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Le garçon succube — Chapitre 2 · Douceur au petit matin et une invitée indésirable
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le garçon succube
Chapitre 2 · Douceur au petit matin et une invitée indésirable
Le soleil filtrait timidement à travers les rideaux épais de l'appartement, baignant le salon d'une lumière dorée et paresseuse. John fut le premier à se réveiller.
Un grognement sourd lui échappa tandis qu'il reprenait lentement conscience. Son corps massif était lourd, agréablement courbaturé, comme après un entraînement particulièrement intense. Il passa une main sur son crâne chauve, les yeux encore mi-clos, et esquissa un mouvement pour se lever.
C'est alors qu'il sentit le poids léger sur son torse.
John se figea. Son regard descendit lentement.
Lyris était là, blotti contre lui comme une petite créature vulnérable. Le succube dormait profondément, la joue posée sur son pectoral, ses cheveux blonds en désordre sur son visage paisible. Ses petites ailes noires, qui semblaient légèrement plus grandes et plus déployées qu'hier soir, reposaient mollement contre son dos et sur le flanc de John. Sa queue en cœur était enroulée avec possessivité autour de la cuisse du géant.
John resta immobile un long moment, le cerveau encore embrumé par le sommeil et les souvenirs de la nuit.
— Putain... murmura-t-il pour lui-même, presque sans voix.
Il leva une main hésitante et, par pure curiosité, effleura du bout des doigts l'une des ailes noires. La texture était surprenante : fine, veloutée, chaude, presque comme la peau d'un chat sans poils que sa sœur affectionnait tant. Douce, fragile, et étrangement apaisante au toucher.
L'aile frémit légèrement sous sa caresse, et Lyris laissa échapper un petit soupir endormi, se blottissant un peu plus contre lui.
John sentit quelque chose d'étrange dans sa poitrine. Un mélange de confusion, d'amusement... et d'une tendresse qu'il n'avait pas anticipée.
— Alors j'ai pas rêvé... ? souffla-t-il, un sourire en coin se dessinant malgré lui. Je me suis tapé un autre mec...
Il secoua doucement la tête, incrédule, tout en continuant à caresser l'aile du bout des doigts avec une délicatesse surprenante pour un homme de sa stature. Lyris remua un peu, ses longs cils papillonnant. Ses grands yeux bleus s'entrouvrirent lentement, encore voilés de sommeil. Lorsqu'il réalisa qu'il était toujours dans les bras de John, une vive rougeur envahit ses joues.
— ...Bonjour, murmura-t-il d'une voix timide et enrouée, presque honteuse d'être encore là.
John le regarda longuement, sans retirer sa main de son aile.
— Ouais... bonjour, petite chose. T'es pas parti.
Lyris cacha immédiatement son visage contre le torse massif de John, comme pour disparaître. Sa voix étouffée par la peau chaude du colosse tremblait légèrement :
— Tu voulais que je parte... ? demanda-t-il, incertain de vouloir vraiment entendre la réponse. Il marqua une pause, puis ajouta plus bas, presque douloureusement : Je devrais partir...
Il finit par relever la tête, ses grands yeux bleus remplis d'inquiétude et de timidité. Ses joues étaient encore joliment rougies, ce qui le rendait presque irrésistible.
John le contempla un long moment. Sa grande main calleuse remonta avec une douceur surprenante pour caresser la joue fine de Lyris, son pouce effleurant lentement sa pommette.
— Tu m'as jeté un sort ? Ou un truc comme ça... murmura-t-il, la voix grave et un peu rauque du réveil. Parce que je suis pas gay... Enfin, je crois... Pourtant, je veux que tu restes.
Lyris cligna des yeux, surpris. Une vague de chaleur envahit sa poitrine. Il secoua doucement la tête.
— Non, je te jure que non. D'habitude on fait ça, pour être sûr que notre victime ne fuie pas. Mais j'en ai pas eu besoin avec toi.
Il réalisa trop tard ce qu'il venait de révéler. Ses yeux s'écarquillèrent et il plaqua aussitôt ses deux mains fines sur sa bouche, le visage horrifié.
— Oh non... Je dois pas révéler nos secrets...
John laissa échapper un petit rire grave, amusé et attendri. Il glissa sa main dans les cheveux blonds de Lyris, écartant doucement les mèches pour caresser du bout du doigt sa petite corne sensible, ce qui fit frissonner tout le corps du succube.
— Trop tard, petite chose. T'es déjà en train de tout me dire. Il baissa la voix, plus sérieuse : Et franchement... j'm'en fous un peu de tes secrets pour l'instant. T'es là. T'as passé la nuit sur moi. Et j'ai pas envie que tu partes.
