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✦ Nostalgique87 "Sur l'écran noir de mes nuits blanches" XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 9

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Nostalgique87
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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"

Chapitre 9

Monica
SURPRAISE SURPRAISE
Bien au calme dans ce grand lit, pour la fin de cette nuit qui doit nous remettre en forme, je rêvasse ou bien suis à demi éveillée ? Il me semble, lointaines et déformées que des voix s'entremêlent. Une sorte de conversation entre un adulte et un enfant ? C'est surréaliste, pourtant je suis certaine de longues secondes que mon cerveau me joue des tours. Je cherche à ne plus entendre ce qui ne peut qu'être un songe qui veut absolument me tirer de mon sommeil. Je me tourne de l'autre côté du lit, heurte au passage un bras ? Une main ? Je n'en sais rien et comme j'ai peu l'habitude de dormir avec quelqu'un dans ma couche, à part parfois les enfants que...
Les enfants ? Mon cerveau dans sa léthargie me ramène sur terre à vitesse « grand V ». Je ne bouge plus et j'ouvre mes oreilles cette fois pour savoir si oui ou non, je me fourvoie. Mes paupières aussi se soulèvent à l'instant où le petit feu follet d'Andrea saute du lit pour filer en courant. Mince alors ! Ce n'est pas moi qu'elle est venue câliner ! Je m'apprête à demander à Joseph ce qui se passe. Je n'en ai pas le temps. Ma gosse est déjà de retour avec... son doudou dans la main.
Ils se parlent lui et elle et je ne tiens pas à leur faire savoir que je suis sortie de ma nuit. Pas pour le moment. Mais je suis d'humeur joyeuse en comprenant que ces deux-là pactisent de plus en plus. Mais je ne peux pas m'empêcher, au son d'un bisou sur la joue de « Jo », d'interpeller ma petite.
— Et bien vous deux ! Qu'est-ce que tu fais dans le lit ?
— Je suis venue donner mon doudou au Monsieur pour pas qu'il pleure.
— C'est gentil, ça : mon cœur ! Et tu sais qui c'est ce Monsieur ?
— Vi ! C'est Monsieur « zozef » !
— C'est ton nouveau papa, ma chérie. Tu verras comme il est gentil ! Allez fais-lui un câlin et va jouer avec ton frère.
Elle saute sur le lit, finit par venir aussi me faire un bisou et puisque je lui ai demandé, en petite fille sage, elle resserre aussi le gros nounours qui est là. Joseph a un sourire qui en dit long sur ce petit bonheur matinal partagé. Je sens l'amour qu'il porte à ma gamine et ça me fait battre le cœur. Il n'y a sans doute pas besoin de cela pour qu'il cogne fort dans ma poitrine. Oui ! Cet homme est une bénédiction pour ma famille et moi. Comment ne pas savourer ce petit morceau d'un bonheur inédit ? Et lui me regarde avec des étincelles dans les yeux ! Des paillettes brillantes destinées à Andrea ou à moi ?
La question ne se pose pas. De toute façon, je suis bien. Alors quelques mots remontent de ma gorge, alors que ma « zaubette » court de nouveau, vers je ne sais où, traînant par une aile son malheureux ourson en peluche. Il en a déjà tellement vu ce pauvre, s'il pouvait parler ou écrire, c'est tout un roman qu'il nous ferait sans doute. Finalement, c'est bien au meilleur des hommes que mes paroles suivantes sont adressées.
— Décidément, mon homme chéri est un charmeur ! Après la mère, c'est la fille !
J'éclate de rire en voyant sa bouille. Et nous nous levons. Lui et moi sommes encore dans le plus simple appareil. Et je cherche de quoi me couvrir. Joseph lui vient de passer son peignoir, et lorsque je suis également présentable, il m'attrape par la taille et nous nous dirigeons vers la cuisine. Je suis surprise par l'odeur agréable qui s'échappe de la cafetière. Comment est-ce possible, puisque nous sortons de notre chambre ? J'ai totalement zappé le fait qu'elle est programmable et qu'il l'a préparée hier soir. Il me sent un peu déboussolée. Alors... il se lance.
— Je veux que tu fasses connaissance avec TA cuisine, chérie. Surtout, n'hésite pas à tout chambouler et à ranger les choses comme tu l'entends.
