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✦ AlexisPC Les lavandes de Provence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les lavandes de Provence — Chapitre 15 · Une soirée décisive

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Les lavandes de Provence

Chapitre 15 · Une soirée décisive

Sur la terrasse de la maison parentale, Luca, rentré de chez Noémie, se remémorait les derniers instants de sa visite chez cette dernière.
Il y était venu dans le but de clarifier les choses avec la jeune femme et s'était retrouvé au beau milieu d'une situation kafkaïenne dont il était le héros malgré lui. Il avait fini par donner une leçon de savoir-vivre aux deux jeunes femmes.
Il avait profité de sa dernière remarque pour quitter les lieux, calmement avec un sourire qu'il souhaitait le plus honnête possible.
Il avait déposé un baiser sur la joue d'une Noémie totalement bouleversée par ses derniers mots, ainsi qu'à une Isabelle qui oscillait entre sourire et consternation.
Sans leur laisser le temps de réagir, groggys par ces minutes intenses durant lesquelles elles avaient pensé prendre l'avantage alors qu'elles avaient été menées de main de maître là où ce magicien les avait entraînées, Luca était remonté dans sa voiture et allait démarrer lorsqu'elles apparurent devant le portail d'accès à la propriété.
Il s'était arrêté à leur hauteur et, souriant, avait demandé avec une nonchalance et un détachement qui frisait à l'indécence
— Je peux encore faire quelque chose pour vous ?
— Tu peux, Luca ! Avait répondu Isabelle.
— De quoi s'agit-il ?
— Mes parents sont absents ce soir et Isabelle a accepté de rester avec moi. Voudrais-tu te joindre à nous ? Demanda Noémie, une pointe de rougeur apparaissant sur ses joues.
— C'est-à-dire ? Demanda Luca.
— Une soirée entre nous, nous pourrons discuter, passer du temps ensemble et apprendre, alors, à nous connaître réellement. Je pense qu'il est temps de repartir sur de bonnes bases, Luca.
— C'est d'accord, Noémie. Je te remercie pour l'invitation.
— On dit 19h ?
— Comme tu veux. Bel après-midi, mesdemoiselles.
Et sur ces mots, il passa la première et démarra lentement pour rentrer chez lui.
Ainsi, sur la terrasse, Luca contemplait le soleil qui descendait lentement vers l'horizon en réfléchissant aux implications possibles d'une telle invitation.
Isabelle semblait avoir compris que, si une amitié sincère était possible, il n'était pas amoureux d'elle. Du moins, c'est ce dont il semblait vouloir se convaincre. Car, au fond de lui, Luca était assez honnête pour se rendre compte et admettre qu'une forme d'amour était en train de naître. Sa personnalité réelle, celle qu'elle cachait, enfouie au plus profond de son âme, était tout simplement une merveille et touchait au sublime. Celui qu'elle décidera d'aimer sera un homme heureux, se dit-il alors.
Isabelle de Beauvoir était une âme lumineuse et sincère lorsqu'elle se dévoilait. Fidèle et respectueuse des autres, terriblement attachante et tout simplement merveilleuse.
Mais l'image qu'elle semblait vouloir continuellement donner d'elle était juste pitoyable et désastreuse. Luca pensait en avoir compris la raison car un tel comportement destructeur ne peut s'expliquer que par une seule et unique raison. Aussi se promettait-il de lui poser directement la question lors de leur prochaine rencontre.
Concernant Noémie, Luca était plus dubitatif. Il était certain qu'il ressentait des sentiments forts à son sujet. Sa détresse, son désarroi lui causait de la peine et il devait lutter à chaque fois pour ne pas la prendre dans ses bras.
Noémie réunissait tout ce qui faisait fondre un homme comme Luca. Sa beauté, sa fougue, son côté indomptée et indomptable, sa fierté, sa fragilité, son ouverture d'esprit et ses fêlures.
N'importe quel homme normalement constitué tomberait amoureux d'une femme pareille.
