Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'éclosion d'un amour partagé — Chapitre 6 · A la recherche de notre épanouissement (1ère partie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'éclosion d'un amour partagé
Chapitre 6 · A la recherche de notre épanouissement (1ère partie)
Chapitre 6 – A la recherche de notre épanouissement (1ère partie)
Rubrique : Érotique
Après s'être mariés en petit comité, Nicole et François vivent quelques années comme la plupart des gens. Heureux dans leur union, ils espèrent ardemment l'arrivée d'un bébé que Dame Nature tarde à livrer. Petit à petit, cette vie «tranquille» finit par révéler une forme d'ennui, de normalité qui commence à peser sur le couple.
En ce jour de Noël 2022, âgé désormais de 40 ans, je suis pensif, attablé devant une couronne de l'avent qui finit de se consumer dans la cuisine du chalet de Champéry. Les parents de Nicole sont toujours très heureux de nous le prêter.
Face à cette lueur blafarde et profitant que Nicole dorme encore, je m'interroge. Est-ce bien la vie que j'imaginais avoir ? Autant j'adore ma p'tite Puce, autant je sens qu'il me, nous, manque quelque chose. Le fait de ne pas avoir d'enfant et même si, scientifiquement, rien ne révèle une impossibilité de procréer tant pour Nicole que pour moi, je me prends à rêver d'une vie intime plus aboutie.
Les souvenirs des années passées en trouple avec Nina ressurgissent de plus en plus fréquemment dans ma tête. Bien sûr, Nina nous manque, mais le temps devrait avoir fait son œuvre. J'en déduis que tout ceci est avivé par le manque d'adrénaline, l'absence de nouveautés, l'étiolement des plaisirs débridés que nous connaissions. Il faut que l'on réagisse, Nicole et moi.
D'ailleurs, à 35 ans, Nicole est certainement encore plus concernée. Mi-trentenaire, on est encore vaillant, curieux et souvent audacieux. Et je remarque, depuis quelque temps, qu'elle sort de plus en plus souvent avec Mélanie, son amie et confidente de toujours. Certainement pour se donner un peu d'air, mais je ne peux m'empêcher de craindre qu'elle cherche vraiment quelque chose ou quelqu'un... sans moi !
Nicole m'a plusieurs fois dit qu'il serait cool de pimenter un peu notre vie et pas seulement sexuel. Et je me convaincs qu'il est primordial sinon indispensable d'en parler sérieusement, en adultes responsables que nous sommes... surtout moi (je plaisante bien entendu).
Après quelques minutes, j'entends craquer le plancher de la chambre, je distingue quelques pas, puis le bruit de la douche me confirme que Nicole s'est réveillée et qu'une nouvelle journée commence et pas n'importe laquelle... Noël !
Pour faire de Noël un jour spécial, nous avons invité, pour la soirée, un couple d'amis, Jean-Claude et Nadège. Nous avons fait connaissance il y a quelques années, sur les pistes de ski. Jean-Claude et Nadège ont un petit studio à Champéry qu'ils louent à chaque saison d'hiver. Nous nous sommes rencontrés fortuitement à la terrasse d'un restaurant d'altitude, il y a quatre ans de cela. Nous avions sympathisé très rapidement. Jean-Claude est un artisan indépendant et s'occupe de faire tourner sa menuiserie, alors que son épouse, Nadège, en assume le travail administratif et comptable. Comme nous, ils n'ont pas d'enfant. Mais chez eux, le problème est identifié, c'est Jean-Claude qui est malheureusement stérile.
Comme je vous sais curieuses et curieux, je vous fais un petit descriptif de leur physique :
Nadège a 33 ans, assez grande, environ 175 centimètres, des jambes très élancées, un corps harmonieux et une poitrine qui me rappelle celle de Nina, assez voluptueuse tout en restant proportionnée. Pour le poids, je m'abstiens, tant Nadège que Jean-Claude ne sont pas passés à la pesée... Les yeux vairons de Nadège (un bleu et un vert) lui confèrent une touche singulière et un charme indéniable que ses cheveux courts et noirs comme le jais viennent surligner.
Jean-Claude, 41 ans, est bien charpenté (pour un menuisier... c'est les combles...). Du haut de ses 192 centimètres, il doit souvent se baisser pour entrer dans le chalet s'il ne souhaite pas laisser quelques cheveux blonds sur la poutre qui encadre le haut de la porte d'entrée. Évidemment, par les origines de ses parents (Danois tous les deux), la blondeur de sa tignasse bouclée s'agrémente de deux yeux bleus qui font tout leur effet. Et son regard peut être glaçant... lorsqu'il est fâché, par exemple, ou ravageur lorsqu'il est en mode séduction et qu'il veut faire comprendre à Nadège qu'il a très envie d'elle. Un regard de braise... à faire fondre toute la neige alentour.
