Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 5 · Une grave erreur
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 5 · Une grave erreur
Un mois et demi que Charles et Mathilde dorment ensemble. Depuis qu'il a décidé de couper tout contact avec sa famille, Charles n'a plus quitté son amie un seul jour. Et il n'a pas non plus repris contact avec eux, il n'en a d'ailleurs pas envie. Bien sûr, il a reçu des messages de leur part, mais il a préféré les ignorer avant de carrément mettre ses parents sur la liste de ses contacts indésirables. Ce choix est peut-être radical, mais c'est quelque chose qu'il n'arrivera probablement jamais à pardonner de la part de ceux qu'il pensait être des personnes de confiance.
À force de dormir chaque nuit ensemble, Charles et Mathilde ont fini par naturellement appeler l'appartement de Mathilde leur "chez-eux". D'ailleurs, hormis pour reprendre quelques vêtements, Charles n'est pas retourné chez lui depuis de nombreuses semaines. Ils vivent leur relation comme n'importe quel couple, à la seule exception qu'ils n'ont encore jamais franchi la barrière de l'intimité sexuelle. Mathilde le sait, sans son agression, il y a bien longtemps qu'elle aurait fait l'amour avec l'homme qu'elle aime. Mais ce qu'elle a subi l'a détruite et elle peine à se reconstruire. Toutefois, elle constate qu'elle peut compter sur l'homme qu'elle aime pour l'aider à surmonter cette épreuve. Bien sûr, en partageant son lit avec Charles, elle a envie et elle sait que de son côté, il a envie également. Mais son meilleur ami se montre très patient. Hormis quelques caresses de temps en temps, il ne cherche pas à la presser pour faire l'amour.
La retenue est probablement encore plus difficile pour Charles, car il y a quelques semaines, Mathilde lui a fait la surprise de le rejoindre sous la douche. Même si elle n'a pas été totalement dévêtue lors de son agression, c'était toutefois la première fois qu'elle acceptait de se montrer nue à un homme depuis ce qu'elle a subi. Malgré quelques appréhensions, elle a laissé Charles poser ses mains sur son corps nu pour la savonner. Mais se doutant qu'elle risquait d'avoir quelques hésitations, il l'a laissée se laver elle-même sa zone intime, sans chercher à savoir si elle aurait pu accepter le contact de sa main à cet endroit. Et lors de leur première douche ensemble, elle n'avait d'ailleurs pas oser toucher le sexe de son ami pour le laver. Elle avait encore un peu peur qu'il pense que cela lui donnerait le message qu'elle était prête à faire l'amour, alors que ce n'était pas le cas. Cependant, les fois suivantes, elle a commencé à oser aller de plus en plus loin sous la douche, acceptant maintenant le contact de sa main avec le sexe de Charles ainsi que le contact de la main de Charles sur son intimité.
Ce soir, Mathilde et son ami son allongés dans le lit. Même si elle n'est plus vierge depuis plusieurs années, elle se sent enfin prête à retrouver une vie sexuelle. Grâce à Charles, elle a réussi à reprendre confiance en elle et en sa féminité. Elle embrasse son meilleur ami qui n'hésite pas à lui rendre son baiser. Mais ce soir, elle ne veut pas juste l'embrasser pour se souhaiter une bonne nuit. Elle est prête à refaire l'amour pour la première fois depuis son agression.
Après ce premier baiser, elle lui en offre directement un second, puis un troisième. Charles est hésitant, il tente de la repousser délicatement car les baisers de Mathilde commencent à lui faire trop d'effet et il a peur d'aller trop loin. Mais Mathilde insiste et caresse le torse de son ami pendant qu'elle l'embrasse. Puis elle dépose des baisers dans son cou tout en descendant progressivement sa main dans le boxer de Charles. Elle continue de l'embrasser tout en sortant le sexe de son ami de sa prison.
— Tu es sûre de toi ? demande-t-il en sachant ce qu'elle compte faire.
— Oui, lui répond-elle.
— Tu es sûre de toi ? demande-t-il en sachant ce qu'elle compte faire.
— Oui, lui répond-elle.
En réalité, même si elle se sent prête, Mathilde appréhende. Elle a peur de ne pas être suffisamment détendue et de revoir les images de son agression lorsque son ami la pénètrera. Et elle a peur de ne pas être à la hauteur des attentes de son meilleur ami qui se montre si patient depuis qu'ils sont officiellement ensemble. De son côté, Charles aussi est empli de doutes. Il ne sait pas s'il sera assez doux pour elle. Et il a peur de faire un geste ou un bruit qui lui rappellerait éventuellement son agression. Mais aucun des deux n'ose parler des doutes qui les inondent. Chacun imagine que le plus important est de faire plaisir à l'autre.
