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Première fois avec une beach-volleyeuse — Chapitre 12 · Au sex shop
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première fois avec une beach-volleyeuse
Chapitre 12 · Au sex shop
Après la deuxième journée du tournoi, au cours de laquelle Clara a été éliminée en demi-finales, nous avons pris la route du retour. Elle est restée quelques jours dans la région, chez ses parents, ce qui nous a permis de nous revoir assez souvent.
De mon côté, j'ai un peu aménagé mes horaires de stage pour finir plus tôt et profiter de nos retrouvailles. En fin d'après-midi, on se retrouvait pour flâner : quelques boutiques, un bubble tea, des promenades au bord de l'eau. Une respiration douce dans nos emplois du temps chargés.
Ce jour-là, on s'est posées en terrasse d'un bar, deux mojitos à la main. Jusqu'ici, on avait surtout parlé de son nouveau copain, Youssef — un grand Tunisien, selon ses mots, « avec qui c'est l'extase à tous les étages ». Clara a toujours été directe et délurée quand il s'agit de sexe, et bien que les hommes ne m'attirent pas, j'ai toujours accueilli ses confidences avec amusement et tendresse.
— Franchement, Elissa, c'est la première fois qu'un mec me fait vraiment jouir. Et pas juste une fois, hein. Plusieurs fois. Enchaînées. C'est… je sais pas, presque violent tellement c'est bon.
Elle éclate de rire et ajoute, le regard un peu allumé :
— Et il est super bien monté, ça joue aussi. Genre, j'adore cette sensation d'être complètement prise. Tu vois ? Remplie à fond. C'est un truc hyper fort.
Elle éclate de rire et ajoute, le regard un peu allumé :
— Et il est super bien monté, ça joue aussi. Genre, j'adore cette sensation d'être complètement prise. Tu vois ? Remplie à fond. C'est un truc hyper fort.
Son enthousiasme me fait sourire, mais ses mots font aussi remonter en moi une image bien précise : Clémence, dans la douche, son corps tendu contre le mur, son souffle, ses soupirs, et cette demande murmurée… qui n'a pas quitté mes pensées depuis.
Je tourne un peu mon verre entre mes doigts, hésite, puis me lance :
— Clara… je dois te parler de quelque chose. C'est un peu personnel.
Elle se redresse immédiatement, attentive.
— Vas-y, tu sais que tu peux tout me dire.
— Clémence m'a confié un fantasme, récemment.
Je m'interromps une seconde. Clara attend, intriguée.
— Elle aimerait que je lui fasse l'amour avec un gode-ceinture.
— Vas-y, tu sais que tu peux tout me dire.
— Clémence m'a confié un fantasme, récemment.
Je m'interromps une seconde. Clara attend, intriguée.
— Elle aimerait que je lui fasse l'amour avec un gode-ceinture.
Elle ouvre grand les yeux, puis son visage s'illumine.
— Oh, chaud. J'croyais pas qu'elle avait ce genre d'idées en tête, la grande blonde.
— Clara… soupiré-je, un peu gênée par son ton moqueur.
— Non mais t'inquiète ! Je trouve ça marrant. Et un peu sexy, j'vais pas mentir.
Elle s'adosse à sa chaise, l'air plus léger.
— Et toi, ça te chauffe ou ça te fait peur ?
Elle s'adosse à sa chaise, l'air plus léger.
— Et toi, ça te chauffe ou ça te fait peur ?
— Un peu les deux. J'ai jamais fait ça. Je ne sais même pas comment m'y prendre, ni quel genre de harnais ou de godemichet choisir. Et je t'avoue que l'idée d'entrer seule dans un sex-shop me met assez mal à l'aise…
Clara hoche la tête, compréhensive.
— Ouais, je vois le délire. Tu sais quoi ? On y va ensemble.
Je la regarde, un peu surprise.
— Sérieusement ?
— Bah ouais Lili. C'est pas tous les jours que je peux accompagner ma meilleure pote pour choisir un gode-ceinture. Et puis… faut bien que quelqu'un t'aide à pas te retrouver avec un modèle de 28 cm fluo.
Je ris, un peu plus détendue.
— C'est pas censé être un moment intime entre deux personnes ? Pourquoi t'es aussi enthousiaste ?