Je sais déjà que nous passerons une excellente soirée. L'humour de Jean-Claude, la gentillesse et l'intelligence de Nadège ont toujours été très appréciés, aussi bien par Nicole que par votre serviteur. Et il n'y aura pas de «chichis», pas de cérémonial, une soirée très simple, avec apéritif (assiette valaisanne composée de charcuterie locale et de fromages qui ne le sont pas moins) puis ce sera la traditionnelle fondue au fromage, moitié-moitié (pour les connaisseurs : moitié Gruyère (le vrai que l'on peut comparer au Comté), moitié vacherin fribourgeois, ce dernier donnant une onctuosité au mélange, rien que d'y penser, je salive...). Bref, une soirée toute simple avec moult discussions et sans échanges de cadeaux... Comme on se connaît bien, la question a été abordée et, avec la sincérité qui nous anime, c'est naturellement que nous en avions admis le principe.
L'avantage des choses simples est notamment de pouvoir disposer de plus de temps... Et Nicole et moi avons décidé de nous offrir une journée de ski. La météo plus que clémente et la neige tombée en abondance ces derniers jours offrent des conditions auxquelles nous ne résistons pas.
Après sa douche, Nicole est venue me rejoindre dans la cuisine. J'ai eu le temps de lui préparer le petit-déjeuner et c'est ainsi que la journée a démarré. Nous nous réjouissons tous les deux de la visite, ce soir, de Nadège et de Jean-Claude. Nicole est particulièrement enjouée. Elle sait bien que, depuis quelque temps, j'ai remarqué un changement dans son comportement et que, de mon côté, je prolonge parfois mes engagements professionnels au-delà de mes habitudes. Les moments d'amitiés et de discussions avec nos amis nous feront le plus grand bien, tout comme l'air frais de la montagne.
— Je me réjouis de partager la soirée avec Jean-Claude et Nadège. Ça nous fera du bien !
— Entièrement d'accord, ma Puce ! Nous en avons bien besoin, après quelques jours à vivre en autarcie...
— Je les aime vraiment beaucoup, tu sais.
— Entièrement d'accord, ma Puce ! Nous en avons bien besoin, après quelques jours à vivre en autarcie...
— Je les aime vraiment beaucoup, tu sais.
Cette dernière phrase m'a beaucoup étonné. Je pourrai lui répondre que «moi aussi, je les aime beaucoup», mais le ton que Nicole a utilisé m'a semblé étrange. Dès lors, je lui réponds simplement :
— Tu ne m'étonnes pas, j'avais déjà percuté, mon p'tit Cœur.
— Percuté quoi ? Que veux-tu dire ?
— Percuté quoi ? Que veux-tu dire ?
Nicole a mordu à l'hameçon... Mon sentiment d'étrangeté avait raison d'être.
— Ben, rien de très spécial. Tu ne restes pas insensible aux charmes de Jean-Claude, j'imagine !
— Pas du tout ! rétorque-t-elle un peu trop vivement avant d'enchaîner...
— Si quelqu'un devait me faire de l'effet, c'est plutôt Nadège... !
— Pas du tout ! rétorque-t-elle un peu trop vivement avant d'enchaîner...
— Si quelqu'un devait me faire de l'effet, c'est plutôt Nadège... !
En prônant le faux, j'ai tapé juste... Nicole en pince pour Nadège. Qu'à cela ne tienne, je continue.
— Je le savais. Tu as, dirais-je, des envies inassouvies depuis le temps que Nina nous a quittés. Je peux le comprendre.
Prise un peu au dépourvu et se rendant compte qu'elle s'est bien trop vite avancée, Nicole essaie de rattraper le coup.
— Pfff, mais non, qu'est-ce que tu vas d'imaginer ? Et toi, elle te laisse de marbre Nadège ?
Bien vu de Nicole qui veut reprendre la main sur notre échange, pensai-je... Elle ne sera pas déçue.
— Eh bien oui, figure-toi. Je la trouve très désirable, très bandante Nadège. Elle me rappelle un peu Nina... Et nous savons, toi et moi, que nous sommes dans une routine qui nous pèse un peu. Et je suis bien content que l'on puisse aborder le sujet.
