Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 4 · Briser ses liens pour en créer d'autres
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 4 · Briser ses liens pour en créer d'autres
En quittant la maison de ses parents, Charles fulmine et prend naturellement la direction de chez la seule personne qui compte maintenant pour lui. Il se dirige chez Mathilde. Mais dans son état d'énervement, il préfère s'y rendre à pied pour essayer de se calmer avant d'arriver chez elle.
Il arrive finalement devant chez elle après plus de deux heures de marche. Pourtant, il n'est pas encore totalement apaisé. Il sonne à la porte de chez son amie et celle-ci lui ouvre rapidement.
— Je suis désolé, dit-il dès qu'il l'aperçoit.
— Je suis désolé, dit-il dès qu'il l'aperçoit.
Mathilde le laisse entrer et referme la porte derrière lui. Elle pense dans un premier temps que l'homme qu'elle aime veut s'excuser pour le comportement qu'il a eu quelques jours auparavant. Il la prend dans ses bras et la serre contre lui.
— Je suis désolé, répète-t-il. Tu avais raison.
— À quel propos ? demande-t-elle en quittant ses bras et en l'invitant à s'assoir sur le canapé.
— Je ne suis pas un ami aussi fiable que tu aimerais que je sois. J'étais chez mes parents et quand l'autre connard est arrivé, je n'ai pas réussi à tenir la promesse que je t'ai faite.
— Ce n'est pas grave. Je ne t'en veux pas.
— Et le pire dans tout ça, c'est qu'ils ont préféré le croire lui !
— C'est normal, c'est leur fils.
— Mais moi aussi je suis leur fils. Ils ont fait leur choix. Maintenant ils n'ont qu'à assumer.
— Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
— Je ne veux plus les revoir. Et j'irais même plus loin, je ne veux plus rien avoir à faire avec eux.
— Tu dis ça sous le coup de la colère, tente de l'apaiser Mathilde.
— Non, j'ai bien réfléchi. Je ne veux vraiment plus rien qui me rattache à eux. Je veux t'épouser pour prendre ton nom de famille ! lance-t-il à sa meilleure amie.
— Je suis désolé, répète-t-il. Tu avais raison.
— À quel propos ? demande-t-elle en quittant ses bras et en l'invitant à s'assoir sur le canapé.
— Je ne suis pas un ami aussi fiable que tu aimerais que je sois. J'étais chez mes parents et quand l'autre connard est arrivé, je n'ai pas réussi à tenir la promesse que je t'ai faite.
— Ce n'est pas grave. Je ne t'en veux pas.
— Et le pire dans tout ça, c'est qu'ils ont préféré le croire lui !
— C'est normal, c'est leur fils.
— Mais moi aussi je suis leur fils. Ils ont fait leur choix. Maintenant ils n'ont qu'à assumer.
— Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
— Je ne veux plus les revoir. Et j'irais même plus loin, je ne veux plus rien avoir à faire avec eux.
— Tu dis ça sous le coup de la colère, tente de l'apaiser Mathilde.
— Non, j'ai bien réfléchi. Je ne veux vraiment plus rien qui me rattache à eux. Je veux t'épouser pour prendre ton nom de famille ! lance-t-il à sa meilleure amie.
Mathilde est surprise par cet aveu. Ils ne sont pas ensemble, pourtant il lui parle de mariage. Bien sûr, elle avait déjà espéré et imaginé qu'un jour, après quelques temps de relation, il la demande en mariage. Mais elle ne s'attendait clairement pas à ce type de demande, ni à cette raison pour laquelle il veut se marier avec elle.
— Je t'avoue que je ne m'attendais pas à ça, lui dit-elle en souriant.
— Je suis sérieux ! répond-il en la fixant dans les yeux.
— Tu n'as pas besoin de m'épouser pour changer ton nom de famille, lui fait-elle savoir. C'est juste un peu plus long, mais tu peux le faire d'une façon plus classique.
— Tu sais très bien que ce n'est pas la seule raison, lui rappelle-t-il.
— Si ce n'est pas la seule raison, alors montre-moi l'autre raison qui fait que tu voudrais te marier avec moi.
— Je t'avoue que je ne m'attendais pas à ça, lui dit-elle en souriant.
— Je suis sérieux ! répond-il en la fixant dans les yeux.
— Tu n'as pas besoin de m'épouser pour changer ton nom de famille, lui fait-elle savoir. C'est juste un peu plus long, mais tu peux le faire d'une façon plus classique.