Lyris le regarda longuement, les lèvres légèrement entrouvertes, partagé entre la panique d'avoir trop parlé et le bonheur timide d'entendre ces mots. Ses ailes noires frémirent légèrement dans son dos, et sa queue en cœur s'enroula plus étroitement autour de la cuisse de John, comme si elle refusait déjà de le lâcher.
Le géant noir se redressa un peu sur le canapé, gardant le petit démon blotti contre lui, et murmura près de son oreille :
— Reste un peu... au moins aujourd'hui. On verra après. D'accord ? Je vais nous préparer un petit déj', tu ne te nourri sûrement pas que de sexe, n'est ce pas ?
Lyris cligna plusieurs fois des yeux, pris de court par la proposition si simple et si attentionnée. Une petite lueur de surprise et de joie illumina son regard bleu. Il baissa timidement la tête, un sourire se dessinant sur ses lèvres rougies.
— Je... je peux manger de la nourriture normale aussi, oui, murmura-t-il. Même si... l'énergie que tu m'as donnée cette nuit est déjà très nourrissante.
Il se redressa légèrement sur le torse de John, ses ailes noires se repliant sagement dans son dos tandis que sa queue restait enroulée autour de la cuisse du géant, comme si elle ne voulait toujours pas le lâcher.
John laissa échapper un petit rire grave et se redressa complètement, soulevant sans effort le petit succube avec lui. Il le posa doucement sur le canapé avant de se lever, offrant à Lyris une vue imprenable sur son dos et ses épaules massives.
— Bien. Alors reste là et repose-toi. J'en ai pas pour longtemps.
Lyris le regarda s'éloigner vers la petite cuisine ouverte, le cœur battant encore fort. Il ramena ses genoux contre sa poitrine, entourant ses jambes de ses bras fins, et observa le colosse chauve qui, torse nu, commençait à sortir des œufs, du pain et du jus d'orange du réfrigérateur comme si tout cela était parfaitement normal.
Pour la première fois de sa vie, Lyris se sentait... en sécurité. Pas jugé. Pas moqué. Juste désiré et accepté.
Il murmura pour lui-même, si bas que John ne pouvait pas l'entendre :
— Je veux vraiment rester...
***
Dans la petite cuisine ouverte, John avait préparé un petit-déjeuner simple mais copieux : œufs brouillés, bacon grillé, toasts et jus d'orange. Il posa deux assiettes sur la table basse du salon, torse toujours nu, seulement vêtu d'un jogging bas sur les hanches.
Lyris, qui avait revêtu son hoodie trop grand et son short court, s'était assis en tailleur sur le canapé. Il observait le géant avec un mélange de timidité et de bonheur discret.
— Merci... Personne n'avait jamais cuisiné pour moi, murmura-t-il en prenant une bouchée, ses joues légèrement rosées.
John s'installa à côté de lui, massif, prenant presque tout l'espace. Il sourit en coin.
— Faut bien que tu manges autre chose que... enfin, tu sais. T'as l'air d'avoir besoin de prendre un peu de poids, petite chose.
Ils commencèrent à discuter doucement. John posa des questions sur le monde des succubes, Lyris répondait timidement, expliquant à demi-mot le harcèlement qu'il avait subi. L'atmosphère était calme, presque intime.
Soudain, l'air dans l'appartement se chargea d'une lourde présence sensuelle. Un portail violet sombre s'ouvrit près de la fenêtre, et une silhouette féminine en émergea.
Velithra.
Une succube d'une beauté stupéfiante. Peau légèrement rosée, longs cheveux noirs aux reflets violets tombant en cascade jusqu'à ses reins, des courbes voluptueuses, une poitrine généreuse qui semblait défié la gravité mise en valeur par une tenue moulante et suggestive. Elle était exactement le genre de femme qui aurait fait tourner la tête de John en temps normal.
Dès son arrivée, ses yeux rouges brillèrent. Elle claqua des doigts en direction de John.
— Reste tranquille, humain.
John se figea instantanément, le regard vitreux, incapable de bouger.
Velithra tourna son attention vers Lyris, un sourire méprisant aux lèvres.
— Tiens donc... Le garçon succube a réussi son épreuve. Comme c'est surprenant. Elle s'approcha lentement, ses hanches ondulant. Mais tu as oublié de rentrer, l'anomalie. Le Conseil t'attend.
Lyris pâlit et se leva d'un bond, reculant.
— Velithra... je... je ne veux pas rentrer.
La succube éclata d'un rire cristallin et cruel.
