Sophie se détache de moi.
Doucement. Elle recule d'un pas. Elle me regarde. Longuement. Ses yeux brillent. Puis elle tourne la tête. Elle regarde la pièce — Thomas, sur le canapé, la main sur son pantalon, les yeux fixes. Marc, nu, la queue dressée, battante. Stéphane, sur sa chaise, le pantalon déformé, les yeux clairs fixés sur nous.
Elle fait un pas.
Puis un autre.
Elle traverse la salle. Nue. Sa queue de cheval ballote dans son dos. Ses seins lourds se balancent doucement. Ses cuisses glissent l'une contre l'autre. Elle passe devant Marc. Elle ne le regarde pas. Elle passe devant Stéphane. Elle ne le regarde pas. Elle s'arrête devant Thomas.
Son mari.
Il lève les yeux vers elle. Il ne dit rien. Il ne peut pas. Sa main est toujours sur son pantalon — cette main qu'il n'a pas retirée depuis tout à l'heure. Il la regarde. Sa femme. Nue. Devant lui. Qui vient de danser avec une autre femme. Qui vient de se déshabiller devant tout le monde. Qui sent la sueur, le sexe, le parfum.
Sophie s'agenouille.
Lentement. Sans un mot. Elle pose ses mains sur ses genoux. Elle écarte ses jambes. Elle se penche. Elle regarde ce qu'il y a sous le tissu — ce pantalon déformé, cette bosse qu'il essaie de cacher depuis tout à l'heure. Elle ne dit rien. Elle tend la main. Elle défait sa ceinture. Le cuir siffle. Elle déboutonne son pantalon. Le bouton saute. Elle baisse la fermeture éclair. Elle glisse sa main dans son caleçon.
Et elle le sort.
Thomas. Sa queue. Dressée. Tendue. Luisante. Pas aussi grosse que celle de Marc. Pas aussi longue. Mais dure. Vraiment dure. Comme elle ne l'a pas vue depuis des années. Comme elle ne l'a peut-être jamais vue. Sophie la regarde. Longuement. Puis elle se penche. Elle tend la langue. Elle la pose sur le gland. Doucement. Du bout. Elle goûte. Elle gémit. Un gémissement doux, long, presque musical.
Puis elle l'avale.
Lentement. Jusqu'à la base. Jusqu'à ce que son nez touche le ventre de Thomas. Jusqu'à ce que sa gorge se serre autour de lui. Thomas gémit. Un vrai gémissement. Long, rauque, qui lui sort du ventre. Ses mains se posent sur la tête de Sophie. Pas pour pousser. Pour tenir. Pour ne pas tomber.
Et pendant ce temps, moi, Valérie, je me retourne.
Stéphane est toujours assis sur sa chaise. Son verre est vide. Son pantalon est déformé. Il me regarde. Depuis tout à l'heure. Depuis que Sophie s'est agenouillée devant Thomas. Depuis que je suis restée seule au milieu de la salle, nue, en bas et talons, ma culotte humide contre moi.
Je traverse la salle.
Lentement. Mes talons claquent sur le parquet ciré. Je passe devant Marc — qui me regarde, qui serre les dents, sa queue toujours dressée, toujours battante. Je m'arrête devant Stéphane.
Il lève les yeux vers moi. Il ne dit rien. Il attend.
Je pose une main sur son torse — sur l'uniforme bleu, sur la chemise tendue. Je le sens respirer. Fort. Vite. Je descends. Je trouve sa ceinture. Je la défais. Le cuir siffle. Je déboutonne son pantalon. Le bouton saute. Je baisse la fermeture éclair. Je glisse ma main dans son caleçon.
Et je le sors.
Une queue d'homme de quarante-cinq ans. Épaisse. Dure. Droite. Pas la plus longue que j'aie vue ce soir. Mais épaisse. Large. Le gland bien dessiné, rouge sombre, luisant déjà. Les couilles lourdes, serrées, pleines. Une queue d'homme qui a attendu. Une queue d'homme qui n'a pas joui depuis longtemps.
Je me retourne.
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