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✦ Nostalgique87 "Sur l'écran noir de mes nuits blanches" XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 4 · la réalité

15 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Nostalgique87
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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"

Chapitre 4 · la réalité

Enfin ! la réalité.
Quel soulagement ! Le choc des roues qui entrent en contact avec le sol me fait pousser un vrai soupir. Puis le bruit du moteur qui rugit pour freiner sur la longue piste et enfin, nous sommes à une vitesse « normale » pour ma compréhension. Pietro s'agite déjà, quant à Andrea, elle est bien loin de tous mes soucis. Endormie comme une bienheureuse contre ma poitrine, je fais le moins de gestes possible pour ne pas la réveiller. Nous avançons toujours sans trop que je sache où nous allons. Puis enfin un arrêt total et un silence qui me permet de respirer mieux.
Je reste assise pendant que déjà tout un tas d'affolés gesticule pour ouvrir les coffres des bagages à main. Nous restons assis et mon fils toujours investi de sa mission de sauvegarde de sa mère reprend ma patte.
— Tu n'as plus peur maman ? Il nous attend, Monsieur Joseph ?
— Oh, mon chéri ! Bien sûr qu'il doit nous guetter. Bon ! Nous allons nous lever et sortir de cette boîte de conserve volante, tu restes bien près de moi, d'accord ?
— Oui... où on va dormir, maman ?
— Tu verras bien, grand curieux.
Une hôtesse, me voyant un peu empêtré avec ma fillette sur les bras et mon grand garçon, vient à notre rencontre.
— Vous voulez un peu d'aide, madame ?
— Ce n'est pas de refus... un ami devrait nous attendre par là, mais je ne sais pas trop où...
— Bien. Je me charge d'accompagner ce petit monsieur donc ! Tu veux bien me donner ta jolie petite main ?
Je sens que Pietro se serre d'un coup contre ma cuisse. Pas très rassuré, mais je n'ai guère le choix.
— Donne ta main à la dame, mon chéri. Elle va nous accompagner jusqu'à ce qu'on sorte de cet endroit.
Nous voici sur la passerelle. Je scrute autour de moi, et seule la longue file des passagers qui marchent sur le tarmac vers la sortie est visible. Comment retrouver un homme dans ce lieu inconnu ? Soudain, mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Deux hommes au bas des escaliers qui semblent épier la descente des arrivants. Il est là ! Joseph est venu, il doit m'avoir vue, je veux le croire. C'est dingue, pour un peu je hurlerais de joie. Et il va m'aider à récupérer mes deux valises ?
— Bienvenue chez toi, ma chérie.
— Enfin réunis ! Quel bonheur ! Andrea, tu ne fais pas de bisous à Joseph ?
— Nan !
Il ressemble bien à ce que je sais de lui. Et je me sens d'un coup presque folle. J'ose ce geste que j'imagine depuis un certain temps... Je lui saute au cou et l'embrasse sur la bouche. Un choc dans les jambes, mon gamin qui a lâché la main de la gentille hôtesse et qui se cramponne à moi. De quoi a-t-il peur ? Et puis j'ai senti aussi cette autre crainte chez ma fillette. Son « nan » net et clair, un vrai refus d'embrasser celui qui je l'espère va devenir pour eux un second père. Je jurerais bien que cette réaction enfantine l'a agacé ! Ça calme quelque peu ma joie.
Pietro aussi se sent apeuré, alors je l'exhorte un peu à faire un pas vers... celui que je sens déjà si présent.
— Pietro, mon chéri... Va vers Joseph ! Sois gentil, va lui faire un bisou.
Mon fils fait ce que je lui demande, comme si c'était naturel. Ouf ! Ça me soulage quelque part de sentir que ça peut accrocher, au moins entre eux deux. Bizarrement, nous n'empruntons pas le même chemin que les autres passagers de notre vol. Je ne cherche pas à comprendre, je suis cet homme qui m'inspire une grande confiance. Il est en tout point conforme aux images de mon ordinateur. Et puis, ce baiser que nous venons d'échanger... il avait quelque chose de magique. Presque un goût de « reviens-y ». Comment sommes-nous arrivés près du tapis roulant où mes deux valises cahotent parmi tant d'autres ?
