Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"
Chapitre 15
Une nuit courte qui s'achève, et mon éveil est doux. Je suis de longues minutes à écouter les bruits de plus en plus familiers d'une maison qui m'adopte autant que je commence à l'aimer. Joseph dort, bien heureux qui doit rêver à des choses agréables, si j'en juge par l'état dans lequel son sexe se trouve. J'hésite un moment, partagée entre le soin de le laisser dormir et le bonheur de lui montrer un peu plus mon amour. L'attachement de plus en plus vif que j'éprouve pour cet homme ne se dément plus. Et puis, en y réfléchissant bien, je suis certaine qu'un câlin matinal va le ravir.
Je me contorsionne de manière à venir avec mon visage au-devant de cette excroissance qui rend si fiers les hommes. Pour cela, je peux dire sans m'égarer que dame nature a bien pourvu mon « Jo ». Ma main vient d'abord survoler le sexe tendu qui grimpe vers son nombril. Puis mes cheveux qui se frottent à sa bedaine, me voici toute proche de ce drôle d'animal que j'observe en gros plan. Elle est longue, épaisse et pour l'heure, je ne me hasarde pas encore à la tripoter. Non ! Dire que ce serpent qui est aussi éveillé que moi me fait de l'œil. Nouvelles tergiversations. Et puis zut !
Existe-t-il une meilleure manière de montrer à un homme qu'on l'aime ? Cette fois, ma décision est prise. De ma bouche sort déjà une pointe de langue qui flirte avec un gland découvert par sa circoncision. Mes doigts facétieux, attirés par la bosse formée par les bourses, elles aussi plutôt bien remplies, viennent en toucher la texture. Et en relevant cette tige, je la porte à mes lèvres ! Petit bisou d'amour pour matin calme. Le feu que contient ce jonc de qualité est communicatif.
Un embrasement "éclair" de tout mon être, et j'entame une fellation lascive, sur celui que je considère comme « Mon homme » désormais. J'ai le sentiment que dès le début de mes caresses plutôt ciblées, il est réveillé. Quelques petits signes qui abondent en ce sens. Sa respiration moins régulière, un léger tressaillement de ses bras, et puis... oui, j'en suis persuadée, l'un d'eux s'est mis en mouvement. Et ce déplacement n'est pas anodin. C'est bien vers cette partie de moi qui nous différencie qu'il se meut.
Une tentative de caresse qui me fait sursauter. Les assauts répétés, les possessions multiples et les embrassades sans fin de mon sexe rendent sensible mon clitoris. J'ai un urgent besoin de douceur et je redoute l'arrivée trop rapide d'un Joseph pas totalement sorti de ses brumes nocturnes. Je relève juste la caboche pour lui murmurer d'une voix chaude.
— Fais doucement, mon Amour... Je suis hyper-sensible ce matin.
— Bonjour mon trésor. Prête pour le décollage ?
— Où tu voudras et quand tu voudras ! Mon homme adoré, mais ne me fais pas languir... de toi !
— Bonjour mon trésor. Prête pour le décollage ?
— Où tu voudras et quand tu voudras ! Mon homme adoré, mais ne me fais pas languir... de toi !
C'est ma faute aussi. Je me suis trop vite positionnée de façon à lui laisser accès à cette partie de moi, qu'il tripote. Bon, au fil de ses manœuvres habiles, tout s'estompe et ça va mieux. Comme quoi soigner le mal par de longs frissons a du bon ! Nous sommes déjà sur le point de renouveler une partie de jambes en l'air, remise en forme idéale d'une journée toute neuve. Et j'apprécie de plus en plus ces coquineries qui m'emportent dans un dédale de sensations trop longtemps délaissées. Je sombre dans une envie qui va crescendo, renforcée par la bouche, les doigts de celui qui en veut toujours davantage.
Et tout se déroule sous les meilleurs auspices d'un lever câlin. Oui, mais voilà ! Parfois un grain de sable vient gripper la machine. Faire grincer les rouages pourtant bien huilés par nos attouchements respectifs. Et en fait ce grain de sable, il porte un nom charmant : les enfants ! Comme sortis de nulle part, des cris qui immédiatement identifiés me font dresser l'oreille.
— C'est pas ton Tigrou, mais le mien ! Mamannnn...
