Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 18 · La chute du prédateur (dernière partie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 18 · La chute du prédateur (dernière partie)
C'est aujourd'hui que se tient le procès de Bruno. Naturellement, ses parents sont présents. Si, pour le père, il vient pour soutenir son fils, de son côté, Viviane, la mère, espère que tout sera mis en place pour qu'il ne puisse plus jamais faire de mal à une autre fille.
Durant sa courte détention en attente de son procès, Bruno en a profité pour anticiper davantage les tentatives de déstabilisation dont la partie adverse risque de faire preuve pour le piéger. Il se sent prêt à affronter n'importe quel adversaire et a réfléchi à sa ligne de défense. Même s'il sait qu'il ne peut pas avoir pensé à tout, il a réfléchi à un maximum de choses qui pourraient être dites pour tenter de le faire basculer. Il ne se laissera plus intimidé par une supposée victime vierge. De toute façon, il n'est là que pour Cindy, pas pour les autres victimes. Sachant que certaines ont porté plainte mais que personne n'a fait le lien entre lui et les autres victimes.
L'avocat de la partie civile tente de démontrer le caractère dangereux de Bruno. Ses arguments ainsi que le témoignage de la victime sont même très convaincants. Mais le prédateur s'attendait à être sali de la sorte par un inconnu et par sa victime. Il ne se laisse pas démonter, parvient à trouver des explications à toutes les attaques qui lui sont lancées durant son procès. Il sait qu'il ne doit pas s'emporter s'il veut gagner la bataille, quitte à tenter de remettre en doute la crédibilité de sa victime.
Durant ce moment où l'avocat tente de convaincre les jurés qu'ils sont en face d'un prédateur, toutes les conversations entre Viviane et ses ex-copines sont apportées au dossier et révélées au public. Pourtant, Bruno ne bronche pas. Il reconnaît qu'il a pu, parfois, demandé à ses petites amies de l'époque de se maquiller différemment ou de s'habiller autrement, mais il rajoute qu'il n'y voit rien d'anormal de vouloir apporter un peu de changement dans un couple pour ne pas tomber dans la monotonie.
Même si les arguments de l'avocat et sa locution permettent à une majorité de jurés de penser que Bruno est bien coupable des faits qui lui sont reprochés, ses explications font douter certains autres de sa culpabilité. Mais il est maintenant temps pour la partie civile de sortir sa carte maîtresse du jeu. L'avocat fait intervenir la jeune officier Dumoutier pour témoigner.
Elle détaille les grandes lignes de l'enquête, ce qui a permis de savoir que c'était bien lui le coupable et non une autre personne. Maintenant, tous les jurés sont unanimes et sont persuadés que Bruno est bien le prédateur qui a agressé sexuellement la jeune Cindy. Mais l'avocat de l'accusé a bien épluché le dossier et, parce qu'il est certain de l'innocence de son client, va tenter de faire basculer le château de cartes sur lequel tout est basé.
— Officier Dumoutier. Pouvez-vous nous dire quels sont vos liens avec la victime ? demande l'avocat.
— Cindy est ma petite sœur.
— Êtes-vous proche de votre sœur ?
— Oui.
— Il serait donc exact de supposer que vous parlez à votre sœur de certaines de vos affaires, même sans trop entrer dans les détails.
— Je ne parle quasiment jamais du travail à mes proches.
— Quasiment ? Cela veut donc dire que ça vous arrive parfois.
— Si vous essayez de me faire dire que je leur signale que je suis sur une enquête importante, alors oui, ça m'arrive de le dire à ma famille. Mais ils savent très bien que je ne peux pas parler de ce que cela implique.
— Même sur celle concernant votre sœur ?
— Oui. C'est à elle de choisir ce qu'elle veut raconter à nos parents ou ce qu'elle ne veut pas dire.
— Et quand madame Machado, la mère de mon client, est venue dans votre commissariat, qu'avez-vous après avoir pris sa plainte ?
— Mon collègue et moi lui avons signalé qu'il n'y aurait pas de suite vu qu'elle n'était pas une victime directe.
— J'imagine que cela a dû vous frustrer de ne rien pouvoir faire contre mon client.
— Oui.
— Officier Dumoutier. Pouvez-vous nous dire quels sont vos liens avec la victime ? demande l'avocat.
— Cindy est ma petite sœur.
— Êtes-vous proche de votre sœur ?
— Oui.
— Il serait donc exact de supposer que vous parlez à votre sœur de certaines de vos affaires, même sans trop entrer dans les détails.
— Je ne parle quasiment jamais du travail à mes proches.
— Quasiment ? Cela veut donc dire que ça vous arrive parfois.
— Si vous essayez de me faire dire que je leur signale que je suis sur une enquête importante, alors oui, ça m'arrive de le dire à ma famille. Mais ils savent très bien que je ne peux pas parler de ce que cela implique.