J'ai gardé tout mon calme et ton apaisé nous a permis d'échanger intelligemment et avec toute la franchise qui nous a toujours caractérisés jusqu'à présent. Nous avons d'ailleurs poursuivi cette discussion et avons abandonné l'idée du ski... C'était important, pour ne pas dire primordial, de faire le tour de nos préoccupations. La discussion que nous avons longuement partagée nous a permis d'y voir plus clair. Oui, nous nous aimons comme aux premiers jours, oui, nous nous entendons parfaitement bien au lit... Mais, nous constatons, l'un comme l'autre, que la routine est un danger et que les années de douce folie que nous avons partagées avec Nina nous manquent et imposent une réaction.
Enfin rassurés – elle et moi – nous avons approfondi le sujet, à plat cette fois, dans notre lit. Le fait de nous être livrés ouvertement, d'avoir évoqué nos désirs et nos envies, voire nos besoins a provoqué le réveil des sens... et c'est tout naturellement que nous avons terminé la matinée non pas sur les pentes de ski, mais plutôt sur la pente glissante et scabreuse d'un coït d'amoureux retrouvés.
Après avoir fait l'amour avec passion mais sans extravagance, nous avons rapidement préparé la soirée qui se présentait. Heureusement, la simplicité du repas nous laissait l'occasion de veiller aux détails pour la suite de la soirée...
Tout d'abord, Nicole a eu l'idée de changer les draps de notre lit, le seul digne de ce nom dans le chalet, avec ses dimensions de 200 centimètres sur 180 centimètres. Ne sait-on jamais comment la soirée pourrait se terminer ?
Je jette un œil à la salle de bains. Tout est nickel. Par contre, nous n'avons pas pensé de dire à Jean-Claude et Nadège (qui sont en principe et en ce moment même sur les skis), de prendre du rechange pour la soirée... J'espère qu'ils y ont pensé. Avec le bon sens de Jean-Claude et surtout la faculté d'anticipation de Nadège, je me persuade que c'est le cas. Je profite de mettre des serviettes propres au cas où ils souhaitent prendre une douche après le sport.
Enfin, j'approvisionne la cave à vins avec quelques bouteilles pour accompagner l'apéritif, la fondue, sans oublier le vin de dessert, un malvoisie flétri, un cépage vendangé tardivement et qui a une teneur en sucre naturel très élevée. Un brin de ménage dans le salon et nous disposons quelques coussins pour le confort. Les plats seront préparés au fur et à mesure, ce qui fait que nous sommes prêts et surtout impatients de les recevoir.
Il est 15h00, Nicole appelle Nadège sur son téléphone portable. Elle et son mari sont sur les pistes. Ils sont prêts à nous rejoindre. Comme ils sont souvent venus au chalet, ils connaissent parfaitement le chemin.
A 15h45, en ce 25 décembre 2022, l'on frappe à la porte. Nicole ouvre et découvre nos amis, rayonnants, la peau bronzée par le soleil généreux de cette belle journée. Elle s'approche de Jean-Claude, se dresse sur la pointe des pieds, passe ses bras autour du cou du géant. Jean-Claude se baisse et dépose trois bises sonnantes sur les joues de Nicole. Elle s'écarte et plonge ses yeux dans le regard extraordinaire de Nadège. Les yeux vairons, c'est quand même particulier... Nicole pose les mains sur les hanches de Nadège, les bras tendus pour garder un peu de recul et ne peut s'empêcher de lui dire :
— Mais qu'est-ce que tu es belle, ma chérie ! Encore plus que la dernière fois !
— Arrête de te moquer de moi, Nicole... !
— Mais non, je suis sérieuse, tu es ma-gni-fique.
— Arrête de te moquer de moi, Nicole... !
— Mais non, je suis sérieuse, tu es ma-gni-fique.
Nicole s'avance et prend le visage de Nadège entre ses deux et, en manquant de peu d'effleurer la bouche de Nadège, elle pose ses lèvres délicatement sur la joue droite de Nadège, puis, tout aussi délicatement, sur la joue gauche et revient sur la joue droite, et dépose la troisième bise sur la commissure des lèvres de Nadège. Surprise, cette dernière, pour éviter que Nicole prenne conscience de son trouble, prend Nicole dans ses bras et la serre fortement...
— Je suis tellement contente de te revoir ! Ajoutant dans la foulée...
— De vous revoir, tous les deux.
— De vous revoir, tous les deux.
Simultanément à cet accueil pour le moins chaleureux, je donne l'accolade à Jean-Claude et je fais la bise à Nadège, de manière assez neutre.
— Entrez seulement et mettez-vous à l'aise !
Nicole surenchérit :
— J'espère que vous avez pensé à prendre du rechange pour que vous puissiez vous mettre à l'aise !
— Mais oui, bien sûr.
