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✦ Nostalgique87 "Sur l'écran noir de mes nuits blanches" XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 17 · Mon homme à moi

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"

Chapitre 17 · Mon homme à moi

Mon Homme à moi
Une bien belle nuit. Nous avons fait l'amour et je me suis totalement donné à mon Joseph. Tout, il a tout eu de ce qu'apparemment il aime. Je sais, je sens que chez lui le sexe a une part prépondérante. Serais-je capable d'assumer chaque fois avec autant de puissance ce qui lui tient le plus à cœur ? Je n'en sais rien. Un voile qui glisse en moi alors que je me love contre ce corps qui vient de me prendre, me reprendre et me laisse exténuée par tant de bonheur. Rien ne bouge dans la maison. Dort-il ? Sa respiration régulière semble me le confirmer. Ma main ! Elle revient, à maintes reprises, caresser ce bout de lui qui est assoupi comme le reste de son corps. Alors je finis sur des images douces par sombrer moi aussi dans un abîme sans fond.
Lors de mon éveil, rien n'est différent. Je me sens tellement proche de cet homme qui roupille calmement. Une vraie envie d'un bisou refait surface presque immédiatement, dès que j'ouvre les volets de mes quinquets sur une nouvelle journée. Et si je ne veux absolument pas le sortir de ses rêves, mon besoin de l'embrasser est plus fort que tout. Alors, mes lèvres viennent pour un bisou léger. À ma grande surprise, il est plus « vivant » que je ne le crois. C'est-à-dire qu'il attire ma nuque vers lui, de manière à ce que la bise prévue se transforme en un vrai pâlot. Sa langue venant flirter avec la mienne, je me sens de nouveau toute chose.
Mais il me faut être raisonnable. Je ne tiens pas à l'exciter encore et je me retire malgré mon envie d'aller plus loin. Mon visage recule et il desserre l'étreinte de ses paluches qui me cramponnent.
— Déjà réveillé, mon chéri ?
— Eh oui ! Juste à l'instant ! Comment te sens-tu, mon amour ?
— Si je fais abstraction des soupirs de ma petite porte qui se rappelle ta visite d'hier au soir et bien ! Ça va ! Et toi ?
— Tu as eu mal ?... J'ai été trop brutal !... Pardonne-moi ma puce. Mais pourquoi ne m'as-tu pas fait de signe ? J'aurais cessé immédiatement.
— Tu en avais tellement envie... et puis : je te l'avais promis. Tu n'étais pas brutal. Tu étais comme toujours tendre et prévenant, mais voilà : je voulais te donner ce que je n'avais jamais donné auparavant... mais à l'origine, cette petite porte est là pour faire sortir, mais pas pour recevoir ! En plus, la taille du visiteur n'était pas anodine. Mais c'était surtout pour te dire combien je te trouve unique, combien je t'aime. Tu n'es pas comme les autres !... Tu serais vraiment un super amour si tu ne frappais pas à cette porte trop souvent.
— ... tu as quelque chose de spécial de prévu, ce matin, ma puce ?
— La routine... et toi ?
— Rien de prévu à part de te rendre heureuse. Veux-tu que je te débarrasse des enfants ?
— Si tu veux ! Tu as quelques projets avec eux ?... Mais tu laisses ta carte bleue à la maison !
Je lui lance cette phrase en riant, mais au fond de moi, c'est exactement le reflet de ce que je pense. Je ne tiens pas à ce qu'il fasse encore des folies pour mes gosses. Sa réponse est ambiguë... à double sens. Comment la comprendre ? Pas question de le mettre dans l'embarras non plus, alors je le laisse dire.
— Non, pas précisément... peut-être, les emmener voir des biches et des daims chez ma voisine.