— Ce n'est pas à toi de décider, l'anomalie. Tu es une erreur de la nature. Ton rôle est de nourrir notre clan et de disparaître ensuite.
Elle avança rapidement, saisit brutalement la queue en cœur de Lyris d'une main et attrapa une de ses ailes de l'autre, tirant violemment pour le forcer à avancer.
— Allez, l'anomalie. On rentre.
Lyris poussa un cri de douleur aigu, ses yeux s'emplissant de larmes.
Ce fut à cet instant que quelque chose se brisa.
John, qui était resté figé, laissa échapper un grognement sourd. Ses muscles se contractèrent violemment. L'hypnose vola en éclats. Son regard s'éclaircit d'un coup, rempli de rage en voyant Lyris malmené.
— Lâche-le. Tout de suite.
Velithra se figea, les yeux écarquillés de stupeur. Elle lâcha instinctivement Lyris et recula d'un pas.
— C'est impossible ! Un simple mortel ne devrait même pas pouvoir résister plus de quelques secondes ! Qu'est-ce que tu lui as fait, l'anomalie ?!
Elle regarda John avec un mélange de crainte et de fascination, puis tourna son regard haineux vers Lyris.
Lyris restait figé, les yeux écarquillés de stupeur. Sa queue en cœur tremblait encore de douleur après avoir été tirée si brutalement. Il regarda John, puis Velithra, complètement perdu.
— Comment... ? murmura-t-il d'une voix à peine audible. Je... Je n'ai rien fait...
Velithra recula encore d'un pas, son beau visage déformé par un mélange de choc et de colère. Sa poitrine généreuse se soulevait rapidement sous l'effet de la surprise.
John ne lui laissa pas le temps de continuer.
Le colosse s'avança d'un pas lourd et déterminé, plaçant son corps massif entre Lyris et Velithra. Il dominait complètement la pièce de sa stature imposante. Ses muscles étaient tendus, prêts au combat, et son regard sombre brûlait d'une rage protectrice que Lyris n'avait encore jamais vue.
John d'une voix basse et menaçante.
— Tu ne le touches plus. Pas tant que je serai là.
— Tu ne le touches plus. Pas tant que je serai là.
Il tendit un bras en arrière sans regarder, attrapant doucement Lyris par l'épaule pour le placer encore plus derrière lui, comme pour le protéger de son propre corps.
Velithra serra les poings, ses yeux rouges brillant d'une lueur dangereuse. Pourtant, elle hésitait. Pour la première fois, elle semblait réellement déstabilisée.
— Tu ne comprends pas, humain. Cette... anomalie n'appartient pas à ton monde. Il doit rentrer. Il est une honte pour notre espèce. Un garçon succube... une aberration !
Lyris, toujours caché derrière John, tremblait légèrement. Il posa ses deux mains fines sur le large dos du géant, comme pour s'ancrer à lui. Sa voix sortit faiblement :
— Je... je ne veux pas y retourner, John. Elles vont encore me faire du mal...
John tourna légèrement la tête vers lui, sans quitter Velithra des yeux.
— Personne ne va te faire du mal ici. Pas tant que je respire.
Velithra laissa échapper un rire nerveux, mais on sentait qu'elle perdait de son assurance.
— Tu vas vraiment défier une succube pour... ça ? Pour cette petite erreur de la nature ?
John resta fermement planté entre Lyris et Velithra, son corps massif formant un rempart vivant. Sa voix grave résonna dans l'appartement, chargée d'une émotion rare :
— Écoute-moi bien, démon. Mon peuple a été persécuté pendant des siècles simplement parce qu'on était noirs. On nous a traités comme des anomalies, des erreurs, des choses inférieures. Alors ouais... je vais protéger Lyris. Parce qu'il se fait persécuter pour la seule raison qu'il est né homme. J'en ai rien à foutre de vos règles ou de ce que vous pensez être "normal".
Lyris, toujours caché derrière lui, sentit son cœur se serrer. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux bleus. Personne n'avait jamais pris sa défense comme ça.
Velithra, quant à elle, changea immédiatement de stratégie. Elle força un sourire séducteur, cambrant son corps voluptueux pour mettre en valeur ses courbes irrésistibles. Sa voix devint suave, envoûtante :
— Humain... John, c'est bien ça ? Tu n'as pas besoin de te compliquer la vie pour cette anomalie. Je peux t'offrir bien mieux. Laisse-moi t'envoyer les plus belles succubes de notre royaume. Des femelles aux formes parfaites, expertes dans l'art du plaisir. Elles te combleront de mille façons que ce... garçon ne pourra jamais égaler. Tout ce que tu désires, je te l'offrirai. En échange, laisse-nous ramener l'anomalie.