— Mais oui, bien sûr.
Soulagés par la réponse de Nadège, on les invite à passer à l'étage, dans la chambre pour se changer.
— Et n'hésitez pas à prendre une douche. Nicole vous a mis des serviettes sur le lit de la chambre. Nous préparons l'apéro pendant ce temps.
A 16h15, Jean-Claude et Nadège peuvent prendre leur temps. L'apéritif est prêt en dix minutes chrono, donc, nous les laissons profiter de la douche.
A 16h30, Nadège apparaît, seule, rayonnante et fraîche dans une jolie robe bleu très foncé tombant à mi-cuisse et mettant en valeur sa magnifique poitrine. L'absence de soutien-gorge me paraît certaine, dès lors que ses seins pointent discrètement. Ses cheveux noirs sont artistiquement et soigneusement mis en pagaille, donnant à Nadège un côté sauvageonne qui n'est pas pour me déplaire, loin de là. Quant à Nicole, elle n'arrive pas à décoller les yeux du décolleté de Nadège. Lorsqu'elle s'en aperçoit, Nadège fait un tour sur elle-même et s'exclame :
— Ta Da ! Je me sens bien avec vous et cette douche m'a rajeunie, qu'en pensez-vous ?
— Woaow ! Sera le seul son qui sortira de la bouche de Nicole dont les joues se sont teintées de rose... Elle s'est rendu compte que le regard posé sur son amie Nadège était peut-être trop appuyé.
— Tu es superbe, Nadège. Et ton homme, tu l'as mangé... ? Je veux lui dire, entre hommes, ce que je pense de sa jeune et très jolie épouse.
— Patience, il est sous la douche.
— Encore ? s’inquiéta Nicole.
— Il n'a pas voulu se doucher avec moi... Parfois, je ne le comprends pas. On aurait pu économiser l'eau.
— Woaow ! Sera le seul son qui sortira de la bouche de Nicole dont les joues se sont teintées de rose... Elle s'est rendu compte que le regard posé sur son amie Nadège était peut-être trop appuyé.
— Tu es superbe, Nadège. Et ton homme, tu l'as mangé... ? Je veux lui dire, entre hommes, ce que je pense de sa jeune et très jolie épouse.
— Patience, il est sous la douche.
— Encore ? s’inquiéta Nicole.
— Il n'a pas voulu se doucher avec moi... Parfois, je ne le comprends pas. On aurait pu économiser l'eau.
Personnellement, ce n'est pas à l'économie d'eau à laquelle je pensais. Mais, à sa place, j'en aurais profité pour m'occuper de Nadège...
Pendant que Jean-Claude faisait ses ablutions, nous avons écouté Nadège qui, en chuchotant et sur le ton de la confidence, nous avoue que son couple traverse une période un peu... compliquée. Si l'entente est toujours excellente, la libido de Jean-Claude est en berne depuis quelques semaines. Nadège se demande même si son mari n'a pas une maîtresse.
Nous essayons d'expliquer que cela peut arriver dans un couple, que nous ne sommes pas des machines et que parfois, on est plus sur la même longueur d'onde. Quand soudain, Jean-Claude apparaît dans un jeans qui lui sied à merveille, serré mais pas trop et un polo blanc d'une célèbre marque d'un tennisman français, frappé d'un crocodile. Son physique est bien mis en valeur, ses épaules larges, ses biceps prononcés et son ventre parfaitement plat font que Jean-Claude a tous les atouts d'un séducteur, surtout qu'il est doté d'un esprit vif et d'un humour décapant. Enfin, en quelques mots, il a tout pour plaire.
— Hello les amis, quel bien ça fait. Merci pour votre hospitalité légendaire ! lance-t-il à la cantonade, interrompant de facto ainsi le conciliabule de tout à l'heure... qu'il avait bien remarqué. Il souhaitait clairement y mettre fin, mais sans avoir l'air d'être préoccupé par ce qui avait été dit...
— Chouette, maintenant que tout le monde est là, les festivités peuvent démarrer !
— Chouette, maintenant que tout le monde est là, les festivités peuvent démarrer !
Sur un ton badin, j'avais lancé l'invitation à démarrer l'apéritif.
Nicole avait préparé quelques amuse-bouches, alliant légumes sous diverses formes, fromages, champignons de Paris poêlés et entourés d'une tranche de lard, bâtonnets de divers légumes et bien sûr, viande séchée du Valais, fromages d'alpages, lard sec, etc.
Quant à moi, j'ouvre une première bouteille de vin blanc, l'excellent Ovailles d'Yvorne, un chasselas bien équilibré, fruité et long en bouche. Il accompagnera avec bonheur ce moment convivial.
