogne. La 101ème Airborne tenait bon, mais à quel prix…
Les Allemands nous pilonnaient sans relâche. La neige, le manque de munitions, la faim, l'équipement hivernal manquant, tout rendait chaque heure interminable. Mais notre chef donnait l'exemple et le« Nuts » (traduisez « des clous » pour rester poli ) du général McAuliffe à la demande de reddition présentée par les nazis traduisait bien notre sentiment !
J'avais combattu le jour J, connu le bocage normand, vu et subi bien des choses, gagné quelques breloques et mon échappée Hollandaise m'avait valu un passage dans le corps des Officiers après validation de la commission de combat. Depuis la mort de l'autre officier, je dirigeais d'ailleurs seul un groupe devenu de plus en plus réduit, mais nous tenions bon et avions même déjoué les infiltrations de faux soldats américains. Maintenant nous entendons un grondement, c'est l'assaut final sur nos positions et aucun de nous ne veut reculer.
Les Allemands nous pilonnaient sans relâche. La neige, le manque de munitions, la faim, l'équipement hivernal manquant, tout rendait chaque heure interminable. Mais notre chef donnait l'exemple et le« Nuts » (traduisez « des clous » pour rester poli ) du général McAuliffe à la demande de reddition présentée par les nazis traduisait bien notre sentiment !
J'avais combattu le jour J, connu le bocage normand, vu et subi bien des choses, gagné quelques breloques et mon échappée Hollandaise m'avait valu un passage dans le corps des Officiers après validation de la commission de combat. Depuis la mort de l'autre officier, je dirigeais d'ailleurs seul un groupe devenu de plus en plus réduit, mais nous tenions bon et avions même déjoué les infiltrations de faux soldats américains. Maintenant nous entendons un grondement, c'est l'assaut final sur nos positions et aucun de nous ne veut reculer.
Lorsque, grâce au plan de Patton, une colonne de Tanks de la 3° Armée arrive le 26, nous ne sommes plus très nombreux, mais nous avons tenu. Mais dans quel état ! L'infirmier me retrouve dans mon dernier terrier, une bauge de sanglier agrandie. Mon fusil vide me sert de canne mais j'ai mon Colt au poing. Quand il me confirme son identité en me donnant une info sur Babe Ruth la grande star du base-ball, je peux enfin m'effondrer. Mon unité - ou ce qu'il en reste - se retrouve presque au complet dans l'infirmerie où une jeep transformée a pu nous conduire, j'y ai attendu mon tour après le diagnostic. Une balle m'avait traversé la cuisse, une autre m'avait lacéré les côtes ; ce qui fait que je ne suis de loin pas le plus touché. Heureusement comme mes camarades, j'avais « arrosé « les plaies du sulfamide dont nous étions dotés et je n'avais pas d'infection. C'est là que je l'ai vue. Lisa Keller, infirmière de la Wehrmacht, faite prisonnière quelques jours plus tôt. Devant la terrible situation, elle avait été réquisitionnée pour aider nos propres médecins, sous stricte surveillance. D'une beauté presque irréelle, grande, cheveux blonds presque blancs attachés sévèrement, yeux verts glacials, mon âge ou peu s'en faut. Une image de la femme aryenne digne des premiers plans de la cinéaste Leni Riefensthal. Elle dégageait une vraie autorité naturelle. Nos regards s'étaient croisés plusieurs fois et, après l'examen du médecin, elle s'est occupée de moi.
— Ne bougez pas, Lieutenant, murmura-t-elle avec un fort accent allemand tout en terminant de me préparer pour des points de suture sur le côté
Ses mains étaient rapides et précises. Elle nettoya plus avant les orifices d'entrée et de sortie à la cuisse puis banda celle-ci. Ensuite, elle nettoya à l'alcool la longue estafilade sur mon côté puis sutura soigneusement. Chaque passage de l'aiguille me faisait serrer les dents. Elle leva les yeux vers moi et lâcha :
— Vous avez de la chance. Aucun os n'a été touché. Un bon repos…
— Et cela repartira…
Elle me regarde et nos expressions désabusées disent assez notre lassitude devant cette folie.
