Fantasme
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une annonce dans le hall — Chapitre 2 · La séance commence
Auteur
Une annonce dans le hall
Chapitre 2 · La séance commence
Les trois peintres sont derrière leurs chevalets, ils préparent leur matériel et le photographe doit encore arriver. Françoise m'a expliqué que c'est un nouveau et qu'il a un peu de retard. Peut-être n'a-t-il pas osé venir... lui.
Françoise m’indique la chaise sur l’estrade.
— Tu t’assois face aux peintres, sois naturelle, la lumière met tes formes en transparence, on les devine, regarde devant toi un peu au-dessus des chevalets, c’est parti pour six minutes.
Mon regard balaie les artistes, ouf... ! Je ne connais personne.
J'arrive sur l'estrade, je me sens gauche, intimidée… je décide d'enlever mon paréo et là je croise le regard ravi des trois peintres ! Cela me gêne un peu… et me donne de l'assurance en même temps.
La première pose est simple, je dois m'asseoir les jambes croisées, le visage légèrement sur le haut et les côtés. C’est la première pose, mais il en restera trois que je dois respecter à la lettre. Je ne savais pas que ce serait si formaté. Après, c'est un art que je ne connais pas. Après tout, je me trouve jolie et c'est de l'art… Enfin, je crois... Je me laisse donc prendre au jeu.
C'est alors que j'entends sonner. Qui cela peut-il être ? J'avoue que cela me stresse un peu... je me rends compte de la situation... Françoise va lui ouvrir et je l'entends dire :
— Mais ce n'est pas grave, ce n'est que la première pose, venez entrer…
Je vois le monsieur entrer… Et oh surprise... je reconnais mon nouveau voisin Marc… !
C'est horrible…, j’ai envie de partir, je ne veux pas être presque nue devant lui. On se croise dans le hall, bonjour, bonsoir, c’est tout. Bien sûr, j'ai remarqué que je ne le laissais pas indifférent… Mais que va-t-il penser de moi… ?
Après tout... il est bien présent ici… il verra donc cela du point de vue artistique non ? Je ne sais plus quoi penser... Moi, naïve, qui pensais ne connaître personne dans cet atelier sous prétexte qu’il était à l’autre bout de la ville. J’ai envie d’appeler Françoise pour tout arrêter, mais ce serait ridicule, personne ne m’a forcée. Et tout le monde a déjà commencé son dessin... Marc me reconnaît, me regarde l’air éberlué, croise enfin mes yeux et esquisse un sourire timide et visiblement très gêné... Tout rouge, il plonge la tête dans la sacoche de son appareil photo et ses nombreux zooms. Ah c'est donc lui le photographe... Mon Dieu… il ne va quand même pas me photographier ainsi… Et si... je l'entends me mitrailler... et je le vois changer de zoom...
— Fin de la première pose !
La seconde pose
La voix de Françoise m’a sortie de mes pensées. Elle passe voir chaque peintre et leur glisse un petit mot, une appréciation. Marc a écouté attentivement, j’ai l’impression qu’il n’ose pas me regarder, il connaît la seconde pose et se sent peut-être gêné pour moi. Françoise s’approche, je souris, mais ma protection vestimentaire va sûrement s’estomper avec mon sourire.
— Bien, Valérie, tu n’as pas bougé et chacun a pu dessiner ce qu’il voyait. Pour la seconde pose, tu restes assise face à eux et tu vas déboutonner ton chemisier pour laisser apparaître ta poitrine visible à travers ton soutien-gorge, c’est un exercice délicat pour nos peintres de bien rendre les formes de tes seins…
Françoise repart, il m’a semblé que Marc n'arrêtait pas de me regarder, je ne vais pas trop réfléchir, car je risque de rougir. Cela me trouble, je me rends compte. Je déboutonne mon chemisier… un, puis deux et trois boutons… devant mon voisin Marc... Je ne regarde que lui, les autres m’indiffèrent, j’attends sa réaction, son sourire gêné, approbateur ou coquin. Ses yeux se sont posés sur mes seins, il retourne à son appareil photo, je n’ai rien perçu. Je ne suis pour lui qu’un modèle dévoilant ses seins comme on montre ses mains. Ah, ses yeux remontent puis redescendent, il serait médecin en train de me faire une mammographie, il aurait la même réaction. En fait, je ne sais pas ce que je veux, il est professionnel pour ne pas me mettre mal à l’aise comme je voudrais et je suis déçue. Il me plairait de penser que je lui fais de l’effet, que sa libido est un peu excitée, il me verrait à poil que ça ne changerait rien. Maintenant, c’est moi qui perds pied. Il reste trois poses… Allez, courage… je ne sais pas ce qui m'attend…
— Fin de la seconde pose. Valérie va pouvoir se débarrasser de sa jupe...