Après avoir sorti le sexe de son meilleur ami, Mathilde commence à le masturber lentement. Pendant ce temps, Charles dégrafe lentement le soutien-gorge de sa meilleure amie et le retire. Puis, pendant que Mathilde continue de le masturber, il embrasse tendrement ses seins. Il hésite pendant quelques minutes avant d'oser tirer délicatement sur le tanga de son amie. Il arrête de l'embrasser et la regarde sans bouger ses mains. Puis, il fait progressivement descendre le morceau de tissu le long des cuisses de Mathilde. Comme une légère honte de se sentir nue dans le même lit que lui, elle décide d'embrasser le torse de Charles pour ne pas lui montrer ses doutes malgré ses envies.
Ils sont maintenant nus tous les deux. Mathilde a lâché le sexe de son ami pendant que celui-ci dépose de tendres baisers sur tout le corps de celle qu'il aime. Sa bouche atteint le pubis de sa meilleure amie mais les cuisses de celle-ci restent fermées. Sachant ce qu'elle a subi, il ne cherche pas une seule fois à forcer l'ouverture. Il est prêt à renoncer à aller plus loin quand il se rend compte que les cuisses de Mathilde s'ouvrent à lui pour la toute première fois. Il passe sa tête entre les jambes de sa meilleure amie et dépose quelques baisers à l'intérieur de ses cuisses, lui laissant le temps de réfléchir pour savoir s'il doit essayer d'aller plus loin. Et après quelques instants de réflexion, il pose sa bouche sur la vulve de Mathilde pour la toute première fois. Puis, après deux ou trois secondes d'attente pour que tous les deux prennent conscience de ce qu'ils sont en train de faire et pour savoir si Mathilde accepte pleinement ce qui se passe, il commence à faire aller et venir sa langue sur les lèvres vaginales de la femme qu'il aime.
Même si elle apprécie énormément, Mathilde ne peut s'empêcher d'être stressée. C'est sa toute première relation sexuelle depuis son agression et pour elle, c'est comme une seconde perte de sa virginité puisque c'est la première fois qu'elle refait confiance à un homme pour accepter de lui offrir son intimité. Charles la lèche avec tendresse et délicatesse. Il apprécie le goût sur sa langue, mais il sent également que son amie ne semble pas totalement détendue. Il décide de rester de longues minutes à lui offrir sa langue à cet endroit pour tenter de la rassurer sur ses intentions. Il ne veut pas la brusquer, ni la presser. Pourtant, rien n'y fait, il ne parvient pas à la faire jouir, ce qui lui montrerait qu'elle est suffisamment détendue auprès de lui, ou qu'il est assez talentueux pour lui faire retrouver le plaisir de la sexualité.
Après une vingtaine de minutes sans parvenir à faire jouir sa meilleure amie, Charles se redresse et s'allonge aux côtés de son amie. Il ne sait pas si elle est encore trop stressée ou s'il n'est simplement pas suffisamment doué pour lui procurer du plaisir.
— Fais-moi l'amour, lui demande-t-elle en l'embrassant et en empoignant son sexe.
— Tu en es vraiment sûre ?
— Oui, lui confirme-t-elle.
— Fais-moi l'amour, lui demande-t-elle en l'embrassant et en empoignant son sexe.
— Tu en es vraiment sûre ?
— Oui, lui confirme-t-elle.
Charles se positionne alors entre les cuisses de celle qu'il aime et fait précautionneusement glisser son sexe dans celui de sa meilleure amie. C'est maintenant officiel. Il est le tout premier homme à la pénétrer depuis l'agression qu'elle a subi. Il progresse lentement jusqu'à ce que leurs pubis entrent en contact, lui indiquant qu'il est entièrement entré en elle.
Mathilde est contente de sentir l'homme qu'elle aime à l'intérieur d'elle, mais elle est stressée à l'idée de ne pas être capable de lui donner tout le plaisir qu'il attend d'elle, ne sachant pas encore que pour cette première fois ensemble, c'est Charles qui souhaite lui procurer du plaisir plus que d'en recevoir. Elle sent les va-et-vient de son meilleur ami à l'intérieur de son vagin et cela lui procure un réel plaisir. Ce que Charles est en train de lui faire n'a clairement rien à voir avec ce que le frère de celui-ci lui a fait subir. Son meilleur ami est doux et délicat, là où son agresseur était violent et bestial.
Pendant toute la durée de leur première fois ensemble, Mathilde n'arrive pas à se lâcher complètement. Elle compare chaque chose qu'elle ressent avec ce qu'elle ressentait lors de son viol. Là, c'est très bon avec son meilleur ami, mais son cerveau est incapable de lâcher prise entièrement. Elle gémit par simple réaction de son corps par rapport à ce qu'elle ressent, mais elle réfléchit beaucoup trop pour apprécier pleinement et pour pouvoir jouir. Charles atteint l'orgasme et se vide en elle. Mathilde est heureuse que leur première fois se soit bien passée, mais elle est déçue d'elle-même. Elle aurait aimé être capable de se vider complètement la tête et de s'offrir réellement entièrement à l'homme qu'elle aime.