Plus tard dans la nuit, alors que les obus tombent toujours, elle revient vérifier mes pansements. La grange qui sert d'infirmerie est plongée dans une semi-obscurité, seulement éclairée par la pleine lune. Et nous sommes à l'écart. Je la regarde différemment. Il y a quelque chose chez elle. Nous avons parlé un peu durant une rare pause entre deux arrivées et il y a une intelligence trop vive derrière certaines observations pour une infirmière capturée et ne sachant pas ce qui va lui arriver.
— Pourquoi vous nous aidez ? demandé-je d'une voix rauque.
Elle a un sourire amer.
— Parce que je n'ai plus vraiment le choix… et parce que je ne crois plus à cette guerre depuis longtemps ; si tant est que j'y ai cru un jour !
Sa main glisse sur mon torse pour vérifier mon pansement aux côtes. Le contact dure plus longtemps que nécessaire. Malgré la douleur et le froid, mon corps réagit. Elle le remarque immédiatement.
— Vous êtes blessé… et pourtant vous réagissez encore comme un homme, souffle-t-elle.
Il y a du défi dans sa voix et j'avoue que je regarde si elle à une lame !
Mais la seule chose qu'elle fait est de poser ma main sur sa taille. Le silence se fait. Un long silence chargé de tant de choses. Elle ne recule pas. Au contraire, elle se penche davantage. Nos bouches se trouvent dans un baiser urgent, presque rageur. La guerre, la peur,le froid… tout disparaît dans ce contact. C'est similaire à l'urgence en Hollande et en même temps si différent même si je ne saurais l'expliquer. Elle laisse glisser ses mains sur moi ,soulève les draps et mon caleçon, laissant apparaître ma queue presque tendue. Elle me regarde un instant puis me caresse doucement,
— Lisa…
Elle relève les yeux, un éclat sauvage dans le regard, m'embrasse à nouveau, sourit devant mes rictus de douleur, puis se redresse, retire jupe et dessous, me fixe et, devant mon petit sourire d'invite, s'installe sur moi avec précaution, évitant mes blessures, m'offrant le triangle blond et sa fente humide. Je commence à la lécher, et sa saveur m'enivre. Elle évite de bouger mais, face à l'excitation procurée par mes petits coups de langue sur son bouton durci, elle ne peut que frémir. Elle murmure deux mots dans une langue que je ne comprends pas et ferme les yeux. Je la déguste, passant et repassant ma langue, aspirant, suçant, léchant. J'ai un peu mal mais la position fait que c'est supportable et de toute façon, c'est trop bon. Il y a de l'urgence en nous mais, aussi fou que cela paraisse, mon esprit ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a autre chose tant nos regards sont liés l'un à l'autre. Soudain, ses yeux se perdent dans le vague et elle jouit, fort en se mordant les lèvres. Lentement, elle se retire puis vient m'embrasser, goûtant son plaisir sur mes lèvres. Ensuite elle se tourne, se penche et m'embouche. Sa fellation est délicieuse, diabolique, mélange d'envie, d'urgence. Elle continue à me regarder et, si forte est l'excitation que je ne tarde pas à jouir. Elle avale tout en me fixant. Un dernier regard et puis ces mêmes mots bizarres. Épuisé je m'endors sans savoir qu'elle fuit dans la nuit…
— Ne bougez pas, Lieutenant, murmura-t-elle avec un fort accent allemand tout en terminant de me préparer pour des points de suture sur le côté
Ses mains étaient rapides et précises. Elle nettoya plus avant les orifices d'entrée et de sortie à la cuisse puis banda celle-ci. Ensuite, elle nettoya à l'alcool la longue estafilade sur mon côté puis sutura soigneusement. Chaque passage de l'aiguille me faisait serrer les dents. Elle leva les yeux vers moi et lâcha :
— Vous avez de la chance. Aucun os n'a été touché. Un bon repos…
— Et cela repartira…
Elle me regarde et nos expressions désabusées disent assez notre lassitude devant cette folie.
Plus tard dans la nuit, alors que les obus tombent toujours, elle revient vérifier mes pansements. La grange qui sert d'infirmerie est plongée dans une semi-obscurité, seulement éclairée par la pleine lune. Et nous sommes à l'écart. Je la regarde différemment. Il y a quelque chose chez elle. Nous avons parlé un peu durant une rare pause entre deux arrivées et il y a une intelligence trop vive derrière certaines observations pour une infirmière capturée et ne sachant pas ce qui va lui arriver.
