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✦ AlexisPC Les lavandes de Provence XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Les lavandes de Provence — Chapitre 14 · Révélations et stupeur...

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AlexisPC
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Les lavandes de Provence

Chapitre 14 · Révélations et stupeur...

Luca, après avoir longuement réfléchi à sa situation, en vint à décider...de ne rien décider.
Il ne comprenait pas l'attitude de Noémie depuis qu'elle l'avait rencontré sur la place du village. Que ce moment, pourtant pas si lointain, lui paraissait à présent distant comme des années.
Il n'avait, par contre, qu'une confiance relative dans le comportement d'Isabelle. Certes, cette dernière lui avait révélé une part de sa personnalité plus fragile que celle qu'il connaissait. Il avait compris les fêlures et les tiraillements de la jeune femme. Le poids qui pesait sur ses épaules et ce besoin presque maladif de s'évader dans les plaisirs que sa jeunesse, sa fortune familiale et son désir de sexe lui offraient.
Noémie, elle, restait, encore, un mystère.
Pourquoi lui avoir révélé ces parts de sa personnalité ? Pourquoi lui avoir dévoilé une part d'Isabelle sans se dévoiler elle-même si ce n'est que l'exhibition et le plaisir sexuel étaient, chez elle, tout aussi importants que chez son amie ? Quel était ce besoin de lui faire croire qu'elle restait une jeune femme dénuée d'intérêt si ce n'est celui de pouvoir, éventuellement, la “baiser” si elle en éprouvait le désir ?
Non, il y avait forcément une raison à cela.
Car Luca avait, en fait, passé une soirée des plus agréables en compagnie d'Isabelle. Ses déclarations enflammées étaient un souvenir, dorénavant.
Il ne voulait plus y penser car il avait décelé cette part d'étincelle en elle qui lui disait que se précipiter dans la porte entrouverte ne ferait que lui apporter malheur et déception. Comme tous les mecs qui n'avaient fait que passer dans sa vie, souvenirs éphémères d'un plaisir rapide, tous aussi insignifiants qu'un souffle de vent dans la chevelure de la jeune femme. Une gêne vite arrangée par un coup de doigts dans sa crinière. Ni plus, ni moins.
Il devait prendre son temps, dompter la belle, la faire languir, lui apprendre la patience. En fait, Luca était devenu, par la force des choses, un chasseur. Son initiatrice lui avait appris que plus le temps était long dans l'attente, meilleur était le plaisir.
Une femme, disait-elle, n'est jamais plus vulnérable que dans l'attente et l'indifférence à ce qu'elle est et ce qu'elle désire.
Et il se découvrait un maître en la matière. Il y trouvait, même, une forme de plaisir non dissimulé. Oui, se trouver dans la peau du chasseur et plus celle de la proie était, finalement, grisant.
Ainsi, se dit-il, c'est ce que ressentent les personnes si sûres d'elles ? C'est un sentiment de puissance et de tranquillité plutôt agréable.
Il sourit à cette phrase. Son regard se fit plus dur, son sourire totalement carnassier et ses réflexions continuèrent.
En fait, il comprit très vite que les deux jeunes femmes se moquaient ouvertement de lui.
Toute sa vie n'avait été qu'une suite sans fin de brimades, de moqueries. Il avait dû attendre son Bac pour fuir cet endroit, qu'il aimait pourtant. Il était parti, s'était transformé physiquement et intellectuellement, était devenu exactement ce à quoi personne ne s'attendait.
Aujourd'hui, Il comprit également que ce n'était plus du tout le cas. Il fallait aux gens qu'il avait connu durant son adolescence un second coup d'œil pour le reconnaître.
Ce qui était amusant et paradoxal, c'est qu'il avait fallu qu'Isabelle de Beauvoir et lui passe une soirée ensemble pour que la vérité le frappe de plein fouet. Jamais encore il ne s'était rendu compte de son attrait auprès de la gent féminine.
Sa timidité maladive, son sentiment d'infériorité lui avaient occulté une réalité qu'il prenait, aujourd'hui, un malin plaisir à admirer.
Si Isabelle avait pris la peine de le prendre par le bras et de passer plusieurs heures avec lui en parlant d'elle comme elle ne l'avait probablement jamais fait, il devait y avoir un “petit truc” qui avait déclenché cela. Ce “petit truc”, c'était sa transformation d'adolescent en homme accompli.
 Luca sourit.
Mais au fond de lui-même, il savait qu'un sacré dilemme l'attendait.
Luca revint à ses idées et le temps le rattrapa.
Isabelle s'est révélée une partenaire affectueuse, sincère et bien plus délicate qu'il ne l'avait imaginé. Oui, sincère.
Il se rend compte, à présent, que malgré ses dénégations et ses doutes, cette jeune femme magnifique a été sincère avec lui. Elle lui a avoué une forme d'attirance qui ne ressemble à aucune de celles qu'elle a connu. Et il en a été charmé.