— Oui ! C'est un peu compliqué au début, mais je vais y arriver, petit à petit. Au fait, Monsieur mon homme à moi a-t-il passé une bonne nuit ?
— Une nuit de rêves avec ma femme adorée. Grazie mille, Amore mio.
— Chéri... s'il te plaît, ne me parle pas en Italien. Je sais que tu parles cinq langues, mais si tu me parles en italien, je n'arriverai pas à me perfectionner en français, tu sais. Tu n'es pas fâché ?
— Pourquoi le serais-je ?
Les pieds sous la table, nous petit-déjeunons tranquillement. De temps à autre, je jette un œil vers l'homme en face de moi. Ce matin, peut-être moins bien remis que moi, il affiche ses printemps par ses traits très marqués. C'est lui qui est demandeur, mais il va juste falloir que je le ménage un peu. Il aime le sexe, c'est une certitude. Mais si c'est pour le voir décliner, nous devrons lever un peu le pied. Je sais aussi que les premiers temps sont toujours fougueux. Enfin, j'ai déjà vécu ça avec le père de mes enfants... Une belle histoire d'amour et je voudrais tellement que celle qui nous tombe dessus soit du même acabit.
Tout se mélange là dans mes idées. Je me sens bien, et cependant par certains côtés, plutôt anxieuse. Il est fatigué, j'en jurerais. Mais aussi pourquoi le priver de ces moments de félicité qu'il est le premier à réclamer et surtout à assumer ? Sa mine de déterré de ce matin m'afflige, et comment lui en faire part sans qu'il ne se sente... vexé ? J'hésite, et avale mes tartines de pain grillé. Le beurre et la confiture sont délicieux. Mastiquer doucement, ça me permet de porter mes pensées sur d'autres points. Le plaisir de la table est un dérivatif, il met en arrière-plan mes idées noires. Je pose tout de même la question.
— Ça va mon chéri ?
— Oui ! Ça va ! Pourquoi cette question ?
— Tu me parais fatigué, mon cœur !
— Un petit peu... un coup de barre suite à deux ans de vie de moine. Mais ne t'inquiète pas, dans dix minutes, après un bon café pris en compagnie de ma petite femme chérie, je serai un homme tout neuf.
Il a l'air si sûr de ce qu'il dit. Est-ce qu'il tient à me rassurer ? Je ne le suis guère plus que l'instant d'avant. Mais bon ! Je ne dois pas lui montrer. Du reste, Andrea vient de débarquer dans la cuisine avec derrière elle son grand frère. Voilà qui fait diversion et je suis occupée à autre chose. J'en perds de vue mes folles pensées, au moins pour le temps que je les fais manger l'un et l'autre. Je sais bien que ces soucis qui sont ancrés dans mon crâne vont revenir en force, dès que je serais libre de les ruminer de nouveau. Je suis comme ça. Mais pour l'heure, biberon et chocolat chaud pour le bien-être de mes loupiots.
Puis le bain pour la petite, avant de la vêtir pour la journée. Pietro lui est assez grand, pour prendre une douche seul, et il y est. Ensuite, lorsque mon petit monde est propre comme un sou neuf, c'est à mon tour de faire ma toilette. Je m'habitue à cette maison, et je vois bien que les gosses aussi s'épanouissent ici. Alors ? Eh bien, sous le jet d'eau tiède qui me fait un bien fou, les traits tirés de Joseph sont de retour. Comme quoi, il n'y a pas de mystère, on ne se refait jamais. Et je me dis que si j'ai si peur pour cet homme, c'est parce que je tiens à lui. Et mon cœur s'emballe.
— xxXxx —
Cheveux passés au sèche-cheveux, légèrement maquillée, je rejoins la pièce où « Jo » semble m'attendre. C'est aussi vrai qu'il a repris du poil de la bête. Je le trouve même plutôt impatient. Il marche de long en large, avec manifestement une idée qui lui trotte dans la tête. Je m'apprête à l'apostropher, mais il est plus rapide que moi et d'un coup sa voix résonne.
— Tu prépares les enfants, trésor ? On va sortir...
— Tu nous emmènes où ?
— À vingt kilomètres de là ! À Montmorillon. N'oublie pas ton permis, chérie. Si je me sens trop fatigué, tu pourras conduire pour le retour.
— Et on va faire quoi à Montmorillon ?
