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Le garçon succube — Chapitre 6 · Une évidence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
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Le garçon succube
Chapitre 6 · Une évidence
John passa un dernier coup de chiffon sur le comptoir, qui brillait enfin de mille feux. Lyris, fier de lui, posa son propre torchon, sa queue en cœur s'agitant joyeusement derrière lui.
Le petit succube leva les yeux vers le colosse, un sourire espiègle aux lèvres, et laissa glisser le hoodie trop grand sur son épaule fine.
— Après avoir fini le nettoyage, est-ce qu'on peut manger ? murmura-t-il d'une voix soudainement plus douce, plus basse.
John rangea le flacon de produit ménager et jeta un coup d'œil amusé vers le démon.
— Tu as encore faim après tous ces cookies et ces Tagadagada ?
Lyris fit un pas de plus vers lui, réduisant la distance jusqu'à ce que son torse frêle frôle presque les abdos sculptés du boxeur. Il leva vers lui des yeux bleus profonds, brillants d'une lueur bien plus intense que celle de la gourmandise.
— Oui... mais j'ai pas faim de nourriture ❤️
Le silence retomba instantanément dans la cuisine, mais cette fois, l'atmosphère devint électrique, lourde d'un désir qui n'attendait qu'une étincelle pour exploser.
John baissa les yeux vers le petit démon, sentant son pouls s'accélérer brusquement. Le ton de la plaisanterie s'était évaporé. Le boxeur attrapa doucement les hanches de Lyris, ses grandes mains calleuses ancrant le garçon contre lui.
— Ah ouais ? grogna John d'une voix rauque, son crâne chauve se penchant lentement vers le visage du succube. Et tu as faim de quoi, petite chose ?
Lyris ne répondit pas avec des mots. Il se hissa sur la pointe des pieds, enroula ses bras fins autour du cou massif du géant et scella leurs lèvres dans un baiser passionné, pendant que ses petites ailes noires se déployaient d'un coup dans son dos, frémissantes de plaisir.
John répondit au baiser avec une ardeur contenue mais grandissante. Ses grandes mains glissèrent le long du dos fin de Lyris, remontant sous le hoodie trop grand pour caresser sa peau nue et fraîche. Le contraste entre leurs corps était toujours aussi enivrant : la masse imposante et brûlante du colosse contre la fragilité délicate du succube.
Le baiser s'approfondit, plus lent, plus explorateur. John grogna doucement contre les lèvres de Lyris, une main venant se poser sur sa nuque tandis que l'autre descendait jusqu'à la courbe de ses reins, le pressant davantage contre lui.
Quand ils se séparèrent enfin, à bout de souffle, John appuya son front contre celui du petit démon, sa voix rauque et basse :
— Tu vas me rendre fou, tu sais ça ?
Lyris sourit timidement, les joues rouges et les yeux brillants. Sa queue en cœur s'enroula autour de la cuisse de John, possessive.
— C'est un peu le but... murmura-t-il, presque innocent, avant de mordiller doucement la lèvre inférieure du géant.
John laissa échapper un rire grave, puis souleva Lyris sans effort, le hissant sur le comptoir propre qu'ils venaient tout juste de nettoyer. Il se plaça entre ses cuisses écartées, dominant complètement le succube de sa stature.
— Alors dis-moi exactement de quoi tu as faim, petite chose... souffla-t-il en faisant lentement glisser le hoodie sur l'autre épaule de Lyris, exposant sa peau pâle. Parce que je compte bien te nourrir correctement ce soir.
Lyris frissonna, ses ailes frémissant dans son dos tandis qu'il renversait légèrement la tête, offrant son cou et sa petite corne sensible au colosse.
John ancra ses mains sur le comptoir, de chaque côté des hanches du petit démon, son regard plongeant dans le sien avec une intensité brûlante.
— Montre-moi un peu... ce qu'on t'a appris, grogna le boxeur d'une voix basse et défiante.