Le baiser qu'ils avaient échangé était rempli de douceur et de tendresse malgré sa soudaineté et la surprise de Luca. Il avait bien senti qu'elle lâchait prise.
Néanmoins, Noémie apparu à nouveau devant lui. Belle, élégante, gracieuse et terriblement sensuelle.
Si Isabelle était le feu et le désir, Noémie était l'amour. Il savait qu'il pourrait faire d'Isabelle une amie, mais de Noémie bien plus.
Cependant, Luca n'est pas de ceux qui jouent avec les jeunes femmes et leurs sentiments. Certes, la nouveauté de se sentir désiré est grisante, amusante, et même bandante. Mais d'un autre côté, sa personnalité profonde, celui qu'il est réellement ne peut se satisfaire de ce rôle de Casanova des collines. Très peu pour lui.
En souriant, il se dit qu'il laissait ce titre à Maxime.
Il prit une douche rapide, non sans caresser son sexe encore dur des pensées de la veille, des habits magnifiques des jeunes filles. Il ne s'était pas privé pour reluquer un peu la poitrine de sa partenaire, absolument ronde et magnifique. Mais en tout honneur, comme en admirant une œuvre d'art. Sans arrière-pensées nauséabondes. Car si les femmes portent des décolletés, c'est pour leur plaisir d'abord mais aussi pour celui des yeux. Cela s'arrêtait là, selon Luca. Jamais il n'y avait vu une quelconque invitation à se montrer entreprenant ou, pire, un parfait goujat.
Oui, Isabelle de Beauvoir était une magnifique jeune femme. Puis, en sortant de sa douche, il se souvint de la réaction de sa mère à l'énoncé de son nom et il éclata de rire.
Comment osait-il avoir toutes ces pensées ? Comment pouvait-il seulement imaginer que ces deux femmes pourraient avoir le moindre intérêt pour le petit paysan s'étant élevé à l'école de la République au-dessus de sa condition ?
Il prit, alors, une décision dictée par la colère face à cette réaction.
Nous n'étions plus au Moyen-Âge, il n'était pas le fils d'un serf. Il était appelé à une brillante carrière de chercheur universitaire et de Docteur en Histoire.
Il s'habilla d'un short en jeans troués sur les cuisses et dont les filets blancs s'échappaient donnant une allure de balafres, d'une chemise en lin blanc et de mocassins blancs. Il prit ses lunettes de soleil ainsi que les clés de la voiture.
Se regardant dans le grand miroir du vestibule de la maison, il se trouva un air décontracté. Sa mèche retombait en une vague élégante sur son front, entre ses deux yeux. Ses yeux bleus lançant des éclairs d'une colère sourde qu'il peinait à réfréner. Il allait, pourtant, devoir s'y résoudre car il était hors de question qu'il débarque chez Noémie tel un Panzer allemand dans la cour d'une ferme normande durant la seconde guerre.
Respirant un grand coup, Luca replaça la mèche rebelle sur sa tête d'un geste distrait et sortit.
Il était temps d'avoir une discussion sérieuse avec Noémie. Elle allait voir qui il était réellement.
Lui aussi.
Le trajet en voiture de Lucas ne prit que quelques minutes. Sa colère sourde toujours présente en lui. Mais, au moment de franchir le porche d'entrée du Mas, sa volonté flanchât un peu. Il arrêta la voiture quelques mètres avant de ne plus pouvoir revenir en arrière.
Il avait beau se donner toutes les raisons les plus logiques et les plus sensées concernant sa démarche, il était compliqué d'effacer plusieurs décennies de traditions et de respect.
Finalement, il prit son courage à deux mains, enclencha la première et entra dans la cour intérieure.
En coupant le moteur et en sortant de la voiture, il ne put empêcher son œil d'historien d'admirer, à nouveau, la bâtisse. Elle était somptueuse, entretenue avec amour et dévotion par plusieurs générations, témoignage immortel au futur du talent et du goût certain des anciens pour les choses élégantes et simples.
Il se dirigea vers la porte d'entrée et frappa quelques coups au battant. Il recommença après quelques secondes d'attente mais personne ne répondit.
Il se retourna et regarda, à nouveau, les voitures présentes. Cette maison n'était pas vide.
Il décida, sur un coup de folie, passer par le second porche, sur la droite, qui permettait de faire le tour de la maison. Après tout, se dit-il, les personnes présentes devaient certainement profiter de la terrasse et de la piscine par une chaleur pareille.
Il admira la vue sur la vallée qui se dessinait au fur et à mesure que ses pas craquaient sur les petits cailloux blancs de l'allée. Mais rien ne le préparait à ce qu'il découvrit.
En contournant le dernier coin, il tomba en face d'Isabelle et de Noémie en train de s'embrasser.