Un bon dans le lit ; un baiser doux sur les lippes tendrement masculines et me voici prête à bondir pour aller calmer mes fauves. Hors de la couche rapidement, il me faut désarmer de suite un conflit naissant entre Pietro et Andrea, dont la voix pleurnicharde nous prive « Jo » et moi, des galipettes espérées... Rien de grave ! Seulement une altercation bénigne au sujet des cadeaux de mon nounours et ma foi, il ne peut s'en prendre qu'à sa générosité s'il se retrouve seul avec son érection toujours présente. Puni pour trop gâter mes gosses ! Cette idée me fait sourire... jaune.
Il ne semble pas nous en tenir rigueur et alors que je m'occupe de la petite, lui se rend dans son atelier. Un sanctuaire où il travaille sur un projet auquel je ne comprends que peu de choses, sinon que celui-là lui assure de longues heures de boulot. Ce qui me frappe, c'est qu'il est suivi partout par mon gamin. Un vrai bonheur pour moi que de les voir ainsi réunis à bricoler. Je suis certaine que Pietro s'attache également à celui qui change nos vies, j'en conviens, d'une si belle manière. À tel point que parfois... j'ai bien peur de me réveiller et de m'apercevoir que ce n'est qu'un beau rêve !
Une fois que j'ai habillé ma louloute, il est temps de préparer un déjeuner pour tous. Et c'est le rappel à mes troupes.
— Allez mes chéris ! Il est temps de manger. Après-midi on va faire des commissions. Pietro, tu vas voir ta sœur s'il te plaît. Elle est toute seule avec Tigrou et vous attendez que l'on arrive...
C'est à regret que « l'apprenti » pris en charge par Joseph repose sur l'établi le bateau miniature qu'il tient. Pietro file vers sa sœur et le repas qui les attend. Quant à celui qui fait son éducation, alors qu'il s'approche, je me sens le besoin de m'excuser pour l'interruption brutale de notre récréation matinale.
— Je suis vraiment désolée mon Amour pour ce matin...
— Pas de problème, ma puce. Les enfants...
— On se rattrapera ce soir après dîner. Promis ! Je dois aller acheter un produit à la pharmacie... mais avant de manger, je vais tout de même te servir l'apéro...
— Pas de problème, ma puce. Les enfants...
— On se rattrapera ce soir après dîner. Promis ! Je dois aller acheter un produit à la pharmacie... mais avant de manger, je vais tout de même te servir l'apéro...
Je lis dans ses yeux une sorte de surprise, doublée d'un éclat qui en dit long sur ce qu'il imagine. Craquant ! Oui, c'est le mot, il est craquant. Alors après tout, nous avons bien quelques minutes et puis mon fils est assez grand pour prendre soin de sa sœur quelques instants. Pourquoi est-ce que je me colle à Joseph ? Je ne le sais que trop bien. Je n'aime pas le travail bâclé et surtout inachevé. Alors, l'idée qui me traverse l'esprit et que mes mains mettent presque immédiatement en pratique est-elle si insensée ? La boucle de sa ceinture ne fait de la résistance que le temps de se dégrafer.
Puis l'ensemble pantalon slip roule sur les cuisses de mon homme. Ma patte de nouveau soupèse ce qui est déjà en état de marche. Il est donc toujours en érection mon « Jo » ? Au moins suis-je certaine que je ne le laisse pas indifférent. Et pour le remercier de sa gentillesse, de tout ce qu'il fait pour nous, me voilà embouchant sa trompette. Un air bien connu, une musique érotique qui ne connaissent véritablement que les limites que les hommes peuvent lui donner. C'est si bon, de se replonger dans des mouvements qui le font se cabrer.
S'il se plaint, c'est surtout pour me prouver à quel point, il est friand de mon orchestration. Et je n'ai pas envie de lâcher la baguette avec laquelle je bats la mesure. Viennent les premières ondes, celles qui précèdent l'orage. Et les tressaillements que je ressens sur l'ensemble de ce corps debout devant moi annoncent que sa libération est en route. Loin de moi l'idée de quitter la partition. Et il s'étrangle pratiquement en avalant sa salive. Quant à moi, c'est tout autre chose que je reçois en offrande. Il se laisse désormais porter par les évènements et ne retient rien de ce sperme qui me coule dans la gorge. Dommage que ce soit si rapidement arrivé !