Aucune idée du chemin emprunté, mais je désigne à cet homme plein de force mes bagages, et il les attrape presque au vol, déniche un caddie, avec une curieuse réaction.
— C'est tout ce que tu as ?
— Pour le moment, oui ! Tout le reste va arriver ces jours prochains avec UPS.
Je décompresse de tout ce périple qui m'a, je l'avoue stressée. Et je me sens si molle. Pour un peu, j'assimilerais cette méforme à celle que j'ai parfois connue après... l'amour. Oui ! Je suis vidée alors que je monte dans une belle voiture. Celle d'un Joseph qui a tout prévu, tout préparé. Il a même pensé à l'âge de mes enfants. Un siège-coque pour Andrea et un rehausseur pour Pietro. Mon Dieu ce type est une crème.
Je suis bien dans cette automobile qui va nous emmener je ne sais où. Joseph a supporté le premier caprice d'Andréa qui réclamait sa poupée sur le tarmac. Jouet oublié dans un sac, au fond d'une valise. Ses trépignements intempestifs m'ont obligée à la garder dans mes bras. Donc pas de possibilité d'un second bécot. A-t-il été déçu ? En tout cas, il ne montre rien, pas le moindre signe d'énervement, alors que je cale la gosse dans ce siège tout neuf. Oui ! Ma parole, il a vraiment tout pensé, prévu, c'est... rassurant.
Confortablement installée sur le siège, les enfants casés à l'arrière, nous allons démarrer. Je sens bien le regard du conducteur sur moi. Ma petite robe d'été est si attirante ? Et puis je m'aperçois qu'elle est légèrement remontée sur mes jambes, dévoilant un si petit morceau de cuisse. Que reluque-t-il de cette manière si... brûlante ? Ah ! Je sais. La naissance de ma poitrine, c'est ce qui l'attire vraiment ? Alors cette patte chaude qui vient de se poser presque avec naturel sur mon genou... dois-je la chasser ou attendre la suite ? Et celle-là est bel et bien conforme à mes attentes ou mon désir du moment.
Qui de nous deux passe ses bras autour du cou de l'autre ? Je m'en moque bien et laisse cet homme prévenant prendre ma bouche pour un second baiser, mais cette fois bien plus profond, parce que je suis libre du poids de ma fille. Et... je reconnais qu'il a une certaine adresse pour embrasser les femmes. Non... ma fille, ne va pas déjà te faire tout un film. Il embrasse bien, il est doux dans ses attitudes, prévenant avec ta petite famille. Alors, ne songe pas déjà qu'il a, ou a eu, des tas de maîtresses. Pensées idiotes de femme jalouse ? De quoi de qui ? Et sa patte qui cherche à grimper plus haut, je la stoppe dans son élan.
Il n'insiste pas en gentleman qu'il est. Mais il n'est pas dupe et sa question qui tombe dans une sorte de silence relatif me le démontre. Alors, à quoi bon ne pas être tout à fait honnête ?
— Tu as froid, Chérie ?
— Non ! mon tendre... C'est ta main.
— Elle a quoi ma main ?
— Elle me fait de l'effet et je préfère que nous soyons à la maison...
La route qu'il emprunte, je ne la vois pas vraiment. Je me suis positionnée de manière à n'avoir que son visage en ligne de mire, et lorsque sur une voie rapide ou une autoroute, je sens la vitesse qui nous emporte vers chez lui, c'est moi cette fois qui pose ma main sur le haut de sa cuisse. Il ne dit rien. Machinalement, je lis un panneau ! Poitiers. Mais pour moi, c'est l'Eldorado et tout va bien. Je me sens déjà tellement bien auprès de cet inconnu... Derrière Andrea a retrouvé son pouce et Pietro admire le paysage sans un mot. Nous allons tous les quatre vers un nouveau « chez nous » ! C'est presque trop beau pour y croire.
Combien dure le voyage sur ces routes que je ne cherche pas à garder en mémoire ? Peut-être une heure. Un peu plus ? Un peu moins ? Je m'en fiche, je suis bien. Et puis une sorte de barrière, enfin quelques centaines de mètres sur un chemin aux ornières prononcées et là, une demeure comme beaucoup en rêverait. Joseph a arrêté la voiture et j'ai du mal de m'arracher au siège, tant je suis admirative de l'espace qui nous entoure. Lui est déjà entré, mais il revient vers moi. Il m'interpelle.