Mais il restait une partie d'elle-même que Luca ne comprenait pas. Il sentait bien qu'elle pouvait se donner à lui ou se rebeller à jamais. Il était sur le fil du rasoir et, en temps normal, il n'aurait pas insister.
Cependant, il devait tenir compte d'un facteur contre lequel il ne pouvait, pour l'instant, pas lutter.
Il était amoureux.
Sincèrement et terriblement amoureux.
Aussi, alors qu'il sirotait à l'ombre du pin parasol une bière fraîche, il se jura d'en finir ce soir. Car l'attente des réactions de la jeune femme le rendait fou. Il hésitait systématiquement entre la crainte et le désir. Crainte de ses réactions imprévisibles, désir d'elle et de l'amour qu'il ressentait.
Il revoyait les jeunes femmes l'une sur l'autre, leurs lèvres s'effleurant avec grâce et désir contenus. Leurs poitrines tendues l'une vers l'autre, leurs mains caressant la peau de l'autre. Elles étaient si belles, si désirables. Il s'en était voulu de les déranger dans un moment si parfait, si beau. Mais le Destin, ce cruel joueur de nos vies, en avait décidé autrement en permettant à la belle Isabelle de relever la tête et de l'apercevoir.
Il se secoua, se leva et alla prendre une douche pour se préparer à la soirée qui l'attendait.
De leur côté, Noémie et Isabelle, dès le départ de Luca, s'étaient mises en branle.
Elles étaient heureuses qu'il ait accepté l'invitation. Tout en préparant la soirée qui s'annonçait, les jeunes femmes avaient discuté.
— Nono, il est amoureux de toi, cela saute aux yeux.
— Non, Isa, tu n'as pas vu comme il te regarde. Je ne suis rien à ses yeux. Je veux que tu lui avoues que tu es amoureuse de lui.
— Je l'ai fait, Nono ! Répondit Isabelle après un instant d'hésitation.
Noémie regarda son amie en suspendant son geste. Puis elle reprit
— Tu lui as avoué que tu es amoureuse de lui ?
— Oui !
— Ben alors tout va bien.
— Non, Nono. Il n'est pas amoureux de moi.
— Mais...
— Que te faut-il de plus, Noémie ? C'est de toi qu'il est amoureux. Pas de moi. Déclara-t-elle en tournant la tête.
Elle ne voulait pas que son amie comprenne à quel point elle était malheureuse. Et la larme qui s'écoulait sur sa joue ne devait pas être un signal pour son amie.
Cependant, Noémie avait été plus rapide qu'elle et elle s'était placée juste face à son amie, découvrant son désarroi.
— Isa, tu es folle de lui, n'est-ce pas ?
— Oui, Nono. Je suis désolée.
— Ne le sois pas, ma chérie ! Dit-elle en la prenant dans ses bras. Je t'aime mon Isa et je ne veux que ton bonheur.
— Je veux le tien aussi, Nono. Si tu savais comme je t'aime. Tu es comme ma soeur, tu es ma confidente, mon amie.
Les deux jeunes femmes s'embrassèrent avec tendresse. Puis, Noémie prit une décision qui allait sceller leur destinée.
— Ecoute, Mon Isa. Tu vas rentrer chez toi, te faire belle et ne revenir que lorsque ce sera fait. Je vais faire la même chose. Nous accueillerons Luca avec respect et reconnaissance pour ce qu'il nous a dit aujourd'hui. Car, à nouveau, il s'est comporté en parfait gentleman. Il est temps de nous mettre à son niveau, tu ne penses pas ?
— Tu as raison, ma Nono. Mais j'ai une question. Belle jusqu'à quel point ?
Il y eut un instant de silence durant lequel Isabelle pu constater que la lueur dans les yeux de son ami s'intensifiait. Puis cette dernière répondit
 - La totale, ma chérie. La totale.
Isabelle sourit et, opinant du chef, déposa un nouveau baiser sur la joue de son amie et s'éclipsa. Elle avait compris ce que son amie sous-entendait.