Je lève les yeux vers lui qui me sourit. Il semble heureux. Alors, je me permets quelques mots pour lui redire mon plaisir.
— Comme je te l'avais dit, Chéri... ce n'était encore que l'apéro. Le plat de consistance arrivera ce soir : après que les enfants soient couchés.
— xxXXxx —
Un déjeuner familial s'il en est, réunit tout mon monde autour d'une table joyeuse. Chacun ensuite vaque à ses occupations et Joseph s'absente pour faire des emplettes dont je ne sais que peu de choses. Il me faut de mon côté après la sieste de la petite, lui faire un zeste de morale. Elle est jeune certes, mais elle doit apprendre ce qu'est le partage et surtout ne plus crier pour un oui pour un non comme elle le fait trop souvent à mon gré. Je fais de mon mieux, m'engageant dans des explications dont je ne sais ce qu'elle en retient. Mais ça meuble une bonne partie des heures qui nous mènent au dîner et à la soirée. Parce que... au fond de moi, l'épisode musical a révélé chez moi un grand vide.
Une fois mes deux loustics couchés, il est temps pour moi de pallier ce manque. Depuis au moins vingt minutes que je suis dans la salle de bains, c'est de plus en plus flagrant. J'ai envie de mamours plus ou moins poussés. Alors, comme je m'apprête à passer sous la douche... et si... oui, ce serait génial. La serviette que je noue sur mon corps, c'est seulement pour le cacher ? Pas si certaine. Ne serait-ce pas plus simplement pour aguicher mon homme ? Reste à savoir, si ça va fonctionner ! Jusque-là, il a toujours répondu présent, mais ne vais-je pas à ses yeux devenir la salope de service ?
Le risque... je vais le courir. L'envie, le besoin, mon cerveau ne sait même plus nommer ce qui m'anime là, alors que je le rejoins dans la cuisine.
— Tu viens chéri ? Je compte te frotter le dos et en profiter pour te masser les cervicales. Tes douleurs de ce matin...
— L'embêtant est que la cabine de douche est très exigüe, chérie. Je ne crois pas qu'il y aura de la place pour deux.
— Allez viens vite... on trouvera bien à se caser et même... si on éclabousse un peu, un coup de serpillère et le tour est joué.
— Puisque tu le désires... allons-y.
— L'embêtant est que la cabine de douche est très exigüe, chérie. Je ne crois pas qu'il y aura de la place pour deux.
— Allez viens vite... on trouvera bien à se caser et même... si on éclabousse un peu, un coup de serpillère et le tour est joué.
— Puisque tu le désires... allons-y.
Ma proposition est trop tentante ? Il me cavale derrière et je continue mon travail de sape. Un bonnet sur mes cheveux, et lascivement, dans un geste trop automatique pour être « normal », je laisse choir ce qui me ceint le corps. Lui en profite pour se désaper. Lentement je me mets face à lui. Et là, ses quinquets se portent directement sur ce qui vient de lui voler une demi-heure de ma présence. Laps de temps mis à profit pour... m'épiler le minou. Ça fait son petit effet en une fraction de seconde. Je vois comme par miracle la bête qui pend entre ses jambes, qui se redresse. J'apprécie cette lente montée pour venir d'abord à l'horizontale, puis sous l'impact visuel de ma chatte dépouillée de toute toison, se hisser contre son ventre.
La cabine de douche malgré tous les efforts de « Jo » ne nous laisse que peu de latitude pour nous mouvoir. Je me plaque nue contre lui et ça devient compliqué pour bouger. Mince alors ! Qu'à cela ne tienne ! Je trouve la parade et ne veux pas abdiquer. Je me sers une large rasade de gel douche que je fais dégouliner sur mes seins, toujours comprimés par le poitrail de ce nounours auquel je demeure collée.
— Tu avais raison mon chéri ! Ce sera difficile ici. Je vais me placer à l'extérieur, te laver le dos et ton « sucre d'orge » et ensuite, je te laisserai te rincer.