Dès que mes enfants sont prêts, petits-déjeuner pris, il embarque ma marmaille dans sa voiture et les deux loustics sont enthousiastes à l'idée d'aller voir de près des animaux à demi-sauvages. Je regarde cette étrange équipe qui s'en va, me laissant la maison pour les tâches quotidiennes. J'aime ce calme qui suit l'évasion de mon monde. Un moment à moi, précieux de ce silence retrouvé. Mon Dieu, merci de ce cadeau que vous me faites. Cet homme, ce Joseph, pourquoi n'en avez-vous créé qu'un seul exemplaire ? Toutes les femmes de la terre rêveraient d'en connaître un tout pareil. Alors en chantonnant, je me plonge dans la remise en état des lits, puis de la maisonnée en général.
Le temps est au beau fixe. Pas de fioriture, pas de recherche vestimentaire complexe. Après tout, je suis seule dans la demeure et j'aime beaucoup cette possibilité de laisser vivre mon corps. Enfin, pas complètement non plus. Un vieux reste de pudeur sans doute dû à une éducation plutôt rigide. Culotte et soutien-gorge, petite tenue pour accomplir le travail inhérent à une aussi grande maison. Et c'est vers douze heures que j'entends les trois vadrouilleurs rentrer de leur virée matinale. Tout est prêt pour les accueillir les pieds sous la table. J'en finis avec le linge à repasser et les fragrances de cuisine se baladent un peu partout des fourneaux à toutes les autres pièces.
Bien entendu, le premier à venir frotter ses lèvres à mon cou, c'est mon « Jo ». Ça me chatouille toujours un peu et je me cabre sans vraie volonté de penser à mal. Lui ne le voit pas tout à fait sous le même angle et ce simple effleurement me rappelle que c'est une bête de sexe. À peine ai-je touché l'homme qui se colle à moi, que déjà je sais qu'il est en érection ! Quelle santé ! Bon... une fois l'incendie allumer, il me faut jouer les pyromanes ou les pompiers ? Choix cornélien ! C'est donc avec une spontanéité sans faille que je fais volte-face et que mes bras viennent se nouer autour de son cou. Un baiser... il n'aura pour l'heure que cela ?
C'est sans compter cette bosse qui heurte mon pubis et affole mes sens. Alors une main quitte la nuque mâle pour venir flirter avec ce qui déforme ses vêtements. Mettre le feu aux poudres, mais c'est bien un autre adage ou celui-ci dénaturé qui me fait réagir de la sorte. Oui, mettre le feu à la poutre ! Encore qu'elle n'ait pas plus que cela besoin de mes doigts pour s'enflammer. Et pour le faire mariner encore davantage... je lui lance gentiment :
— Hum !... J'en connais une qui va se régaler à la sieste !
Et lui de se récrier en riant sous cape.
— Tu crois ?
— T'as intérêt !... J'ai une de ces envies de toi qu'à peine tu me touches et je commence à mouiller : mon coquin d'homme !... Pour changer de conversation : comment s'est passée votre promenade ?
Alors dans la foulée, notre conversation risque de prendre une tournure plus grivoise. Je me dois de gérer pour que ça ne dérive pas tout de suite. Et puis comme il est sorti avec mes enfants, pour couper court à l'emballement qui s'annonce...
— Les enfants vont t'expliquer. Moi, je file au bureau.
— Mais si Pietro veut monter, est-ce que je le laisse faire ? Et puis tu arrives dès que je t'appelle pour le déjeuner ?
— Oui ! Sans problème.
Joseph file donc vers son ordinateur. C'est son coin, son no-man's land, son jardin secret et je ne le dérange sous aucun prétexte, d'où ma question visant à savoir si je dois aussi exclure mon garçon de la bulle personnelle de celui qu'il considère comme son second papa. Je ne m'occupe plus que de la petite et surtout je dresse la table sans hâte. Inutile de priver mon homme d'un de ses si précieux moments où je le soupçonne de revivre des aventures aériennes sur son bidule dont le nom m'échappe. Une sorte de simulateur où il continue à faire voler des avions tout en gardant les pieds sur terre. Même là, je crois bien que j'aurais la trouille, c'est dire si les fesses en l'air ne me manquent pas !
Environ une demi-heure plus tard, la faim me fait aller trouver les deux larrons qui s'en donnent à cœur joie dans le bureau. Dès que j'entre, mon gamin m'apostrophe.
