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✦ Nostalgique87 "Sur l'écran noir de mes nuits blanches" XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 13

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"

Chapitre 13

Depuis l'arrivée de la nouvelle voiture dans la famille, mon Joseph peut vadrouiller à son aise sans se préoccuper de me savoir seule à la maison. Il n'en profite pas vraiment pour quitter trop fréquemment le nid. De plus, il n'est absolument pas question que je lui mette un fil à la patte. Je n'aimerais pas qu'il me mette en cage, parce que même en or massif, des barreaux restent des entraves à la liberté. Non ! Il pense sans doute que sortir en emmenant mes enfants avec lui, c'est une manière de m'offrir un peu de temps libre.
Cette bouffée d'oxygène qui me permet parfois de faire le point. Oui, j'aime cet homme ! Oui je tiens à lui. Mais j'ai aussi peur qu'ils lui manquent également, ces moments où ses envies personnelles, ses besoins d'homme sans chaîne aux pieds refont surface. Et là après ma sieste, je m'aperçois que mes gosses et mon nounours sont absents. La voiture de « Jo » n'est pas là non plus. Ils sont donc en virée tous les trois. Pas d'inquiétude particulière. Il y a de quoi faire dans la maison.
Je vaque donc aux tâches quotidiennes inhérentes à une aussi grande demeure. Et mon cœur bat juste un peu plus fort lorsque le bruit des portières qui claquent m'avertit du retour de ma troupe de vadrouilleurs. C'est du pas de la porte que je surveille l'arrivée de mes moineaux et de leur protecteur. Mince ! La petite me fait de grands moulinets avec ses bras et au bout de ceux-ci, une boule de poils. Quant à Pietro, c'est pure folie. Son corps est totalement occulté par l'immense bestiole qu'il transporte. Joseph, grand Dieu, Joseph, c'est dingue de leur passer tous leurs caprices !
Lui s'avance, il vient dans ma direction alors que ma gamine elle, toute joyeuse me crie de loin... avec une sorte de singe à la main.
— D'où est-ce qu'ils reviennent mes explorateurs ?
— Maman... Maman... regarde mon nouveau doudou que mon papa m'a acheté.
Si je me sens contente des mines réjouies de mes enfants, il me reste un zeste d'agacement par les folies que ce grand dadais a encore faites.
— Il est fou, mon homme ! Il est complètement fou ! Maintenant chéri tu vas arrêter de les gâter comme tu le fais. Tu vas me les pourrir, ces gosses. On en discutera ce soir... entre quatre yeux !
— Excellente idée, mon Amour. Je vais aimer cette discussion surtout entre quatre « zieux ! » répondis-je en riant.
Bien sûr que ça part toujours d'une bonne intention. Mais je n'ai jamais eu moi, les moyens de leur offrir autant et surtout, je ne tiens pas vraiment à ce qu'ils pensent que c'est simple d'obtenir tout ce que l'on veut. Et qu'il suffit de demander pour que ce soit acheté ! Bon ! Je ne peux pas non plus en tenir rigueur à Joseph. Pour lui, les enfants, c'est nouveau, et il tente peut-être de me faire voir à quel point il tient à eux ! Où à moi en les couvrant de cadeaux ? Je suis mitigée dans ma réaction. Cette fois, il est là, tout proche, et c'est l'émotion qui l'emporte sur l'irritation. Je fonds dès qu'il m'approche.
Je suis là qui enlace ce grand type un peu pataud, le cou rentré dans les épaules. Il s'attend à mes remontrances, j'en jurerais. Mais c'est ma bouche qui vient clore le combat intérieur que je mène depuis que les peluches ont fait leur apparition dans mon quotidien chamboulé. Les gosses sont déjà entrés dans la maison. Du coup, il est le premier à s'enquérir de ma santé.
— Tu as bien dormi mon cœur ?
— Oh oui ! J'ai récupéré. Tu sais, j'ai l'impression que je vais perdre du poids avec toute la gymnastique que tu me fais faire !
— Ah bon ? Je te fais faire de la gymnastique ?...
— Enfin... tu m'incites à faire de la gym... un peu spéciale je l'avoue. Et c'est un changement pour moi.
— Heureux de te l'entendre dire, chérie, car pour moi, c'est pareil.
