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✦ Nostalgique87 "Sur l'écran noir de mes nuits blanches" XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches" — Chapitre 12

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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"Sur l'écran noir de mes nuits blanches"

Chapitre 12

Entre Joseph et mes enfants, tout est simple, presque trop facile. Lui est toujours en émerveillement devant ma petite Andrea qui ne marche pas encore sur de longues distances. Ses minuscules gambettes sont vite fatiguées. Normal à son jeune âge et dès qu'elle ressent les premiers signes de fatigue, elle se précipite entre les bras de mon grand gaillard qui s'empresse de la porter. Lorsqu'ils vont se promener, c'est la plupart du temps à califourchon sur les épaules de celui qu'elle considère un peu déjà comme son papa, qu'elle fait le plus gros des balades. Là encore son caractère est malléable et elle s'adapte plus que parfaitement à cette situation nouvelle pour nous tous.
Je ne veux absolument pas interférer dans cette relation que l'un et l'autre apprécient, et puisque ça convient aux deux, je n'y mets pas mon grain de sel. Je lis souvent dans les yeux de ce Joseph qui prend sous son aile ma fille, un voile passer. Souvenirs d'une vie oubliée, faite des regrets de n'avoir pu voir sa propre progéniture grandir près de lui ? Je me doute bien que ça n'a pas dû toujours être simple pour lui. Je ne pose jamais non plus de questions sur ce sujet qui peut mettre dans l'embarras celui à qui je tiens de plus en plus, de jour en jour. Nous avons bien sûr lui et moi un passé qui n'appartient qu'à nous.
Quant à Pietro, plus mûr que sa sœur, il est aussi satisfait par cette existence toute neuve que nous découvrons. Le soir, c'est souvent mon « Jo » qui couche les deux mômes. Et il sait y faire ou se laisse peut-être plus simplement amadouer par les mirettes enjôleuses de la femme miniature qui désormais vit chez lui. Alors ce soir je suis dans la cuisine et la voix sourde qui vient de la chambre des enfants me fait dresser l'oreille. Pour une fois, ce n'est pas la benjamine qui dort déjà qui réclame un moment du temps de mon ourson. Et alors que je borde Andrea, partie au royaume des bienheureux depuis quelques minutes, mon homme lui, fait la lecture à mon gamin.
J'ai un petit creux à l'estomac de voir ce « papa » qui me remplace dans cette tâche si féminine, ou plus justement mienne, puisque jusqu'il y a encore à peine quelques jours, j'étais seule pour m'occuper d'eux. Il ne s'agit pas là d'une sorte de jalousie, mais bien plus d'un constat. Une évidence qui me laisse entrevoir des jours plus heureux, moins stressés sans doute également. Alors je tire doucement la porte sur le lecteur et sur le bambin qui va finir par s'endormir. Je stoppe pourtant mon geste pour suivre cette scène attendrissante.
Pietro s'est endormi à son tour, mais « Jo » lui ne s'en est pas rendu compte. Il continue sa lecture avec une régularité de métronome, mettant tout son cœur dans l'histoire. Il semble vivre celle-ci. Brusque revirement de ma part, je fais le court trajet qui nous sépare et ma main vient flirter avec son épaule. Il sursaute.
— Viens, mon chéri. Les enfants dorment. Allons dans notre chambre !
La porte tirée sur les petits dormeurs, c'est avec un ensemble parfait que lui et moi nous nous déshabillons mutuellement. Et c'est dans une sorte de brouillard que les prémices de ce qui va arriver débutent là. Tout augure à un moment des plus fabuleux. J'aime sa façon de me toucher les seins, à tel point que je le retiens contre ma poitrine alors qu'il s'empresse de les malaxer avec une douceur qui me rend dingue. Nos lèvres se soudent et les baisers de feu qui nous dévorent sont déjà une partie de sexe à eux seuls. Je ne peux m'empêcher d'avoir une chair de poule insensée. Tout mon corps participe à cette fête des sens.
Comment ne pas aimer profondément ce gaillard qui fait tout pour me rendre heureuse ? Et bien sûr, je n'ai que mes gestes d'amour et d'affection pour lui rendre tout ce qu'il m'offre. Nous offre même dois-je dire, parce que je dois admettre qu'il se comporte en père parfait avec mes deux minots. Et mes papouilles s'accompagnent de paroles qui reflètent bien mon état d'esprit du moment.
— Jamais je ne me serais imaginé que je tombe amoureuse de toi avec une telle force, mon Amour. Je t'aime comme jamais je n'ai aimé avant. Quand je te vois, tu me donnes envie de faire l'amour. Quand tu me touches, je me liquéfie. Jamais je n'ai ressenti cela avec personne. Tu me rends folle, Jo.