— Faire chauffer la carte bleue, remplir frigo et congélateur au moins pour quinze jours. Je te laisserai au Centre commercial. Tu paieras avec ma carte.
— Tu sais mon cœur, il me reste un peu de sous sur mon compte et je veux participer...
— On en discutera plus tard.
Mettre un manteau aux enfants ne prend que quelques secondes. Et nous roulons donc en direction de la ville dont il m'a parlé. Je ne sais pas vraiment où elle se situe. Pas très loin d'après le chiffre qu'il m'a annoncé. Vingt bornes... Derrière les deux enfants sont sages et je me sens bien. Je me tourne de trois quarts sur le siège, pour voir si le visage de mon homme est toujours détendu. Par inadvertance, ma main se pose sur le haut de sa cuisse. Et mince alors ! Je n'ai rien fait pour l'exciter, mais la bosse qui déforme le tissu n'est pas du genre discret. Il conduit toujours prudemment. Un sourire naît sur mes lèvres devant cet état.
— Hé ben... qu'est-ce que c'est que ça, Monsieur mon homme ?
— Ça te choque ?
— Non au contraire ! Ça me flatte.
Malheureusement pour lui, nous sommes aux abords du super marché. Il a un but précis qu'il ne veut pas me dévoiler. Et c'est avec seulement ma fillette que je suis de corvée de courses dans le magasin. Pietro, lui tient absolument à accompagner son nouveau beau-père et apparemment celui-ci n'a aucune mauvaise intention puisqu'il est tout à fait d'accord pour le prendre en charge. Où vont-ils ? Mystère et boule de gomme. Il ne nous reste donc plus qu'à parcourir les allées gorgées de marchandises. Andrea assise sur le devant du chariot n'a d'yeux que pour tout ce qui brille. Et dans un tel endroit, tout est de nature à attirer ses regards.
Nous ne nous pressons pas. Et petit à petit, le caddie se remplit. Puis un tour aux pipi-rooms pour changer la couche de mon bébé, et j'en profite pour y aller de mon petit passage aux toilettes. Voilà, je pousse le chariot vers l'endroit où nous avons convenus de nous retrouver Joseph et moi. Où sont-ils allés tous les deux ? Quel cachotier ! Bon, il avait une vie avant mon arrivée et il n'y a pas de quoi se mettre martel en tête. De plus avec mon gamin, il ne doit pas avoir dans l'idée de faire une bêtise. Je me sens donc rassurée et nous attendons là où ils doivent nous retrouver.
Je n'ai pas de suite remarqué Andrea qui bat des mains. Elle a de loin reconnu avant moi la voiture de « Jo ». Et il ne suffit que d'une poignée de secondes pour qu'enfin, je voie Pietro qui me fait de grands signes de sa petite menotte. Sa sœur aussi applaudit et crie. Alors, pendant que je harnache la gamine dans son siège auto, mon homme se charge lui des commissions. Il faut dire que le chariot est archi rempli. Une fois celui-ci vide, une drôle d'envie me tenaille. Je la concrétise par un baiser sur les lèvres de mon amant. Je n'ai pas vraiment songé que le rouge fraîchement passé sur mes lippes allait rougir les siennes. Il a un sourire.
Après ce besoin d'un bécot assouvi, je file remettre en place le caddie et récupérer ma pièce. C'est avec un grand plaisir que je retrouve mon siège aux côtés de mon chauffeur. Il a une mine épanouie. Je trouve ça un peu bizarre et vais pour le questionner. Pour cela, je biaise un peu.
— Ça a été avec « ton fils » mon Amour ?
— Oh que OUI ! Ce gosse est comme sa maman : un véritable amour.
De mes doigts, j'ébouriffe sa tignasse et c'est plus fort que moi. Il me faut enlacer et embrasser une fois encore ce grand gosse. Il se laisse faire. Nouvelle trace de rouge de mon gloss sur sa bouche ! Le baiser n'en est que plus profond, amoureux quoi. Et je prends un infini plaisir à investir son palais. Nos langues s'enroulent dans un ballet de haute voltige, c'est si bon ! Je suis pour de bon amoureuse. Mais il nous faut reprendre un second souffle. Et dès que nos lèvres se sont disjointes, je reprends la parole.
— Tu vas me gronder, mon cœur !
— Et pourquoi donc ? me répond-il d'un air étonné.