— Tu sais très bien que ce n'est pas la seule raison, lui rappelle-t-il.
— Si ce n'est pas la seule raison, alors montre-moi l'autre raison qui fait que tu voudrais te marier avec moi.
Elle vient de lui lancer la perche. Elle le regarde en attendant de voir ce qu'il compte faire. Elle espère qu'il ne va pas se dégonfler comme l'autre jour et qu'il va poser ses lèvres sur les siennes. Elle espère qu'il va prendre conscience qu'avec lui, elle sera toujours consentante et qu'il n'a pas à se retenir de l'embrasser ou de la prendre dans ses bras. Charles hésite. Il redoute encore un peu qu'elle voit ses baisers comme une agression suite à ce qu'elle a subit. Il avance lentement son visage de celui de la femme qu'il aime. Puis il passe tendrement une main derrière sa tête et constate que Mathilde ne fait aucun geste pour tenter de le repousser. Il approche encore un peu plus ses lèvres de celles de son amie et, n'y tenant plus, c'est finalement elle qui vient combler la distance qui séparait encore leurs bouches l'une de l'autre.
Charles est surpris pendant une fraction de seconde que sa meilleure amie pose sa bouche sur la sienne. Mais finalement, les lèvres de Mathilde sont si délicieuses qu'il ne parvient pas à s'en détacher. Il tente de faire glisser sa langue dans la bouche de celle qui était encore son amie jusqu'à ce baiser. Et rapidement, leurs langues se touchent et dansent ensemble. Comme pour apprécier davantage ce baiser qu'ils échangent pour la première fois, Charles serre Mathilde contre lui et s'allonge avec elle sur le canapé.
Même s'il a très envie d'aller plus loin et de tenter de passer ses mains sous les vêtements de son amie, Charles se retient. Il ne veut pas la brusquer au risque de lui rappeler des mauvais souvenirs. Il se contente de l'embrasser tout en gardant ses mains éloignées des zones sensibles. Mathilde est soulagée d'être embrassée par l'homme qu'elle aime. Ce geste met fin à une attente de plusieurs années.
Après avoir échangé quelques longs baisers, ils se redressent du canapé.
— Je t'aime, dit Mathilde.
— Je t'ai toujours aimé, répond Charles. Depuis le premier jour où je t'ai rencontrée.
— Je t'aime, dit Mathilde.
— Je t'ai toujours aimé, répond Charles. Depuis le premier jour où je t'ai rencontrée.
Ils ne reparlent pas de la demande en mariage assez spéciale qui a été faite quelques minutes avant cela. Mais au moins, Mathilde sait que s'ils se marient un jour, ce sera pour la raison la plus naturelle pour laquelle deux personnes s'unissent. Ce sera un mariage basé sur l'amour et non pour un simple changement de nom.
Ils passent le reste de la journée à rester assis sur le canapé sans quitter les bras de l'autre. Et leurs bouches sont constamment attirées l'une par l'autre. Si bien qu'il se passe rarement plus de quelques minutes sans qu'ils éprouvent le besoin de s'embrasser. Parfois il s'agit simplement d'un contact de leurs lèvres, mais parfois, leurs langues s'unissent. Leur amitié existera toujours puisque c'est aussi la base de leur relation. Mais maintenant, ce ne sont plus simplement des amis, ils forment ce qu'ils espéraient tous les deux sans oser se l'avouer auparavant. Ils sont maintenant en couple.
Quelques heures plus tard, pour célébrer leur début de relation, Charles décide de préparer le repas pour le dîner. Bien sûr, ils pourraient aller au restaurant, mais il n'aurait pas cuisiné ce que Mathilde aurait mangé. Là, même s'il est loin d'être un grand cuisinier, il veut faire l'effort de lui préparer un plat qu'elle aime. Sachant que celle qui est maintenant sa compagne depuis quelques heures aime aussi les choses simples, il fait cuire des pâtes dans un premier temps, avant de les mettre dans un plat pour en faire un gratin qu'il met ensuite au four. Pour la viande, ce sera un pavé de saumon.
Mathilde observe son ami préparer le repas. Ce n'est pas la première fois qu'elle le voit cuisiner et elle sait déjà qu'elle mangera bien, car même si elle sait qu'il n'a pas le talent d'un chef étoilé, il se débrouille assez bien. Et au moment de passer à table, ils échangent un nouveau baiser. Mathilde n'est pas surprise d'apprécier le repas. Elle regarde l'homme qu'elle aime en lui souriant. Elle le trouve encore plus beau maintenant qu'ils ont échangé leurs premiers baisers. Et c'est tout à fait normal car Charles est très heureux d'avoir pu embrasser la femme qu'il aime depuis si longtemps.
