Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les ravages oubliés du viol — Chapitre 2 · Un regard différent
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les ravages oubliés du viol
Chapitre 2 · Un regard différent
Charles est allongé chez lui, à quelques pas de sa porte. Il est incapable de se relever. Son grand frère a été beaucoup plus fort que lui. Il reste au sol le temps de récupérer des forces. Après une vingtaine de minutes, il entend la sonnette de sa porte. Il n'a pas envie d'aller voir de qui il s'agit. Si vraiment c'est important, la personne repassera ou laissera un mot dans la boîte aux lettres.
Il voit que la personne derrière la porte appuie sur la poignée. Dans quelques secondes, cette personne va s'introduire chez lui, mais il n'a pas la force de lutter et d'empêcher cette personne d'entrer.
— Oh mon dieu, que t'est-il arrivé ? demande Mathilde en panique en voyant son meilleur ami au sol.
— J'ai eu une discussion avec lui.
— Oh mon dieu, que t'est-il arrivé ? demande Mathilde en panique en voyant son meilleur ami au sol.
— J'ai eu une discussion avec lui.
Charles n'ose plus prononcer son prénom, ni même le lien qu'il a avec lui. En ayant violé sa meilleure amie, même s'il n'avait pas été amoureux d'elle, il ne mérite plus d'avoir une quelconque reconnaissance.
— Tu n'aurais pas dû faire ça, lui dit Mathilde.
— Je voulais essayer de te protéger de lui. Mais j'ai échoué.
— Il ne faut pas t'en vouloir. Tu ne peux pas protéger tout le monde de tout ce qui peut arriver.
— Tu n'aurais pas dû faire ça, lui dit Mathilde.
— Je voulais essayer de te protéger de lui. Mais j'ai échoué.
— Il ne faut pas t'en vouloir. Tu ne peux pas protéger tout le monde de tout ce qui peut arriver.
Même si Charles n'a pas réussi à prendre le dessus sur son grand frère, Mathilde est rassurée de savoir que son meilleur ami est prêt à tout tenter pour éviter qu'il lui arrive quoi que ce soit. Ses sentiments, déjà très forts envers lui, s'amplifient davantage en sachant cela. Elle l'aide à se relever et va l'allonger sur son lit. Ils basculent tous les deux et elle se retrouve sur lui. Même s'il a le visage tuméfié, elle a très envie de l'embrasser pour le remercier de tout ce qu'il est prêt à faire pour elle, mais aussi parce qu'elle l'aime. Toutefois, ne sachant pas si ses sentiments sont partagés, elle arrive à lutter contre ses envies et elle se dégage de son meilleur ami. Elle lui retire ses chaussures et l'allonge correctement. Elle retire ensuite ses propres chaussures et vient s'allonger à ses côtés pour s'assurer qu'il va bien.
Après environ une heure, Charles va déjà mieux. Il récupère progressivement. Il se tourne vers la femme qu'il aime et commence à passer un bras autour d'elle. Mais il se ravise aussitôt. Vu ce qu'elle a subi, il a peur que le moindre de ses gestes soit mal interprété et qu'elle le prenne comme une nouvelle agression.
— Pourquoi tu as retiré ton bras ? demande Mathilde.
— Parce que je l'ai posé sur toi sans te le demander.
— S'il te plaît, ne commence pas à me voir comme ça, lui dit-elle un peu peinée de savoir qu'il ne la voit plus comme une amie mais comme une victime.
— Je suis désolé. Ça veut dire que tu acceptes que je mette mon bras autour de toi ?
— Bien sûr. Je sais que tu n'es pas comme lui et que je ne risque rien avec toi.
— D'accord. Mais n'hésite pas à m'en parler si quelque chose te gêne dans mon comportement.
— Je viens de te dire de ne pas me voir comme ça, lui rappelle-t-elle. Je ne veux pas que ton regard sur moi change à cause de ce que je t'ai dit l'autre jour.
— Désolé. Je vais faire des efforts.
— Pourquoi tu as retiré ton bras ? demande Mathilde.
— Parce que je l'ai posé sur toi sans te le demander.
— S'il te plaît, ne commence pas à me voir comme ça, lui dit-elle un peu peinée de savoir qu'il ne la voit plus comme une amie mais comme une victime.
— Je suis désolé. Ça veut dire que tu acceptes que je mette mon bras autour de toi ?