— J'ai fait des folies. J'ai dépensé beaucoup d'argent...
— Et alors ? Tu as acheté ce qu'il te semblait utile. Tu as pu trouver tout ce que tu voulais ?
— Oui ! Presque tout... mais ce que je n'ai pas trouvé n'était pas important ni urgent...
— Tu n'auras qu'à y retourner dans la semaine ou alors aller voir ailleurs dans une autre ville !
La route que nous suivons, même si elle m'est étrangère, ne me paraît pas être tout à fait celle prise à l'aller. Nous rentrons donc par un autre chemin. Joseph est, non pas tendu, non ! C'est autre chose. Qu'est-ce qu'il y a encore ? Je ne sais pas trop et je trouve le silence de Pietro plus qu'anormal. Comme s'il voulait retenir sa langue de peur de dire une bêtise. Qu'est-ce que ces deux-là ont bien pu mijoter pendant notre absence ? Puis nous venons de tourner vers une concession automobile. Aurions-nous un problème mécanique dont il ne m'a pas parlé ? Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Un type s'approche de nous. Les enfants sont hors du véhicule et le mec a une attitude plutôt louche !
Il me tend la pogne, pour me saluer ? Je recule d'un pas, surprise de voir qu'au bout de ses doigts, il y a un objet que je n'identifie pas de suite. Qu'est-ce qu'il me veut celui-là ? Il arbore une combinaison de la marque de la concession, c'est donc un vendeur ou un mécanicien. Mais il doit se tromper de personne. Il me prend pour quelqu'un d'autre, c'est sûr ! Des clés, ce sont des clés qu'il avance vers ma patte. Je ne pige pas vraiment. C'est là que « Jo » me parle et ce que j'entends me laisse sur le cul !
— Vas-y, chérie ! Prends-les. Elles sont pour toi.
— Mais... Je ne comprends pas ! Explique-moi, Joseph.
— Tu vas comprendre tout de suite, chérie. Viens ! Sortons.
Nous avançons vers la baie vitrée et au-delà de celle-ci... elle est rouge et brille de partout. C'est quoi tout ce cinéma ? Je ne dis rien, mais je ne veux pas croire qu'il a fait ça ! Le type qui vient de me tendre des clés ouvre une portière. Il sort un énorme bouquet de fleurs. Ma parole, il me drague, et devant toi qui ne bouges pas ? Je dois être encore dans un rêve ! Je me tourne vers toi Joseph. Tu es un peu à l'écart avec mes enfants. Ils te donnent la main et tous me scrutent des quinquets. Là à deux mètres derrière moi, ton menton qui dodeline dans une sorte de « oui » dont je ne comprends pas la signification.
Cette fois, je pige. Cette voiture, c'est un cadeau ? Mais c'est une pure folie. Mon cœur bat la chamade et j'ai les guibolles qui tremblent. Ce n'est pas possible. Des fleurs, une bagnole ! C'est Noël ? Sans trop réagir, je me laisse pousser par le vendeur sous le volant. Je repense à ta drôle de demande à propos de mon permis de conduire... Et je réalise que tous les trois vous vous êtes rapprochés de moi.
— Explique-moi, Joseph... s'il te plaît.
— Il nous faut deux voitures, là où on habite : Chérie. Moi, j'ai besoin de la mienne. Et toi, il t'en faut une pour te déplacer, ne serait-ce que pour aller chercher du pain au bourg ; emmener plus tard les enfants à la crèche... acheter le nécessaire à la ville la plus proche qui est je te le rappelle à seize kilomètres. Je ne serai pas toujours disponible au temps « T » et au jour « J ».
— Mais tu as fait une folie...
— Ne t'inquiète pas pour cela, mon cœur. Écoute plutôt le monsieur qui va te montrer les principales commandes.
— Tu es vraiment un cachotier, toi ! Je comprends mieux pour quelles raisons tu m'as dit de ne pas oublier mon permis de conduire.
La suite se passe comme dans un brouillard. Avec le vendeur qui fait le premier tour en m'expliquant comment fonctionnent les commandes de la voiture, nous faisons un premier tour dans l'enceinte du garage. Puis le second passage, il me donne le volant et je m'habitue à la conduite de cette petite merveille. Je suis prête à faire le voyage de retour. Mais malgré les cris d'Andrea, je refuse qu'elle monte à l'arrière du cadeau de Joseph. D'une part parce qu'il faudrait changer le siège bébé de véhicule et puis... il est préférable que je la prenne en main sans lui faire risquer quoi que ce soit.