— Pourquoi vous nous aidez ? demandé-je d'une voix rauque.
Elle a un sourire amer.
— Parce que je n'ai plus vraiment le choix… et parce que je ne crois plus à cette guerre depuis longtemps ; si tant est que j'y ai cru un jour !
Sa main glisse sur mon torse pour vérifier mon pansement aux côtes. Le contact dure plus longtemps que nécessaire. Malgré la douleur et le froid, mon corps réagit. Elle le remarque immédiatement.
— Vous êtes blessé… et pourtant vous réagissez encore comme un homme, souffle-t-elle.
Il y a du défi dans sa voix et j'avoue que je regarde si elle à une lame !
Mais la seule chose qu'elle fait est de poser ma main sur sa taille. Le silence se fait. Un long silence chargé de tant de choses. Elle ne recule pas. Au contraire, elle se penche davantage. Nos bouches se trouvent dans un baiser urgent, presque rageur. La guerre, la peur,le froid… tout disparaît dans ce contact. C'est similaire à l'urgence en Hollande et en même temps si différent même si je ne saurais l'expliquer. Elle laisse glisser ses mains sur moi ,soulève les draps et mon caleçon, laissant apparaître ma queue presque tendue. Elle me regarde un instant puis me caresse doucement,
— Lisa…
Elle relève les yeux, un éclat sauvage dans le regard, m'embrasse à nouveau, sourit devant mes rictus de douleur, puis se redresse, retire jupe et dessous, me fixe et, devant mon petit sourire d'invite, s'installe sur moi avec précaution, évitant mes blessures, m'offrant le triangle blond et sa fente humide. Je commence à la lécher, et sa saveur m'enivre. Elle évite de bouger mais, face à l'excitation procurée par mes petits coups de langue sur son bouton durci, elle ne peut que frémir. Elle murmure deux mots dans une langue que je ne comprends pas et ferme les yeux. Je la déguste, passant et repassant ma langue, aspirant, suçant, léchant. J'ai un peu mal mais la position fait que c'est supportable et de toute façon, c'est trop bon. Il y a de l'urgence en nous mais, aussi fou que cela paraisse, mon esprit ne peut s'empêcher de se dire qu'il y a autre chose tant nos regards sont liés l'un à l'autre. Soudain, ses yeux se perdent dans le vague et elle jouit, fort en se mordant les lèvres. Lentement, elle se retire puis vient m'embrasser, goûtant son plaisir sur mes lèvres. Ensuite elle se tourne, se penche et m'embouche. Sa fellation est délicieuse, diabolique, mélange d'envie, d'urgence. Elle continue à me regarder et, si forte est l'excitation que je ne tarde pas à jouir. Elle avale tout en me fixant. Un dernier regard et puis ces mêmes mots bizarres. Épuisé je m'endors sans savoir qu'elle fuit dans la nuit…
Dehors, les canons continuent de tonner sur Bastogne...
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Commentaires ()
Ça c’est de l’histoire !
… avec évidemment de l’érotisme, avec sans doute aussi du sentiment, avec un scénario, une documentation historique, avec la possibilité pour le lecteur d’une immersion dans une époque aussi intéressante que redoutable.
C’est qui me fait penser qu’à un moment, ça ne serait pas bête de pouvoir donner une médaille pour une histoire complète de plusieurs chapitres, quand une sorte de saga ou de roman nous emmène et nous fait, comme dans les séries, nous attacher aux personnages.
C’est sûr que Noël dans les Ardennes, ça n’a pas été évident cette année-là.
Et on sait que dans ces situations très particulières , à la fois de fatigue et d’urgence, il y eut beaucoup de rapprochements, parfois assez improbables, mais quand même.
Quand le futur se compte en jours… le carpe diem prend tout son sens.
Il y eut hélas aussi de nombreux abus…
Et parfois des meurtres. :/
C’est resté caché pendant très longtemps, on n’en parle d’ailleurs toujours presque pas.
Je sais qu’il n’y aura pas forcément foule, c’est peut-être un petit peu trop difficile pour la masse de se plonger dans une histoire où on ne bouffe pas du poil toutes les trois lignes, mais j’apprécie la constance et la persévérance dont tu fais preuve pour continuer à publier cette saga..