— Pour moi, c'est pareil, mon cœur ! Jamais je n'ai ressenti avec personne, ce que je ressens avec toi, Mon Ange.
— Ne bouge pas chéri, laisse-moi faire ; laisse-moi te montrer combien je t'aime.
Tout va vite. J'en suis au point où mes doigts longent ce qui nous différencie. Je m'agrippe à ces petites boules qui suspendues sous le mât me donnent une envie si particulière là, en cet instant. En cet instant seulement ? Je me mens sans doute un peu. Ce truc me donne des idées de plus en plus souvent et finalement, la partition se joue entre ma bouche et la flûte. Un air bien connu peut-être, mais toujours si agréable à renouveler. Il est attentif à la moindre de mes caresses, se laisse faire comme un gamin. Et j'y vais de ma petite musique de nuit. Un menuet pour orchestre de chambre qui se traduit par des soubresauts et des soupirs masculins de plus en plus prononcés.
Le tonnerre qui entre dans ma tête vrille mon cerveau. Est-ce que « Jo » vient de m'interpeller ? Le ton de sa voix, rauque et impérieuse, tient à me transmettre une information quelconque ?
— Chérie, attention ! Je vais venir...
Je n'en ai cure et persiste encore à suçoter ce qui sous ma langue est d'une douceur exquise. Je m'en fiche, je suis trop prise par l'exercice et pas envie de stopper mon élan pour répondre. Je persiste donc à embrasser ce dard qui se raidit. Mais il n'est pas question que je recule. Drôle ce besoin de lui faire savoir que je le veux. Concrètement même et pour cela, sachant avec force qu'il est sur le point de se répandre dans ma gorge, je lui refuse toute porte de sortie.
C'est puissant, c'est très bizarre. Il se déverse là par petites giclées et je me force à avaler consciencieusement un peu de son amour. Je bois, mange, avale, le bon terme je m'en moque éperdument. Il est à moi, il est mon amour, je suis à lui et il se donne à moi véritablement par cette semence que je veux à tout prix garder. Puis physiologiquement, la nature reprend ses droits. Et cette barre si dure avant de pleurer se met à littéralement fondre après avoir rempli son office. Elle a libéré sa vitalité en un flot de tendresse que j'ai recueilli du bout des lèvres.
Quelques gouttes sont là, prélevées par cette langue que je veux acoquiner à la sienne. Juste pour le plaisir du partage, juste pour que par la fusion dans un baiser de cet amour qu'il vient de me délivrer, il en connaisse le goût. Folie d'un instant, échange absolument dément qui pimente le baiser qui dans mon esprit scelle nos amours. Il est là, qui répond à mes attentes.
— Ça va mon Amour ?
— Sublime ma chérie ! Tu m'as rendu totalement ouf !
— Tu vas te reposer un peu, maintenant.
Je sursaute à un son bruit qui semble provenir de la chambre des gosses. Et je me redresse, ce qui lui laisse à penser que je veux quitter le lit.
— Mais tu ne vas pas t'en aller ?
— Je veux seulement aller jeter un œil sur les petits et je reviens...
Je passe mon déshabillé et file voir ce qui se passe. Et puis, la peur que l'un des deux se réveille me fait songer au babyphone que j'ai toujours dans une valise. Alors je fonce le chercher et colle dans la pièce où dorment les petits, le microphone. Je rejoins mon Joseph avec la seconde partie du bidule dans la main. Il me voit revenir avec mon appareil que je pose sur la table de chevet, comprend et se garde bien de dire quoi que ce soit. C'est moi qui ouvre le bal, dès que j'ai repris ma position à ses côtés.
— Tu sais, Jo : mon chéri ! Il va falloir que l'on cause tous les deux.
— Oui ! Je t'écoute. De quoi veux-tu me parler, trésor ?
— Tu sais, il faut que je te dise. Tu as réalisé ce que je croyais impossible. Je suis amoureuse comme une gamine qui a son premier émoi. Je t'aime réellement, avec tout mon cœur et tout mon corps et j'en perds la tête, car j'ai l'impression que c'est un rêve et j'ai peur de me réveiller.
— Non, ma puce ! Ce n'est pas un rêve. Tu es bien réveillée ; et moi aussi je suis heureux au-delà de ce que j'aurais pu m'imaginer.
— C'est pour cela que je dois prendre soin de toi, car je veux que notre amour dure longtemps, le plus longtemps possible...
— Mais...