Après une journée de ski, Jean-Claude et Nadège se jettent littéralement sur les amuse-bouches et boivent avec entrain leurs premiers verres de vin blanc. Je les observe discrètement. Jean-Claude et Nadège sont assis sur le canapé, séparés par Nicole qui a pris place au milieu. Je la soupçonne déjà de vouloir allumer la mèche...
Pour ma part, assis dans l'unique fauteuil, je leur fais face et j'avoue que je suis aux premières loges pour saisir leurs moindres gestes.
Nous discutons d'abord de boulot, de vacances, un peu de sport... Suffisamment de sport pour que Nicole et Nadège entament une discussion à deux, plus féminine. J'entends Nadège proposer à Nicole de faire une sortie shopping prochainement. J'entends le mot «lingerie»... C'est vrai que Nicole aime la belle lingerie et elle sait que j'aime beaucoup lorsqu'elle en porte. Au fil de la discussion, l'atmosphère se charge d'une sorte d'électricité, chacune et chacun semble percevoir une sensation de chaleur. Certes, Jean-Claude, Nicole et Nadège sont assis dans cet ordre et sont serrés les uns aux autres. Seul sur mon fauteuil, je peux aussi ressentir cette chaleur... surtout au niveau de mon bas-ventre.
Sans doute que les quelques verres de vin que nous avons avalés peuvent expliquer ces sensations... en partie. Quand je constate que Nicole, sous prétexte de ramasser sa serviette tombée à terre, prend appui avec sa main sur la cuisse de Nadège et qu'elle repousse ses fesses contre la cuisse de Jean-Claude, je ne peux m'empêcher de voir les premiers signes de rapprochement. Discrètement, Nadège pose sa main sur celle de Nicole qui s'est égarée sur la cuisse de notre amie. Assez furtivement pour que Jean-Claude ne s'en aperçoive pas, mais suffisamment pour que je le remarque. Nadège l'a compris, je l'ai vue et elle s'en vient à croiser mon regard, non sans m'adresser une œillade que je qualifie de complice. Jean-Claude, quant à lui, s'est légèrement décalé. La pression des fesses de Nicole sur sa cuisse gauche l'a incité à tenter de se reculer, mais l'étroitesse du sofa lui a seulement permis de se positionner légèrement de biais...
Et désormais, c'est son bas-ventre qui prend appui sur les fesses de Nicole. Je ne sais pas ce que Jean-Claude ressent, par contre, Nicole, elle, a bien une petite idée, car, après avoir récupéré sa serviette, se remettant dans une position plus conventionnelle, elle a non seulement accentué la pression de ses fesses sur l'entrejambe de Jean-Claude, mais elle a aussi remonté sa main sur la cuisse de Nadège.
Bien entendu, tout ceci s'est passé en quelques petites secondes, mais cela a suffi pour insuffler une ambiance particulière, sans que ce soit ouvertement commenté. Tout juste si Nadège s'est risquée à profiter de caresser la main de Nicole lorsque cette dernière s'est remise en position.
L'apéritif se poursuit, mais la discussion prend un tour plus intimiste et je vois bien que Nicole – et quand on la connaît, difficile d'imaginer qu'il puisse en être différemment – devient le centre d'intérêt pour ne pas dire d'attractions. Aussi bien Jean-Claude que Nadège ne se gênent pas et deviennent de plus en plus tactiles. Or, rien de très osé, mais suffisamment pour que je remarque leurs approches respectives. Je n'y prête pas plus attention ou, plutôt devrai-je dire, je feins l'ignorance.
De plus en plus, je vois Jean-Claude qui me cherche du regard, comme s'il voulait obtenir une réponse ou une attention de ma part, comme solliciter une sorte d'agrément... Je reste volontairement de marbre. Je suis curieux de savoir jusqu'où ces trois-là vont se comporter comme des ados en chaleur...
Mais les choses n'évoluent pas vraiment et après quelques minutes, je me lève et leur annonce que je vais préparer la fondue. Les laissant les trois dans le séjour.
Alors que je fais chauffer le mélange de fromages et que je «touille» cette masse en traçant un «8» avec ma pellette en bois trouée à son extrémité (très important le trou pour mélanger une fondue...), je regarde, du coin de l'œil, ce qui se passe dans le séjour. Je rappelle qu'il s'agit d'une pièce ouverte où le séjour est directement placé dans la continuité de la cuisine. J'ai tout loisir d'observer. Nicole, afin de ne pas rester assise en rang d'oignons avec nos invités, s'est placée dans le fauteuil que j'avais libéré. Jean-Claude et Nadège se sont rapprochés et font face à Nicole. Je vois que Nadège, vraisemblablement excitée par ce qui s'est passé, a posé la main sur la cuisse de son mari et n'arrête pas d'entamer quelques caresses discrètes et qui, en d'autres circonstances, ne paraîtraient pas «suspectes»...