— Même sur celle concernant votre sœur ?
— Oui. C'est à elle de choisir ce qu'elle veut raconter à nos parents ou ce qu'elle ne veut pas dire.
— Et quand madame Machado, la mère de mon client, est venue dans votre commissariat, qu'avez-vous après avoir pris sa plainte ?
— Mon collègue et moi lui avons signalé qu'il n'y aurait pas de suite vu qu'elle n'était pas une victime directe.
— J'imagine que cela a dû vous frustrer de ne rien pouvoir faire contre mon client.
— Oui.
Grâce à cette affirmation, l'excellent avocat joue lui aussi sa carte maîtresse.
— Parlons maintenant du jour où votre sœur vous a appelé pour vous parler de son agression. N'est-il pas vrai que vous vous êtes retrouvée seule avec votre sœur ?
— Non, c'est faux. Mon coéquipier était toujours présent. Et sinon, il y avait les ambulanciers pendant le trajet à l'hôpital.
— Ah bon ? J'ai pourtant ici les pages du rapport qui indique que votre coéquipier s'est absenté quatre-vingt-dix secondes pour aller parler à un médecin avant l'arrivée du dessinateur venant effectuer le portrait-robot. Vous étiez donc seule avec votre sœur pendant cette absence.
— Je… bégaie-t-elle déstabilisée. Peut-être. Je n'ai pas prêté attention.
— Vous venez de le dire. Vous étiez frustrée de ne pas pouvoir agir contre mon client quand sa mère est venue dans votre commissariat. Et vous êtes restée seule avec votre sœur pendant quatre-vingt-dix secondes alors que vous avez prétendu le contraire.
— Je n'ai pas menti, affirme-t-elle. J'étais simplement occupée avec ma sœur et je n'ai pas fait attention.
— Comment peut-on désormais vous croire sur parole ?
— J'ai prêté serment ! rappelle-t-elle, voyant que la situation est en train de se retourner totalement.
— Comment ne pas penser que vous avez délibérément profité de l'absence de votre coéquipier pour dire à votre sœur comment décrire son agresseur afin que le portrait-robot ressemble à celui de mon client ?
— Je… Je n'ai pas commis d'erreur. Je le jure.
— Monsieur le Président. En raison de la proximité de l'officier avec la plaignante et de ces quatre-vingt-dix secondes où elles se sont retrouvées seules, vous comprendrez que je demande le non-lieu et la relaxation de mon client.
— Non, je vous dis la vérité, tente-t-elle de convaincre pour ne pas être responsable de l'échec de ce procès.
— Il ne peut être nié que ces quatre-vingt-dix secondes présentent effectivement un vice de procédure. Le procès est donc ajourné et l'accusé est remis en liberté si aucune nouvelle preuve ne vient s'ajouter au dossier, annonce le juge.
— Parlons maintenant du jour où votre sœur vous a appelé pour vous parler de son agression. N'est-il pas vrai que vous vous êtes retrouvée seule avec votre sœur ?
— Non, c'est faux. Mon coéquipier était toujours présent. Et sinon, il y avait les ambulanciers pendant le trajet à l'hôpital.
— Ah bon ? J'ai pourtant ici les pages du rapport qui indique que votre coéquipier s'est absenté quatre-vingt-dix secondes pour aller parler à un médecin avant l'arrivée du dessinateur venant effectuer le portrait-robot. Vous étiez donc seule avec votre sœur pendant cette absence.
— Je… bégaie-t-elle déstabilisée. Peut-être. Je n'ai pas prêté attention.
— Vous venez de le dire. Vous étiez frustrée de ne pas pouvoir agir contre mon client quand sa mère est venue dans votre commissariat. Et vous êtes restée seule avec votre sœur pendant quatre-vingt-dix secondes alors que vous avez prétendu le contraire.
— Je n'ai pas menti, affirme-t-elle. J'étais simplement occupée avec ma sœur et je n'ai pas fait attention.
— Comment peut-on désormais vous croire sur parole ?
— J'ai prêté serment ! rappelle-t-elle, voyant que la situation est en train de se retourner totalement.
— Comment ne pas penser que vous avez délibérément profité de l'absence de votre coéquipier pour dire à votre sœur comment décrire son agresseur afin que le portrait-robot ressemble à celui de mon client ?
— Je… Je n'ai pas commis d'erreur. Je le jure.
— Monsieur le Président. En raison de la proximité de l'officier avec la plaignante et de ces quatre-vingt-dix secondes où elles se sont retrouvées seules, vous comprendrez que je demande le non-lieu et la relaxation de mon client.
— Non, je vous dis la vérité, tente-t-elle de convaincre pour ne pas être responsable de l'échec de ce procès.