— Eh bien, viens, entre ! Tu es chez toi, chérie.
— Han... han... je veux passer cette entrée dans tes bras, mon amour !
Ces mots sont venus spontanément à mes lèvres ! Mon amour, c'est si clair, si net dans mon esprit. Alors je me sens soulevée du sol et il me porte. Mes bras qui encerclent son cou, je ne sais pourquoi, mais je fredonne quelques notes revenues du fond de ma mémoire. Celles chantonnées jadis par une grand-mère italienne disparue depuis longtemps : *ti amo uomo mio*. Et ma tête vient à la rencontre de celle de Joseph. Une entrée grandiose dans un cadre magnifique. Tout n'est qu'émerveillement.
C'est bien dans la cuisine que je reviens contre lui, l'enlaçant alors qu'il popote. Et ma curiosité est en éveil.
— Tu fais quoi, mon cœur ?
— Je viens de préparer le dîner pour ce soir pour ma petite femme et les enfants.
— Ouaou... Et en plus j'ai trouvé un cuisinier. Che Bello ! Et qu'est-ce qu'il nous a préparé, mon cuisinier d'amour ?
— Une salade de pâtes au thon, du ragoût de veau avec du riz et pour terminer : fromages de la région et entremets.
— Hum ! On va se régaler, mais je doute que les enfants puissent manger toutes ces bonnes choses que leur nouveau papa a préparées... Mais pas de problème, Mio Caro, j'ai prévu pour les enfants. C'est dans mon sac de voyage. Pour Andrea, ce sera encore un biberon et pour Pietro, une bouillie, et s'il veut, il pourra essayer ce que nous on mange. Il va falloir qu'ils s'habituent eux aussi.
Une dînette tranquille où chez lui, ici, tout me fascine. Ce n'est pas tant ce qui se trouve dans les assiettes qui est essentiel. Non ! Il s'agit d'une certaine ambiance, d'une promiscuité qui me donne des idées, je ne veux pas dire des ailes, j'ai eu trop peur lors du vol. Joseph se coupe en quatre pour nous être agréable à mes enfants et à moi. Il n'y a qu'à voir les chambres qu'il a aménagées pour eux pour s'en rendre compte. Et je lui sais gré de tous ses efforts. Finalement, je fonds devant cet homme.
Même le coucher des enfants est un cérémonial qui réserve son lot de surprises autant pour moi que pour Joseph. Pour Andrea, simple formalité, parce que le voyage l'a assommée. Mais c'est bien de mon fils que vient le premier coup de cœur. Il vient de caler ses petits bras autour du cou de celui qui m'accompagne et de sa petite voix fluette...
— Papa... y a pas de loups ici ?
— Non, mon grand ! Ici il n'y a pas de loups et s'il y en avait, je les ferais tous fuir. Tu peux dormir tranquille. Bonne nuit Pietro et fais de beaux rêves.
J'ai senti un trémolo dans la réplique de Joseph. Attendrissant bonhomme avec lequel je suis de retour au fond de la salle à manger et nous nous asseyons sur une sorte de divan clic-clac ! Il a pris soin de ne pas refermer la porte de la chambre des gosses. Attention délicate destinée à me rassurer ? Peut-être, mais je suis déjà si heureuse de ce que je viens d'entendre, que je ne peux m'empêcher de mettre ça sur le tapis.
— Tu as vu chéri, Pietro t'a accepté d'emblée ! Il a voulu manger à tes côtés et il t'a appelé « papa ».
— Oui ! Ça m'a secoué, je dois l'avouer.
— Et si ! Moi je te le dis mon homme adoré, jamais je ne me serais imaginé que je tomberai follement amoureuse de toi...
— Et moi alors ?
— Alors tu vas me faire l'amour, pour la première fois. Rien que de sentir ta main sur ma cuisse, tout à l'heure dans la voiture, j'ai trempé ma culotte.