La troisième pose
Françoise : Je regarde les dessins et j’arrive pour t’expliquer la troisième pose. Je me lève pour me dégourdir les jambes et instinctivement, je cache mon soutien-gorge de mes mains pour me cacher... Heureusement que je suis passée chez l’esthéticienne, je laisse toujours un peu de poils sur mon pubis et mes lèvres sont imberbes, on n’ira pas jusque-là quand même….
— La prochaine pose, tu retires ton chemisier... tu écartes légèrement les cuisses de sorte que l'on voit apparaître ta culotte sous ta jupe... ainsi que les coutures de tes bas…
Mon dieu... qu'est-ce que j'entends… Jamais il n'a été question de faire des poses aussi osées !!!! Dans quelle histoire me suis-je embarquée... Et comment faire marche arrière… je me sens piégée… et un peu émoustillée je l'avoue par la présence de mon voisin... Un coup d’œil vers Marc, il parle avec son voisin, j’en profite pour retirer très vite mon chemisier et je m’assois sur la chaise. Vite, je croise les jambes, et hop, il n’a pas eu le temps de voir. Je vois une déception dans son regard, je suis sûre qu’il aurait aimé me voir me déshabiller et se rincer l’œil, tant pis pour lui ! Je prends goût à la situation, je me dis que je dois l’exciter… Le peintre le plus à gauche est presque face à moi, j’observe ses yeux, il ne perd pas une miette, il me fait même un sourire complice. Il mate ma culotte et doit essayer de savoir la couleur de ma petite chatte... Il regarde aussi beaucoup mes seins. Marc quant à lui est plus rouge que jamais… il semble se cacher derrière son appareil photo… je vois une goutte de sueur perler sur son front. Je sens quelques frissons dans mon bas-ventre…
— Fin de la troisième pose. Valérie, je viens te voir après avoir fait mon tour.
J’ai l’impression que mon artiste voyeur attend ma levée de corps, je vais jouer à l'ingénue. Je me lève et m’étire tout en faisant un demi-tour pour lui montrer mes jolies fesses, je me recouvre du paréo, je jette un coup d’œil, il a l’air d’apprécier. La prochaine pose sera-t-elle encore plus osée ? J’en arrive presque à en demander plus. Que m'arrive-t-il...
— À nous, Valérie, ... prochaine pose... il s'agit de nous montrer un peu mieux tes fesses...
Je suis glacée, pétrifiée, je vais être vue comment ?
— On replace la chaise face à nos artistes, sans ta jupe, tu t’assois à califourchon, les jambes de chaque côté de la chaise. Entre nous, c’est une pose très prisée de nos peintres même si la prochaine a beaucoup de fans. Tu parles de fans, des voyeurs déguisés en peintres. Ce Marc est un sacré coquin quand même… ou alors comme moi il ne s'attendait pas à ce qui se passait ici... Bon, concentrons-nous, il faut le faire et je ferai face à l’adversité. Marc me regarde, le voyeur aussi, je suis encore habillée du paréo. Allez hop ! Le paréo est parti. Je suis debout, je deviens folle, j'exécute ce qu'on attend de moi et écarte doucement mes cuisses… Marc a le regard vers mon intimité Heureusement que je me suis fait épiler ! Mon dieu je deviens folle. Je commence par fermer les yeux, car la honte m’envahit puis je me décide à les ouvrir pour mieux regarder Marc et le fixer par bravade. J’ai envie de le provoquer… Je m’imagine un instant être seule en face de lui, effleurer de mon index mon sexe au travers de ma culotte, de manière suggestive... Comment me trouve-t-il ? Aime-t-il mes fesses, mes seins, mon visage... Il me photographie avec tant de soin que je le soupçonne de se masturber ce soir en regardant son œuvre… Quant à mon voyeur, placé comme il est, il ne doit pas tout voir, je l’aperçois se pencher par moment et viser directement mon entrecuisse. Les autres artistes, eux, ne bougent pas et semblent être comme des robots blasés par leur tâche.
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