Luca allait donc en prendre plein la vue, ce soir. Elle se promettait d'être égale à elle-même et de lui montrer la meilleure facette de sa personnalité.
Isabelle rentra donc chez elle et fila sous la douche. Son corps réagit à l'eau tiède et un sentiment de bien-être envahit son corps. Ses mains passèrent sur son ventre, ses seins tendus, sa nuque. Elle se savonna lentement, profitant de cet instant unique en réfléchissant à la soirée qui s'&nnonçait particulièrement intéressante. Luca était un homme à part, elle en était parfaitement consciente. Mais il était amoureux de Noémie tandis qu'elle se sentait irrémédiablement attirée par lui. C'était un dilemme qu'elle allait devoir surmonter et solutionner.
En fait, tandis qu'elle se séchait les cheveux, tout en se regardant dans la psyché de sa salle de bain privée, elle sourit à son reflet tandis qu'elle décida, en parlant tout haut, de son avenir.
— Tu ne peux pas rivaliser, ma chérie. Je suis désolée pour toi. Noémie et Luca sont fait l'un pour l'autre, c'est tellement évident. Et puis, tu t'es comportée comme une garce avec lui durant toute ta jeunesse. Qu'espères-tu sincèrement de la part d'un homme comme lui ? Rien. Tu ne mérites strictement rien d'autre que de payer pour ton comportement. Alors ce soir, tu te fais irrésistible non pas pour lui ou pour elle, mais pour que le cadre de leur rencontre soit parfait, pour que tu te mettes au diapason de ce couple qui sera fantastique. Allez Isa, au travail.
En souriant, malgré une larme de déception qui coula sur sa joue, Isabelle de Beauvoir, pour la première fois de son existence, comprit que son comportement d'adolescente puis de jeune femme ne lui permettait tout simplement pas de conquérir Luca. Il n'était pas de ces hommes qui oublient des humiliations ou, pour rester plus courtois, des manquements pour une histoire de fesses. C'était trop tard. Mais elle était heureuse que son amie le devienne car elle allait tout faire pour la pousser dans les bras de Luca.
De son côté, Noémie venait de sortir, elle aussi, de sa douche. Elle avait été rafraîchissante sous ces chaleurs et elle se sentait heureuse. Un peu stressée peut-être, mais de ces stress de jeunes filles face à un amour caché ou qui se découvre. Elle était juste fébrile et décomptait déjà les minutes la séparant de l'arrivée de Luca.
Elle ne put s'empêcher de rêver à celui qui, bien malgré elle, était parvenu à pénétrer son esprit au point d'en oublier tout le reste. Elle avait bien compris que son amie était amoureuse de Luca. Mais elle savait, au fond de son coeur, qu'elle l'était également.
Sa réaction, lors de la réception de la veille, avait réveillé définitivement ses sentiments qu'elle avait tenté d'éteindre. Et la discussion avec sa mère l'avait confortée dans sa décision. Elle était amoureuse. Amoureuse d'un jeune homme qui n'avait jamais rien fait pour tenter de la séduire, elle qui cumulait, avec Isabelle, un nombre incalculable d'amants de passage.
De passage.
C'était bel et bien là la totale différence avec Luca.
Elle ne voulait plus d'un simple passage.
Elle le voulait pour elle, elle le voulait à elle.
Ses mains passèrent sur ses seins, étirant ses petits tétons gonflés par le désir, elle sentit sa chatte s'humidifer de plaisir et elle ne put retenir un gémissement de bonheur
— Oh Luca ! Comme je t'espère.
En reprenant ses esprits, elle sourit.
Ce soir, elle allait juste espérer. Car elle avait bel et bien compris que Luca n'était pas homme à succomber si facilement aux charmes féminins et que la prestance, l'élégance et une forme de classe étaient nécessaire pour attirer son attention.
Ce soir, il recevrait tout cela.
En quittant son domicile, Luca avait dû faire face à un problème qu'il n'avait pas envisagé. Sa mère était devenue folle lorsqu'elle avait compris ce qu'il allait faire.
— QUOI ?
