Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 6 · le lendemain matin
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"
Chapitre 6 · le lendemain matin
CH. 3
Rêve éveillé
Après avoir eu fait l'amour comme deux enfants ayant pour la première fois connu la félicité complète, je changeai de position afin de soulager Monica de mon poids. Je m'allongeais sur le dos. Je fermais les yeux de bonheur. Soudain, je sentais une bouche se poser sur la mienne. Une langue ardente s'insinuer un passage entre mes lèvres pour aller chercher la mienne afin de participer au ballet que la nouvelle venue lui imposait avec une douceur et sensualité infinie pour fêter avec panache cette première.
Une jambe se posa sur les miennes. Une main douce comme du velours se posait sur mon sexe, qui, repu, et ayant perdu l'habitude des bonnes choses, perdait de sa superbe. Je ne sais pas combien de temps dura ce baiser plein de sensualité, mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, Monica posa sa tête sur ma poitrine imberbe. Sa respiration se fit plus profonde, plus régulière. Elle s'en dormait sur moi. Je n'allais pas tarder à la rejoindre dans ce voyage.
J'ouvris les yeux et une fraction de seconde, je fus complètement désorienté : qui était cette femme qui me couvrait de son corps. Est-ce que je rêvais ? Rapidement, la réalité sortit des brumes de mon sommeil. Monica était là, Monica était dans mes bras. Mon Dieu merci pour ce miracle. Ma montre indiquait trois heures du matin. En prenant toutes les précautions afin de ne pas réveiller ma belle au bois dormant, tel un serpent, je me mis à me contorsionner pour m'extraire de ce divan qui fut le témoin de ces instants de bonheur.
Je la regardais dormir. Elle avait un visage digne de Rubens. Sur ses lèvres se dessinait un sourire de bien-être. Son corps était là devant moi, allongé sans défense, paraissant abandonné. Elle dormait d'un sommeil tranquille, apaisé. Pourrais-je lui donner tout le bonheur auquel elle aspirait pour le bien de ses enfants comme du sien ? Serait-elle patiente avec mon caractère ? Accepterait-elle ma libido ainsi que mes envies ? Serait-elle d'accord avec mes envies d'elle ? Tout cela était les questions que je me posais et qui trouveraient leurs réponses au fil des jours, des semaines et du temps.
Au début, je ne cherchais pas l'amour. Je cherchais seulement une femme qui accepterait de devenir ma compagne afin de combattre ensemble nos solitudes, les ennuis des soirées trop seules dans une trop grande maison qui paraissait vide, en manque d'une présence féminine. Mais je ne voulais pas d'une femme « à tout prix » d'un dictateur qui me tiendrait à sa merci uniquement en usant du chantage de ce que j'appelais trivialement : « la baise ». Je ne voulais plus revivre ces années passées aux côtés d'une femme qui voulait tout diriger, qui n'appréciait qu'une chose chez moi : le montant de ma retraite tous les 10 du mois ; qui se faisait un plaisir sadique de faire le désert autour de moi en me calomniant, me diffamant auprès de nos amis et connaissances : afin qu'aucune femme ne soit tentée par l'aventure de me soustraire à elle.
Cette femme connaissait mon talon d'Achille qui ne se trouvait pas dans les pieds, mais dans mon entrejambe. Je comprends fort bien que tous les êtres humains ne soient pas tous pareils, n'ont pas tous les mêmes ressentis ni les mêmes besoins. Mais elle savait qui j'étais dès le début de notre rencontre, mes défauts comme mes qualités. Elle avait abondé dans mon sens et d'un seul coup elle a fermé le robinet, prétextant qu'à 75 ans, elle n'avait plus d'envie et que les miennes n'étaient pas normales. Notre vie était devenue un enfer. Vous dire que je fus attristé lorsqu'elle m'annonçait notre rupture et son départ ce serait un mensonge. Je me sentis soulagé, délivré d'une chape de plombs.