Mais là, avec le regard que Nadège porte à Nicole, c'est plutôt du genre à montrer qu'elle a pris toute la mesure de l'érotisation de la situation de tout à l'heure, avec la serviette...
En constatant que la fondue prend forme, je demande à Nicole de poursuivre les travaux de brassage, afin que je puisse couper le pain en tranches, plutôt que d'en faire des cubes. Je considère que chacun peut rompre le pain selon ses envies, petits ou grands morceaux. De temps à autre, je jette un œil en direction du séjour, et je vois que Nadège susurre quelque chose à l'oreille de son mari. A voir sa mine étonnée, je pense que sa femme l'a grandement surpris... Mais impossible de savoir ce qu'elle a dit. Jean-Claude a simplement levé les épaules et penché la tête de côté avec un petit sourire... genre «oui, pourquoi pas !» qui ne m'éclaire par plus que ça. Cela étant, il est temps de passer à table, nous nous serrons un peu autour de la petite table de la cuisine, le caquelon et le réchaud au centre, à portée de fourchettes des uns et des autres.
La fondue crée la bonne humeur... c'est un slogan publicitaire assez célèbre en Suisse, et c'est effectivement le cas. La tradition, pour celles et ceux qui le souhaitent bien entendu, permet de tremper son pain avec la fourchette dans un petit verre rempli Kirsch, puis de plonger ensuite le pain rapidement humecté dans le caquelon, afin de l'entourer de fondue. C'est «le coup du milieu» et cela contribue aussi, après plusieurs essais, à créer la bonne humeur...
Le repas est animé, les discussions enflammées. Politique, économie, évolution sociétale, tout y passe... sauf un sujet plutôt brûlant... la vie intime, de couple ou simplement le sexe. Nous nous connaissons suffisamment et avons, par le passé, déjà abordé plusieurs fois des sujets liés au sexe. Mais ce soir, étrangement, personne ne semble vouloir lancer la discussion sur le sujet, comme si chacun craignait d'amorcer une bombe...
Une fois la fondue terminée, je propose de reprendre place au salon pour le café, puis le dessert... Une pause sera la bienvenue et la salade de fruits peut attendre au frais.
Alors que je tire les cafés à la machine à capsules, Nicole les apporte à nos convives qui se sont à nouveau assis sur le canapé. Nicole les rejoint et fait comprendre à Jean-Claude qu'elle aimerait bien se retrouver entre lui et sa belle épouse. Quant à moi, je suis à nouveau relégué dans le fauteuil... Ce qui ne me gêne nullement, s'agissant d'un observatoire stratégiquement bien placé...
Nicole se tourne en direction de Jean-Claude. Elle se remémore les confidences que Nadège nous a faites il y a quelques minutes, après sa douche.
— Et à part ça, Jean-Claude ? Qu'est-ce qui te fait craquer chez ta femme ?
Je n'en reviens pas, la voilà qui attaque frontalement notre ami sur un sujet potentiellement problématique. Je vois bien dans son attitude son côté «casse-cou».
Nadège n'en revient pas non plus. Elle pose sa main sur le bras de Nicole et:
Nadège n'en revient pas non plus. Elle pose sa main sur le bras de Nicole et:
— Nicole, je t'en prie... Jean-Claude n'est pas...
Jean-Claude n'attend pas la fin de la phrase de son épouse :
— Laisse, Nadège... Je vais lui répondre. En premier lieu, Nadège est un soleil, quand elle entre dans une pièce, les personnes présentes ne peuvent pas s'empêcher de la regarder avec un sourire aux lèvres. Elle dégage quelque chose de difficilement explicable. Un charisme extraordinaire auquel je n'ai pas pu résister. Ensuite, elle est belle, drôle et intelligente... Avec tout ça, comment voulez-vous ne pas craquer ? Je vous le demande !
— Ah oui, quand même... Belle et bonne réponse, cher Jean-Claude. J'aimerais bien que mon mari puisse dire la même chose de moi...
— Tu es sotte, ma p'tite Puce, tu sais très bien ce que je pense de toi.
— Oui, peut-être... mais parfois, c'est bon de l'entendre, comme Nadège ce soir.
— C'est juste magnifique. Entendre son mari faire de belles déclarations. Je suis touchée... au sens figuré du terme et j'aimerai l'être au sens littéral aussi...