— Je suis invité à dîner chez Noémie. Avec Isabelle de Beauvoir.
— MAIS TU ES FOU ?
— Maman ? Ce sont des amies depuis toujours. Je ne vois pas bien où est le problème.
— VAS-TU ARRÊTER DE TE MOQUER DE MOI ? LUCA ! AS-TU PERDU LA TÊTE ?
— Bon, Maman. Noémie m'a invité cet après-midi. Ses parents étant absents, elle a souhaité que je passe une partie de la soirée avec elle et son amie. C'est vrai que nous n'avons jamais été proches, tous les trois. Que du contraire même. Mais depuis la soirée de la Fête Nationale, j'ai appris à les connaître et j'ai envie d'en savoir un peu plus. De plus, je n'ai pas à te demander la permission.
Vaincue, sa mère abdiqua lorsqu'il prit d'une main décidée les clés de la voiture parentale, sortit de la maison et démarra le moteur.
Sa mère, penchée à la portière, déclara simplement
— J'espère que tu sais ce que tu fais, Luca. Prends simplement garde qu'à se rapprocher du Soleil, on finit toujours par se brûler.
— Merci Maman. Mais je ne suis pas Icare.
— Je te le souhaite mon fils. Bonne soirée.
— A demain, Maman.
Il sourit en arrivant au Mas. Il comprenait tellement bien les craintes de ses parents. Son père était resté évasif et attentif mais, comme toujours, en retrait de son épouse. Ses paroles et ses prises de position étaient aussi rares que tranchées. Mais Luca savait qu'il était du même avis que sa génitrice. Il n'avait, simplement, pas le besoin de s'épancher en larmoyant sur la situation. Il faisait confiance à son fils. Et cela s'arrêtait là.
Il descendit de sa voiture et, prenant une grande respiration, s'avança le long du sentier faisant le tour de la demeure, comme il l'avait fait en début de journée.
Cette fois, la terrasse était illuminée par quelques lampes et quelques bougies, donnant à l'ensemble une aura magnifique. La vue sur le parc, tombant lentement des la noirceur d'un crépuscule calme et serein, complétait ce panorama absolument fantastique.
Isabelle et Noémie sortirent ensemble de la demeure, les bras chargés par un plateau sur lesquelles étaient disposés trois verres en cristal ainsi qu'une bouteille de champagne dans un seau.
— Luca ! Bonsoir ! Déclara Noémie.
— Bonsoir, répondit-il en admirant les deux jeunes femmes.
Noémie avait revêtu une petite robe blanche arrivant au-dessus de ses genoux. Son décolleté était plongeant et ne laissait absolument pas la place à l'imagination tout en restant sobre et d'une élégance raffinée. Elle était chaussée d'escarpins et ses cheveux étaient coiffés en un petit chignon dont s'échappait quelques mèches rebelles savamment arrangées.
Luca remarqua qu'elle portait, également, des bas de soies fins et discrets terminant à merveille sa tenue. Ce qui ravit Luca, si sensible à la beauté et à l'élégance.
Isabelle, qui avait opté pour une tenue à peu près similaire, remportait le même suffrage de la part du jeune homme. Sa robe d'été rouge tranchait avec celle de son amie. Mais l'ensemble était ravissant. Sa poitrine, avantageuse il est vrai, était mise en valeur par le fin tissu, et rehaussée par une lingerie que Luca devinait diaboliquement efficace. Ses jambes, fuselées également, se terminait par des escarpins dont les talons défiaient les lois de la pesanteur. Isabelle était, visiblement, une équilibriste de haut niveau. Elle aussi avait coiffé ses cheveux en un chignon lâche mais très artistique.
Luca se félicita de son effort vestimentaire. Il avait, tout d'abord, été étonné par cette invitation aussi soudaine qu'inattendue puis l'avait accepté en pensant passé une soirée sur la terrasse de Noémie. Ce soir, il était l'invité de marque de deux jeunes femmes superbes qui s'étaient mises en quatre pour se montrer élégante et distinguée, sans la moindre trace de vulgarité. On ne répondait pas à des jeunes femmes avec une telle classe en se montrant en jeans et en tee-shirt.
