Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 15 · La vie suit son court
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 15 · La vie suit son court
Pendant ce temps, Charles et Mathilde ne se quittent plus une seconde en dehors de leurs horaires de travail. Même s'il font souvent l'amour, lorsqu'une envie soudaine le prend, Charles n'ose pas sauter sur sa fiancée en la prenant par la taille et en l'embrassant pour la faire céder. Il préfère avoir des gestes plus retenus, ne pas effrayer Mathilde en la prenant par surprise. Et lorsqu'il l'embrasse, c'est toujours en se mettant face à elle. Et s'ils sont dans le salon quand il a envie de lui faire l'amour, il lui propose d'aller dans la chambre. Car en sachant qu'elle a été violée dans le salon de son grand frère, il n'a pas envie que cette pièce lui rappelle de mauvais souvenirs s'il tentait de faire l'amour avec elle à cet endroit.
Si Bruno n'avait pas existé, ou s'il n'avait pas commis un tel acte, Charles et Mathilde auraient pu avoir une vie sexuelle ordinaire, rythmée par leurs envies et faisant l'amour n'importe où, n'importe quand et dans n'importe quelle position. Mais maintenant, si l'idée d'attacher sa compagne aurait pu, au cours de sa vie sexuelle, être une idée pour pimenter leurs ébats, cet acte ne sera jamais pratiqué. Car en effet, lorsqu'une personne commet un crime sur une autre, il ne fait pas qu'une seule victime, mais plusieurs. Il y a la victime directe, celle sur qui le crime a été commis, mais également les victimes indirectes, celles qui s'en veulent de ne pas avoir pu protéger la victime directe et qui font tout pour éviter qu'elle repense à ce qu'elle a vécu. Que ce soit en évitant une situation, un lieu ou toute autre chose qui pourrait raviver de mauvais souvenirs. Et dans le cas d'une agression sexuelle, la difficulté est encore plus importante car l'envie de faire l'amour à la personne qu'on aime pourrait à chaque fois rappeler ce qu'elle a subi.
Ce matin, Charles et Mathilde se réveillent et font l'amour. Le plus difficile pour lui dans cette situation est de ne pas repenser à ce que Bruno a fait à la femme de sa vie. Car au cours des mois qui se sont écoulés, cela lui est arrivé plus d'une fois. Mais la fois qui l'a le plus marqué fut celle qui lui causa une panne.
— Qu'est-ce qui t'arrive bébé ? avait demandé Mathilde.
— Je suis désolé. C'est juste que je repensais à…
— Qu'est-ce qui t'arrive bébé ? avait demandé Mathilde.
— Je suis désolé. C'est juste que je repensais à…
Seulement, en s'offrant à l'homme qu'elle aime à ce moment-là, Mathilde ne pensait pas un seul instant à l'agression qu'elle avait subie. Mais la panne de son compagnon et l'explication qu'il lui donne lui rappele ce qu'elle tentait d'oublier dans ses bras. Et ce jour-là, Mathilde est triste de savoir que finalement, son agresseur aura toujours une forme d'emprise sur sa vie sexuelle. C'est pour cette raison que depuis ce jour, Charles tente tant bien que mal de faire l'amour à Mathilde sans penser à quoi que ce soit. Mais au fond de lui, tout oublier est beaucoup trop difficile. Cependant, il tente de faire bonne figure en se concentrant au maximum pour éviter de connaître la panne une seconde fois. Car Mathilde saurait pourquoi son érection perd en intensité et ce n'est pas ce qu'elle souhaite pendant qu'elle fait l'amour à Charles.
Et ce matin, Charles parvient une nouvelle fois à garder la même intensité d'excitation. Il ne cherche pas à se retirer et éjacule au fond du vagin de Mathilde, qui est toujours satisfaite de le recevoir au fond d'elle. Ils s'embrassent et ce n'est que pour s'allonger à ses côtés que Charles se retire de cet antre accueillant et chaleureux. Mathilde vient aussitôt dans les bras de l'homme qu'elle aime.
— Tu es sûr de ne vouloir inviter personne au mariage ? demande-t-elle.
— Je n'ai besoin que de toi, confirme-t-il.
— On pourrait quand même inviter ta mère. Ce n'est pas rien ce qu'elle a fait.
— Tu as vraiment envie qu'elle vienne ?
— En se mariant, elle fera aussi partie de ma famille. Donc oui, j'aimerais qu'elle vienne.
— Tu sais que je ne peux rien te refuser.
— Je sais, mais tu seras aussi mon mari. Donc je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise qu'elle soit là.
— C'est bizarre d'employer le futur. Je préfère déjà te considérer comme ma femme. Certes le mariage n'a pas encore eu lieu, mais je n'ai pas l'intention de renoncer. Et si vraiment tu y tiens, alors je suis d'accord pour inviter ma mère.
— Merci bébé.
— Bientôt, je ne serai plus le seul que tu appelleras comme ça.
— Tu seras toujours mon bébé.
— Tu es sûr de ne vouloir inviter personne au mariage ? demande-t-elle.
— Je n'ai besoin que de toi, confirme-t-il.
— On pourrait quand même inviter ta mère. Ce n'est pas rien ce qu'elle a fait.
— Tu as vraiment envie qu'elle vienne ?
