Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 11 · Une tentative despérée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 11 · Une tentative despérée
Quelques semaines plus tard, sans que personne ne le sache, les officiers de police avaient raison. N'ayant pas la possibilité d'intervenir sans plainte d'une victime, le prédateur a encore sévi. Mais contrairement aux autres victimes, son seul point commun avec Mathilde n'est ni sa silhouette, ni sa couleur de cheveux, ni même son prénom. Le “tort” de cette nouvelle victime : porter les mêmes chaussures que celles que portait Mathilde le jour où il l'a violée.
Mais encore une fois, la honte de la victime fera qu'elle n'osera pas aller porter plainte. La peur de ne pas être crue, ou que ce qu'elle a subi soit minimisé, ou pire encore, qu'on ose dire qu'elle portait une tenue provocante et que tout soit de sa faute. Pourtant, si elle avait osé, l'enquête aurait pu avancer très rapidement, car un nom était déjà en haut de la pile des dossiers de la police.
Toutefois, derrière toute cette histoire, une personne est en train de se battre pour tout arranger. Par ses propres moyens, qui sont pourtant minuscules face aux moyens que peuvent avoir les forces de l'ordre, mais même une petite réaction peut engendrer un véritable miracle.
Depuis qu'elle a osé franchir les portes du commissariat, Viviane n'a toujours pas avoué la vérité à son mari. Et à côté de ça, elle a encore creusé dans le passé de son fils et chaque nouvel élément déterré lui fait ouvrir les yeux sur la personne qu'elle a pourtant élevé dans le respect et la bienveillance.
Aujourd'hui, après plusieurs semaines, elle se décide à faire ce qu'elle aurait dû faire depuis bien longtemps. Elle embrasse son mari en prétextant aller voir sa meilleure amie, enfile son manteau et monte dans sa voiture. Elle démarre et prend une direction qu'elle connaît bien, espérant qu'il n'est pas trop tard. Quelques minutes plus tard, elle s'arrête sur le parking de l'appartement de Charles. Elle descend de sa voiture et, avec appréhension, tente d'aller sonner chez lui. Mais avant même d'oser sonner, elle est surprise de voir que le nom de famille sur la sonnette à changé. Ce n'est ni le sien, Machado, ni Simonin, celui de Mathilde. Elle tente toutefois de sonner en pensant que son fils a changé le nom sur la sonnette pour effacer le passé qu'il a avec sa famille. Car après tout, c'était ce qu'il comptait faire lorsqu'elle l'a vu pour la dernière fois. Il ne voulait plus rien avoir à faire avec sa famille.
Viviane sonne et c'est une personne qu'elle ne connaît absolument pas qui lui ouvre.
— Excusez-moi, dit-elle. Je croyais tomber sur l'ancien locataire.
— Ça fait deux mois et demi que j'habite ici, répond l'occupant de l'appartement. Je suis désolé pour vous si la personne que vous cherchez ne vous a pas donné sa nouvelle adresse. Personnellement, personne ne m'a dit qui était l'ancien locataire, ni où il habite maintenant.
— Merci. Désolée de vous avoir dérangé.
— Excusez-moi, dit-elle. Je croyais tomber sur l'ancien locataire.
— Ça fait deux mois et demi que j'habite ici, répond l'occupant de l'appartement. Je suis désolé pour vous si la personne que vous cherchez ne vous a pas donné sa nouvelle adresse. Personnellement, personne ne m'a dit qui était l'ancien locataire, ni où il habite maintenant.
— Merci. Désolée de vous avoir dérangé.
Viviane repart en se dirigeant vers la seule autre adresse qu'elle connaît où Charles pourrait se trouver, en espérant qu'avec sa compagne, ils n'ont pas déménagé, sinon elle n'aurait nulle part ailleurs où chercher.
— Tu peux ouvrir bébé ? dit Mathilde a voix haute, occupée à faire le ménage.
— J'y vais mon amour.
— Tu peux ouvrir bébé ? dit Mathilde a voix haute, occupée à faire le ménage.
— J'y vais mon amour.
Lorsqu'il ouvre la porte, Charles s'emporte aussitôt.
— Casse-toi ! lance-t-il à sa propre mère.
— S'il te plaît, laisse-moi juste vous parler deux minutes, le supplie Viviane.
— C'est trop tard, dégage !
— C'est qui bébé ? intervient Mathilde.
— Bonjour Mathilde, est-ce que je peux entrer deux minutes ? lui demande sa future belle-mère.
— Oui, bien sûr. Entrez, je vous en prie.
— Non, elle n'a pas le temps, tente Charles.
— Bébé, nous vivons ensemble, mais je ne veux pas que me dise qui je dois laisser rentrer chez nous.
— Casse-toi ! lance-t-il à sa propre mère.
— S'il te plaît, laisse-moi juste vous parler deux minutes, le supplie Viviane.
— C'est trop tard, dégage !
— C'est qui bébé ? intervient Mathilde.
— Bonjour Mathilde, est-ce que je peux entrer deux minutes ? lui demande sa future belle-mère.