Il portait un pantalon en lin bleu clair sur une chemise blanche de la même matière. Il s'était rasé de frais et avait réussi à dompter sa chevelure pourtant souvent récalcitrante. Sa mère le surnommait souvent “Harry Potter” à cause de cet enfer capillaire quotidien.
Il soupira d'aise intérieurement en se remémorant les paroles de sa mère durant son éducation.
— On n'est fait jamais trop, Luca, pour se montrer sous son meilleur jour. En revanche, on ne commet qu'une seule fois une erreur d'image et il est souvent impossible de la changer.
Sage Mère !
Il répondit alors aux jeunes femmes,
— Bonsoir Noémie, bonsoir Isabelle. Je vous remercie pour cette invitation, dit Luca en tendant à chacune une rose blanche qu'il avait cueilli précautionneusement dans le parterre de ses parents, juste avant de partir.
— Tout le plaisir est pour nous, répondit Noémie en souriant et en rougissant un peu.
La jeune fille ne put retenir un soupir d'aise en recevant ce présent qu'elle trouva d'un romantisme absolument délicieux. Isabelle, également, sourit face à la modestie du cadeau mais aussi face à la sincérité vraie de celui-ci.
— Tu n'aurais pas dû, déclara cette dernière.
— Le jour où un homme ne fera pas preuve d'élégance lorsque les femmes font de tels efforts de présentation, ce monde devra mourir.
Cette fois, les deux jeunes femmes rougirent de plaisir en entendant ce compliment.
La soirée démarrait bien plus tôt qu'elles ne l'avaient prévu. Décidément, ce garçon possédait toutes les qualités et une maîtrise hors du commun.
Tout en buvant une coupe de champagne, les trois jeunes gens discutaient de tout et de rien, comme pour se lancer lentement alors qu'ils savaient qu'un sujet brûlant allait venir sur la table prochainement.
Ils parlèrent de la soirée organisée par Noémie, de l'architecture du Mas, de l'Histoire de la région, Luca s'intéressa à l'avenir des jeunes femmes. Noémie lui apprit qu'elle entrerait bientôt au service de la société de son père tandis qu'Isabelle se destinait à la Haute Finance internationale sous l'égide d'un ami de son propre père.
Chacun des protagonistes de cette soirée comprit qu'en face de lui se trouvait deux autres personnes aux parcours différents mais au professionnalisme certain. Luca s'émerveilla des compétences de deux jeunes femmes à l'avenir prometteur qui n'avait rien à voir avec l'image d'oisiveté dont la rumeur populaire les affublait. Isabelle et Noémie s'extasièrent face aux connaissances encyclopédiques dont Luca était le dépositaire concernant l'Histoire et l'évolution de leur région adorée.
Le début de soirée passa tel un éclair, tant la connivence entre les jeunes gens semblait couler de source. Ils se découvraient, les uns et les autres, tant que points de vue commun, de facilités à communiquer, que tout le reste s'enchaîna comme par magie.
Luca avait beaucoup de mal à détourner le regard des jeunes femmes tant leur allure, leur maintien et leur beauté naturelle étaient éblouissantes. Il cherchait, sans se cacher, à comprendre les atours et les secrets les plus cachés de Noémie et d'Isabelle. Il comprit rapidement, lorsque chacune croisait ou décroisait les jambes, que les bas étaient retenus par de singulières et coquines petites attaches, fantasme avoué de la plupart des hommes de cette Terre auxquels Luca ne faisait pas exception.
Les jarretelles étaient, à ses yeux, le sommet de la grâce et de la féminité assouvie. Luca était de ces hommes qui ne pardonnaient pas la grossiereté ou le manque d'élégance mais qui portait un regard doux et reconnaissant à celles qui faisaient preuve de coquetterie.