— Parce que j'adore le sexe, même par procuration. Et t'es en train de vivre une phase nouvelle, c'est excitant. Bon, je suis pas fan du personnage, mais si ça t'épanouit… je suis à fond pour.
Elle marque une pause, puis ajoute, un peu plus moqueuse :
— Et puis tu sais, si elle veut absolument être "remplie", c'est qu'elle doit fantasmer grave sur ton potentiel d'action.
Elle marque une pause, puis ajoute, un peu plus moqueuse :
— Et puis tu sais, si elle veut absolument être "remplie", c'est qu'elle doit fantasmer grave sur ton potentiel d'action.
Je baisse les yeux, rougissante.
— J'ai juste peur de mal faire. De ne pas être à la hauteur de son attente.
Clara reprend un ton plus doux, presque protecteur.
— Tu seras très bien. Si elle t'a demandé ça, c'est qu'elle te fait confiance. Et c'est pas un concours. L'important, c'est l'envie et la connexion. Le reste, ça vient.
— Tu crois que je trouverai quelque chose de bien ? Qui lui plaira ?
— Avec moi comme guide ? Évidemment. Allez, finis ton verre. On va visiter un sex-shop. Et si tu stresses, je tiens le sac et je pose les questions à ta place.
Je ris franchement cette fois.
— OK. Mais tu fais pas de remarques gênantes au vendeur.
— Promis. Enfin… je vais essayer.
Elle lève son verre, et conclut :
— À ton grand saut. Littéralement.
C'est la tête un peu légère – sans doute à cause du mojito bu trop vite sous le soleil – et portée par une forme d'euphorie rieuse que nous arrivons devant un petit sex shop que Clara a déniché sur Internet. Je fais mine de m'intéresser à la vitrine mais, en réalité, je balaye les environs du regard pour m'assurer que je ne croise personne de connu. La dernière chose dont j'ai besoin, c'est de tomber sur quelqu'un que je connais.
Dès que nous entrons, une bouffée de chaleur m'envahit. Je suis mal à l'aise. Partout autour de moi, des mannequins en vinyle, des rayonnages pleins de lubrifiants, de jouets étranges, de DVD très explicites. Il y a même un étalage consacré à des livres sur le Kamasutra illustré. Clara, à l'aise comme si elle entrait dans une boutique de chaussures, m'attrape par le bras et me tire vers le fond du magasin, là où sont exposés les sex toys.
Je suis tétanisée. Je feuillette nerveusement les étiquettes, les yeux s'arrêtent sur des objets qui me paraissent absurdes. Je soulève un petit sextoy aux couleurs pastel et regarde le prix.
— Bah non Elissa, rigole Clara, ça c'est un plug anal.
Je rougis violemment, dépose l'objet aussi vite que si j'avais touché une plaque brûlante. Tout en moi crie de sortir d'ici. Mais alors que je m'apprête à reculer, une image me revient. Celle de Clémence, nue, allongée sur le dos, les cuisses entrouvertes, me regardant intensément, pendant que je la pénètre avec assurance… Cette vision me saisit. Je décide de rester.
Clara, qui a déjà repéré un bon coin, m'appelle :
— Viens voir ! Ceux-là sont pas mal. Silicone, souples, taille raisonnable mais pas ridicule non plus. Regarde, celui-là a une bonne prise en main.
Je prends dans ma paume un gode jaune pâle, pas trop intimidant, mais suffisamment long pour m'impressionner. Je pense à Clémence, à sa main s'enfonçant en moi, à son désir pour cette idée, et je hoche la tête.
Clara attrape au passage un harnais en cuir noir :
— Celui-là est top. Et si tu stresses, t'inquiète, je t'aide à t'entraîner.
— T'es sérieuse ?
— Bien sûr ! Et puis, comme ça, tu seras pas gauche le moment venu.
Je ris un peu, nerveusement, puis me ravise. On demande au vendeur si on peut essayer le harnais en cabine. Il accepte à condition qu'on garde nos sous-vêtements.
Dans la cabine, Clara prend les choses en main. Elle me guide, m'aide à passer chaque jambe dans le harnais au-dessus de mon jean, ajuste les sangles. Moi, je suis raide comme un piquet. Une fois le gode clipsé, je me retrouve face au miroir, le sexe en plastique projeté devant moi, ridicule et un peu déplacé.