Je dois être folle ! Une audace dont je ne me serais jamais crue capable. Mais c'est la situation qui fait que je m'emballe, m'enflamme de la sorte ? Je n'en sais rien et ne veux rien analyser. J'ai juste besoin de savoir, d'aller plus vite, plus loin. Alors, ma main se lance à la conquête de ce qui chez lui est à coup sûr, déjà prêt à l'emploi. Je veux le meilleur, je tiens à le remercier de tout ce qu'il fait pour moi, pour nous. Et c'est bien là sur ce sofa que je plonge mes doigts dans sa braguette pour en ressortir... un monstre et ma réflexion primaire le fait sursauter.
— Mais mon cœur, je ne vais jamais pouvoir l'accueillir en moi, il est trop gros... et moi, je suis très étroite !
— Mais trésor, la tête de tes enfants est bien passée, elle ! ... Et elle était plus grande que celle de ma verge. Alors, rassure-toi.
— Mes enfants ne sont jamais sortis par-là, mais par une césarienne Teroso. Mais tu as raison, je suis bête de m'inquiéter ! Mais je n'ai jamais vu un sexe si imposant. Ton gland non plus n'est pas petit... et déjà le pauvre, il pleure.
Cette gouttelette, comme une offrande qui m'attire, je me penche vers ce centre de lui, et ma bouche vient pour une caresse qu'il ne refuse pas. J'ai soudain envie de lui, de son sexe. Puisque c'est open-bar, je me sers, en use et en abuse. Les choses sérieuses cependant sont encore à venir et j'exprime haut et fort mes craintes que laissent présager les dimensions surprenantes de ce que ma bouche a bien du mal de prendre entièrement. Lui se laisse faire et comment nous retrouvons-nous absolument nus les deux ? Ce dont je suis certaine, c'est que j'ai bel et bien ouvert sa braguette, puis défait sa ceinture. Pour le reste, c'est le flou le plus artistique.
Mais j'adore ses câlins, ses attouchements, ses frôlements. Et lorsque je juge qu'il n'est pas assez présent, c'est moi, et moi seule qui fais le nécessaire. Je me frotte la chatte sur sa queue avec une sorte d'appréhension. Celle de la voir venir me déchirer le sexe tant elle est disproportionnée. Attentive à ne pas ressentir la moindre des douleurs, je lui donne quelques conseils et me rends vite compte qu'il les suit à la lettre.
— Bouge pas Chéri, que je m'habitue...
— Tu as eu mal ?
— Juste un peu quand le gland est entré. J'ai eu l'impression de revivre mon dépucelage...
— À ce point-là ?
— Presque ! Tu peux y aller maintenant, mais fais doucement. Je te sens, tu me remplis, rentre bien jusqu'au fond et ne bouge plus. Laisse-moi faire.
Alors, très lentement, millimètre par millimètre nos sexes s'épousent. Je reste de longues minutes sans bouger, laissant à mon vagin le temps de s'accoutumer à la présence de ce morceau de roi. Puis toujours très doucettement commence alors une sorte de cavalcade destinée à nous amener à la jouissance. Et puis c'est moi qui lui imprime le rythme à notre première fois réelle. Il arrive après cette attente inouïe que finalement tout se passe le mieux du monde, dans le meilleur des mondes. Cette fois, je suis prise par cet homme qui est du bois dont on fait les pères. Et mon Dieu...
Si je ne jouis pas totalement, c'est sûrement parce que je suis trop occupée à redouter une douleur qui n'est pourtant pas présente. Mais Joseph sait se tenir, se retenir aussi. Et s'il éjacule en moi, c'est après avoir fait d'innombrables allées et venues au fond de ce ventre que je lui donne volontiers et sans regret. C'est donc là, dans une maison inconnue, avec celui que mon cœur a choisi bien avant mes sens, que nous accédons à une félicité toute neuve. Ces premiers pas l'un vers l'autre, l'un dans l'autre ne sont que les prémices à tant d'aventures à venir...
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Cocoricoh
30 octobre 2022 à 16:26
C’est presque trop beau pour être vrai
Soyez respectueux
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BluePanthere
19 septembre 2022 à 14:33
Voilà le genre d'histoire qui manque à notre monde :)
Soyez respectueux
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