Isabelle et Noémie avaient remarqué les regards un peu plus appuyés du jeune homme sur leur anatomie lorsqu'elles déplaçaient leurs jambes. Ce regard, loin de les déranger car empreint de respect comme de désir, étaient pour elles un baume sans commune mesure. Plaire à ce garçon était si simple et tellement gratifiant.
Aussi, sans vraiment s'en rendre compte, elles multipliaient les mouvements gracieux, dévoilant sans retenue la partie haute de leurs cuisses mais aussi le petit secret de beauté et de grâce dont elles avaient fait preuve pour lui. Car une femme, aussi sophistiquée qu'elle le veuille, ne fournit pas un effort d'élégance pour un jeune homme sans avoir l'envie de le faire. Et cela, Luca l'avait déjà parfaitement compris.
La situation en était à un point où elles savaient qu'il savait sans montrer à celles qui savaient qu'il savait. Elégance, classe et distinction étaient les maîtres mots de cette soirée pour les trois personnes présentes, sans qu'elles se soient concertées.
Tout coulait de source, comme une évidence tracée par la Destinée, la Fortune, appelé cela comme vous le souhaitez.
De leur côté, les jeunes femmes admiraient la prestance, le port altier et le regard franc et direct sans être inquisiteur, de leur invité. Elles étaient sous le charme et c'était une évidence que lui aussi.
Luca était aux anges.
Isabelle était aux anges.
Noémie était aux anges.
Le jeu de séduction auxquels les trois protagonistes se livraient était, pour chacun d'entre eux, un délice suave, une volupté incandescente, un désir de plus en plus violent.
Noémie ne pouvait détacher ses yeux du regard de braises qu'elle et son amie venait d'allumer par leur posture. Luca les dévorait, ses pupilles brillantes du plaisir qu'il prenait à les admirer. Isabelle souriait à son amie, complice silencieuse de la compréhension de la situation et admirative de la retenue du jeune homme dont certes le regard était chargé d'un plaisir et d'un désir contenus mais qui faisait preuve d'un self-control parfaitement admirable dans une telle situation.
Combien de ses prétendants se serraient jeter sur elles, sans élégance, obnubilés uniquement par les atours et les atouts des jeunes femmes ? Combien d'hommes resteraient maître de leurs émotions et de leurs gestes dans une telle situation ?
Isabelle de Beauvoir voulait croire que c'était la majorité. Mais elle n'en avait pas encore rencontré beaucoup. Luca était donc, de son point de vue, une perle rare.
Puis elle se souvint de sa dernière rencontre et rit.
Elle détourna ainsi l'attention de Luca et de Noémie qui devisait à propos de la situation politique en Europe.
— J'ai dit quelque chose de drôle ? Demanda avec une gentillesse certaine Luca.
— Non, Luca ! Tu es parfait, comme toujours. C'est juste que je t'écoute, je te regarde, je t'admire et je ne peux que faire des comparaisons avec ceux que j'ai connu, intimement ou non, avant toi.
— Ah ! J'espère alors ne pas te décevoir, demanda-t-il, une pointe d'inquiétude dans la voix.
Isabelle regarda son amie qui lui sourit tout en hochant discrètement la tête, signal qu'elle avait compris et qu'elle était d'accord.
— Me décevoir ? Luca ! Tu es un homme parfait ! Nous n'avons été que des idiotes de n'avoir pas compris cela bien plus tôt. Nous étions jeune, adolescentes, et particulièrement stupides. 
Isabelle avait fixé Luca droit dans les yeux pour dire cela. Elle se sentait rougir comme une collégienne mais ne détourna pas le regard.
Luca, lui, sourit
— C'est un compliment extraordinaire que tu me fais là. Isabelle de Beauvoir, jeune femme magnifiquement hautaine et méprisante pour le commun des mortels qui me gratifie, moi le prolétaire de service, d'un tel qualificatif ? J'en reste bouche bée.
— Tu n'es pas gentil de me dire cela, Luca !
— Tu sais parfaitement que je ne le pense pas, Isabelle.