— Regarde maman je suis dans l'avion avec papa et c'est moi qui conduis. Tu veux monter avec nous ? Tu sais il faut pas avoir peur : c'est moi qui conduis. Je roulerai pas vite...
— Oh Mon Dieu ! Protégez-moi... déjà un pilote... et en voilà un deuxième qui se découvre une vocation ! Il est pire que le Covid, ce virus de voler... Bien ! Maintenant vous atterrissez gentiment, car il n'y a pas d'hôtesse à bord pour vous apporter à manger.
Alors que je le force à atterrir, Pietro prend le chemin de la cuisine. Jouer au pilote n'interdit pas d'avoir une faim de loup. Et mon Joseph qui sort de son siège frôle un bonnet de ma tenue légère. Le sein à l'intérieur est bizarrement réveillé par cet effleurement involontaire. Involontaire ? Pas si certaine que je sois dans le vrai. Enfin... toujours est-il que je me retrouve de nouveau dans ses bras et que ma tenue y est pour beaucoup. Il est encore dans un état d'excitation pas possible. Ça me chauffe aussi le sang, bien sûr, et le baiser que nous échangeons n'est pas chaste du tout. De plus, pour l'affûter davantage, je lui jette quelques mots qui font leur petit effet. Mais a-t-il assurément besoin que je l'aguiche plus qu'il ne l'est ?
— J'en connais une qui va se régaler à la sieste...
— Wouhaou !... On dirait que ma petite femme a faim !
— C'est de ta faute, mon coquin ! Tu m'as fait connaître des horizons qui avant toi m'étaient inconnus. Pour commencer, on va aller faire manger les petits, les coucher et ensuite, je vais m'occuper sérieusement de toi !
— Et bien ça promet d'être tout un programme...
Après un déjeuner avalé goulûment par mes deux minots et un Joseph qui n'attend que la fin de celui-ci pour s'octroyer un dessert particulier, je dois jongler avec les uns et les autres. La sieste pour la benjamine qui s'endort rapidement avec sa peluche et mon aîné qui renâcle un peu lorsqu'il s'agit de se coucher à l'issue du repas, je gère tant bien que mal mon microcosme familial. Une fois les persiennes closes, le calme revient enfin sur ce nid où les oiselets semblent heureux. Je n'entends plus mon homme et comme la porte de la chambre est entrebâillée... j'y jette un coup d'œil. Il est bien là, dans la salle de bains attenante !
Mais c'est à poil que je vois qu'il se prépare à passer un caleçon propre. Il vient donc de faire un brin de toilette ? Pourquoi cacher ce qu'il va redécouvrir pour moi dans une minute ou deux ? Pas d'hésitation dans ma voix alors que je l'interpelle, mais plus un éraillement qui en dit long sur ce que je pense.
— Allez ! Viens comme tu es !
Un sursaut de surprise ? Je m'en moque, je file directement vers le lit et franchement, je n'ai pas grand-chose à enlever pour être aussi nue que celui qui vient vers moi. Il a réussi avec son érection permanente et à force de se frotter à moi à me redonner une envie magistrale. Puisque de toute façon cette queue est la mienne... par intermittence bien sûr, autant en profiter. Assise, les fesses sur le bord de la couche, ce sont mes deux bras qui attirent l'homme debout, le bassin contre mon visage. Et là, l'objet enflé qui tel un nez au milieu d'une figure, la bite est là qui me fait un clin d'œil. Quoi de plus naturel que d'y venir, d'une langue pointue faire frémir la tête rose qui à demi enfouie sous le prépuce ne demande que ce câlin ?
Et la pipe que je fais est de suite perçue comme un cadeau. En tout cas, le sexe semble reprendre un volume supplémentaire. Mince alors. Je dois presque me déboîter les mâchoires pour arriver à en sucer juste une petite partie. De mes mains je malaxe aussi le sac qui contient les deux coucougnettes du monsieur. Il se cabre, et ses soupirs d'aise me rentrent dans les oreilles. Résultats ceux-ci attisent davantage ma propre excitation. Mes sens sont exacerbés par ce que ma bouche et mes pattes redécouvrent. Et de fil en aiguille, je me surprends à avoir une immense envie de faire de plus en plus de folies.
