Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 14 · La chute du prédateur (deuxième partie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 14 · La chute du prédateur (deuxième partie)
Alors qu'elle est à son travail, l'officier Dumoutier reçoit un appel sur son téléphone de service. Elle reconnaît facilement le numéro de sa petite sœur. Elle sait déjà que si elle l'appelle sur son téléphone professionnel au lieu de son téléphone personnel, cela signifie qu'il y a quelque chose d'important.
— Je viens de me faire violer, entend-elle à l'autre bout.
— Dis-moi où tu es, j'arrive tout de suite ! répond-elle.
— Rue des Jardins, un coin reculé à droite en remontant la rue.
— Ne bouge pas, j'arrive !
— Je viens de me faire violer, entend-elle à l'autre bout.
— Dis-moi où tu es, j'arrive tout de suite ! répond-elle.
— Rue des Jardins, un coin reculé à droite en remontant la rue.
— Ne bouge pas, j'arrive !
La jeune officier demande aussitôt à son collègue de se rendre à la rue en question où ils arrivent moins de quatre minutes plus tard. Et pendant ce temps, elle a également appelé les services de secours.
— Cindy, t'es là ?
— Oui.
— Cindy, t'es là ?
— Oui.
Lorsqu'elle arrive près de sa petite soeur, la femme ne peut s'empêcher d'être émue et d'avoir les larmes aux yeux. Jamais elle n'aurait pu imaginer que sa petite sœur puisse être victime d'un prédateur. Et lorsque les secours arrivent et prennent en charge la jeune fille, comprenant que cette affaire la prend trop à coeur, son collègue préfère l'isoler quelques instants pour la mettre en garde.
— Je vais tout faire pour retrouver ce bâtard et lui mettre une balle dans la tête ou lui exploser les couilles, lance-t-elle.
— C'est justement pour ça que tu n'es pas la mieux placée pour enquêter sur cette affaire, lui dit son collègue.
— T'es pas mon boss, c'est pas à toi de me dire ce que je dois faire.
— Non, mais tu sais que c'est ce qu'il te dira.
— Je ne veux pas la laisser.
— Ce n'est pas le cas. Mais tout ce que tu peux faire pour elle, c'est d'être la grande sœur, pas la flic.
— À quoi ça me sert de faire ce boulot si je ne peux pas aider ceux qui me sont proches.
— Je sais que c'est difficile, mais par ta proximité avec la victime, tu ne peux pas t'impliquer.
— Je vais tout faire pour retrouver ce bâtard et lui mettre une balle dans la tête ou lui exploser les couilles, lance-t-elle.
— C'est justement pour ça que tu n'es pas la mieux placée pour enquêter sur cette affaire, lui dit son collègue.
— T'es pas mon boss, c'est pas à toi de me dire ce que je dois faire.
— Non, mais tu sais que c'est ce qu'il te dira.
— Je ne veux pas la laisser.
— Ce n'est pas le cas. Mais tout ce que tu peux faire pour elle, c'est d'être la grande sœur, pas la flic.
— À quoi ça me sert de faire ce boulot si je ne peux pas aider ceux qui me sont proches.
— Je sais que c'est difficile, mais par ta proximité avec la victime, tu ne peux pas t'impliquer.
Ne voulant pas laisser sa petite sœur seule, la jeune officier décide de monter dans l'ambulance avec elle.
— Je suis désolée, dit Cindy à sa grande sœur. J'ai essayé de me débattre, mais il était plus fort que moi.
— Tu n'as pas à t'en vouloir, répond la jeune officier. Je te promets de tout faire pour le retrouver rapidement.
— Je suis désolée, dit Cindy à sa grande sœur. J'ai essayé de me débattre, mais il était plus fort que moi.
— Tu n'as pas à t'en vouloir, répond la jeune officier. Je te promets de tout faire pour le retrouver rapidement.
Même si son collègue lui a dit qu'elle ne pourrait pas s'impliquer dans l'enquête, elle sait qu'elle le fera quand même et qu'elle enquêtera sur l'agresseur de sa sœur. De toute façon, tant qu'elle reste impartiale, aucune loi ne l'interdit, c'est simplement préférable pour éviter les vices de procédures. Toutefois, le rôle d'officier de police et celui de sœur de la victime ne pouvant pas toujours être détachés, un bon avocat pourrait trouver une faille dans un geste anodin. C'est aussi pour cette raison qu'il est préférable de ne pas s'impliquer dans une affaire qui touche un membre de sa famille ou de son entourage.