— Il ne peut être nié que ces quatre-vingt-dix secondes présentent effectivement un vice de procédure. Le procès est donc ajourné et l'accusé est remis en liberté si aucune nouvelle preuve ne vient s'ajouter au dossier, annonce le juge.
C'est un véritable coup de massue pour la jeune officier et sa petite sœur. Parce qu'elle a préféré être la grande sœur et non l'officier de police, elle n'a pas prêté attention à l'absence de son coéquipier. Cette seule erreur permet à un criminel d'être libre. Elle ne peut contenir ses larmes de tristesse face à cet échec dont elle se sent responsable. Elle regarde le prédateur ressortir du tribunal, sans entrave autour des poignets. Mais comme pour asseoir totalement sa victoire et avoir de l'emprise sur l'officier de police, Bruno attend que celle-ci sorte pour s'adresser à elle. En le voyant, elle tente de l'éviter, mais le prédateur veut lui prouver qu'il est plus fort qu'elle.
— Je tenais à vous dire que je ne vous en veux pas, affirme-t-il a voix haute pour tenter de passer pour l'homme bien accusé à tort suite à une erreur de la police.
— Je tenais à vous dire que je ne vous en veux pas, affirme-t-il a voix haute pour tenter de passer pour l'homme bien accusé à tort suite à une erreur de la police.
Il se rapproche encore de la jeune femme et cette fois, il laisse sa vraie personnalité s'exprimer. Il penche sa tête à son oreille et lui murmure quelques mots.
— J'ai beaucoup aimé son dragon tatoué en bas du ventre. En tout cas, sache que c'était un délice de l'entendre jouir, même si je doute qu'elle se soit vantée d'avoir eu un orgasme pendant que je la baisais.
— Je vais te tuer salopard ! hurle-t-elle en sautant sur le prédateur.
— J'ai beaucoup aimé son dragon tatoué en bas du ventre. En tout cas, sache que c'était un délice de l'entendre jouir, même si je doute qu'elle se soit vantée d'avoir eu un orgasme pendant que je la baisais.
— Je vais te tuer salopard ! hurle-t-elle en sautant sur le prédateur.
Maintenant attaqué par la jeune officier, il sait qu'elle a perdu toute crédibilité et qu'il peut aisément passer pour une victime. Mais si Bruno ressort libre, il n'a pas tout gagné. En se dirigeant vers ses parents, il tente de prendre son père dans ses bras, mais celui-ci le repousse.
— Aujourd'hui j'ai vu le monstre que tu es réellement, lui annonce-t-il. Je sais que la policière a dit la vérité et que tu as vraiment violé cette fille, Mathilde et je ne sais combien d'autres encore. J'étais stupide d'avoir cru en ton innocence. Tu n'es plus le bienvenu chez nous. Et si un jour elle met sa menace à exécution, nous ne porterons pas plainte contre elle ou contre la personne qui t'aura tué. Je considérerais que la justice a enfin été faite.
— Aujourd'hui j'ai vu le monstre que tu es réellement, lui annonce-t-il. Je sais que la policière a dit la vérité et que tu as vraiment violé cette fille, Mathilde et je ne sais combien d'autres encore. J'étais stupide d'avoir cru en ton innocence. Tu n'es plus le bienvenu chez nous. Et si un jour elle met sa menace à exécution, nous ne porterons pas plainte contre elle ou contre la personne qui t'aura tué. Je considérerais que la justice a enfin été faite.
Les parents de Bruno partent sans jamais se retourner en direction de leur fils. Le père de famille s'en veut d'avoir mis si longtemps à ouvrir les yeux. Il s'en veut d'avoir pensé que Mathilde avait tout inventé pour essayer d'éloigner Charles de sa famille alors qu'elle disait la vérité depuis le début.
Cependant, sous l'emprise de ses sentiments pour lui, la petite amie de Bruno est soulagée de voir qu'il est innocenté dans cette sordide affaire. Mais quelques semaines plus tard, le prédateur laisse à nouveau sortir son vrai visage et recommence à faire de nouvelles victimes. Et quasiment un an après avoir vaincu la justice, il devient père pour la première fois d'une ravissante petite fille.
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Commentaires ()
Alors, VIVE LA JUSTICE FRANÇAISE !!!!!!!!!!
Merci c'était une belle histoires qui montre bien les ravages d'un viol
pour le coup c'est raté et c'est dommage
apres on peut aussi se dire que c'est choses arrivent malheureusement
Pour ce qui est de sa fille, j'ai volontairement laissé les lecteurs se faire leur propre fin. Soit il va arrêter en se disant qu'il n'aimerait pas que quelqu'un fasse la même chose à sa fille, soit il continue ou pire, il s'en prend à sa fille. Libre à vous de choisir.