— Oui, bien sûr. Entrez, je vous en prie.
— Non, elle n'a pas le temps, tente Charles.
— Bébé, nous vivons ensemble, mais je ne veux pas que me dise qui je dois laisser rentrer chez nous.
Charles est piqué au vif. En tentant d'imposer son refus à faire entrer sa mère chez eux, il ne laisse pas le choix à Mathilde d'accueillir qui elle souhaite. Et ce n'est absolument pas l'homme qu'il veut être pour elle. Il veut qu'elle soit entièrement libre de ses choix. Toutefois, ne voulant pas lui parler, il décide de quitter l'appartement pour ne pas voir celle qu'il considère comme une intruse. Viviane tente de le retenir, mais elle n'a pas le temps de donner le moindre argument pour l'empêcher de partir. Elle se retrouve seule avec Mathilde.
— Souhaitez-vous vous asseoir ? demande la maîtresse des lieux.
— Je te crois, dit-elle avant même d'accepter la proposition de sa future belle-fille.
— Souhaitez-vous vous asseoir ? demande la maîtresse des lieux.
— Je te crois, dit-elle avant même d'accepter la proposition de sa future belle-fille.
Ces mots entendus pour la première fois par quelqu'un d'autre que Charles la soulage. Elle va s'asseoir sur le canapé, accompagnée par Viviane.
— Je suis désolée d'avoir mis si longtemps à ouvrir les yeux, déclare, les larmes aux yeux, la mère de son futur mari. Bruno est un monstre !
— Je ne vous en veux pas, répond simplement Mathilde.
— Mais moi je m'en veux. Terriblement. Je n'aurais jamais dû douter de toi en sachant que tu as toujours été honnête envers nous.
— Je vous assure que je ne vous en veux pas.
— Il faut que je te dise quelque chose, lance-t-elle. Il y a quelques semaines, j'ai été au commissariat pour dénoncer Bruno pour ce qu'il t'a fait.
— C'est très gentil de votre part, mais ce n'était pas à vous de faire ça.
— J'ai senti que je devais faire ça pour toi et pour les autres.
— Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il y en a d'autres ?
— Je suis entré en contact avec ses ex. Enfin, toutes celles que je connais. Et l'une d'entre elle m'a avoué qu'il avait couché avec elle alors qu'elle n'en avait pas envie.
— Je suis désolée d'avoir mis si longtemps à ouvrir les yeux, déclare, les larmes aux yeux, la mère de son futur mari. Bruno est un monstre !
— Je ne vous en veux pas, répond simplement Mathilde.
— Mais moi je m'en veux. Terriblement. Je n'aurais jamais dû douter de toi en sachant que tu as toujours été honnête envers nous.
— Je vous assure que je ne vous en veux pas.
— Il faut que je te dise quelque chose, lance-t-elle. Il y a quelques semaines, j'ai été au commissariat pour dénoncer Bruno pour ce qu'il t'a fait.
— C'est très gentil de votre part, mais ce n'était pas à vous de faire ça.
— J'ai senti que je devais faire ça pour toi et pour les autres.
— Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il y en a d'autres ?
— Je suis entré en contact avec ses ex. Enfin, toutes celles que je connais. Et l'une d'entre elle m'a avoué qu'il avait couché avec elle alors qu'elle n'en avait pas envie.
Mathilde se doute que Bruno a facilement pu avoir ce type de comportement, mais elle se doute aussi que ces propos sont difficilement vérifiables et que son ex ne serait probablement jamais crue.
— S'il te plait Mathilde, va au commissariat pour porter plainte contre Bruno, l'implore Viviane.
— Non ! Je refuse de vous causer du tort, répond simplement Mathilde.
— Tu ne nous en causera pas puisque je te crois. S'il te plaît, si tu ne fais rien, il risquerait de s'en prendre à d'autres filles comme toi.
— Comment ça “d'autres filles comme moi” ?
— En parlant avec ses ex, elles ont toutes confirmées qu'il essayait de les faire ressembler à toi. Tu l'obsèdes.
— Si tout cela est vrai, alors il devrait se calmer. Il m'a possédée, il a donc eu ce qu'il voulait.
— Mais c'est avec Charles que tu es. Il pourrait s'en prendre à d'autres filles parce qu'il n'est pas avec toi.
— Je suis désolée, mais comme je vous l'ai dit, je refuse d'être responsable de la destruction de votre famille en allant porter plainte.
— Ce n'est pas toi qui l'a détruite, c'est lui. Avec ce qu'il t'a fait.
— Je refuse de perdre Charles en portant plainte contre son frère.
— Mon fils t'aime, jamais tu ne le perdras pour ce que son frère t'a fait.
— Peut-être qu'un jour, il voudra lui reparler. Et je refuse qu'il ne puisse pas le faire à cause de moi. En plus de ça, vous avez dit que vous me croyez, mais votre mari n'est pas là. J'en conclus que vous êtes la seule des deux à me croire. Votre mari le soutient toujours. Je ne veux pas que tout cela vous porte préjudice et que votre mari décide de divorcer parce que vous me soutenez et pas lui.