Mais le temps passant, les deux années écoulées depuis mon célibat forcé me démontrèrent que j'avais besoin d'une présence féminine qui serait affamée de tendresse comme moi je l'étais et continue à l'être et une femme pour qui les relations sexuelles étaient une fête des sens et de plaisirs partagés. Nos premiers contacts avec Monica se firent par mails, puis sur « Skype » au niveau du « tchat » puis, lorsqu'elle me connut un peu mieux, nous passâmes à l'échelon supérieur : on se rencontrait via la vidéo. Jamais nous ne nous mettions devant la caméra dans une tenue qui aurait laissé penser à de la provocation ou exhibition érotique. Je m'étais rendu compte que cette blonde proche de la quarantaine avait une certaine classe, que jusqu'à notre rencontre, elle n'avait vécu que pour ses deux enfants.
Je n'ai pas eu la chance de voir grandir ma fille ni mon fils. Je ne participais que financièrement à leurs croissances. Je n'avais jamais été présent : profession de pilote de ligne oblige ; jamais à la maison ; et aujourd'hui : à part mon fils âgé de 34 ans avec lequel j'entretiens des contacts fréquents, je n'ai pas de contact avec ma fille aînée, âgée de 44 ans, qui considère que j'ai failli à mon rôle de père et d'époux, qui prend faits et raisons pour sa mère qui même si dans l'acte de divorce, il est inscrit que ce dernier a été prononcé pour adultère constaté par huissier. Enfin ! On ne peut jamais obliger quelqu'un à vous aimer : même sa propre progéniture !
Je ne rentrerai pas ici dans un réquisitoire sur celle qui fut mon unique épouse. Ce n'est pas le lieu ni le moment. Je dirai seulement que lorsque j'aperçus Andrea et Pietro sur les genoux de leur mère, sur mon écran, je me sentis fondre. Cette femme me plaisait de plus en plus. La partenaire sexuelle s'était estompée pour laisser place à une femme qui de plus en plus attirait mon respect ainsi qu'un sentiment encore, à ce moment-là : indéfinissable. Les soirs, lorsque les enfants étaient couchés, Monica apparaissait sur Skype. Elle était toujours vêtue avec décence.
Je me souviens qu'une fois elle était apparue dans un chemisier blanc, quelque peu transparent à travers duquel j'apercevais la protubérance des tétons de ses seins qu'elle avait magnifique, ainsi qu'une partie plus sombre l'ombre des aréoles les entourant. Les trois premiers boutons du haut étaient ouverts. Ma vue sur le sillon partageant ses deux seins pigeonnants provoqua dans mon bas-ventre, un mouvement. Mais on en resta là.
Les semaines puis 3 mois passèrent et je me rendis compte que j'étais à mon corps défendant, tombé amoureux de Monica. Je lui avais proposé de venir vivre avec moi au moment où elle venait de m'avouer qu'elle ne pourrait plus envisager son futur sans moi, car elle aussi m'aimait.
Un mois plus tard, elle était là assoupie, après que nous ayons fait l'amour trop rapidement à mon gré, sur mon divan.
Un mois plus tard, elle était là assoupie, après que nous ayons fait l'amour trop rapidement à mon gré, sur mon divan.
Je quittai le salon pour aller ouvrir le lit dans la chambre à coucher. Auparavant, je passais dans la chambre des enfants. Sans allumer la lampe, car celle du vestibule suffisait, je vis Andrea, son doudou contre son visage qui dormait paisiblement avec un pouce dans sa bouche. Pietro dormait lui aussi du sommeil du juste, allongé sur le dos totalement découvert, mais les deux petits poings fermés. Je me baissais et remontais son drap afin de le couvrir.