— Bien sûr. Je sais que tu n'es pas comme lui et que je ne risque rien avec toi.
— D'accord. Mais n'hésite pas à m'en parler si quelque chose te gêne dans mon comportement.
— Je viens de te dire de ne pas me voir comme ça, lui rappelle-t-elle. Je ne veux pas que ton regard sur moi change à cause de ce que je t'ai dit l'autre jour.
— Désolé. Je vais faire des efforts.
Charles pose son bras autour de la taille de sa meilleure amie. Mais même si elle laisse l'homme qu'elle aime poser son bras sur elle, Mathilde est un peu déçue. Si elle avait su que son ami aurait un regard différent sur elle, elle ne lui aurait peut-être pas parlé de ce qui lui est arrivé. Il était différent tant qu'il ignorait ce qu'elle avait subi. Quant à Charles, même si son amie lui a demandé, il ne sait pas s'il arrivera un jour à ne plus poser ses yeux sur elle et à l'imaginer souffrir. Car même s'il se doute que ce n'est pas ce qu'il s'est passé, dans sa tête, il imagine Mathilde allongée sur une table dans une cave lugubre implorant la pitié à son tortionnaire qui est en train d'abuser d'elle. Il sait que cette image qu'il se fait du viol de son amie est illogique, car il sait que son frère n'a pas de cave et que ça s'est passé dans son appartement. Mais pour lui, cet acte étant quelque chose d'immonde, il ne peut s'empêcher de penser que cela a également eu lieu dans un endroit immonde.
Mathilde reste allongée sur le lit de son ami pendant toute la durée nécessaire. Quand elle voit Charles se relever, elle se relève à son tour et fait le tour du lit pour s'assurer qu'il va bien.
— Tu es sûr que tu peux te lever ? s'inquiète-t-elle.
— Oui. Il m'a bien affaibli, mais maintenant ça va mieux. Merci d'être restée à mes côtés pendant tout ce temps.
— C'est normal. Je n'allais pas te laisser comme ça.
— Pourtant, c'est ce qui se serait passé si tu n'étais pas venue.
— Mais j'étais là. Donc j'ai pris soin de toi. C'est ce que les amis font.
— Dans ce cas, tu es une meilleure amie que moi, puisque je n'ai pas été...
— Stop ! le coupe-t-elle. Je t'ai dit d'arrêter d'en reparler. Et qu'est-ce que tu pouvais faire ? Tu étais à l'hôpital, plongé dans le coma.
— Désolé. J'arrête.
— Tu es sûr que tu peux te lever ? s'inquiète-t-elle.
— Oui. Il m'a bien affaibli, mais maintenant ça va mieux. Merci d'être restée à mes côtés pendant tout ce temps.
— C'est normal. Je n'allais pas te laisser comme ça.
— Pourtant, c'est ce qui se serait passé si tu n'étais pas venue.
— Mais j'étais là. Donc j'ai pris soin de toi. C'est ce que les amis font.
— Dans ce cas, tu es une meilleure amie que moi, puisque je n'ai pas été...
— Stop ! le coupe-t-elle. Je t'ai dit d'arrêter d'en reparler. Et qu'est-ce que tu pouvais faire ? Tu étais à l'hôpital, plongé dans le coma.
— Désolé. J'arrête.
Charles vient naturellement prendre Mathilde dans ses bras en s'excusant. Elle se serre contre lui et lui pardonne sa maladresse. Il lui caresse les cheveux et le dos. Elle prend sa tête dans ses bras.
— Si tu es d'accord, demain, j'irai parlé à mes parents, annonce-t-il.
— Pourquoi faire ?
— Je veux qu'ils sachent que leur fils est une véritable ordure.
— Non, ne fais pas ça.
— Pourquoi ?
— C'est leur fils, ils risquent de ne jamais te croire.
— Je suis leur fils aussi. Pourquoi le croiraient-ils lui et pas moi ?
— Parce que les parents s'imaginent difficilement que leur fils fasse des choses comme ça.
— D'accord. Dans ce cas, je respecte ton choix de ne pas leur en parler. Mais je t'avoue que si je me retrouve avec lui dans un repas de famille, je risque de ne pas réussir à garder mon calme.
— Si je compte pour toi, il faudra que tu fasses l'effort.
— Bien sûr que tu comptes pour moi. Et plus que tu ne l'imagines.
— Si tu es d'accord, demain, j'irai parlé à mes parents, annonce-t-il.