Il resta un instant interdit, se demandant ce qu'il devait faire. Il n'avait absolument pas prévu cela. Il hésita une seconde de trop car Isabelle, penchée sur Noémie releva la tête et s'immobilisa en regardant Luca dans les yeux.
Le temps sembla suspendu, Luca revit à la vitesse de l'éclair toute sa soirée de la veille, les confidences d'Isabelle, ses déclarations presque enflammées et il comprit que jamais elle ne changerait. Elle resterait pour toujours cette petite nobiliaire hautaine et méprisante pour le reste du commun des pauvres mortels condamnés à adorer sa grandeur.
Alors qu'il tournait les talons, elle se leva et courut derrière lui, laissant en plan une Noémie ne comprenant pas de quoi il retournait puisqu'elle était toujours couchée sur son bain de soleil, dos à la scène qui venait de se dérouler.
Rattrapant Luca, elle se posta face à lui et la vérité le frappa de plein fouet.
Isabelle de Beauvoir pleurait.
Luca resta un instant amorphe, inerte face au spectacle des larmes d'Isabelle. Ses yeux étaient rougis, les trainées de larmes maculaient ses joues et une partie de son maquillage coulait.
Elle était l'image même de la détresse la plus profonde.
Elle se jeta dans les bras de Luca qui ne bougea pas, si ce n'est en réaction au choc qu'il reçut.
Luca ! Ne t'en vas pas. S'il-te-plaît.
Dans un sanglot, elle venait de le supplier presque. Le jeune homme ne comprenait plus rien.
Il tourna la tête vers Noémie et il reçut un second choc.
Elle s'avançait vers lui, pieds nus, les seins nus, vêtue uniquement du bas d'un bikini. Elle était aérienne, divine. Ses pieds semblaient flotter sur le pavement chaud et ses seins rebondissaient dans un ensemble d'une sensualité infinie à chacun de ses pas. Ses tétons étaient tendus par le léger vent qui soufflait sur la terrasse, rafraîchissant l'atmosphère et l'anatomie de la jeune femme.
Il sentait les prémices de l'excitation se faufiler vers son sexe lorsque ses yeux s'arrêtèrent sur le visage de Noémie. Cela le calma immédiatement.
Elle aussi pleurait. Ses yeux étaient dans un état encore plus lamentable que celui de son amie. Ses cheveux étaient comme collés à ses joues. Noémie était la figure même de la souffrance féminine.
Puis, dans un élan que Luca ne comprit toujours pas, elle l'enlaça par le dos, prenant Luca et Isabelle dans ses bras. Ils formèrent un étrange trio au milieu duquel, Luca ne comprenait rien à la situation.
Il était venu pour en découdre avec Noémie et lui dire sa façon de penser une bonne fois pour toute et il la trouvait avec Isabelle penchée sur elle, les seins à l'air en train de s'embrasser au bord de la piscine.
Isabelle laissa sa tête sur l'épaule de Luca mais ne pouvait arrêter ses larmes. Noémie se recula et embrassa la situation. Ses yeux étaient, également, sur le point de lâcher.
Puis, elle s'adressa à Luca
Il est temps que nous parlions, Luca !
Hein ? Mais...de quoi ? Que se passe-t-il ici ? Et en quoi suis-je concerné ?
Noémie se souvint alors des paroles de son amie concernant le jeune garçon. Il n'était pas conscient de son pouvoir de séduction ni de l'attrait qu'il avait déclenché en revenant au village.
Elle lui prit la main et, posant l'autre sur la joue de son amie en lui souriant, elle lui dit doucement en se tournant vers elle
Nous allons trouver une solution, ma chérie. Je te le promets.
Isabelle emmena alors le duo vers la tonnelle permettant de s'abriter de la lumière et du soleil.
Noémie s'assit dans un fauteuil de terrasse tandis que Luca et Isabelle prirent place dans le grand sofa de couleur blanche.
Luca ne put s'empêcher de penser à ses parents. Ceux-là même qui trimaient comme des forçats sous un soleil de plomb afin d'enrichir cette famille qui n'avait jamais connu la moindre inquiétude de fin de mois, vivant dans une forme d'insouciance pécuniaire grâce au travail des autres. Il s'en voulait d'être là, assis sous l'ombre protectrice d'une voile dont le prix devait avoisiner celui de son loyer annuel à Aix.
Je suis contente de te voir, Luca.
Isabelle de Beauvoir venait de rompre ses pensées et il s'obligea à se montrer digne de l'éducation reçue.
Ah oui ?
Oui ! Répondit-elle, nette, claire et précise. Puis elle enchaîna
Hier, j'ai passé une soirée hors du temps, loin de ce que je suis habituellement. Tu m'as permise d'être moi, Luca. Et je te remercie pour cela.