En arrivant à l'hôpital, la jeune officier préfère rester avec sa sœur pour la rassurer au moment de pratiquer les analyses permettant de confirmer les violences sexuelles. Et une fois que cette étape est passée, son collègue masculin revient auprès des deux sœurs.
— Souhaitez-vous que votre déposition soit prise par une femme ? demande l'officier masculin.
— Non, ça va aller.
— Souhaitez-vous que votre déposition soit prise par une femme ? demande l'officier masculin.
— Non, ça va aller.
La jeune femme raconte en détail tout ce qu'il s'est passé après sa sortie de travail. Sa rencontre avec l'homme qui lui a demandé une cigarette et l'agression qui a suivi quelques minutes plus tard.
— Pourriez-vous faire un portrait-robot de votre agresseur ?
— Oui, dans les moindres détails.
— Nous allons faire venir notre dessinateur pour que vous puissiez faire le portrait-robot avec lui.
— J'allais oublié une chose, dit Cindy. Comme tu m'as toujours dit que les plus petits détails sont parfois les plus importants, je ne sais pas si ça va vous aider, mais il m'a appelée Mathilde.
— Tu es sûre de toi ? demande la sœur officier.
— Oui. Il m'a dit “J'aime quand tu te débats Mathilde”.
— Merci Cindy.
— Pourriez-vous faire un portrait-robot de votre agresseur ?
— Oui, dans les moindres détails.
— Nous allons faire venir notre dessinateur pour que vous puissiez faire le portrait-robot avec lui.
— J'allais oublié une chose, dit Cindy. Comme tu m'as toujours dit que les plus petits détails sont parfois les plus importants, je ne sais pas si ça va vous aider, mais il m'a appelée Mathilde.
— Tu es sûre de toi ? demande la sœur officier.
— Oui. Il m'a dit “J'aime quand tu te débats Mathilde”.
— Merci Cindy.
Pendant que les officiers attendent le dessinateur qui permettra d'effectuer le portrait-robot de l'agresseur, le collègue masculin laisse les deux sœurs pendant quelques minutes, le temps d'aller discuter avec l'un des médecins qui a pris la victime en charge. Puis il revient et reste auprès des deux sœurs le temps que le dessinateur arrive auprès de la jeune victime.
Cindy se souvient effectivement du moindre détail permettant d'identifier son agresseur. Le portrait-robot pourrait presque s'apparenter à une photo tellement les détails sont précis. Et c'est avec ce portrait que les officiers retournent au commissariat pour démarrer leur enquête que la jeune officier Dumoutier pense et espère qu'elle sera assez rapide. Celle-ci démarre avec une tentative d'identification de l'homme depuis leur base de données par le biais du portrait-robot. Mais n'ayant jamais eu de condamnation, l'agresseur n'est pas identifié. La suite de l'enquête se poursuit avec l'analyse des caméras de surveillance de la ville. Et si on voit bien Cindy interpellée par quelqu'un qui pourrait être un homme peu de temps après la sortie de son travail, il n'est pas possible d'identifier son visage. Quant à la rue dans laquelle elle s'est faite agressée, celle-ci est effectivement équipée d'une caméra, mais au moment de l'agression, elle filmait un autre angle presque à l'opposé de l'endroit où elle a subi son agression, ce qui ne permet pas de voir si quelqu'un la suivait, ni même si quelqu'un est sorti de l'endroit où elle s'est faite violer. Et dans les rues voisines équipées de caméras, personne ne semble s'enfuir en courant. Et l'homme qui semblait la suivre à distance n'apparaît sur aucune autre caméra avant plus de trente minutes. Et là encore, il n'est pas possible de l'identifier clairement. Et vu que seuls les vêtements portés par l'individu sont identifiables, rien ne dit qu'il ne peut pas s'agir d'une autre personne portant le même type de vêtements.
L'enquête s'annonce assez difficile, car même si les analyses révèlent que la jeune Cindy a subi une agression sexuelle, aucun ADN n'a été retrouvé. En effet, depuis quelques semaines seulement, Bruno utilise un préservatif lorsqu'il agit. Après quelques semaines d'enquête infructueuse, la jeune officier commence à perdre espoir. Elle craint de ne pas pouvoir tenir la promesse faite à sa jeune sœur. Pourtant, elle refuse de baisser les bras. Contrairement à toutes les enquêtes qu'elle a pu effectuer dans sa jeune carrière, celle-ci est celle qui la touche au plus près puisqu'il s'agit d'une agression commise sur un membre de sa famille.
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