Lyris releva les yeux vers lui. Face à la demande, son instinct de succube prit le dessus. Il posa ses mains fines sur le torse massif de John et ancra son regard bleu azur directement dans celui du colosse. Soudain, une lueur rosée pulsa au fond des pupilles de Lyris pendant un dixième de seconde. Son pouvoir passif de démon de la luxure traversa les barrières mentales de John pour aller chercher ce qui s'y cachait de plus secret.
Lyris cligna des yeux, penchant la tête sur le côté avec la moue pensive d'un élève qui applique sa leçon.
— Ah oui... ? souffla le petit démon, ses joues s'empourprant légèrement mais son regard restant braqué sur sa cible. Les pieds... ? Tu aimerais un footjob ?
Le silence le plus total s'abattit sur la cuisine.
John resta parfaitement pétrifié. Sa bouche s'entrouvrit, mais aucun son n'en sortit. Tout le sang de son corps parut refluer instantanément vers son crâne chauve, on pourrait le voir rougir si sa peau n'était pas d'ébène.
John resta parfaitement pétrifié. Sa bouche s'entrouvrit, mais aucun son n'en sortit. Tout le sang de son corps parut refluer instantanément vers son crâne chauve, on pourrait le voir rougir si sa peau n'était pas d'ébène.
Lui, le champion de boxe, le bloc de muscles de Harlem, venait de se faire griller en une seconde. C'était son fantasme secret, un kink atypique qu'il n'avait jamais osé avouer à ses précédentes partenaires de peur d'être jugé.
— Je... tu... quoi ?! bafouilla le colosse d'une voix qui monta d'un octave, perdant totalement sa superbe.
Lyris, ignorant sa panique et ravi d'avoir vu juste, baissa sagement les yeux vers les jambes massives de John, sa queue en cœur s'agitant doucement, prête à passer à la pratique.
Lyris poussa un petit rire cristallin en voyant sa réaction.
— Tu n'as pas à avoir honte, il n'y a rien de mal, rien de bizarre, dit-il d'une voix douce et apaisante, en appuyant l'un de ses pieds nus directement sur son entrejambe, à travers le tissu de son jogging gris.
John retint son souffle, les yeux écarquillés, le corps entièrement figé sous la pression légère mais terriblement précise du pied du petit démon.
— Tous les goûts sont permis, John. Et honnêtement, il y a pire qu'aimer les pieds, je le sais bien, et tu le sais sûrement aussi.
Le boxeur déglutit difficilement. Les mots de Lyris agirent comme un baume sur sa gêne. La honte qui lui enserrait la gorge s'évanouit, remplacée par une vague de chaleur et de gratitude intense. Personne ne l'avait jamais regardé comme ça. Avec autant d'acceptation. Sans une once de moquerie.
Le regard de John se fit plus sombre, plus lourd de désir. Ses grandes mains, toujours posées sur le comptoir, se resserrèrent sur le bois. Il laissa échapper un grognement sourd, acceptant enfin de lâcher prise.
— Putain, petite chose... souffla-t-il d'une voix rauque. Tu sais vraiment ce que tu fais, hein ?
Lyris sourit timidement, sa queue en cœur s'agitant doucement contre le flanc de John, tandis que ses doigts de pied commençaient à bouger avec une lenteur calculée, traçant des cercles brûlants contre la virilité déjà bien réveillée du colosse.
Le petit succube se mordilla la lèvre inférieure, concentré et visiblement ravi de l'effet qu'il produisait. Ses mouvements étaient à la fois maladroits et instinctifs, doux mais insistants, explorant chaque réaction du géant à travers le tissu.
John pencha la tête en arrière, un grognement plus profond lui échappant. Une de ses mains quitta le comptoir pour venir caresser la cheville fine de Lyris, l'encourageant silencieusement à continuer.
— Continue... murmura-t-il, la voix cassée. Juste comme ça...
Lyris rougit davantage, mais ses yeux brillaient d'une excitation grandissante. Il ajusta légèrement sa position, utilisant maintenant ses deux pieds avec une grâce étonnante, alternant pression et caresses légères, tout en observant le visage de John avec une fascination presque adoratrice.