Et pour oser, j'ose, au risque de passer pour une traînée ou une salope. Ma bouche qui suce, tète et lèche le mat, le quitte soudain. Pour un abandon sans retour ? Non ! Je veux seulement en pressant de mes deux paumes mes seins, faire une niche à cet oiseau et je le fais coulisser de longues secondes dans le creux ainsi formé. Il est aux anges mon Joseph ! Même si je n'ai pas le loisir de voir son visage, les sons qui me parviennent sont autant de signaux qui m'encouragent à aller de l'avant. Et ce n'est plus que pure démence. Qui fait quoi ? Impossible à dire lequel des deux est le plus acharné. Mais l'essentiel n'est-il pas qu'en fin de compte chacun y trouve son bonheur ?
Et au bout d'un temps dont la longueur nous indiffère, un long trait laiteux vient éclabousser mon cou, et mon menton. Il vient d'éjaculer sans retenue. Sa semence gicle sur mes joues, coule sur le haut de mon buste et il souffle de plus en plus fort alors que je continue à faire aller et venir la queue dans le corridor bouillant de ce paradis que mes doigts retiennent bien serré. Nous restons ensuite sans bouger. Respiration haletante et sur la pointe de ma langue la saveur de son obole. Si ça colle à ma peau, je n'en ai cure. J'adore cette mixture qui me dégouline sur le visage et les seins dont l'étreinte se desserre.
Le sexe si prompt à grandir ne met guère de temps pour fondre comme neige au soleil. Fuyant comme une savonnette mouillée, la bête fougueuse n'est plus que l'ombre d'elle-même. Mais mon « Jo » ne saurait se contenter de cette vidange pourtant conséquente. Quelques mots volent de sa gorge à mes esgourdes.
— Ma sirène mérite aussi sa récompense. Viens, on se sèche rapidement et ensuite c'est moi qui vais te faire décoller ; je vais te dévorer la chatte, déguster ta moule et boire de ta liqueur.
Et c'est à mon tour de connaître les affres délicieuses de caresses buccales dont il a le secret. Je me laisse faire comme une gamine lorsqu'il me pousse sans violence, pour que je m'allonge. Ma position ne change que pour passer de demi-verticale assise à coucher le cul sur le bord du plumard. Et en me relevant les deux jambes, il parvient à caler sous mes reins un large coussin.
Mes pieds toujours maintenus en l'air finissent par redescendre de part et d'autre de son visage, sur ses épaules. Et du coup, il s'ouvre une voie royale pour son museau de loup affamé. Cette fois, les câlineries me sont toutes dédiées. Je suis d'abord léchouillée et je ne renie pas mon plaisir. Il est de plus en plus ciblé. La langue se frayant un passage entre mes grandes lèvres. Elle finit bien évidemment par dégoter ce clitoris si sensible qui me fait sursauter à chaque passage de la pointe rose. Les prières muettes, les appels à l'orgasme sont de mon côté cette fois. Il opère avec une fougue, un entrain qui me fait bondir sous l'impact de ses lèvres qui me broutent le minou. Est-ce que je hurle ou n'est-ce que dans ma caboche ?
Il me fouille d'un doigt et je me berce de cette illusion d'un bonheur sans limite. Je geins, me cabre et mes gestes désordonnés sont tous axés sur le plaisir que j'espère de tout mon être. Lui ne se préoccupe plus de lui. Seul me voir jouir compte pour mon Joseph et chaque mouvement est fait dans ce but ultime. M'amener là où quelques instants plus tôt, longtemps peut-être, il est allé sans moi. Je n'arrive plus à discerner ce qui m'entoure. Les contours des meubles, ceux de ce compagnon si dévoué plongent dans un flou artificiellement provoqué par ces caresses intimes. Il me paraît aussi que mon ventre pleure... de joie.