La joute entre les deux nouveaux amis avait prise Noémie au dépourvu. C'est Isabelle qui vint à son secours,
— Je suis certain que Noémie est d'accord avec moi, n'est-ce pas, ma chérie ?
Luca et elle tournèrent alors leur regard vers elle. Noémie se sentit, à son tour, rougir mais ne se démonta pas
— Tu es un jeune homme exceptionnel, Luca. Isabelle a raison. Je n'ai jamais rencontré un garçon si jeune possédant autant de qualité, de savoir-vivre et d'intelligence que toi. Tu fais preuve d'une maturité tellement impressionnante que j'en suis un peu effrayée. Effrayée par la comparaison que tu pourrais faire avec nous.
Luca sourit à nouveau puis déclara
— Décidément, c'est ma soirée.
Puis, sereinement et avec un aplomb incroyablement mâture, il déclara avec le plus grand des sérieux
— Vous êtes magnifiques, mesdemoiselles. Et ce soir, encore plus que d'habitude si cela est seulement possible. Mais vous le savez puisque le commun des mortels se roulent à vos pieds et que vous profitez de ma faiblesse toute masculine pour afficher pleinement vos atours. Cependant, la plupart ignorent probablement que sous ces corps absolument sublimes se cachent deux personnalités exceptionnelles à plus d'un titre. Vous n'êtes absolument pas celles que vous montrez avec la rage et la détermination de vous faire passer pour celles que vous n'êtes pas. Et je trouve cela dommage. Isabelle, tu es merveilleusement intelligente, fidèle à ton amie, sincère lorsque tu le dois et d'une loyauté à toute épreuve. Noémie, tu es douce, fidèle également, d'une intelligence supérieure et d'une modestie que beaucoup devraient t'envier. Comment ne pas tomber sous le charme de cet instant ? Je vous remercie donc, à nouveau, pour cette invitation qui restera, quoi qu'il advienne, une magnifique surprise et une rencontre que je chérirai.
Noémie et Isabelle cherchèrent une trace de supercherie, de flagornerie, de moquerie ou même de mensonge dans ces phrases. Elles ne lurent que sincérité, émotion vraie et respect dans le regard de Luca.
C'est à cet instant, elles en discutèrent par après, que chacune prit sa décision. Décision qui allait marquer une vie entière, décision qui allait lier à jamais ces trois êtres que tout séparait et qui, pourtant, ne cessaient de se rejoindre chaque jour un peu plus proches les uns des autres.
Isabelle et Noémie venaient de tomber définitivement amoureuse du même homme, plus rien ne pourrait les arrêter dans la conquête qu'elle souhaitait de lui.
Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est qu'il était parfaitement sur la même longueur d'onde et décidé à se lancer. 
Et la soirée, qui ne faisait que débuter, allait prendre une tout autre tournure.
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aime28
4 février 2026 à 15:03
Magnifique suite
Vivement la suite
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Dad38
21 avril 2025 à 08:43
Mon dieu que c'est dur d'attendre entre chaque épisode...
Soyez respectueux
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OlgaT
21 avril 2025 à 07:28
Waouh! J'attends la suite avec impatience! Oui, pourquoi Luca devrait-il choisir? Pourquoi ne pourrait-il aimer Isabelle et Noémie?
cette nuit se promet d'être torride!
Soyez respectueux
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Photo de profil de CMF4691
CMF4691
20 avril 2025 à 14:53
Un feuilleton dont on est follement épris. Il y a du trouple dans l'air provençal ou je n'écoute que mon esprit retors?
Soyez respectueux
Répondre
Mibou
20 avril 2025 à 00:18
Magnifique chapitre, un de plus sans doute. Le lecteur est accroché au récit et n'attend qu'une chose: la suite...
Soyez respectueux
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Fosgate
19 avril 2025 à 22:34
Wow Lucas assure. Les deux jeunes femmes sont tombées folle amoureuse de lui. Peut-être une histoire d'amour à trois, au lieu de savoir qui sera avec qui ? En tout cas, vraiment hâte de voir la suite.
Soyez respectueux
Répondre

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