L'atmosphère de la cuisine était devenue lourde, électrique, uniquement troublée par la respiration rauque du colosse et les petits soupirs satisfaits du succube.
Lyris se sentit investi d'une mission. Sous les encouragements silencieux de John, ses pieds nus ne se contentèrent plus d'effleurer le tissu. Avec une habileté surprenante, presque magique dans sa précision, il glissa ses orteils sous l'élastique du jogging de John. Il travailla le tissu avec une patience méthodique, ses petits pieds musclés tirant, repoussant, jusqu'à ce qu'enfin, la barrière cède.
Lorsque la peau nue de John fut libérée et que le succube sentit la chaleur intense du boxeur sous la plante de ses pieds, un courant électrique parcourut l'échine des deux hommes.
Lyris marqua une pause, les yeux grands ouverts, fasciné par la réaction immédiate du géant. Il reprit son mouvement, mais cette fois avec une assurance nouvelle. Il commença un va-et-vient lent, méthodique, ses pieds enveloppant la chaleur de John avec une douceur qui contrastait violemment avec la tension brute qui se dégageait du colosse.
John, quant à lui, était au bord de la rupture. Chaque pression, chaque glissement de la peau fine du succube contre son sexe congestionné le poussait un peu plus loin. Ses mains, qui s'étaient ancrées dans le bois du comptoir, se crispèrent si fort que ses phalanges blanchirent.
— Lyris... grogna-t-il, une supplication brute dans la voix. Ne t'arrête pas... surtout pas maintenant...
Le petit démon accéléra le rythme, ses talons venant parfois presser des points de tension précis, ses orteils jouant avec une dextérité troublante. Il sentait monter la pulsion de John, cette énergie masculine, puissante, qui répondait à ses propres caresses.
Le souffle de John devint saccadé, un sifflement entre ses dents serrées. Sous le regard émerveillé et totalement dévoué du petit succube, le colosse perdit pied. Il sentit la vague monter, irrépressible, une décharge de plaisir qui sembla l'aspirer tout entier.
Avec un cri sourd, étouffé contre le creux de l'épaule de Lyris, John se cambra. Ses muscles se contractèrent violemment, son corps tout entier parcouru par les spasmes de son apogée. Il vint contre les pieds de Lyris, un souffle long et rauque s'échappant de sa poitrine, tandis que sa stature imposante semblait enfin s'affaisser sous le poids de la satisfaction.
La cuisine retrouva un silence lourd, uniquement ponctué par les respirations lourdes qui peinaient à reprendre un rythme normal.
Lyris, immobile sur le comptoir, garda ses pieds un instant en contact avec la peau encore palpitante de John, un sourire doux et victorieux étirant ses lèvres. Il venait de comprendre. Non seulement il avait réussi sa "leçon", mais il avait surtout offert au géant quelque chose que personne, jamais, n'avait su lui donner.
***
La cuisine retrouva un silence lourd, uniquement ponctué par les respirations lourdes qui peinaient à reprendre un rythme normal.
Après quelques minutes passées ainsi, sans bouger, enveloppés dans la chaleur de l'autre, Lyris brisa doucement l'immobilité. Il leva les yeux vers John, posa sa petite main contre la joue brute et barbue du boxeur, et demanda d'une voix un peu tremblante, presque timide :
— J'ai bien fait ? Je t'ai été utile ?
— J'ai bien fait ? Je t'ai été utile ?
Ses grands yeux bleus brillaient d'une lueur d'espoir fragile. C'était flagrant, viscéral : il voulait absolument lui prouver qu'il pouvait servir à quelque chose, qu'il n'était pas qu'un fardeau ou une anomalie à loger.
Le cœur de John se serra face à tant de candeur et de blessures mal refermées. Il posa sa propre main massive sur celle de Lyris, capturant son visage avant de se pencher pour l'embrasser. C'était un baiser doux, protecteur, qui scellait une promesse bien plus grande que tout ce qu'il aurait pu exprimer.
Lorsqu'il se redressa, son regard ancré dans le sien, il murmura :
— Tu n'as pas besoin d'être utile. Je t'aime comme tu es, et...