Je ne vois pas pourquoi tu ne peux “être toi” en permanence, Isabelle. Répondit-il un peu froidement, ses yeux ne pouvant se détacher de Noémie.
Tu as raison, dit-elle après quelques secondes. Je ne suis jamais vraiment “moi”.
Pourquoi ? Demanda-t-il toujours aussi vertement, ce qui eut le don de mettre Isabelle mal à l'aise.
Ce fut Noémie qui vint à son secours.
Je suis certaine que tu es capable de comprendre cela, Luca. Tu n'es, visiblement, pas idiot et tu sais réfléchir ou analyser une situation lorsqu'elle se présente à toi. Après tout, c'est ton métier, non ? Alors quel est ta conclusion à cette énigme si compliquée à comprendre pour le commun des mortels ? Les petites filles nanties, uniques et préférées de leurs parents, élevées dans l'or et la soie, protégées des démons de la vie traditionnelle, nées avec les avantages d'un nom à particule encore reconnu malgré la République française et ses dictats révolutionnaires, originaires des plus vieilles familles de France et de Navarre seraient-elles malheureuses ? Non, voyons ! Comment imaginer cela pour un fils de roturiers ? Un fils de paysans ? Un fils de saisonniers ? Elles ont tout pour être heureuse, sans les tracas du quotidien puisque Papa et Maman sont là pour elles en permanence ? Je suis certaine, qu'en ce moment, tu es mal à l'aise en pensant à la fortune qui t'entoure alors que tes parents triment sous notre soleil de Provence pour NOTRE fortune. Dis-moi que j'ai tort, dis-moi que ce n'est pas ce que tu penses et ce dont tu es certain ? Vas-y ! Ose seulement nier.
Luca respira calmement afin de ne pas exploser face à l'insulte qu'il venait de recevoir.
Il était venu sur ce domaine pour dire ses quatre vérités à cette petite noblionne sournoise et sadique. Il se retrouvait face à deux jeunes femmes perdues, sans les repères classiques de l'immense majorité de la population mondiale, sans les limites que le travail acharné permet en récompense. Il venait de comprendre que, malgré toutes leurs richesses, leurs possessions, la vie merveilleuse que tous les prolétaires du monde souhaitaient, enviaient, jalousaient tellement, elles étaient simplement malheureuses de ne se sentir que comme une coquille vide. Les yeux rougis des deux jeunes femmes en était la preuve. Elles avaient pleuré. Et cette agressivité n'était que la conséquence et le résultat d'une peine qu'elles souhaitaient effacer en s'en prenant à lui, le provoquant jusqu'à l'explosion. Il comprit que le malaise était plus profond que cette simple attaque.
Toutes les frasques auxquelles il avait eu le privilège d'accéder, n'étaient que la réaction sans réflexion des deux jeunes femmes en quête de sens.
Il eut, à cet instant, pitié d'elles. Pitié de la vacuité de leur existence alors qu'elles avaient tout pour s'épanouir, faire le bien, être heureuses.
Puis, il se rappela que Noémie était de nature généreuse, douce et tendre. Qu'Isabelle se fût ouverte à lui la veille, dévoilant enfin une nature bien plus fragile et complexe que l'image qu'elle donnait d'elle.
Aussi, il prit les deux femmes par surprise.
Tu n'aurais pas un truc frais à boire ? Je meurs de soif. Il fait à mourir de chaud.
Euh...Oui ! Bien sûr ! Repris une Noémie prise au dépourvu, laissant son excellente éducation reprendre le dessus sur sa colère.
Elle se leva et fit trois pas vers le Mas avant de se retourner et de déclarer
Il est presque midi ! On prenait un verre de vin blanc, avec Isabelle, cela te dit ?
Si tu veux ! Se contenta de dire Luca.
Noémie se dirigea alors d'un pas léger vers la cuisine. Luca ne put s'empêcher de la regarder s'éloigner. Ses fesses se dessinant sous son paréo qu'elle avait noué autour de son cou. Elle était divine.
Tu es fan, hein ? Dit une Isabelle qui ne perdait rien de la scène.
Hein ? Répondit Luca en se tournant vers elle.
Je le vois bien, tu sais. Tu es dingue d'elle.
De quoi parles-tu ? Répondit-il en tentant de la fixer dans les yeux avec une immense difficulté pour masquer le trouble évident qui venait de s'emparer de lui.
Je le lis dans tes yeux, Luca. Je pensais avoir eu le privilège de briser ta carapace, hier soir. Il se peut que je me sois trompée.
Isabelle, souffla un Luca un peu estomaqué par la rapidité de la réaction. Isabelle, tu m'as offert, hier soir, un cadeau inestimable. Celui de celle que tu es vraiment. Je ne l'avais jamais découvert à cause de cette carapace doublement blindée que tu as érigée autour de toi. Tu es une jeune femme extraordinaire, merveilleuse. Et tu vaux tellement mieux que ce que tu penses de toi. Je suis tellement fier d'avoir été le témoin de ces révélations. Tu peux me croire.
