Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le garçon succube — Chapitre 11 · Yoyo, hamburger et milkshake
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le garçon succube
Chapitre 11 · Yoyo, hamburger et milkshake
Après avoir survécu au défilé de mode et à la facture qui avait fait pâlir John, le trio décida de faire une pause bien méritée dans un fast-food du centre commercial.
Lilia, les bras chargés de tous les sacs, déclara soudain qu'elle avait besoin d'aller aux toilettes.
— Attendez-moi ici, je reviens tout de suite.
Elle disparut dans le couloir des sanitaires avec tous les paquets. John haussa les épaules, trop fatigué pour poser des questions, et s'installa avec Lyris à une table près de la vitrine.
Quelques minutes plus tard, Lilia revint les mains vides, un sourire satisfait aux lèvres.
John fronça les sourcils.
— Où sont passés les sacs ?
Lilia haussa les épaules avec une nonchalance royale.
— Tu ne pensais tout de même pas qu'on allait les trimballer jusqu'à la maison ? J'ai ouvert un petit portail direct vers ton appart et je les ai balancés dedans.
John la fixa un instant, bouche bée.
— Tu... quoi ?
Lyris, de son côté, s'était déjà éloigné de quelques pas. Un petit garçon d'une dizaine d'années jouait au yoyo près de la fontaine. Fasciné par le jouet qui montait et descendait, Lyris s'était approché.
— Je peux essayer ? demanda-t-il avec ses grands yeux bleus pleins de curiosité.
Le garçon, ravi d'avoir un nouveau partenaire de jeu, lui tendit le yoyo.
Quelques secondes plus tard, Lyris était complètement emmêlé dans le fil. Le yoyo avait fait plusieurs tours autour de son bras, de sa jambe, et même un peu autour de sa queue qui s'agitait nerveusement.
Le petit garçon éclata de rire, plié en deux.
— T'es nul ! s'exclama-t-il entre deux éclats de rire.
Lyris, rouge comme une tomate, essayait de se dégager sans succès, ses ailes frémissant de frustration.
John, qui observait la scène de loin, se pinça l'arête du nez.
— ...Pourquoi je ne suis même pas surpris.
Lilia, elle, riait aux éclats en sortant son téléphone (qu'elle avait déjà réussi à faire fonctionner) pour immortaliser le moment.
John se tourna vers Lilia en fronçant les sourcils.
— D'où tu sors un téléphone ?
Lilia leva l'appareil dernier cri avec un sourire triomphant, ses yeux roses pétillants.
— Un humain dont je me nourris régulièrement m'en a fait cadeau... Avec ça, je vais pouvoir prendre plein d'images de mon adorable Lyris ! répondit-elle avec des cœurs dans les yeux, zoomant déjà sur le jeune succube qui essayait toujours de se dégager du fil du yoyo.
Lyris, rouge comme une tomate, leva la tête vers eux avec un air suppliant.
— Aidez-moi... Le yoyo m'a piégé...
John soupira, posa les sacs et s'accroupit pour démêler le fil avec ses grandes mains habiles. Pendant ce temps, Lilia immortalisa la scène avec une série de photos, riant doucement.
— Regarde comme il est mignon quand il est tout emmêlé ! s'extasia-t-elle en montrant l'écran à John.
Le colosse jeta un coup d'œil à la photo et ne put s'empêcher de sourire malgré lui.
— Ouais... Il est mignon. Mais on va éviter de le laisser jouer avec des objets potentiellement mortels la prochaine fois.
Lyris, enfin libéré, se releva en brossant son short, les joues encore roses.
— C'était plus difficile que ça en avait l'air...
Lilia passa un bras autour de ses épaules et déposa un baiser sur sa tempe.
— T'inquiète, mon Lyris, je suis certaine que c'est difficile.
John grogna, mais il attrapa tout de même la main libre de Lyris pour les guider vers leur table.
— Allez, asseyons-nous avant que vous ne fassiez une autre catastrophe.
Après le chaos du centre commercial, le trio s'installa enfin dans un fast-food du rez-de-chaussée. L'odeur de friture et de viande grillée flottait dans l'air, et le jeune succube regardait le menu avec une fascination mêlée de méfiance.
John, qui portait encore plusieurs sacs, s'assit en face d'eux et posa la question :
— Alors, vous voulez manger quoi ?
Lyris étudia longuement la carte, les sourcils froncés.
— Ça a l'air hyper gras et lourd tous ces trucs... surtout les hamburjé.
John laissa échapper un rire grave.
— C'est celui qui a dévalisé mon armoire à bonbons qui dit ça ? Et on dit hamburger, petite chose.
Lyris croisa les bras, vexé, sans vraiment d'argument à opposer.
— C'est pas la même chose !
Lilia, quant à elle, se lécha déjà les lèvres en regardant les images.
— Moi, le hamburger me donne envie. Avec plein de sauce.
Lyris, après une seconde d'hésitation, hocha la tête.
— Alors je prends la même chose que Lilia.
John secoua la tête, amusé, et compléta la commande :
— Pareil pour moi, et des frites pour les trois.
Quelques minutes plus tard, les plateaux arrivèrent. Lyris observait son hamburger avec une curiosité prudente, comme s'il risquait de lui sauter au visage. Lilia, elle, attaqua le sien avec un appétit féroce, laissant échapper un petit gémissement de plaisir en mordant dedans.
John, qui les regardait tous les deux, ne put s'empêcher de sourire.
— Essayez de ne pas tout mettre partout, cette fois.
Lyris prit une petite bouchée timide, puis ses yeux s'agrandirent.