Lorsque je fis demi-tour pour sortir de la chambre des enfants, je la vis dans l'encadrement de la porte, toute nue avec la lumière du vestibule dans le dos : telle une déesse de l'antiquité grecque ou romaine : peu importe, elle semblait être une apparition irréelle avec ses cheveux réunis ensemble, tombant sur le devant de sa poitrine. Nous étions nus comme si nous étions dans le jardin d'Eden avant le péché originel. Son visage rayonnait le bonheur, ses yeux étaient à moitié fermés, attendant une surprise, tandis que ses lèvres me souriaient. Elle tenait ses bras croisés devant ses seins comme si un reste de pudeur avait subsisté devant cet étranger qui était quelques heures auparavant, devenu sien. Je m'approchais d'elle et lui pris délicatement ses deux mains. Elle se blottit contre moi et se laissa conduire là où je voulais l'emmener.
On entra dans la chambre. J'allumais la petite veilleuse qui me servait de lampe de chevet et de répulsif contre les moustiques. Elle s'assit sur le bord du lit, laissant les jambes pendre en dehors, ses deux bras autour de ma nuque, m'attirant à elle. Je la couvrais littéralement de mon corps qui réagissait de cette promiscuité, de ce contact, de la chaleur que dégageait son corps. Nos lèvres se trouvèrent immédiatement. Nos bouches s'ouvrirent, laissant passer deux langues qui n'eurent pas à se chercher longtemps pour s'élancer dans une sarabande de volupté et de douceur. Sa main me caressait la nuque tandis que la mienne était descendue pour faire connaissance avec le sein qui était offert au sacrifice au dieu Éros. Il était doux et chaud, un demi-melon que ma main, qui est assez large, avait des difficultés à contenir.
Sous mes doigts inquisiteurs, je le sentais souple et ferme à la fois. Lorsque je frôlais son auréole qui était toute granulée, comme si elle avait la chair de poule, je sentis Monica tressaillir. Je saisis le téton, pour le caresser et le faire rouler entre mon pouce et l'index, je le sentis devenir dur et raide comme si lui aussi était doté du pouvoir de l'érection. À ce moment-là, un gémissement sortit de sa gorge :
— Ahah ! Mon amour.
Je continuais cette douce torture « caliente »... Ma langue vint en renfort pendant que de ma main libre, j'avais fait prisonnier l'autre sein. Monica se mit à respirer rapidement et de plus en plus fort.
— Joseph... mon chéri... Je t'aime... tu me rends folle.
Je ne pouvais pas répondre, car j'avais la bouche pleine de délices. Et il faut dire que dans mon enfance, souvent, ma mère m'avait rabroué en me disant : « ne parle pas la bouche pleine ».
Comme quoi, la leçon à retenir est qu'il faut toujours obéir à sa maman ! Je me décidais à continuer mon voyage d'exploration buccal. Je descendais le long de la poitrine en m'arrêtant un instant pour déposer un baiser sous les seins de ma chérie. Puis je continuais ma descente pour m'arrêter un instant sur le nombril que j'explorais de la pointe de ma langue. Je sentais Monica sursauter et vibrer sous moi.
Comme quoi, la leçon à retenir est qu'il faut toujours obéir à sa maman ! Je me décidais à continuer mon voyage d'exploration buccal. Je descendais le long de la poitrine en m'arrêtant un instant pour déposer un baiser sous les seins de ma chérie. Puis je continuais ma descente pour m'arrêter un instant sur le nombril que j'explorais de la pointe de ma langue. Je sentais Monica sursauter et vibrer sous moi.
Elle avait saisi ma tête entre ses mains qui m'escortaient dans ma progression comme si elle voulait me retenir de peur que je m'en aille. Je me glissais encore plus bas sur son corps jusqu'à arriver entre ses cuisses. Je la sentis hésiter une seconde puis elle les ouvrit, afin que je puisse me loger dans l'espace qu'elle venait de m'offrir. Elle sentait bon la femme. Ma bouche arrivait en haut de ses grandes lèvres. Tout était mouillé et visqueux. De mes deux mains que je passais sous ses cuisses afin de les écarter largement, je m'ouvrais un passage vers les portes du paradis.