— Tu n'as pas besoin d'être utile. Je t'aime comme tu es, et...
John s'interrompit net, les mots restant suspendus dans l'air de la cuisine.
Lyris rougit violemment, ses ailes frémissant d'un coup derrière lui, tandis que ses pensées s'emballaient dans un tourbillon de douceur :
Il m'aime...
Il m'aime...
De son côté, le boxeur de Harlem sentit un frisson de panique mêlé d'une évidence pure lui traverser la poitrine. Ses propres mots venaient de le rattraper, brisant ses dernières certitudes.
Je l'aime... ?
Je l'aime... ?
Lyris, toujours assis sur le comptoir, avait les joues rouges et le regard un peu brillant, fixant le colosse avec une dévotion touchante.
Sans un mot, le boxeur se tourna vers le support mural et détacha plusieurs feuilles de rouleau d'essuie-tout.
Lyris le regarda faire, un peu intimidé.
Il se replaça entre les cuisses du petit démon et, avec une douceur infinie qui jurait complètement avec ses mains de boxeur calleuses, il commença à essuyer méthodiquement les pieds nus de Lyris, retirant les traces de leur étreinte. Ses mouvements étaient lents, presque rituels. Silencieux.
Lyris retint son souffle, touché au cœur par ce geste si simple, si humain. Chez lui, après l'acte, il n'y avait que de la froideur et de la consommation. Ici, John prenait soin de lui.
Une fois le dernier morceau de papier jeté à la poubelle, John ne recula pas. Il attrapa délicatement le pied droit de Lyris, le souleva légèrement et y déposa un baiser doux.
Puis, il leva ses yeux sombres vers le visage ébahi du succube. Les doutes s'étaient envolés. C'était une évidence.
— ... oui. Je t'aime, murmura le géant d'une voix basse, vibrante de sincérité.
Cette fois, le visage de Lyris s'empourpra instantanément jusqu'aux oreilles, ses petites ailes noires se repliant brusquement autour de lui comme pour cacher l'immense explosion de joie qui venait de faire bondir son cœur de démon.
***
Mot de l'auteur :
En lisant ce chapitre, certains se sont peut-être dit : « Ah, donc c'est un chapitre entièrement consacré à un footjob. »
Eh bien... pas vraiment.
Le footjob n'est finalement qu'un prétexte. Un prétexte pour parler d'autre chose. De l'acceptation de soi, de la confiance, et du fait qu'il n'y a rien de honteux à avoir des goûts ou des kinks un peu atypiques.
Personnellement, les pieds ne sont absolument pas mon truc. Mais je sais que c'est un sujet qui peut faire réagir, parfois même provoquer un rejet immédiat. Du coup, je trouvais intéressant de prendre cet exemple précis pour montrer qu'entre adultes consentants, il n'y a pas vraiment de "bonne" ou de "mauvaise" façon d'aimer.
Au fond, ce chapitre parle surtout de John et de Lyris.
Depuis le début de l'histoire, John s'attache à lui sans vraiment vouloir se l'avouer. Il s'inquiète pour lui. Il pense à lui quand il est absent. Il a envie de le protéger. Alors je savais depuis longtemps que ce serait après un moment d'intimité qu'il finirait enfin par mettre des mots sur ce qu'il ressent.
Et de son côté, Lyris continue son propre chemin. Derrière le démon de la luxure se cache quelqu'un qui a passé toute sa vie à croire que sa seule valeur venait de ce qu'il pouvait offrir aux autres. Sa question : « Est-ce que je t'ai été utile ? » est probablement la phrase la plus importante du chapitre à mes yeux.
C'est aussi la première fois que j'écris une romance entre deux hommes. J'espère sincèrement avoir réussi à rendre leur relation crédible, touchante et naturelle. Plus que tout, j'espère que vous prenez autant de plaisir à suivre leur histoire que j'en prends à l'écrire.
Merci d'avoir lu ce chapitre, et à bientôt pour la suite.
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Commentaires ()
Ceci dit, j'ai envie de suggérer un footjob à un certain mec qui n'ose peut-être pas m'en parler ^^