Je ne sais pas trop combien de temps dure le trajet retour. Je suis très précautionneuse et roule doucement. La bête sous mes mains se comporte divinement. Mais le voyage est déjà fini. Nous voici à la maison. Sur le chemin un peu cahoteux qui y mène, je prends bien soin de ne pas rouler vite. Une fois garée, je sors de l'habitacle et « Jo » n'a pas le temps de dire ouf. Mes bras s'accrochent à son cou, je le serre de toutes mes forces et ma bouche se colle à la sienne. Un baiser, un baiser amoureux pour lui dire mille fois merci.
— Merci, mon Amour, merci, Mon Dieu, de me donner cet homme.
— Tu n'as pas à me remercier, mon cœur. Je te veux heureuse. Je t'aime.
— Tu ne peux pas t'imaginer, mon tendre amour combien je t'aime.
Les courses que lui rentre, je les range au cellier. Puis je suis si heureuse que je crois de mon devoir d'ouvrir une bouteille. Un de ces apéritifs sans alcool, Joseph n'en boit pas et ce n'est pas plus mal. Je songe d'un coup que cette perle rare n'a aucun vice. Pas de tabac, pas d'alcool, et tant d'amour à donner... à recevoir aussi. C'est bien à cela que je m'attelle... Ou voudrais le faire. Mais les enfants... sont là. Pour Andrea, il va être l'heure d'aller faire une petite sieste. Ses minuscules paupières papillonnent déjà. Jo l'attrape au vol et la garde dans ses bras.
— Allez viens, ma fifille. Viens t'asseoir sur mes genoux.
Il se tourne vers moi et me demande d'un coup.
— Dis-moi chérie ?
— Oui ! Mon cœur ?
— Où est Pietro ?
Je suis dans l'entrée de la salle à manger et je souris en répliquant :
— En train de manger son Kinder-Surprise dans la cuisine. Et toi, ça y est ? Pas plutôt arrivée que tu me squattes déjà mon homme.
Mue par un dernier réflexe enfantin, je devine plus que je ne les vois, les deux énormes bisous que ma petite fille fait claquer sur les joues de celui qui la porte. Signe qu'elle lui voue une belle affection. Et si je m'inquiétais, de savoir comment mes garnements allaient réagir, je crois que je suis totalement mise en confiance par ce spectacle touchant de ce bon gros ours, pas en peluche, mais bien vivant celui-là qui porte la petite vers son lit. Bien... il me faut aussi maintenant occuper mon fils pour dégager un peu de temps avec Joseph. Et surtout, il va me falloir lui expliquer bien des choses encore pour que nous parvenions à vivre comme un couple normal.
Lui apprendre que certaines situations se discutent au préalable, qu'il ne doit plus à l'avenir me mettre devant le fait accompli. J'adore l'idée de sa voiture, je suis heureuse qu'il ait eu cette formidable pensée, mais je ne tiens absolument pas à ce qu'un jour il puisse me reprocher de profiter de lui. De ses largesses envers moi ou mes enfants. Je vais me mettre en devoir de lui expliquer que l'amour, ça se donne, ça ne s'achète pas. Il n'a pas besoin de m'épater avec des cadeaux faramineux. Je suis déjà amoureuse. Et mon Dieu... avec ou sans ce diamant rouge, je l'aimerais quand même...
Pour l'heure, je dois aussi solutionner le problème de la présence dans les parages de mon gamin. Pour passer un petit moment avec Joseph et puis... ma main sur sa cuisse à l'aller, la bosse que j'ai décelée sous sa braguette, elle mérite un traitement de faveur et quelques attentions toutes particulières. Mais pas question que Pietro assiste à un spectacle réservé aux adultes. Il est bien que le grand jeune homme qui se gave de chocolat aille lui également dans sa chambre pour un petit bout de temps. Celui nécessaire à sa mère pour envouter ce beau-père « tombé » du ciel. Je l'entends qui discute avec sa chouchoute dans la chambre où elle va dormir... espérons-le !
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Cocoricoh
31 octobre 2022 à 00:28
J’aime ces chapitres vu une fois par lui puis par elle
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