Dès que je posais ma bouche entre ses petites lèvres, je sentais le goût de cette liqueur que cette source d'amour était en train de distiller. C'était exquis. Elle me faisait un peu penser à la sauce sucrée salée de certains plats asiatiques, enrichis de la variante de champignons fraichement cueillis couronnant en bouquet final cette liqueur des dieux. Ma langue faisait la navette entre l'entrée du vagin qui s'ouvrait prêt à accueillir et le petit bouton de framboise qui était sorti de sa gaine. Chaque fois que la langue arrivait dessus, Monica gémissait. Il était dur et sensible. La respiration de ma compagne s'accélérait, devenait plus bruyante, et des sons de plus en plus forts sortaient da sa gorge. Tout son corps se crispait pour se relâcher aussitôt. Puis quand j'introduisis mon index dans son vagin, elle poussa un cri venant du fond des tripes.
— Arrête, Amore Mio ! Tu es en train de me tuer...
Je courbais la première phalange de mon doigt afin de la masser sur la partie haute de son vagin.
Je la sentis se débattre comme un oiseau que l'on tient dans le creux de sa main, puis tout son corps s'arc-bouta, ne prenant appui que par les épaules et les talons. Ses mains poussaient ma tête contre sa vulve comme si elle voulait la faire pénétrer dans son ventre. Une longue plainte sortit de sa bouche. Ma « femme » jouissait enfin, vivait un orgasme procuré avec passion et tendresse... Peut-on faire autrement lorsque l'on aime une femme et qu'on la respecte ?
Je la sentis se débattre comme un oiseau que l'on tient dans le creux de sa main, puis tout son corps s'arc-bouta, ne prenant appui que par les épaules et les talons. Ses mains poussaient ma tête contre sa vulve comme si elle voulait la faire pénétrer dans son ventre. Une longue plainte sortit de sa bouche. Ma « femme » jouissait enfin, vivait un orgasme procuré avec passion et tendresse... Peut-on faire autrement lorsque l'on aime une femme et qu'on la respecte ?
Monica mit un certain temps pour récupérer. J'avais délivré ses cuisses de ma présence et m'étais allongé contre elle après l'avoir enlacée. Son souffle reprenait un rythme normal. Elle tourna la tête vers moi et les yeux mi fermés, elle me dit.
— Tu es un sorcier... mon homme à moi !
— Pourquoi, un sorcier ? Je t'aime tout simplement.
— Alors tu es un bon aviateur mon chéri, car tu m'as emmenée au septième ciel, là où je ne suis jamais encore allée. Tu es heureux...
— Je suis heureux, Monica Mia, et toi ?
— Au-delà de tout ce que j'aurais pu rêver... Je n'ai jamais joui comme cela. Il est vrai que vu... chut !... Pardonne-moi.
— Pourquoi, un sorcier ? Je t'aime tout simplement.
— Alors tu es un bon aviateur mon chéri, car tu m'as emmenée au septième ciel, là où je ne suis jamais encore allée. Tu es heureux...
— Je suis heureux, Monica Mia, et toi ?
— Au-delà de tout ce que j'aurais pu rêver... Je n'ai jamais joui comme cela. Il est vrai que vu... chut !... Pardonne-moi.
Un ange passa. Monica se serra contre moi, au bout d'un instant, elle changea de position, s'allongeant sur moi tout en écartant ses jambes. Je sentais mon sexe qui était toujours dans une telle érection qu'il me faisait mal, frotter contre la vulve toute mouillée de ma compagne. Elle bougeait son bassin dans un mouvement de va-et-vient... Ses seins frottaient sur ma poitrine. Elle approcha sa bouche de mon oreille et de sa voix suave elle me murmura :
— Maintenant mon Homme d'amour, c'est moi qui pilote.
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