— Si tu portes plainte, il saura que tout est vrai et il te croira.
— Je vous aime beaucoup trop, vous et votre mari, pour prendre ce risque.
— S'il te plait Mathilde, va au commissariat pour porter plainte contre Bruno, l'implore Viviane.
— Non ! Je refuse de vous causer du tort, répond simplement Mathilde.
— Tu ne nous en causera pas puisque je te crois. S'il te plaît, si tu ne fais rien, il risquerait de s'en prendre à d'autres filles comme toi.
— Comment ça “d'autres filles comme moi” ?
— En parlant avec ses ex, elles ont toutes confirmées qu'il essayait de les faire ressembler à toi. Tu l'obsèdes.
— Si tout cela est vrai, alors il devrait se calmer. Il m'a possédée, il a donc eu ce qu'il voulait.
— Mais c'est avec Charles que tu es. Il pourrait s'en prendre à d'autres filles parce qu'il n'est pas avec toi.
— Je suis désolée, mais comme je vous l'ai dit, je refuse d'être responsable de la destruction de votre famille en allant porter plainte.
— Ce n'est pas toi qui l'a détruite, c'est lui. Avec ce qu'il t'a fait.
— Je refuse de perdre Charles en portant plainte contre son frère.
— Mon fils t'aime, jamais tu ne le perdras pour ce que son frère t'a fait.
— Peut-être qu'un jour, il voudra lui reparler. Et je refuse qu'il ne puisse pas le faire à cause de moi. En plus de ça, vous avez dit que vous me croyez, mais votre mari n'est pas là. J'en conclus que vous êtes la seule des deux à me croire. Votre mari le soutient toujours. Je ne veux pas que tout cela vous porte préjudice et que votre mari décide de divorcer parce que vous me soutenez et pas lui.
— Si tu portes plainte, il saura que tout est vrai et il te croira.
— Je vous aime beaucoup trop, vous et votre mari, pour prendre ce risque.
Face à l'obstination de Mathilde qui refuse de détruire une famille déjà détruite par l'absence de Charles et dont la solidité du reste est fortement ébranlée, Viviane abdique. Elle se rend compte que Mathilde est une trop bonne personne pour oser déchirer davantage une famille dont le reste des membres pourraient prendre un parti différent. Elle fait la bise à sa future belle-fille et rejoint la porte d'entrée.
— Je peux te poser une dernière question ? demande Viviane.
— Oui, bien sûr.
— Vous êtes déjà mariés Charles et toi ?
— Non.
— Et vous avez prévu de le faire ?
— Oui, c'est un projet. Mais je ne sais pas ce qui viendra le plus vite entre le mariage ou un bébé.
— Je sais que Charles refuse de me voir. Mais est-ce que tu acceptes que je vienne à votre mariage ?
— Bien sûr. Vous serez toujours la bienvenue, que ce soit chez nous ou même à notre mariage.
— Dans ce cas, est-ce que tu pourras convaincre Charles de me laisser au moins assister à votre mariage ? Je peux comprendre qu'il refuse d'être présent quand je suis chez vous, mais essaie au moins de le convaincre pour ce jour-là.
— Je vous promets d'essayer.
— Je peux te poser une dernière question ? demande Viviane.
— Oui, bien sûr.
— Vous êtes déjà mariés Charles et toi ?
— Non.
— Et vous avez prévu de le faire ?
— Oui, c'est un projet. Mais je ne sais pas ce qui viendra le plus vite entre le mariage ou un bébé.
— Je sais que Charles refuse de me voir. Mais est-ce que tu acceptes que je vienne à votre mariage ?
— Bien sûr. Vous serez toujours la bienvenue, que ce soit chez nous ou même à notre mariage.
— Dans ce cas, est-ce que tu pourras convaincre Charles de me laisser au moins assister à votre mariage ? Je peux comprendre qu'il refuse d'être présent quand je suis chez vous, mais essaie au moins de le convaincre pour ce jour-là.
— Je vous promets d'essayer.
Viviane quitte l'appartement et reprend la direction de chez elle. En ouvrant la porte, son mari l'accueille chaleureusement.
— Comment va ton amie ? lui demande-t-il.
— Elle va bien. Elle est un peu débordée avec son travail, mais sinon ça va.
— Comment va ton amie ? lui demande-t-il.
— Elle va bien. Elle est un peu débordée avec son travail, mais sinon ça va.
Elle sait que tant que Mathilde refusera de porter plainte, elle doit continuer de mentir à son mari sur ses activités. Et maintenant qu'elle sait que Mathilde accepte de la recevoir chez elle, elle devra constamment trouver des prétextes pour s'absenter afin de voir sa future belle-fille et d'essayer de la convaincre de faire le nécessaire pour que les crimes de son fils s'arrêtent.
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Commentaires ()
Bravo !!!!
vivement la suite , bonne écriture ^^