Mais tu ne m'aimes pas comme tu l'aimes, elle !
La sentence venait de tomber.
Luca regarda la jeune femme avec sérieux. Elle comprit alors. Son désir pour Luca ne valait rien en comparaison de ce qu'il ressentait pour Noémie. Elle aurait dû se rebeller, être vexée, l'injurier et le jeter hors de la maison avant que son amie ne revienne.
Mais elle n'en fit rien.
Bizarrement, Isabelle de Beauvoir, cette incarnation de la vanité, sourit. Elle sourit de façon sincère, profonde, comme un sourire qui marque une vie. Elle posa sa main sur la cuisse de Luca et, tandis qu'elle avisait Noémie revenant de la cuisine, murmura à Luca
Je l'envie. Elle a de la chance.
 Et avant que son amie ne revienne, elle se leva et se jeta dans la piscine. Elle ne voulait pas que ses larmes soient visibles, elle ne voulait pas que Noémie comprenne qu'elle était terriblement amoureuse. Mais elle ne voulait surtout pas rendre son amie malheureuse. Elle venait de choisir de s'effacer, au nom de l'amitié et de l'amour infini qu'elle portait à celle qui avait été là pour elle en permanence depuis qu'elles étaient petites filles, sa confidente, sa sœur de cœur. Aucun homme au monde ne valait la perte d'une telle amitié.
Malgré cela, elle pleurait et ses larmes se mélangeaient à présent à l'eau chlorée de la piscine. Elle nagea quelques brasses, s'éloignant du rebord et se dirigeant, comme par hasard, vers le point le plus éloigné de celui qui, à présent, avait brisé son cœur de jeune femme amoureuse bien involontairement.
Jamais Luca ne lui avait fait la moindre promesse, jamais il n'avait déclaré un quelconque désir pour elle, jamais n'avait adressé un mot dénoué d'un désir de profonde amitié uniquement.
Elle s'était entichée de lui, contre sa volonté, contre ce que lui désirait. Elle pouvait se donner à n'importe qui, mais pas briser un amour naissant. Elle ne l'avait jamais fait, elle ne le ferait jamais.
Isabelle a trop chaud ? Demanda une Noémie souriante en déposant un verre de vin frais dans la main de Luca.
Le verre était frais, comme le vin, donnant un aspect brumeux au verre en lui-même. Luca n'était pas dupe de ce qui se tramait sous ses yeux. Une jeune femme revenait heureuse tandis qu'une autre s'éloignait, brisée par un chagrin dont il ne pouvait mesurer la douleur. Il avait vu le regard embrumé d'Isabelle lorsqu'elle s'était levée, embrumé comme ce verre qu'il tenait à la main. Le trémolo de sa voix lorsqu'elle avait prononcé ses derniers mots ne pouvaient signifier qu'un seul sentiment. Celui d'un cœur atrocement mutilé, douloureux mais combatif.
Luca était perdu.
Il n'avait pas honte de l'avouer.
Ces deux jeunes femmes le rendaient fou. Fou de désir, certes. Mais surtout fou de rage tant il se sentait impuissant à les satisfaire et à comprendre ce qu'elles attendaient réellement de lui. Car il était évident que tout cela dépassait, à présent, le cadre du simple jeu entre deux jeunes filles pour conquérir ou se moquer d'un garçon un peu trop naïf.
As-tu aimé la réception, hier ? Demanda Noémie pour briser la glace.
Hein ? Ah, euh...oui, beaucoup. C'était très réussi. Mais je n'ai pas de point de comparaison puisque c'était ma première fois.
Tu n'étais jamais venu ? Demanda Noémie en se rendant compte de l'erreur tactique qu'elle venait de commettre.
Luca la regarda et eut un sourire moqueur doublé d'un rictus impossible à retenir.
Luca, l'invisible.
Pardon Luca, je ne voulais pas...
N'en rajoute pas, Noémie. J'ai toujours été invisible et insipide pour tout le monde.
CE N'EST PAS VRAI ! Ne put se retenir une Noémie qui virait progressivement à l'écarlate en se rendant compte qu'elle venait de réagir instinctivement.
Luca porta son verre à ses lèvres et, avec la tranquillité légendaire qui était la sienne, répondit
Décidemment, ce vin est fabuleux ! Noémie, soit sérieuse s'il-te-plaît ! Tu n'as jamais remarqué que j'étais absent lors de ces réceptions annuelles.
Tu as raison, Luca ! Admit Noémie en baissant la tête. Mais je ne peux admettre que tu penses que je n'ai jamais fait attention à toi. Ce serait faux, ajouta-t-elle en rougissant un peu à nouveau.