Il soupire ! Mais il ne se fait pas prier pour obtempérer. C'est donc propre comme des sous neufs que nous nous retrouvons dans la chambre à coucher. Ce lit décidément est le voyeur passif de bien des ébats. Là... Joseph a tout prévu. Lumières tamisées et le numéro fétiche de tous les amoureux du monde qui se met en place nous rapproche davantage. C'est une sorte de bonheur absolu que ce tête-bêche aux senteurs enivrantes laissées par le gel douche sur les peaux. Il n'y a plus dans la pièce que nos soupirs, nos plaintes de plaisir. Une atmosphère qui se charge d'une électricité magique. Plus rien d'autre n'existe pour moi que cet homme qui me caresse, me lèche, revient et passe partout sur cet endroit décidément douillet par instant.
Mon impatience est calmée par l'arrivée d'un doigt qui me masse d'abord lentement les parois du sexe. Et la cadence, le rythme et même le nombre des visiteurs changent. Je deviens pantin entre les pattes de mon ourson. Dès que la langue s'associe à ce qui me lime gentiment, plus aucun contrôle n'est possible. Mes cuisses se referment autour du visage dont la bouche est en action. Je ne vois plus que l'incroyable bénéfice qui monte par vagues et me fait m'enfoncer dans un orgasme surprenant. Plus question de savoir s'il étouffe ou si je risque le blesser.
Je suis dans un univers parallèle, celui des femmes qui se laissent aller et porter par les évènements. Gare donc celui qui se laisse prendre au piège et je m'accroche à tout ce qui se trouve à portée de mains ; de doigts, de bouche aussi. Les bourses qui l'instant d'avant étaient telles des bonbons ou des friandises que je suçotais volontiers ne sont plus que des aspérités auxquelles je me suspends ou m'agrippe pour résister à l'ouragan qui s'annonce au fond de ce ventre sollicité de trop belles manières.
Dans l'affolement de ces attouchements si rondement menés, ma gorge laisse aussi échapper des gémissements d'amour. Plus rien ne saurait arrêter le déferlement que je ponctue dans ma semi-inconscience par des mots sans vraie signification, alliés à d'autres plus spécifiques.
— Hoooo... Ouuiii !
Ce qui évidemment fait plus encore réagir mon « Jo » qui insiste tellement que j'ai l'impression que je traverse une couche de nuages d'un ciel d'été. Je suis enveloppée dans une ouate un cocon de bien-être. Le retour sur terre se fait à vitesse grand « V ». Un petit vent de panique lorsque je réalise que le doigt qui me chatouille toujours s'est déplacé de façon à se porter sur un endroit moins conventionnel. Un vrai sursaut qui désarme le brave Joseph qui d'un coup cherche à se justifier. Mon saut de carpe l'a désarçonné ?
L'endroit qu'il chahute du bout de ce que je présume être un index frileux n'est pas prêt à sa venue. Mais lui revient à la charge.
— Détends-toi, ma chérie. Relaxe-toi. Tu n'as pas à avoir peur. Si tu ressens une douleur, tu me le dis et j'arrête tout.
— C'est plus fort que moi, mon cœur ! Pourtant je le veux et je suis prête...
— Alors tu vas essayer la chose suivante : quand tu sens mon doigt ou autre chose appuyer sur ton anus, tu forces comme si tu voulais faire caca. À ce moment tes sphincters se décontracteront et une fois que mon doigt sera dedans, le plus dur sera passé. On essaie ?
— Oui ! Mon cœur. Je veux bien essayer comme tu me le dis !
— C'est plus fort que moi, mon cœur ! Pourtant je le veux et je suis prête...
— Alors tu vas essayer la chose suivante : quand tu sens mon doigt ou autre chose appuyer sur ton anus, tu forces comme si tu voulais faire caca. À ce moment tes sphincters se décontracteront et une fois que mon doigt sera dedans, le plus dur sera passé. On essaie ?
— Oui ! Mon cœur. Je veux bien essayer comme tu me le dis !
Je ne tiens pas à savoir ce qu'il fabrique, bien qu'entre mes cils semblant clos, je le devine ouvrant une sorte de flacon, s'enduisant les doigts qui se sont repliés suite à mon tressaillement. Immédiatement, la patte refait le chemin inverse et se situe dans les parages de mon anus. Un léger chatouillis, puis une lente pression. Il force juste assez pour que d'un coup, je me sente prise par ce que je n'arrive plus à reconnaître, et alors que lui pose une question comme tous les hommes le font sans doute. Une manière de se rassurer ?