— Laisse-moi finir ! Je t'en prie. Tu aimes l'amour et avec toi, j'ai trouvé un appétit que je n'avais jamais ressenti auparavant. Moi aussi j'aime le sexe, j'aime te sentir en moi et j'aime être à toi... Alors, dorénavant, laisse-moi prendre les initiatives et garde tes forces... Prends-moi dans tes bras et serre-moi fort contre toi, mon Jo à moi.
Allongée depuis mon retour, j'opte cette fois pour une posture moins académique en me retournant. Me voilà sur le flanc, tournant le dos à mon compagnon, un peu à « l'hôtel du cul tourné ». Lui se serre contre moi, m'enlace de ses bras et nous restons de longues secondes telles des cuillères dans un tiroir.
— Non ! Ne bouge pas chéri. Je sais que tu as envie et moi aussi, j'ai besoin de sentir ton gros champignon dans mon ventre. Laisse-moi faire. On va essayer cette position qui est moins éprouvante pour toi.
Lentement il love son bas-ventre contre mes fesses et se contorsionne très doucement. Ce qui bien sûr a pour effet de faire réagir l'instrument qui pourtant a subi les assauts doucereux de ma langue peu de temps auparavant. Et je me laisse bercer par ses ondulations de plus en plus lascives. Jusqu'à ce que ce soit bel et bien moi qui glisse ma patte entre nos deux corps, en longeant pour ce faire mon sexe trempé.
Sous mes doigts, la bête racée qui frémit ! Je la maintiens quelques instants, la frotte contre ce nid que je lui destine. Elle coulisse, collée à mes grandes lèvres béantes d'attente. Juste avant de pousser mes fesses jusqu'à ce que cette magnifique queue me pénètre dans sa totalité. Et tout m'échappe, je suis dans un autre monde. Les mots que je marmonne, les cris que je pousse, les gémissements qui quittent ma gorge se répandent en ondes sonores dans toute la maison. Je hurle sans doute, sans plus aucune retenue, dégoulinante de bons sentiments et d'un besoin de sentir la force de l'engin.
Tout se raidit chez moi alors que je surfe sur un orgasme des plus expressifs. Et comme toujours, après la tempête revient le calme. Après les turbulences, l'accalmie qui ramène les corps au point de sombrer dans une léthargie réparatrice. C'est bien dans ce semi-coma que lointaine, très lointaine, il me semble percevoir une toute petite voix.
— Mamannnn ! Tu es où Mamannn ?
Andrea qui appelle ? Réveillée par mes cris de folle enragée ? Et le lit qui bouge, comme si Joseph le quittait. J'ai du mal de sortir de mon songe, au point de ne pas réagir en mère aimante ? Ma main se porte sur l'endroit désormais vide du corps de mon « Jo ». Il s'est bel et bien éclipsé. Alors, pourquoi m'inquiéter ? Les enfants sont entre de bonnes mains. Et si proches et pourtant si éloignées, les voix qui se répondent. Celle de mon nounours d'amour et de mon bichon qui lui me réclame. J'écoute sans entendre. Je suis bien et m'enfonce davantage dans mon sommeil. Là, tout à côté est aussi un songe que ces mots qui ne veulent pas entrer dans ma caboche ?
— Chut ! Ne va pas déranger Maman, ma chérie. Elle est fatiguée. Il faut qu'elle se repose.
— Pourquoi elle est fatiguée ma maman, Papa ?
— Elle n'a pas beaucoup dormi cette nuit.
— Et pourquoi elle n'a pas beaucoup dormi cette nuit ?
Puis le silence complet. Comme si tout était fait pour que je plonge dans un puits sans fond. J'ai seulement le sentiment avant de sombrer que je ne suis plus tout à fait la maman de ces enfants. Je suis aussi la maîtresse, l'amante de ce père nouveau qui ce matin les prend en charge à cent pour cent. Me voici perdue dans des corridors où les mains de Pietro et d'Andrea s'accrochent aux grosses pognes de celui qui m'a donné un réel plaisir. Et je ronronne telle une chatte après ses chaleurs. Le bruit d'un moteur de voiture, est-il vrai ou seulement dans ma tête de blonde ?
Je ne tiens pas à sortir de cette fin de nuit qui me laisse un vrai goût des bonnes choses. Et c'est tout enamourée que je me complais dans ma longue descente vers Morphée. Me voici dans un pays étrange, aux couleurs inconnues et où chaque paysage prend la forme d'un sexe géant. Oui ! Mais pas n'importe lequel. C'est celui de mon Joseph qui se duplique à chaque fois que je veux ouvrir une paupière dans l'univers parallèle où je me coule avec délices. Je suis bien, je suis immensément amoureuse... pourvu que ça dure !
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