Luca n'en revenait pas de ce qu'il venait d'entendre. Elle était absolument magnifique avec ses joues un peu rougies et son sourire timide face à cette révélation.
Isabelle vint à son secours à cet instant. Elle avait repris du poil de la bête et elle était prête à faire face.
Elle a raison, tu sais ? La garce, c'est moi ! Noémie a toujours été attentive aux autres. Même si c'était à distance. Combien de fois lui ai-je dit qu'elle était idiote de s'enticher de personnes insignifiantes et inutiles ? Mais elle n'a jamais rien voulu entendre, elle est de nature généreuse, que veux-tu ?
Merci pour l'insignifiant et l'inutile.
Je t'ai dit que j'étais une garce, Luca. En voilà encore la preuve. Cela sort tout seul, cela doit être ma nature à moi.
Mauvais calcul, Isabelle. J'ai découvert une autre facette de ta personnalité, ne l'oublie pas.
Je peux vous laisser, si vous voulez ? Demanda Noémie.
Bon, on va arrêter de jouer au chat et à la souris. J'ai autre chose à faire, dit-il en déposant son verre sur la table en verre.
Le ton de Luca venait de changer. Ses yeux avaient pris la couleur de l'orage et ses traits s'étaient tendus. Il était tout simplement renversant. Isabelle frissonna et Noémie sentit un désir monter en elle, au creux de ses reins.
Luca se leva, et toisa Isabelle.
Tu m'as montré une facette de toi que j'ignorais mais qui m'a agréablement surpris. Je te remercie pour cela, Isabelle.
Il se tourna alors vers Noémie. Et son ton se fit plus cassant.
Quant à toi, je ne sais pas quel jeu tu joues ? Tu m'as montré des choses pour lesquelles je ne t'ai jamais rien demandé, ni concerté. Vos petits jeux lesbiens ou vos conquêtes d'un soir pour ne parler que de cela. C'était ton choix, et visiblement, cela te plaît de manipuler les gens à ta convenance. Comme tu l'as si agréablement rappelé, je ne suis qu'un fils de saisonniers probablement ébloui par la magnificence de votre richesse, provenant essentiellement du labeur des autres. La différence entre vous et moi, c'est que vous ne saurez jamais la véritable valeur du travail acharné, de l'abnégation pour tenter de sortir d'un milieu social défavorisé, vous n'avez aucune idée des sacrifices et des douleurs que cela implique. Tu joues un jeu qui ne me plaît pas, Noémie. Je n'en ai rien à faire de vos problèmes de petites filles riches. Aujourd'hui, si je suis venu jusque chez toi, c'est pour te dire de ma lâcher une bonne fois pour toute. Je ne suis rien pour toi, que cela continue ainsi. J'ai, stupidement, je l'avoue, cru qu'une amitié pouvait être possible entre nous. Je me suis lourdement trompé. Tu n'es qu'une jeune femme égoïste et perverse. Donc, à partir de maintenant, ne m'approche plus. Je me suis bien fait comprendre ?
Il toisa encore une seconde Noémie, tourna la tête vers Isabelle avec le même regard d'orage qui la fit frissonner de plaisir. Elle sentit sa chatte s'humidifier, ses seins se tendre, sa peau se couvrir d'un voile de sueur et son ventre se torde de désir. Elle jeta un coup d'œil à son amie et elle vit qu'elle ressentait les mêmes symptômes.
Luca se dirigea alors, d'un pas décidé, vers le côté du Mas afin de regagner son véhicule.
Tout se passa alors en quelques secondes qui allaient changer la destinée de ces trois jeunes gens.
Et rien, absolument rien, n'avait préparé Luca à ce qu'il s'apprêtait à vivre.
En une seconde, les deux jeunes femmes s'étaient levées et, en un seul mouvement, avaient couru pour le rattraper. Chacun d'un côté, elles saisirent doucement l'un des bras du jeune homme. Sans se concerter, Noémie posa ses lèvres sur celle de Luca tandis qu'Isabelle posa la main du jeune homme contre sa joue.
Tétanisé un instant par l'audace des jeunes femmes, Luca ne réagit pas.
Il sentit les lèvres de Noémie contre les siennes. Douces, enivrantes, délicieuses et terriblement sensuelles. Sa main sur la peau d'Isabelle ressentait le touché de la soie, une douceur inouïe et un désir terriblement pressant.
Face à l'absence de réaction du jeune homme, Noémie recula. Ce qu'elle vit la stupéfia.
L'orage dans son regard s'était transformé en ouragan.
Elle recula sous le choc, tout comme Isabelle qui venait d'ouvrir les yeux.
Luca ? Osa Noémie.
Comment osez-vous ? Répondit-il les mâchoires serrées et une fureur contenue.
Tu n'aimes pas ? Renchérit Isabelle.