— En se mariant, elle fera aussi partie de ma famille. Donc oui, j'aimerais qu'elle vienne.
— Tu sais que je ne peux rien te refuser.
— Je sais, mais tu seras aussi mon mari. Donc je ne veux pas que ça te mette mal à l'aise qu'elle soit là.
— C'est bizarre d'employer le futur. Je préfère déjà te considérer comme ma femme. Certes le mariage n'a pas encore eu lieu, mais je n'ai pas l'intention de renoncer. Et si vraiment tu y tiens, alors je suis d'accord pour inviter ma mère.
— Merci bébé.
— Bientôt, je ne serai plus le seul que tu appelleras comme ça.
— Tu seras toujours mon bébé.
Après s'être offerts l'un à l'autre au réveil, ils se préparent pour aller à leur travail. Durant sa pause, Charles prend quelques minutes pour appeler sa mère. En voyant le prénom de son fils sur son téléphone, celle-ci s'éloigne afin que son mari ne sache pas qu'elle est toujours en contact avec Charles et qu'elle simule sa confiance envers Bruno. Même s'il a toujours un peu de mal à pardonner le rejet qu'ils ont subi de sa part et de celle de son père, Charles propose quand même à sa mère d'être présente pour leur mariage. Il ne le fait pas pour lui, mais pour faire plaisir à sa future femme.
— Par contre, je t'invite à notre mariage, mais j'ai toujours l'intention de porter le nom de famille de ma femme, lui rappelle-t-il.
— Je sais et je ne vais pas essayer de te faire changer d'avis.
— Le mariage est dans quatre mois. Soit tu trouves une excuse, soit tu dis la vérité à papa, soit tu ne viens pas. De mon côté, je t'ai invitée, j'ai fait ma part.
— J'ai conscience que tu mettras plus longtemps que Mathilde pour me pardonner puisqu'elle m'a déjà pardonné mon erreur. Donc si tu ne veux pas que je vienne, je respecterai ton choix.
— Mathilde veut que tu sois là et je veux faire plaisir à ma femme. Donc je ferai un effort. Mais si tu viens, tu risques d'être un peu seule. Il n'y aura personne d'autre de ta famille.
— Par contre, je t'invite à notre mariage, mais j'ai toujours l'intention de porter le nom de famille de ma femme, lui rappelle-t-il.
— Je sais et je ne vais pas essayer de te faire changer d'avis.
— Le mariage est dans quatre mois. Soit tu trouves une excuse, soit tu dis la vérité à papa, soit tu ne viens pas. De mon côté, je t'ai invitée, j'ai fait ma part.
— J'ai conscience que tu mettras plus longtemps que Mathilde pour me pardonner puisqu'elle m'a déjà pardonné mon erreur. Donc si tu ne veux pas que je vienne, je respecterai ton choix.
— Mathilde veut que tu sois là et je veux faire plaisir à ma femme. Donc je ferai un effort. Mais si tu viens, tu risques d'être un peu seule. Il n'y aura personne d'autre de ta famille.
Le terme choisi par Charles est volontaire. En disant “ta” famille, il fait comprendre à sa mère qu'à ses yeux, il ne fait plus partie de sa famille. Et ça, Viviane l'a très bien entendu et elle comprend que le pardon de son fils sera probablement beaucoup plus long que ce qu'elle s'imaginait. Peut-être même que cela n'arrivera jamais.
Lorsque chacun rentre de son travail, les futurs mariés continuent les préparatifs. Le choix de la robe de mariée devant traditionnellement se faire en dehors de la vue du futur marié, Mathilde va faire les essayages avec sa meilleure amie et sa tante. Elle en essaie plusieurs qui, en raison de sa taille de mannequin, lui vont toutes bien. Mais aucune ne l'a encore vraiment émerveillée. Jusqu'à ce que le personnel lui apporte une robe sirène en dentelle avec décolleté en cœur pour épouser sa poitrine et une petite traine à l'arrière. Le tout, orné de broderies aux motifs fleuris. Elle n'oublie pas de demander si la robe pourra être retouchée pour un ventre plus arrondi. De son côté, Charles essaie un costume, mais seul. La plupart de ses anciens amis ont préféré continuer de croire Bruno. Ne voyant pas son mariage comme un jour triste, il évite la couleur noire. Il opte finalement pour un costume bleu marine et une chemise blanche. Le nœud-papillon sera assorti au costume.
Et lorsqu'ils se retrouvent enfin, les deux tourtereaux passent le reste de la journée à préparer le mariage. Pour ce qui est de la disposition des tables, ils gardent le côté convivial et ne cherchent pas à installer les invités à des places précises. Chacun choisira où il veut s'asseoir.
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Commentaires ()
Toujours aussi plaisant à lire et le suspens se maintient toujours depuis le 1er chapitre.
Ce n'est pas Camille, mais Mathilde.
Effectivement, je ne comprenais pas le lien avec ce récit.
Celle-ci est bien plus sympathique...
Il est vrai que Virginie est de plus en plus en mode pute et qu'Eric n'est pas censé accepter tout et n'importe quoi, ce qu'il a déjà démontré avec sa femme.
J'espère que tout va s'arranger et que nous pourrons déguster une fin heureuse pour les protagonistes.