Et c'est le grand plongeon dans une fosse où les seules limites sont celles de la perception humaine. Tous mes muscles ensemble se mettent à danser une carmagnole incroyable. Une danse de Saint-Guy qui me laisse pantelante et noyée dans un océan de plaisir sans borne. Plus rien ne peut m'atteindre, plus de conscience, plus de retenue. Il me lime de ses doigts, me suce le clitoris et c'est... divinement dément. Dans mon brouillard, je psalmodie des mots que je pense sans suite, mais qu'il saisit pourtant parfaitement.
— C'est trop bon mon chéri... tu vas me rendre folle...
Mon corps tout entier se tend tel un arc bandé. Et mes talons calés sur les épaules de ce lécheur fou, je pars dans un délire sexuel qui me fait tout oublier. Plus de prudence, plus de pudeur non plus et mes pattes se cramponnent à cette tête qui enfouie dans la fourche de mes cuisses a de plus en plus de mal à continuer à me fouiller. C'est fini ! Je ne suis plus rien d'autre qu'une épave à la dérive. Une salope qui mouille comme une chienne. Mes plaintes se calment alors que je retombe sur le lit, inerte, vide de toutes forces. Il a obtenu ce qu'il voulait. Je suis sa chose ! Pas de pénétration autre que digitale et cependant... me voici dépendante de ce type, trop fort !
Et alors qu'il s'étend à mes côtés sur le lit où je gis telle une chiffe molle, il m'étreint et me couvre de bisous. Au fond de moi j'adore ce qui vient de se passer et petit à petit, mon esprit cartésien se remet en branle. Je me pose d'un coup mille et une questions. La première c'est de me demander si je n'ai pas perturbé le sommeil des enfants. Puis d'autres moins sympas surgissent aussi qui me fichent un peu la trouille. Et si brusquement Joseph se lassait de moi ? S'il voulait reprendre sa liberté ? Si mes gosses lui pesaient trop ?
Je réalise que je lui fais porter le poids d'une famille, est-ce bien ce qu'il attend de la vie avec moi ? Bien entendu qu'il connaissait la situation avant de faire son choix. Mais entre le rêve et la réalité... il y a parfois des différences telles que ça peut devenir invivable pour celui qui n'est pas tout à fait prêt à assumer une vie aussi radicalement dissemblable. Et ma bouche dans son cou... autant pour me rassurer moi que pour lui redire combien je l'aime, je lui murmure quelques phrases.
— Oh mon Amour... tu vas me tuer. C'est la première fois que j'ai un orgasme de cette force. Je n'étais plus là... Tu m'as ensorcelée, tu m'as montré la voie du paradis. Tu m'as transformée. Je ne saurais plus vivre sans toi, sans ton amour, tes caresses...
C'est ensuite un grand trou noir. Je suis si bien, lovée contre le corps de ce nounours qui a joui, autant de me voir me tordre sous ses attouchements que de ma cravate de notaire. Et il me masse le front, remontant une mèche de cheveux en sueur qui s'ingénie à se coller devant mon œil. Paupières fermées, ma respiration est presque de retour à la normale et je ne veux plus rien voir ni savoir de ce monde qui me fiche des frayeurs sans nom dès que j'entrevois les écueils qu'elle se plaît à mettre en travers de mon chemin... Je veux me plaire à croire que ce gentil ourson va me garder le plus longtemps possible dans le paradis de ses bras, dans cette existence de rêve que jusque-là, il m'offre...
Merci mon homme ! Merci, mon Joseph... au nom de mes enfants et au nom de ce plaisir que je viens de subir... par amour pour toi... oui ! Je t'aime « Jo », de tout mon cœur, mais aussi de toutes mes tripes et bon orgasme ne saurait mentir... La jouissance que tu viens de me procurer, bien peu sont capables d'en mesurer les effets. Je t'aime... ! Au nom de toute ma famille. Et je me berce de ces illusions qui font tant de bien à l'âme. Le bonheur est communicatif ? Avant de vraiment faire une sieste réelle, je lis sur les traits de ce compagnon tendre, une béatitude qui me rassure... et c'est exactement ce dont j'ai besoin en cet instant...
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