Luca recula d'un pas et, respirant profondément pour tenter de calmer la colère rouge qu'il sentait passer dans ses yeux, se reprit pour demander le plus simplement du monde
Est-ce que vous connaissez la notion de consentement ? Ou cela dépasse-t-il vos capacités de réflexion ? Si un homme se comportait avec une femme comme vous venez de le faire, elle le giflerait probablement ou lui intenterait un procès pour harcèlement sexuel.
Que veux-tu dire ? Demanda une Isabelle interloquée.
Si un homme te croise dans la rue et t'embrasse, quelle sera ta réaction, Isabelle ?
Je lui colle ma main sur la tronche.
Et toi, Noémie ?
Même tarif ! Pourquoi ?
La main de Luca se leva pour gifler Isabelle et, se retournant, gifla à son tour Noémie. Sans violence, sans laisser une trace rouge sur leurs joues. Juste de quoi leur permettre de sentir sa main s'abattre sur elle.
Alors pourquoi ne pourrais-je pas faire de même ? Parce que vous êtes des femmes ? Cela ne vous octroie pas un blanc-seing, cela ne vous permet pas de faire tout ce que vous souhaitez sous prétexte que vous avez une paire de seins, aussi beaux soient-ils. Le consentement, mesdemoiselles, se fait dans les deux sens.
Noémie et Isabelle se regardèrent et comprirent leur erreur.
Décidément, ce garçon n'était pas comme les autres. Quel mec aurait refusé de profiter de deux jeunes femmes pas trop moches à regarder s'offrant ainsi ouvertement à lui ?
La réponse était sous leurs yeux un peu éberlués.
Isabelle sentit sa chatte s'humidifier sous un désir grandissant encore un peu et Noémie rougit comme une collégienne.
Luca recula d'un pas, toisant les jeunes femmes de haut en bas, admirant les courbes dessinées, les yeux humides, les lèvres rouges et fraîches. Ces deux femmes étaient juste magnifiques, superbes. Mais elles n'avaient jamais eu en face d'elles un homme décidé à faire respecter sa personnalité et ses propres désirs. Les hommes qu'elles avaient rencontré ne possédaient visiblement aucune personnalité, aucune fierté et ne se comportaient qu'en pseudos mâles soumis à leurs pulsions et leurs désirs de posséder le corps d'une femme.
Juste des mauviettes sans envergure et sans fierté.
Qu'est-ce qu'il te prend, Luca ? Demanda Noémie. Tu ne veux pas de nous ?
Luca sourit et un petit rire moqueur s'échappa de sa bouche. Puis il déclara
Vous êtes tellement certaines de votre supériorité féminine sur les hommes que vous ne vous êtes jamais demandées s'ils étaient d'accord. Vous pensez véritablement que vos corps, aussi magnifiques soient-ils, sont suffisants pour vous ouvrir le sésame de vos désirs et de vos envies. Mais sachez, mesdames, que tous les hommes ne sont pas des bites sur pattes, prêts à satisfaire vos désirs de sturpe ou de luxure. Mais pour qui vous prenez-vous ?
Noémie et Isabelle restèrent un instant bouche bée, inerte en entendant ces paroles auxquelles, s'avouèrent-elles, elles n'avaient jamais vraiment songé.
Tu as raison, Luca. Pardonne-nous ! Je n'avais jamais réfléchis ainsi.
Noémie a raison, Luca. Nous sommes ridicules à présent.
Je confirme ! Répondit-il en souriant tandis que les deux jeunes femmes baissaient les yeux vers le sol.
Luca était fier de lui, il avait suivi son idée à la lettre. Mettre les jeunes femmes face à leurs contradictions, face à leur personnalité et face à une image qu'il n'aimait pas lorsqu'il évoquait les femmes. Luca appréciait la fantaisie dans les rapports sexuels mais il détestait la vulgarité et l'absence de classe en dehors de l'intimité.
Selon lui, les femmes étaient l'acmé de la beauté et il aimait qu'elles en soient conscientes, jouant de leur féminité et des artéfacts de la séduction. Être séduit par une sourire carmin, dévoré par des yeux fardés, ébloui par une tenue suggestive mais sans vulgarité, deviner un sous-vêtement recherché faisaient partie de ce que Luca adorait chez les femmes.
Et il sentait que ces deux jeunes femmes pouvaient, lorsqu'elles le souhaitaient, se montrer tellement séduisantes. Il en avait eu l'exemple la veille où elles s'étaient montrées absolument divines. C'est ce qu'il désirait, c'est ce qu'il souhaitait d'elles sans même pouvoir se l'admettre.
Nous n'avons donc aucun intérêt à tes yeux ? Osa timidement demander Noémie.
Luca fondit littéralement en la regardant. Comment aurait-il pu résister ?