— xxXxx —
Puisque mon petit monde est rentré au bercail, il est temps pour ma « zaubette » d'aller au bain. Elle me suit sans trop rechigner. Par contre sa guenon est du voyage à la salle d'eau. Pas question d'abandonner ce qui va sûrement devenir son nouveau doudou ! Je tiens bon cependant. La bestiole n'a pas droit de cité dans l'eau. Inutile de la détruire par la flotte. Son frère est resté avec Joseph. Les deux-là s'entendent comme larrons en foire et comme tous les petits garçons du monde, des voiturettes roulent sur le sol entre les deux mecs de ma vie. Je savonne, je nettoie et ça devient un jeu entre Andrea et moi.
Le bain, aussi long soit-il doit prendre fin. Le petit corps à peine extrait de l'eau que déjà le ouistiti retrouve la patte de sa propriétaire. Habillée pour la nuit, je reviens vers « mes hommes » que j'ai laissés entre eux. Là je découvre Joseph au salon, devant le journal télévisé des informations. Seul ! Où et donc passé mon gamin ? Un peu d'inquiétude, devant cette absence remarquée.
— Et Pietro ? Où est-ce qu'il est passé ?
— Il a dû profiter de ce que sa sœur était dans son bain pour aller s'amuser avec le « Tigrou ». Je lui avais demandé d'attendre la sortie de la salle de bain de sa sœur, c'est la plus petite... et n'y va pas encore seule.
— Et alors ?
— Il n'a pas fait de commentaire.
— Toi alors ! Tu as un tact avec les enfants... que même certaines femmes n'ont pas. Ça ne m'étonne pas que les « nôtres » soient en adoration devant toi. Tu en fais ce que tu en veux !
— Peut-être que je me rattrape sur eux sur ce que je n'ai pas pu donner aux miens !
— C'est ce que j'avais pensé, mon chéri ! Mais je ne voulais rien te dire pour ne pas réveiller tes fantômes.
Voilà ! Je m'en doute bien. Depuis notre arrivée dans la vie de « Jo », il songe à ce qu'il a perdu. Je ne sais pas encore si c'est bien ou mal ! Je suis le cul entre deux chaises. Mais c'est bien main dans la main que nous nous mettons en quête de mon loupiot. Oh ! Il n'est pas très loin. Dans son lit, il enlace son tigre quasiment aussi grand que lui. Il s'est endormi là, comme une masse ! Derrière nous, Andrea grimpe aux côtés de son frère. Et bien entendu, elle veut absolument sa part du gâteau.
Je la freine un peu dans son ardeur, en lui rappelant que Pietro dort.
— Fais attention, ma puce. Ne réveille pas ton frère. Il y a de la place pour toi aussi. Le Tigrou est assez grand pour vous deux !
La main de Joseph vient de me rattraper. Je regarde le spectacle des deux amours de ma vie qui s'enfoncent dans le sommeil. Lui me tire doucement vers la sortie. Nous laissons donc les enfants au pays des rêves et il me murmure, de peur de les sortir de ce sommeil encore léger.
— Chérie...
— Oui, mon cœur !
— Les enfants n'ont pas mangé.
— Ce n'est pas grave, je vais préparer de la semoule au lait et au sucre. Ils adorent ça ! De plus, il faut que je te dise certaines choses que tu ne sais pas : de ma vie avant de te connaître. Nous le ferons après dîner lorsque nous serons tranquilles une fois les enfants couchés... je ne vais les laisser se reposer que le temps de préparer leur repas, sinon ils ne vont pas dormir cette nuit !
— Ce sera comme tu le désires, ma chérie. Mais ne te crois pas obligée de le faire.
— Si, Jo, mon chéri ! J'y tiens. Je suis amoureuse de toi et je t'aime. Je ne veux pas qu'une seule zone d'ombre de ma vie subsiste.
— Alors dans ce cas, on fera comme tu veux !
Je me lance dans la préparation du dîner des petits et lui se met en devoir de dresser les couverts. Ça bout un peu sous mon crâne. Bien sûr, nous n'en sommes pas arrivés à nos âges sans un passé. Et jouer la franchise ne peut que nous être bénéfique. Pas de cachoterie, pas de non-dits. Des bases saines pour un futur plus aéré et sans nuages. Mais son histoire de « fantômes » du passé qui remontent à la surface à diverses occasions me chiffonne et surtout me donne mauvaise conscience. Lui semble bien sûr vivre différemment l'entrée dans son univers de mes deux bouts de choux. Mais... est-ce que quelque part, ça ne va pas avoir l'effet inverse de celui prévu ?
Joseph ne risque-t-il pas de souffrir de n'avoir pas pu vivre cela avec sa propre progéniture ? Ne suis-je pas égoïstement en train de le tourmenter plus que de raison en lui « imposant » Pietro et Andrea ? Ça tourne dans ma caboche, et si nous ne clarifions pas la situation, pour ma pomme également ça va devenir un vrai casse-tête. Et je tente d'échapper à la pression que je me mets toute seule, en allant récupérer mes loustics dans leur lit. Lui ne paraît pas avoir ce genre d'état d'âme. Et nous voici les pieds sous la table avec les gazouillis habituels, rituels qu'impose toujours le repas des tous petits. J'en ai la larme à l'œil.