— Ah oui, quand même... Belle et bonne réponse, cher Jean-Claude. J'aimerais bien que mon mari puisse dire la même chose de moi...
— Tu es sotte, ma p'tite Puce, tu sais très bien ce que je pense de toi.
— Oui, peut-être... mais parfois, c'est bon de l'entendre, comme Nadège ce soir.
— C'est juste magnifique. Entendre son mari faire de belles déclarations. Je suis touchée... au sens figuré du terme et j'aimerai l'être au sens littéral aussi...
...
Un silence gêné s'installe, et c'est Nicole qui la première réagit.
Un silence gêné s'installe, et c'est Nicole qui la première réagit.
— Alors ça, je crois que tous les couples, après quelques années, traversent des moments plus difficiles, où le quotidien, la routine, le boulot, le train-train peuvent occulter les envies et désirs que l'on éprouve en général vis-à-vis de sa moitié.
Nicole venait de sauver la situation avant que cela se termine par une scène conjugale.
— Nicole a parfaitement raison. Nous aussi, nous vivons une période un peu difficile. Je sens bien que Nicole a des attentes aussi et que je ne suis pas forcément, et sans trop savoir pourquoi, en mesure d'y répondre. Et je suis content que l'on puisse aborder ce sujet avec vous. Ne sommes-nous pas dans une situation similaire ?
Jean-Claude me remercie pour ma franchise, puis continue :
— De mon côté, je ressens une grande fatigue mentale ces derniers temps. J'ai quatre chantiers importants en cours. Probablement qu'il y en a un ou deux de trop. Mais, si on se met à refuser du travail, cela fait mauvaise presse. Alors je n'ai pas résisté. Et j'avoue, quand je rentre le soir, parfois vers 20 ou 21 heures, je suis claqué, vidé. Le temps d'avaler un morceau et je m'effondre littéralement ou sur le canapé devant la télé ou, parfois, je pars directement dans la chambre à coucher. Alors, oui, j'en conviens, côté sexe, c'est plutôt morne plaine ces temps-ci...
La discussion se poursuit. Constructive, saine, franche... une véritable thérapie de groupes.
Et c'est Nicole qui, une fois encore, donne une nouvelle impulsion...
— Et que pensez-vous d'agrémenter sa vie intime par de nouvelles expériences ?
Je la vois venir ma Nicole... C'est gros comme une maison, mais, de sa part, rien ne m'étonne.
— Qu'entends-tu par de nouvelles expériences ? rétorque Jean-Claude.
— Ecoute Jean-Claude, je ne connais pas tes fantasmes ni ceux de Nadège. Mais en ce qui me concerne, j'en ai beaucoup. Certains même que j'ai réalisés, avec ou sans François. Et je dirai même que pour la plupart d'entre eux, c'est avec plaisir que je serai prête à les reproduire.
— Ouh lala ! Ça devient excitant. Depuis que je suis mariée, je n'ai jamais trompé Jean-Claude et c'est quelque chose que je ne souhaite pas.
— Qui te dit de tromper ton mari ? Avec François, on a eu notre expérience de trouple, avec Nina. Ceci nous a convaincus qu'il n'est pas nécessaire de tromper pour assouvir ses désirs... Lui et moi, nous nous sommes juré de tout nous avouer... Mais avant de réaliser les entorses au contrat... Et attention, ce n'est pas non plus la débauche totale... Loin s'en faut.
— Ce n'est peut-être pas la peine de tout raconter ce soir, mon p'tit Cœur.
— Ecoute Jean-Claude, je ne connais pas tes fantasmes ni ceux de Nadège. Mais en ce qui me concerne, j'en ai beaucoup. Certains même que j'ai réalisés, avec ou sans François. Et je dirai même que pour la plupart d'entre eux, c'est avec plaisir que je serai prête à les reproduire.
— Ouh lala ! Ça devient excitant. Depuis que je suis mariée, je n'ai jamais trompé Jean-Claude et c'est quelque chose que je ne souhaite pas.
— Qui te dit de tromper ton mari ? Avec François, on a eu notre expérience de trouple, avec Nina. Ceci nous a convaincus qu'il n'est pas nécessaire de tromper pour assouvir ses désirs... Lui et moi, nous nous sommes juré de tout nous avouer... Mais avant de réaliser les entorses au contrat... Et attention, ce n'est pas non plus la débauche totale... Loin s'en faut.
— Ce n'est peut-être pas la peine de tout raconter ce soir, mon p'tit Cœur.
Surprise par le frein que je venais de solliciter, Nicole, au contraire, avait très envie d'aller encore plus loin.