Ses yeux quémandait l'amour, ses gestes étaient empreint de modestie et de désir. Isabelle n'en menait pas large, elle non plus. Les paroles de Luca résonnaient en elle, lui renvoyant une image d'elle-même qu'elle détestait.
Elle comprit que le rôle qu'elle jouait ne correspondait pas à sa personnalité profonde, que sa conduite n'avait été qu'une fuite en avant.
Isabelle réfléchissait depuis hier soir, depuis sa conversation avec Luca, depuis la fascination qu'elle avait ressentie face à ce jeune homme décidémment pas comme les autres qui lui avait parlé avec tendresse, douceur, patience sans chercher à la séduire ou à profiter d'elle comme tous les autres hommes qui n'avaient fait que baver devant son corps sans se soucier de son âme.
Luca avait, lui, justement ce petit supplément d'âme lui permettant de voir ce que les autres ignoraient ou auquel ils restaient aveugles. Ses paroles avaient résonnées en elle durant la nuit et son réveil avait été chamboulé par un plaisir non feint illuminant son visage. Isabelle s'était réveillée heureuse depuis longtemps.
Et cette matinée, en compagnie de son amie, n'avait fait que renforcer la certitude qu'elle ressentait envers Luca.
Cependant, ni elle, ni son amie ne savaient, à présent, comment réagir. Elles étaient face à l'inconnue, inexpérimentée face à un homme si certain de lui et si maître de lui-même. Alors qu'elles se regardaient l'une et l'autre, cherchant dans leurs regards la réponse à une question dont elles ne maîtrisaient aucun aspect, Luca sourit.
Le jeune homme venait de les amener là où il le désirait. Il le lisait dans leurs yeux. Quelque chose avait changé en elles. IL en était certain. La façon dont les jeunes femmes se tenaient debout venait de changer. Alors qu'elles avaient le port altier, leurs épaules venaient de s'affaisser un petit peu, signe d'un manque évident de certitude et de confiance en soi. Elles doutaient à présent de leur pouvoir de séduction, de leur sex-appeal, de leur féminité. Et cela ne les rendaient que plus désirables.
Aussi, il décida de mettre un terme à leurs tervigersations.
Comment voudriez-vous qu'un homme vous résiste ? Regardez-vous. Vous venez de perdre de votre superbe et vous n'avez jamais parue si fragiles, si vulnérables.
Il se tut trois secondes, puis ajouta en souriant
Et jamais vous n'avez été plus belles ou désirables qu'en cet instant précis.
 
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OlgaT
6 avril 2025 à 07:47
C'est excellent. J'attends la suite avec impatience! Les deux femmes sont à Luca. Laquelle va-t-il prendre d'abord? je penche pour Noémie!
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Utilisateur supprimé
5 avril 2025 à 13:52
Comme à votre habitude c’est extrêmement plaisant à lire.
Mais ce jeu de renversement de pouvoir et le côté manipulateur de Luca (dans ce chapitre) le déshumanise un peu.
C’est toutefois une histoire passionnante. Merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
5 avril 2025 à 11:30
Magnifique histoire
Quelle série
Bravo à l’auteur
Vraiment très bien qui sait nous faire languir
Cela valait la peine d’attendre
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
5 avril 2025 à 11:26
L’attente a été long mais cela en valait le coup
Quel récit et cette histoire qui est extrêmement bien écrite
Bravo à l’auteur pour nos tenir en haleine
Vraiment très passionnante
Vivement la suite
Chapeau bas pour votre talent d’écrivain
J’ai lu se récit d’un trait
Vraiment magnifique
J’adore
Modifié 5 avril 2025 à 11:32
Soyez respectueux
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Photo de profil de Dad38
Dad38
5 avril 2025 à 10:15
La lecture de votre te te est un véritable supplice lorsqu'il faut attendre l'épisode suivant...
Soyez respectueux
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Eldiable
5 avril 2025 à 05:57
Hâte de lire la suite
Soyez respectueux
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Mibou
5 avril 2025 à 04:21
A nouveau, un chapitre magnifique. Quel régal ! Bravo et vivement la suite.
Soyez respectueux
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Photo de profil de NathNMitch
NathNMitch
5 avril 2025 à 04:18
Encore, une fois, j'adore ton récit. C'est un véritable régal. J'ai hâte de voir la suite.
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivierX
OlivierX
5 avril 2025 à 00:29
Ce chapitre prouve bien qu’il n’y a pas besoin systématiquement d’y avoir du sexe pour être interessant. Seule une écriture soignée, avec des mots choisis permettant une fluidité de narration peut arriver à ce résultat. Bravo, on est pris dans le tourbillon des sentiments des trois jeunes gens et on voudrait que le chapitre dure encore….
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Photo de profil de Fosgate
Fosgate
5 avril 2025 à 00:01
On a attendu longtemps la suite. Carrément hâte de voir la prochaine.
Soyez respectueux
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