Je gigote le bassin et plaisante :
— Je vais jamais y arriver. Je saurais même pas où le mettre.
— Arrête, tu seras très bien. Tu crois que Youssef il fait comment ? Il guide aussi avec sa main, hein.
— Quoi ? Comment ça ?
— Bah, quand il me prend en levrette, il guide d'abord avec sa main. Regarde, je te montre.
Sans prévenir, Clara se retourne et se place face au mur, cambrée.
— Allez, essaie de viser, même à travers le tissu. Tu verras, c'est pas si compliqué.
Je recule d'un pas, interdite.
— Mais t'es sérieuse ?
— T'inquiète, c'est juste pour t'entraîner.
Clara porte une jupe épaisse.
Je prends mon courage à deux mains et approche lentement. Je tente de viser mais...
— Là t'es sur ma cuisse.
Je corrige.
— Là c'est ma fesse.
Je soupire.
— Je vais jamais y arriver...
— Mais si ! Viens, je t'aide. Attends...
D'un geste fluide, Clara fait glisser sa jupe. Je suis choquée.
— Mais qu'est-ce que tu fais ?!
— Bah, on n'y arrivera jamais sinon. Et on garde nos sous-vêtements, on respecte la règle !
— Je suis pas sûre que c'était l'esprit de la règle...
— Bon, Elissa, si t'es pas à l'aise, on arrête. Mais moi, j'essaie juste d'être une bonne amie, là.
Je baisse les yeux. Elle a raison. Je prends une grande inspiration.
— Ok. On continue.
Elle se cambre de nouveau. Son string laisse apparaître ses fesses rondes, tendues devant moi. C'est une vision troublante. Clara a toujours été ma meilleure amie, ma "jumelle", et je n'ai jamais eu la moindre attirance pour elle. Mais cette posture… quelque chose s'éveille malgré moi.
Je pense à Clémence, à son corps, à son regard. Je prends doucement le gode entre mes doigts, approche la pointe du string, pousse un peu.
— Voilà, t'es bien là. Bravo, t'as réussi. Maintenant, t'auras plus qu'à donner un petit coup de bassin, comme le fait Youssef quand il veut me prendre.
Je m'exécute, timidement. Le string glisse un peu, et le gode entre à moitié.
— Eh, tu fais quoi là ?!
— Oh pardon, j'ai... j'ai mal compris… je voulais juste tester... je savais pas qu'il allait rentrer...
— C'est bon, Elissa, t'inquiète.
Un court silence. Moi, figée. Le gode toujours là.
— Tu sais, ce que fait Youssef souvent, c'est qu'il agrippe mes hanches pour bien caler son bassin. Ça aide à garder le rythme.
Je déglutis.
— Clara… Je peux essayer ? Juste... pour savoir si je vais y arriver avec Clémence.
Elle ne répond pas tout de suite. Puis, après quelques secondes :
— Vas-y.
Je pose mes mains sur ses hanches, par-dessus son t-shirt. J'enfonce le gode doucement. Lorsqu'il est entièrement à l'intérieur, je sens le contact de mon jean contre sa peau. Je tente un va-et-vient. Trop fort. Le gode ressort entièrement, luisant.
— Merde...
— Va plus doucement, souffle Clara. T'as pas besoin d'aller vite, juste trouver ton rythme.
Je réessaie. Cette fois, je guide à la main, pénètre lentement, maintiens ses hanches. Le mouvement est fluide. Clara pousse un soupir que je n'attendais pas. Je continue, concentrée, mes mains bien ancrées. Elle gémit à peine, mais je sens que ça change. Que je suis au bon endroit.
Et puis... le gode ressort encore une fois, d'un coup sec.
On s'arrête là.
Clara se retourne, sourit largement :
— Franchement, tu gères. Clémence va adorer.
Je reste figée, honteuse, évitant son regard.
— Allez, me fais pas ces yeux-là. On s'est même pas touchées. T'avais besoin d'un coup de main, j'étais là. Tu retrouves ta Clémence ce soir et je vais me faire baiser par Youssef quand je rentre à Paris, et tout ira très bien.
Elle détache le gode du harnais et l'essuie avec un mouchoir. Puis, elle me le tend en souriant :
— Par contre... maintenant que tu l'as utilisé, t'es obligée de l'acheter.
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