— C'est... bon !
Lilia lui vola une frite en riant.
— Évidemment que c'est bon. Les humains savent y faire pour la nourriture qui rend heureux.
Assis autour de la table, les trois compagnons mangeaient dans une ambiance étonnamment détendue malgré la rivalité sous-jacente.
Lyris, qui mordillait encore son hamburger avec prudence, releva soudain la tête.
— C'est vrai que les humains adorent manger. Pourquoi on nous a pas dit tout ça chez nous ? On nous a toujours affirmé que les humains ne pensaient qu'au sexe.
Lilia, qui avait déjà englouti la moitié de son repas, réfléchit quelques secondes en léchant ses doigts.
— Maintenant qu'on est là, loin de tous ceux qui nous faisaient du mal. Qui te faisaient du mal. Et je ne compte pas te lâcher, mon Lyris... Même si je dois te partager avec l'autre géant.
John, qui était en train de mâcher une frite, leva un sourcil.
— Je suis là et j'entends tout.
Lilia lui adressa un sourire malicieux, sans la moindre gêne.
— Je sais...
Son regard glissa ensuite sur la moitié de hamburger que Lyris peinait à finir. Ses yeux roses brillèrent d'une lueur gourmande.
Lyris, remarquant son regard, poussa gentiment son plateau vers elle.
— Tiens... Tu peux l'avoir.
Lilia poussa un petit cri de joie presque enfantin.
— Ah merci mon Lyris, t'es le meilleur !
Elle attrapa le reste du hamburger avec enthousiasme et mordit dedans à pleines dents, tandis que Lyris la regardait avec un sourire doux, visiblement heureux de partager.
John secoua la tête, amusé malgré lui.
— Vous êtes impossibles tous les deux...
John, voyant que les deux succubes avaient encore de la place malgré tout ce qu'ils avaient déjà englouti, proposa avec un petit sourire :
— Bon, un dessert ?
— Des Tagadagada ! répondit immédiatement Lyris avec un enthousiasme presque enfantin.
— C'est pas vraiment un dessert, mais j'ai une idée. Ne bougez pas.
John se leva et disparut quelques minutes. Quand il revint, il tenait trois grands verres débordant d'une substance crémeuse et épaisse. L'un était rose vif comme le sang frais, l'autre d'un marron profond et appétissant, et le troisième d'un caramel doré qui donnait envie d'y plonger la langue.
— Ça s'appelle des milkshakes, expliqua-t-il en les posant sur la table.
— Un à la fraise pour Lyris. Lilia, je pense que tu aimerais celui au caramel. Et moi je prends celui au chocolat. Allez-y, goûtez.
Lyris approcha son verre avec méfiance, puis y plongea sa paille. Dès la première gorgée, ses yeux bleus s'agrandirent comme des soucoupes.
— C'est... c'est froid et sucré ! Et ça fond dans la bouche ! s'exclama-t-il, déjà en train de siroter plus vite.
Lilia, elle, goûta le sien au caramel et laissa échapper un petit gémissement de pur plaisir.
— Oh... par les sept cercles... C'est meilleur que le sang sucré d'une succube en chaleur !
John, qui savourait le sien plus calmement, ne put s'empêcher de rire en les voyant tous les deux attaquer leurs milkshakes avec une gourmandise presque indécente.
— Doucement, vous allez vous faire mal au cerveau avec le froid.
Lyris, les joues déjà roses de plaisir, leva vers lui un regard brillant.
— C'est trop bon, John... Merci !
Lilia, la bouche pleine, se contenta de hocher vigoureusement la tête en signe d'approbation, un peu de caramel au coin des lèvres.
John les observa un instant, un sourire attendri aux lèvres. Malgré le chaos qu'ils apportaient dans sa vie, il devait bien admettre que les voir heureux comme ça valait largement tous les sacs de courses et les milkshakes du monde.
Lyris sirotait encore son milkshake à la fraise avec un plaisir évident quand Lilia se pencha vers lui, un sourire doux et un peu coquin aux lèvres.
— Tu me fais goûter, Lyris ? demanda-t-elle d'une voix sucrée.
Lyris, se souvenant du paquet de Tagadagada qu'elle avait englouti le jour de son arrivée, la regarda avec une méfiance évidente, serrant son gobelet contre sa poitrine.
Remarquant son regard, Lilia poussa aussitôt son propre milkshake au caramel vers lui.
— Un échange, ça te va ?
La tentation était grande. Lyris hésita quelques instants, les yeux passant du gobelet rose au caramel doré, avant de céder avec un petit soupir.
Il lui tendit son milkshake à la fraise.
Lilia s'en empara avec un sourire victorieux et y plongea sa paille, tandis que Lyris goûtait prudemment le sien au caramel. Ses yeux s'illuminèrent immédiatement.
— C'est... différent ! C'est bon aussi ! s'exclama-t-il, déjà conquis.
John, qui observait la scène en sirotant le sien, secoua la tête avec un petit rire.
— Vous êtes vraiment impossibles tous les deux...
Lilia, la bouche pleine, lui lança un regard provocateur tout en continuant de voler des gorgées du milkshake de Lyris.
— Tu es juste jaloux parce qu'on partage entre nous en te laissant dans ton coin, le géant.
John leva un sourcil, un sourire en coin.
— Ah ouais ? On verra ça à la maison.
Lyris, sur un petit nuage, se contenta de siroter plus vite son milkshake au caramel, tandis que les deux autres continuaient leur petite guerre de regards par-dessus sa tête.
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