Un lourd silence tomba.
Lyris se mit à trembler violemment derrière John. On lui avait toujours répété que les humains étaient esclaves de leurs pulsions sexuelles, qu'ils étaient incapables de résister à une belle succube. Son cœur se serra douloureusement. Il va accepter... Il va forcément accepter...
Il baissa la tête, ses petites ailes se repliant tristement contre son dos, prêt à entendre les mots qui le briseraient.
Mais John resta immobile. Il laissa échapper un rire bas, presque méprisant, sans jamais quitter Velithra des yeux.
— Tu crois vraiment que je suis assez faible pour vendre quelqu'un qui m'a fait confiance juste pour du cul ? grogna-t-il. Tes succubes, tu peux te les garder. J'ai déjà ce que je veux juste derrière moi.
Il recula légèrement, passant un bras protecteur autour des épaules frêles de Lyris et l'attirant contre son flanc. Le petit succube leva vers lui un regard brillant de surprise et d'émotion.
Velithra perdit son sourire. Son visage se tordit de rage et d'incrédulité.
— Tu... tu refuses ? Pour cette aberration ?!
Velithra recula lentement, ses yeux rouges brûlant d'une haine contenue. Ses courbes voluptueuses tremblaient légèrement de frustration. Elle jeta un dernier regard venimeux vers Lyris, caché derrière John.
— Ce n'est pas fini, humain John. L'anomalie, tu t'es mis dans une sale situation...
Sur ces mots chargés de menace, elle recula jusqu'au portail violet qui tournoyait encore dans l'air. D'un geste rageur, elle y pénétra. Le portail se referma dans un chuintement sinistre, laissant l'appartement plongé dans un silence lourd.
À peine le portail disparu, toute la tension accumulée chez Lyris s'effondra d'un coup.
Ses jambes cédèrent. Il tomba à genoux sur le sol, les mains tremblantes posées sur ses cuisses. Ses petites ailes noires s'affaissèrent lamentablement dans son dos, et sa queue en cœur resta mollement enroulée autour de sa propre cheville. Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues rougies.
— Putain... il vient de se passer quoi là ? murmura John, encore sous le choc, la voix rauque.
Il se retourna immédiatement. Le colosse s'agenouilla devant lui, sa grande main venant doucement soulever le menton de Lyris pour le forcer à le regarder.
Lyris leva vers lui ses grands yeux bleus brillants de larmes. Sa voix était faible, brisée par
l'émotion :
l'émotion :
— Je suis désolé, John. Je n'aurais pas dû rester. Je t'ai mis en danger...
John fronça les sourcils. Sans hésiter, il passa ses bras puissants autour du petit succube et le souleva comme s'il ne pesait rien. Il le ramena contre son torse massif et s'assit sur le canapé, gardant Lyris blotti sur ses genoux, une main large caressant doucement son dos et ses ailes froissées.
— Hé... regarde-moi, petite chose.
Lyris obéit timidement, le visage enfoui à moitié dans le cou du géant.
— Je t'ai dit que je te protégeais. Je le pensais. Je m'en fous de leurs menaces. T'as pas à t'excuser d'exister.
Il posa un baiser ferme sur le sommet de la tête de Lyris, juste à côté de sa petite corne sensible, ce qui fit frissonner le succube.
— T'es pas une anomalie.
Lyris resta silencieux un long moment, blotti contre ce corps chaud et imposant. Pour la première fois, il se sentait vraiment en sécurité. Ses ailes se détendirent légèrement sous les caresses de John.
***
Mot de l'auteur
Bon... voilà. Ce qui devait être un one-shot (une simple histoire en un chapitre avec une fin ouverte) n'en est officiellement plus un.
Pourquoi je m'inflige ça ?! J'ai déjà tellement de casseroles sur le feu avec mes autres récits en cours... Mais que voulez-vous, Lyris et John ont squatté mon cerveau et ils ont refusé d'en sortir.
Quoi qu'il en soit, j'espère de tout cœur que vous appréciez suivre les aventures de notre petit démon blond et de son colosse de Harlem. L'amour est une magie bien plus puissante que l'hypnose, et John vient de le prouver de la plus belle des manières.
On retrouve cet adorable garçon succube au prochain chapitre... ou pas ! Ça dépendra entièrement de vos retours et de vos commentaires.
À très vite.
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Commentaires ()
Lyris et John sont trop cute, on veut bien sûr les voir se battre pour leur amour contre les succubes :D