— Tu as eu mal, ma chérie ?
— Non ! On aurait dit que c'était un suppositoire. Qu'est-ce que c'est que tu m'as mis ?
— Seulement mon doigt.
— Ah bon ?
— Non ! On aurait dit que c'était un suppositoire. Qu'est-ce que c'est que tu m'as mis ?
— Seulement mon doigt.
— Ah bon ?
Pas agréable, mais pas non plus l'inverse, j'ai juste le sentiment qu'un objet est là et pour l'instant rien ne bouge. Je garde donc cette impression de remplissage par je ne sais quoi, sans trop souffrir. Par contre, Joseph n'est pas dupe totalement de mon presque mensonge. Et pour calmer le jeu, il reprend avec une maestria digne d'un bon amant, une minette bien amenée. C'est vrai que le plaisir d'être léchée de nouveau me fait oublier l'intrus dans mon trou de balle. Le salaud magnifique ! Allier la douceur d'une léchotte à la douloureuse intromission de son doigt dans mon cul... une perversité que j'apprécie suffisamment pour lui redonner une confiance mise à rude épreuve.
— Hum... ! C'est bon ce que tu me fais, là : Chéri. Continue... ne t'arrête pas !
Comme il persiste et que son doigt fait quelques mouvements, d'avant en arrière, ressort pour revenir me titiller les muscles, je tente par tous les moyens de conjurer la douleur sourde qui s'incruste lentement en moi tel un poison. Mais « Jo » espère tellement ! Il a sans doute besoin aussi d'expérimenter d'autres positions, une seconde manière de faire l'amour. Je ne peux, ne veux le décevoir et je me tortille, me contorsionne pour ce qu'il pense lui faciliter la tâche. En fait c'est surtout une approche de la douleur différente et je ne tiens pas à me défiler. Non ! Il veut cela et bien quel qu'en soit le prix, il va être satisfait. Je dois avoir une fine sueur qui me coule sur les tempes.
Et puis... maintenant, ils sont plusieurs désormais à investir mon petit canal. Et je cherche à ne pas laisser paraître l'inconfort du moment. Mais comment retenir aussi tous mes soupirs qui montent malgré tout à mes lèvres ? Il ne peut que les capter au passage. Tant et si bien qu'il fait une pause et sa voix rauque me parvient dans les méandres de mon esprit tordu par les vrilles de la crispation.
— Je t'ai fait mal mon cœur ?
— Ne t'inquiète pas, continue avec ton doigt. Ça devient agréable...
— Ne t'inquiète pas, continue avec ton doigt. Ça devient agréable...
Pieux mensonge ! Fort de ce qu'il reçoit comme message de ma part, il se sent donc autorisé à insister et les mouvements d'aller et retour, mais surtout ses gâteries sur ma chatte font s'éloigner progressivement le spectre d'une douleur que je crains plus que tout. Ça devient supportable au fur et à mesure que les muscles se détendent. Il est certain que la sodomie n'est pas — pas encore ? — mon truc. Au moment où je tourne mon visage vers mon homme, il repose le flacon de ce que je présume être un gel... et les doigts qu'il vient de ressortir en sont enduits avant de revenir sans violence dans la caverne. J'admets que ça n'a rien à voir avec la méthode traditionnelle, mais... je devrais survivre.
Et cette fois, je saisis à demi-mot qu'il va passer aux choses plus sérieuses. Bon ! Il a bien apprivoisé le nid, l'a bichonné pour s'y caler. Si j'ai peur, c'est surtout pour la taille et le calibre de ce qu'il s'apprête à y enfoncer en lieu et place de ses phalanges. Pour le rassurer et surtout lui montrer que par amour, je veux tout faire pour le combler, c'est ma voix qui le ramène sur le chemin !
— Tu veux essayer, mon Amour ?
— Je pense que ça pourra se faire. Mais si ça te fait trop mal, tu me le dis et j'arrête !
— Viens approche-toi, je veux te mettre du gel sur la verge, mais avant je veux lui faire un bisou...
— Je pense que ça pourra se faire. Mais si ça te fait trop mal, tu me le dis et j'arrête !
— Viens approche-toi, je veux te mettre du gel sur la verge, mais avant je veux lui faire un bisou...