Le soir venu, les deux amoureux hésitent. Il est vrai que si Mathilde n'avait jamais été agressée sexuellement, elle n'aurait pas hésité à l'inviter pour rester dormir ensemble sans se soucier de ce à quoi cela aurait pu aboutir. Mais même s'ils ont déjà partagé un lit ensemble depuis qu'elle a été violée, elle a un peu peur qu'en raison de ce nouveau chapitre de leur relation, Charles ait des envies que tout homme en couple serait libre d'avoir et qu'il lui proposerait de les combler. De son côté, Charles hésite à lui proposer de rester dormir chez elle par peur qu'elle ressente sa demande comme une proposition pour aller au-delà des barrières qu'ils n'ont jamais franchies jusque là, alors qu'en réalité, il veut simplement passer une nuit avec la femme qu'il aime.
— Tu veux rester dormir ici cette nuit ? propose Mathilde qui ne sait pas vraiment si elle devait lui faire proposition par politesse ou si elle devait le laisser rentrer chez lui.
— Avec plaisir. Mais je ne voudrais pas que tu te fasses de fausses idées parce que nous sommes maintenant ensemble.
— Pour être tout à fait franche avec toi, j'avoue que ça m'a traversé l'esprit que tu me fasses cette proposition.
— Et pour être parfaitement honnête avec toi en retour, je t'avoue que comme à chaque fois que nous dormons ensemble, je vais avoir envie de te faire l'amour. Mais je sais me contenir et je saurais être patient.
— Merci, lui dit-elle en l'embrassant.
— Tu veux rester dormir ici cette nuit ? propose Mathilde qui ne sait pas vraiment si elle devait lui faire proposition par politesse ou si elle devait le laisser rentrer chez lui.
— Avec plaisir. Mais je ne voudrais pas que tu te fasses de fausses idées parce que nous sommes maintenant ensemble.
— Pour être tout à fait franche avec toi, j'avoue que ça m'a traversé l'esprit que tu me fasses cette proposition.
— Et pour être parfaitement honnête avec toi en retour, je t'avoue que comme à chaque fois que nous dormons ensemble, je vais avoir envie de te faire l'amour. Mais je sais me contenir et je saurais être patient.
— Merci, lui dit-elle en l'embrassant.
Charles se déshabille devant son amie puis se retourne pour la laisser se dévêtir. Sur ce point, il montre autant de respect envers elle qu'avant que leur relation évolue. Mathilde retire ses vêtements et une fois en sous-vêtements, elle hésite à retirer tout le reste. Mais finalement, pour cette première nuit en tant que couple, elle préfère garder quelque chose sur elle. Peut-être pour se protéger d'une éventuelle agression. Une fois dans le lit et les draps sur elle, elle indique à Charles qu'il peut se retourner et venir dans le lit. Il lève les draps et en profite pour jeter un œil à la tenue nocturne de la femme qu'il aime. Il constate qu'elle a gardé ses sous-vêtements mais ne lui dit rien.
Aussitôt son homme allongé dans le lit, Mathilde vient se blottir contre lui. Elle passe sa main sur le torse nu de l'homme avec qui elle veut partager le reste de ses jours. Puis elle dépose un baiser sur son épaule. Charles se retourne et embrasse la femme qu'il aime. Il passe sa main dans son dos et descend progressivement. En arrivant au niveau du bassin de Mathilde, il hésite quelques secondes avant de remonter sa main là où elle était auparavant. Mathilde aurait accepté sa main posée sur sa fesse, mais elle apprécie qu'il ne tente rien dès leur premier soir. Et après de longs baisers échangés, ils finissent par s'endormir.
En dehors des baisers qu'ils s'échangent, cette première nuit n'est pas très différente de celles qu'ils ont pu passer ensemble auparavant, ce qui est rassurant pour Mathilde. Elle avait raison. Elle sait que Charles est un homme sincère avec elle et qu'il la respecte.
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Commentaires ()
Je croise les doigts pour eux et vivement la suite
On a envie de voir évoluer leur relation et on a aussi le secret espoir de voir tous les mauvais payer leurs actes ...
Vivement la suite