C'est fait et une sorte de calme règne après le coucher de la marmaille. Statu quo dont je profite pour me détendre. Quoi de mieux pour y parvenir et surtout me vider la cervelle de mes idées farfelues, que de passer un long moment sous la douche ? Je m'en délecte et finalement, j'arrive à ressentir une pointe de chaleur au fond de ce corps que j'emballe sommairement dans mon déshabillé plutôt fin. Juste retenu à la taille, il ne cache pas grand-chose de ce qu'il contient. Et nous nous croisons. Je prends place sur le divan et lui me remplace sous le jet tiède de la salle de bain.
Joseph est de retour. Il ne s'est pas non plus embarrassé de vêtements superflus. En caleçon, il s'installe confortablement à mes côtés. Les effluves de son eau de toilette ou de son parfum chatouillent agréablement mes narines. Je suis mieux dans ma tête. C'est donc tout naturellement que je m'étends sur lui pour regarder la télévision. Ma nuque posée sur sa cuisse, je ne cherche vraiment rien d'autre. Je suis à l'aise, plus détendue et mieux dans mes baskets, c'est indéniable. J'ai bien conscience de ce que ma posture implique. Son visage surplombe ma poitrine et il a sans doute une vue plongeante sur mes seins. Je m'en amuse intérieurement.
Du reste, sa grosse patte qui écarte bien vite les pans du tissu suffisamment lâche n'a d'autre but que de venir à l'assaut des tétons qui sont déjà en érection. J'adore ses doigts qui les pressent sans faire mal. Un vrai bonheur et quelque part, je ne bronche pas, un peu pour lui faire comprendre que tout est là, offert à sa vue, à son toucher et qu'il a le champ libre. Pas dupe, évidemment, il poursuit sans à-coup ses investigations digitales.
— Oh ! Mon chéri...
— Oui mon Amour ?
— Tu me fais frissonner. C'est trop bon ce que tu me fais. J'avais prévu de te parler de certaines choses, mais si tu continues...
— Rien ne presse mon ange !
Tant pis pour mes aveux spontanés. Il est des moments qui ne souffrent d'aucune attente. Et lorsque j'attire son visage contre le mien, c'est pour bien autre chose que des parlottes qui peuvent patienter. Il le sait et répond plus que favorablement à cette mise en bouche. La suite se devine aisément. Il bande et je suis en transe. Les uniques difficultés rencontrées sont bien de faire descendre la seule pièce de son vêtement et de virer le tissu qui me couvre. Mais... aux gens de bonne volonté courage ne manque point. Et nous réitérons ensemble les gestes ancestraux qui se font en pareilles circonstances.
Je suis une femme, lui l'homme. Et le point de jonction entre nos deux envies se partage de la bouche, de la langue et des doigts. C'est donc un ballet d'innombrables figures libres qui sur ce canapé voit nos corps se redécouvrir, s'amadouer, se reconnaître et surtout s'apprécier. Les préliminaires sont si nombreux et variés qu'en faire une liste deviendrait fastidieux. J'aime, il adore et nous sommes pour un long moment seuls au monde. Il est difficile à « Jo » de cacher son état d'excitation. Il est trahi par les gouttelettes de ce liquide préséminal que je recueille du bout d'une langue avide de liqueur.
Lui ne peut en aucun cas ignorer que je suis en chaleur et ma chatte le lui exprime assez clairement par une mouille abondante. Mes tressautements lors du passage de ses doigts sur mon bouton l'interpellent suffisamment pour qu'il les relève d'un mot, d'une phrase.
— Je te fais mal, ma puce ?
— Hon... ontinu... fait... vas-y doucement !
Dans le feu de l'action, les caresses dérapent un peu. Il me tripote et j'aime ça, allant et venant en me gardant attentive à toutes les perceptions que peut restituer un corps dans ces instants si précis. Je n'y prends pas ombrage non plus, lorsque son index file dans sa course folle bien plus bas que cette foufoune en pleurs. Un dérapage incontrôlé qui pourtant semble persister ! Je ne tiens pas plus que cela à une intrusion à cet endroit... pas comme cela, pas tout de suite. Je n'ai jamais été fan de la sodomie. Je marque donc l'interdit par un raidissement des muscles de mes fesses. Ils rendent impossible une intromission... anale.