Un baiser sur le gland... comme si celui-là allait exorciser la douleur que je pressens ! Mais il y a tant d'amour dans les yeux de « Jo ». Il mérite bien une petite compensation. Et après une sucette brève, je me remets à quatre pattes. Dans une posture si indécente, mais qui dans ma tête me paraît la mieux adaptée et me permet d'appréhender cette trouille monumentale qui me gagne une fois de plus. Les mains qui me prennent par les hanches... heureusement me soutiennent. Puis une sensation de brûlure. Un gémissement explose de ma gorge, vite réprimé et la voix de Joseph qui m'apaise. Pourquoi s'arrête-t-il encore ? Pour faire durer le supplice ?
— Tu as mal, ma chérie ?
— Ça peut aller ! Elle est entrée ?
— Rien que la tête.
— Ça peut aller ! Elle est entrée ?
— Rien que la tête.
Rien que la tête ? Il a bien dit cela ? J'enfonce mon visage dans mon oreiller. Entre mes dents, je lui lance...
— Elle me remplit déjà... essaie de pousser doucement, centimètre par centimètre... je te dirai...
C'est ainsi que tout doucement, il se met en mouvement. Son ventre pousse, sa pine force le passage et... je hurle mentalement en mordant l'enveloppe de duvets d'oie et de canard. Enfin, il me pistonne et les chairs dilatées, lubrifiées par la couche de pommade se sentent moins meurtries. Combien de temps dure cette pénétration ? Ça ne sera jamais aussi bon que dans l'endroit prévu pour ce genre de sport. Mais je dois avouer qu'au bout d'un long moment, si je n'y prends pas un plaisir monstrueux, je ne peux pas dire non plus que ça me détruit.
Pour l'encourager à aller le plus vite possible, pour mettre fin à ce qui ne me branche pas plus que cela, je dois donner de la voix. Et quoi de mieux que de l'exciter avec ce qu'il espère entendre ? Joseph prend son temps et je me laisse faire. Bien sûr qu'il apprécie l'étroitesse du canal. Si je ressens autant le frôlement de sa queue contre les parois de mon fondement, lui doit aussi trouver des sensations différentes de celles d'un coït « normal ». Je lui fais plaisir et d'un coup, puisque mes mots l'encouragent, il se secoue de plus en plus vite.
— Vas-y doucement... continue, c'est bon... oui... Oh, oui c'est bon... Vas-y à fond...
Que toutes les femmes qui ont connu ce genre de plan me jettent la pierre ! Je ne fais pas vraiment semblant ! Oui ! C'est agréable, mais je n'en ferai pas ma principale activité sexuelle. Disons qu'une fois de temps à autre, pourquoi pas ! Sans commune mesure avec un bon rapport en levrette ou à la missionnaire... mais je peux décemment concevoir que ces messieurs aiment les émotions que créent le rétrécissement de ce lieu hautement symbolique. Et la délivrance, c'est bien que la barre de fer rouge qui m'habite se relâche dès qu'elle s'est délestée de son fardeau.
Elle ramollit pour glisser hors de sa position entraînant avec elle mon soulagement muet. Oh ! Mon « Jo » ! Que ne dois-je pas faire pour te faire comprendre que tu es à moi, mon amour ? Que je tiens à toi plus que tout ! Même ça, je te l'offre de bon cœur. Tu n'imagineras jamais combien, ça peut me coûter. Et je reviens pour un sommeil bien mérité. Ma frimousse se cale contre cette poitrine qui me rassure. Une dernière fois je ferme mes paupières ! Mais c'est seulement pour écouter le silence revenu sur la maison.
Pas de sons autres que la respiration paisible de celui que dans ma caboche, j'appelle maintenant fièrement : « Mon Homme ! » Et de la chambre où dorment mes anges, pas plus d'éclats alarmants. Uniquement les craquements des vieux parquets, des poutres du toit qui semblent me dire...
— C'est bien ! Tu peux toi aussi dormir tranquillement ! Ta marmaille rêve, ton amant est repu. Dors ! Dors ! Je veille sur vous tous ! Demain sera une autre vie, une nouvelle éternité !
— C'est bien ! Tu peux toi aussi dormir tranquillement ! Ta marmaille rêve, ton amant est repu. Dors ! Dors ! Je veille sur vous tous ! Demain sera une autre vie, une nouvelle éternité !
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