— Mais non, François, je n'ai pas envie de m'arrêter maintenant. Toi et moi, nous avons aussi que nous sommes dans une période difficile, même si nous avons cette entente ou cet accord qui nous permettrait d'aller voir ailleurs ce qui nous manque à la maison... Mais, je n'ai justement pas envie d'aller ailleurs pour combler un manque à la maison... Pimenter sa vie sexuelle, c'est mieux et plus sain de le faire lorsque nous sommes épanouis à la maison. Cela peut paraître paradoxal, mais je vous assure que c'est ainsi que l'on devrait fonctionner. Et quand ce n'est pas ou plus le cas, c'est à ce moment-là que les difficultés se présentent.
— Oui, mais pour Jean-Claude et Nadège, qui te dit qu'ils sont sur la même longueur d'onde à ce sujet...
— Je ne sais pas vraiment, mais je crois que tant Nadège que Jean-Claude ne sont pas idiots et ne sont pas insensibles. Quand j'ai ramassé ma serviette tout à l'heure, ni Nadège ni Jean-Claude n'ont cherché à éviter le contact. Et je dirai même plus, ils m'ont donné l'impression d'avoir bien apprécié, non ?
— Oui, mais pour Jean-Claude et Nadège, qui te dit qu'ils sont sur la même longueur d'onde à ce sujet...
— Je ne sais pas vraiment, mais je crois que tant Nadège que Jean-Claude ne sont pas idiots et ne sont pas insensibles. Quand j'ai ramassé ma serviette tout à l'heure, ni Nadège ni Jean-Claude n'ont cherché à éviter le contact. Et je dirai même plus, ils m'ont donné l'impression d'avoir bien apprécié, non ?
Les joues rosies, Nadège est la plus prompte à répondre.
— Euh, disons que la douceur de ta main sur ma cuisse et le fait que tu sois vraiment à croquer m'ont, il est vrai, un peu émoustillée.
— Quant à moi, je ne m'en étais même pas aperçu...
— Alors là, Jean-Claude, je reconnais bien là la mauvaise foi masculine. Ce que j'ai senti en poussant mes fesses contre ton bas-ventre, ce n'était sans doute pas un poteau indicateur...
— Ah mon salaud... Ma femme te fait bander et tu feins de n'avoir rien éprouvé. Comment devrai-je le prendre ?
— Quant à moi, je ne m'en étais même pas aperçu...
— Alors là, Jean-Claude, je reconnais bien là la mauvaise foi masculine. Ce que j'ai senti en poussant mes fesses contre ton bas-ventre, ce n'était sans doute pas un poteau indicateur...
— Ah mon salaud... Ma femme te fait bander et tu feins de n'avoir rien éprouvé. Comment devrai-je le prendre ?
Le ton badin et mon sourire jusqu'aux oreilles ont permis de détendre la situation. Tout le monde est parti d'un rire franc.
— Allez maintenant, c'est l'heure d'attaquer le dessert. Salade de fruits et crème chantilly. Ça vous va ?
En voyant leurs mines réjouies sur leur canapé, je me dirige vers la cuisine pour m'occuper du dessert. Puis Jean-Claude se lève et me rejoint à la cuisine et me glisse discrètement...
— Dis François, cette discussion... c'est une invite ou quoi ?
— Ne t'en fais pas, Jean-Claude. Laisse-toi guider par tes sens. Rien ni personne ne peut contraindre qui que ce soit à faire ce qu'il ne souhaite pas... Apprécie le moment présent et toi, comme nous toutes et tous, ne savons absolument pas ce que la soirée nous réserve.
— Ne t'en fais pas, Jean-Claude. Laisse-toi guider par tes sens. Rien ni personne ne peut contraindre qui que ce soit à faire ce qu'il ne souhaite pas... Apprécie le moment présent et toi, comme nous toutes et tous, ne savons absolument pas ce que la soirée nous réserve.
La suite nous permettra de prendre connaissance de la tournure des événements. N'hésitez pas à vous abonner à cette histoire ou à mon compte afin de ne pas rater la suite des aventures...
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Commentaires ()
Une bien belle personne en somme !
Et comme je suis de Suisse, j’aime bien ces clins d’œil à notre patrimoine, fondue moitié-moitié, assiette valaisanne, Malvoisie
J’attends avec impatience la suite
Il y a encore 3 chapitres en cours de validation/publication . Je n'ai pas encore de date pour la prochaine publication.
Et pour terminer l'histoire, il me reste 2 à 3 chapitres à écrire et je me consacrerai ensuite à d'autres aventures.
Belle journée et à bientôt.