Ce refus est compensé immédiatement par une gâterie buccale. Il se laisse faire, sans un mot. Et plus prosaïquement son index reprend un chemin plus « normalisé ». Cette fois, je ne rechigne plus et grogne sans doute ce que des millions de femmes dans cette situation vocifèrent. Je lâche de temps à autre un gros soupir ponctué de mots mal contenus
— Huumm... Ouuuiii !
Et dans la foulée les massages de mon « Jo » sont de plus en plus efficaces. Comment résister à cette montée d'un vrai plaisir ? Je deviens folle entre ses pattes. Surtout celle qui agit telle une queue pour me limer en cadence, de plus en plus profondément. Il arrive ce qui dans ces cas-là devient une délivrance et je hurle au risque de réveiller toute la maison. Mais bien maligne et sûrement plus que moi, celle capable de se taire en cet instant. Je crie dans mon départ pour un orgasme insensé.
— Ouiii... encore... continue... t'arrête pas... je t'aime... c'est bon... Ohhhhh... OUIIIIIIIIIIII...
La lame de fond me submerge et je me crispe sur tout ce que mes doigts peuvent attraper. Plus rien d'autre n'existe que cette immense vague qui m'emporte. J'ai la sensation que je suis démantibulée, que tout vibre chez moi. Mon corps tout entier se désarticule alors que mes muscles réagissent à la montée d'un plaisir que rien ne peut plus stopper. Recroquevillée sur mon homme, il bascule sur le flanc et m'entraîne dans sa rotation. Je ne sais plus trop où je suis ni ce que je suis. Un état second duquel il me faut un certain temps pour émerger. Et enfin, je retrouve une part de mes esprits et de dignité. Avec eux mes paroles aussi !
— Je suis bien, mon chéri. Je suis heureuse grâce à toi. Merci mon Amour.
— Merci pour quoi ? C'est moi qui te remercie, chérie d'être venue t'enterrer dans ce désert de verdure... pour me rejoindre.
— Toi !... Je te suivrai, même en Enfer
— Chut ! Laisse l'enfer où il est : derrière nous. À présent c'est le bonheur, et le paradis... À nous de le construire, mon Amour.
Je suis trempée, mais mon Joseph semble satisfait. Le sofa lui sans doute un peu moins de cette pluie que je n'ai pas su, pu contenir et l'auréole humide qui marque le tissu est une preuve flagrante que je n'ai pas fait semblant. Mais j'ai besoin de souffler, de recouvrer un calme utile à mon cœur. Là dans ma poitrine, il cogne dur et peine à reprendre une course moins affolée. Et puis, nous serions mieux installés dans notre grand lit. Couche conjugale désormais ? C'est ainsi que je me redresse et chope au vol la grosse paluche de « Jo ».
Quelque chose me chiffonne alors que j'écarte couvre-lit et drap. Mince...
— Zut le Babyphone, je l'ai oublié ! Je vais le chercher et je reviens. Est-ce que tu veux que j'amène une bouteille d'eau ? Allonge-toi et sois sage, mon cœur. J'arrive !
Bien ! Mon retour auprès de Joseph est rapide. Et, comme pour exorciser tout ce qui m'accable de ces années passées, celles ou je me suis débrouillée sans personne à mes côtés pour élever mes deux gosses, celles des jours difficiles, celles aux jours avec et à ceux sans, ces années au moral en dents de scie, oui, tout est là, déballé dans un long monologue que Joseph se garde bien de couper. Pas question pour lui de fermer les vannes de cette intarissable confession. Mais en a-t-il vraiment l'idée ? Pas certaine qu'il ne veuille pas tout savoir. Et le flot continu persiste de longues minutes.
Je ne ressens que de temps à autre, ses bisous dans le cou ou sur la joue et pour finir, la gorge serrée, quelques traces de ces moments maudits remontent à la surface sous la forme de perles qui viennent humidifier ma joue et coulent jusqu'à mon menton. Devant ces épanchements lacrymaux et verbaux, « Mon Joseph » ne peut opposer que son amour et ses câlins. Il me laisse débiter mon histoire de bout en bout, sans entrer dans celle-ci. Notre passé n'appartient qu'à nous. Mais en livrer certaines bribes soulage vraiment. Dans cette misère qui se déverse par ma bouche reste l'espoir.
Je traduis donc celui-là par des mots qui ne sont destinés qu'à cet homme qui m'ouvre sa porte, ses bras et son cœur. Il a tout écouté sans juger. Ça, c'est délicat et essentiel... pas de jugement ! Alors c'est bien à cet amour d'homme que mes derniers mots sont dégoisés.