— Pourquoi faire ?
— Je veux qu'ils sachent que leur fils est une véritable ordure.
— Non, ne fais pas ça.
— Pourquoi ?
— C'est leur fils, ils risquent de ne jamais te croire.
— Je suis leur fils aussi. Pourquoi le croiraient-ils lui et pas moi ?
— Parce que les parents s'imaginent difficilement que leur fils fasse des choses comme ça.
— D'accord. Dans ce cas, je respecte ton choix de ne pas leur en parler. Mais je t'avoue que si je me retrouve avec lui dans un repas de famille, je risque de ne pas réussir à garder mon calme.
— Si je compte pour toi, il faudra que tu fasses l'effort.
— Bien sûr que tu comptes pour moi. Et plus que tu ne l'imagines.
Cette phrase fait mouche dans la tête de Mathilde. Si elle compte plus pour lui qu'elle ne l'imagine, cela signifie probablement qu'elle compte autant qu'elle l'espère. C'est la première fois qu'il lui fait cet aveu.
— Dis-moi à quel point je compte pour toi si c'est plus que je ne l'imagine, lui dit-elle.
— Tu es ma meilleure amie. Donc tu comptes énormément.
— Ça je le sais que je suis ta meilleure amie. Mais ça ne me dit pas à quel point je compte pour toi.
— Je ne sais pas vraiment.
— Je compte plus que ton meilleur ami ?
— Oui.
— Plus que tes ex ?
— Oui, beaucoup plus que mes ex.
— Donc je compte plus que des filles que tu as aimées ?
— Qu'est-ce que tu essaies de me faire dire ?
— Je cherche simplement à savoir à quel point je compte pour toi.
— Dis-moi à quel point je compte pour toi si c'est plus que je ne l'imagine, lui dit-elle.
— Tu es ma meilleure amie. Donc tu comptes énormément.
— Ça je le sais que je suis ta meilleure amie. Mais ça ne me dit pas à quel point je compte pour toi.
— Je ne sais pas vraiment.
— Je compte plus que ton meilleur ami ?
— Oui.
— Plus que tes ex ?
— Oui, beaucoup plus que mes ex.
— Donc je compte plus que des filles que tu as aimées ?
— Qu'est-ce que tu essaies de me faire dire ?
— Je cherche simplement à savoir à quel point je compte pour toi.
Même s'il ne lui dit pas, Mathilde à obtenu la réponse à sa question. Elle sait que ses sentiments pour lui sont partagés.
— Tu comptes autant pour moi que je compte pour toi, lui avoue-t-elle.
— Je n'en suis pas si sûr.
— Moi j'en suis sûre.
— Tu comptes autant pour moi que je compte pour toi, lui avoue-t-elle.
— Je n'en suis pas si sûr.
— Moi j'en suis sûre.
Mathilde avance ses lèvres vers celles de celui qu'elle aime. Elle rêve de ce moment depuis si longtemps. Mais au dernier moment, Charles tourne la tête.
— Arrête, ne fais pas ça, lui dit-il.
— Pourquoi ? Je croyais que c'était ce que tu ressentais aussi.
— Oui, c'est le cas. Tu l'as deviné, je suis amoureux de toi. Mais je ne te mérite pas.
— Pourquoi ?
— Parce que malgré moi, je suis son frère. Donc tu ne peux pas aimer le frère de celui qui t'a fait tant de mal.
— Arrête, ne fais pas ça, lui dit-il.
— Pourquoi ? Je croyais que c'était ce que tu ressentais aussi.
— Oui, c'est le cas. Tu l'as deviné, je suis amoureux de toi. Mais je ne te mérite pas.
— Pourquoi ?
— Parce que malgré moi, je suis son frère. Donc tu ne peux pas aimer le frère de celui qui t'a fait tant de mal.
Mathilde est très déçue. Elle quitte l'appartement de Charles en pleurant. Il lui avait promis d'arrêter de la voir comme une victime, mais au final, elle a conscience qu'il la verra toujours de cette façon. Et parce que son tortionnaire est son propre frère, il s'auto-flagelle en refusant de débuter une histoire qui pourrait être la plus belle de leur vie.
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Commentaires ()
Vont ils réussir à s’aimer ces deux là ?
Suspense
Une ordure de ce genre doit plus apprécier sa voiture que les gens...
Histoire très intéressante...merci de ce récit.