— C'était bon, dit-elle en embrassant Charles.
— Pour moi aussi, répond-il. Mais après, tu n'es pas obligée de me dire que c'était bon juste pour me faire plaisir. Je sais que tu n'as pas pris autant de plaisir que ce que j'aurais voulu te donner.
— Désolée, lui dit-elle.
— Il faut croire que même si je t'aime, je ne suis pas aussi doué que mon frère. Avec lui, tu as quand même joui.
— C'était bon, dit-elle en embrassant Charles.
— Pour moi aussi, répond-il. Mais après, tu n'es pas obligée de me dire que c'était bon juste pour me faire plaisir. Je sais que tu n'as pas pris autant de plaisir que ce que j'aurais voulu te donner.
— Désolée, lui dit-elle.
— Il faut croire que même si je t'aime, je ne suis pas aussi doué que mon frère. Avec lui, tu as quand même joui.
Mathilde ne s'attendait pas à une telle remarque aussi blessante après s'être donnée à un homme pour la toute première fois depuis son agression. Incapable de contrôler la colère qui la submerge à cet instant, elle gifle violemment l'homme qu'elle aime pourtant plus que tout.
— Comment tu peux oser dire ça après ce qu'on vient de faire ? hurle-t-elle. Comment tu peux encore croire un seul mot sortant de sa bouche en sachant ce qu'il m'a fait ? Jamais je n'ai jouis avec lui ! Jamais ! Tu n'es qu'un salaud de le croire encore lui au lieu de moi ! Dégage !
— Comment tu peux oser dire ça après ce qu'on vient de faire ? hurle-t-elle. Comment tu peux encore croire un seul mot sortant de sa bouche en sachant ce qu'il m'a fait ? Jamais je n'ai jouis avec lui ! Jamais ! Tu n'es qu'un salaud de le croire encore lui au lieu de moi ! Dégage !
À peine avait-il prononcé ces mots que Charles savait qu'il venait de faire la plus grosse erreur de sa vie. Il avait encore une fois laissé entrer son frère dans sa tête en se souvenant des dernières paroles qu'il lui a dites avant de quitter la maison de ses parents. Déçu par le fait de ne pas avoir été capable de donner du plaisir à la femme qu'il aime, il a préféré croire les mots de son criminel et menteur de frère. Pourtant, au fond de lui, il sait que rien de ce que celui-ci lui a dit est vrai et qu'en revanche, le récit de Mathilde est véridique.
Comprenant la grave erreur qu'il vient de commettre, Charles quitte le lit où se trouve la femme qu'il aime et se rhabille.
— Je suis désolé, je n'aurais pas dû, dit-il sincèrement. Je ne le pensais pas.
— Casse-toi ! hurle Mathilde, furieuse et triste.
— Je suis désolé, je n'aurais pas dû, dit-il sincèrement. Je ne le pensais pas.
— Casse-toi ! hurle Mathilde, furieuse et triste.
Avant de partir, Charles se retourne en direction de sa meilleure amie et lui offre un dernier baiser. Il sait que ce sera sans doute la dernière fois qu'il posera ses lèvres sur celles de Mathilde. Puis, encore plus déçu par ce qu'il a oser dire que par le fait de ne pas avoir réussi à la faire jouir, il quitte l'appartement de Mathilde pour retourner dans le sien.
En arrivant chez lui, Charles comprend qu'il vient de perdre la femme qui comptait le plus à ses yeux. Il n'a plus de famille, plus de petite-amie et plus de meilleure amie non plus. Il n'a plus personne et se retrouve seul, par sa propre faute. Il se couche dans son lit vide et froid, repensant sans cesse à la façon dont il a blessé la femme qu'il aime. Il sait que ce qu'il lui a dit est probablement pire que le viol qu'elle a subi, car ses mots ont pu faire penser à Mathilde qu'elle n'a pas réellement été violée.
De son côté, Mathilde pleure dans son lit. Elle qui pensait pouvoir refaire sa vie avec un homme qui la respecterait vient de se prendre de plein fouet le pire commentaire qu'elle aurait pu recevoir. En plus, cette phrase ignoble a été dite par l'homme qu'elle aime. Elle s'en veut d'avoir refait l'amour. Elle doute maintenant d'être un jour capable de se montrer à la hauteur des attentes d'un homme. Ce qu'elle a entendu l'a détruite une nouvelle fois. Elle aimait sincèrement Charles. Elle lui en veut de ne pas l'avoir suffisamment comprise.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
T'aurais dû voir la tête que je tirais à ce moment.
Quand au fait que ne pas savoir se relâcher bloque l'orgasme, je confirme : c'est en partie pour ça que je n'ai quasi aucun plaisir dans l'acte...
Et de penser qu'un viol donne du plaisir au violé c'est une ineptie..
Moi je n'ai aucune compassion envers Charles on peut être amoureux et Con
Et il vient de le démontrer