— Tu me rends heureuse mon chéri, à un point que je ne savais pas qu'il pouvait exister un tel bonheur. Ton respect, tes attentions pour moi et mes enfants, tout cela, jamais je n'ai pensé un seul instant que cela puisse se trouver. Parfois je me demande si tu n'es pas un extraterrestre de la planète ÉROS égaré sur cette terre. Jamais je n'ai seulement pensé un seul instant, après le décès de mon époux qu'un jour je rencontrerais un homme pour lequel je donnerais tout.
— Comment tout ? Chérie. Mais tu me donnes déjà tout ! Que veux-tu me donner de plus ?
— Tu vas dire que je divague, mon Amour, mais si tu voulais un enfant, ce serait avec bonheur que je t'en donnerais un.
— Être père à soixante-quinze ans, c'est pour moi inconcevable.
— Et si moi je voulais un enfant de toi ? Ne me réponds pas... Par contre il y a une chose que je veux te donner que personne n'a eu à ce jour.
— Quoi donc, ma puce ?
— Tout à l'heure, tu m'as caressé l'anus. Si je t'avais laissé faire, tu aurais entré ton doigt. Tu en avais envie. À cet endroit, personne n'y a mis ni son doigt ni son sexe. Même pas le père de mes gosses. Je sais que tu es tendre, respectueux et que tu sauras m'apprendre, car je veux aimer tout ce que toi tu aimes. Tu pourras me prendre par là aussi, si tu veux ! C'est une preuve de mon amour pour toi et ma totale appartenance.
— Merci mon Amour ! Là vraiment, tu m'as tout remué. Tu ne peux pas t'imaginer. Même si tu n'avais pas voulu, mon Amour pour toi n'en aurait pas été moins fort.
— Oui ! Je sais et qu'est-ce qu'il faut que je fasse de mon côté ? Car je m'imagine que pour l'hygiène... il y a quelques précautions à prendre ...
— Demain nous serons à Bellac, tu iras acheter un flacon de Normacol à la pharmacie et moi je prendrai du lubrifiant, car je ne veux absolument pas que tu aies mal. Je suis peut-être vieux jeu, mais je ne peux pas concevoir, unir douleur et plaisir.
— Oui mon bien-aimé... surtout toi qui as un sexe plus gros que tout ce que j'ai connu avant de te rencontrer. Et comment comptes-tu t'y prendre ?
— Comme tout à l'heure, en te caressant, et quand tu relâcheras tes sphincters, je commencerai par y introduire un doigt puis deux jusqu'à ce que tu ne te contractes plus et que tu avales mon sexe par l'anus.
Étrange comme dit par lui, tout paraît simple. Mais c'est vrai que je veux tout lui donner, tout lui offrir. Et là, collée à son corps, la chaleur diffuse qui couve encore en moi me fait m'enhardir. Ma main flirte de nouveau avec son torse glabre. Puis lentement je la fais glisser vers son entrejambe. J'ai besoin de faire l'amour. Pas forcément pour jouir, pas non plus pour la grande extase. Non ! J'ai seulement besoin d'affection et celle-là, c'est celle qui m'est indispensable pour passer une bonne nuit. Le sentir en moi, sentir le poids de son corps, tel un rempart formidable à mes peurs, à mes craintes de l'avenir... oui, c'est bien ce qu'il me faut là... maintenant, tout de suite.
Et nous faisons l'amour. D'une manière plus traditionnelle, à la missionnaire, mais ça a aussi un charme désuet qui convient parfaitement à mon état d'esprit du moment. Il me prend doucement, m'embrasse avec passion et la vie m'ouvre de vastes espaces où le bien-être et le bonheur sont enfin des portes accessibles. Mais un point m'inquiète... ces paroles échangées sur un enfant... pas si certaines qu'à son âge ce soit une idée lumineuse. Un enfant a besoin de ses deux parents pour s'épanouir et l'image du papa qui trop âgé pour jouer au ballon avec son petit garçon, me fait singulièrement réfléchir.
Je ne suis plus sûre du tout que ce soit un plan si génial... un père de quatre-vingt-quinze ans lorsque l'on a vingt balais, n'est pas... ce que l'on peut offrir de mieux à ses gamins. Oui... je crois que je dois renoncer à cette fausse bonne pensée. Et c'est avec ce genre de détails dans le crâne que je ferme les paupières, blottie langoureusement dans les bras de mon ourson. À chacun son doudou quoi ! Et puis quitte à sucer son pouce... autant que ce soit celui bien conséquent de cet homme qui fait battre mon cœur !
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