Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
Première fois avec une beach-volleyeuse — Chapitre 4 · Le premier tournoi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Première fois avec une beach-volleyeuse
Chapitre 4 · Le premier tournoi
Fin du chapitre 3
Au petit matin, je me réveille, les idées encore floues. Il me faut quelques instants pour comprendre où je suis. Peu à peu, les souvenirs de la veille me reviennent. Mais ce qui m'interpelle le plus, c'est ma main : elle est dans celle de Clémence, qui dort paisiblement à côté de moi.
Je reste figée, ma main toujours dans la sienne. Elle est profondément endormie, tournée sur le côté, dans ma direction. J'ose un regard vers elle : elle est magnifique. La pureté de ses traits ne laisse rien deviner de la soirée difficile qu'elle a passée. Sa main, douce et chaude, transmet une petite pulsation qui suit le rythme de sa respiration.
Je reste ainsi quelques minutes, profitant de l'instant avant de retourner à une réalité qui risque d'être bien plus compliquée. Lorsque je me décide enfin à sortir du lit, je lâche doucement ses doigts et me redresse sans bruit pour ne pas la réveiller. J'ai envie de déposer un baiser sur son front, mais une boule au ventre m'arrête : ai-je poussé les choses trop loin hier soir ? À pas de loup, je quitte son appartement. Avant de partir, je prends un post-it dans l'entrée et griffonne : « Désolée pour hier soir, bon courage. Élissa. »
Je retrouve ma voiture garée près du lieu de la soirée et rentre chez moi. J'essaie de me changer les idées : il faut que je révise mes cours... et que j'appelle Clara pour tout lui raconter.
Le dimanche matin, je me réveille assez tôt : c'est le jour de mon premier tournoi de beach-volley de la saison. L'enjeu n'est pas très important, mais c'est la première fois que Clémence et moi jouerons ensemble. C'est aussi la première fois que je la revois depuis que j'ai quitté son lit, après cette soirée où nous nous sommes embrassées, longuement et passionnément.
Je n'ai eu aucune nouvelle depuis. Elle n'a même pas répondu aux messages communs de nos coéquipières.
Lorsque j'arrive sur le lieu du tournoi, Clémence est déjà là, en train de s'échauffer très sérieusement. Je vais me changer aux vestiaires avant de la rejoindre sur le terrain. Sans même me dire bonjour, elle commence à m'expliquer la formule du tournoi, l'équipe que nous affronterons en premier, et les stratégies à adopter.
C'est comme si la semaine passée n'avait jamais eu lieu. Je retrouve la Clémence froide, presque hautaine, du début.
Nous jouons notre premier match, que nous remportons facilement. L'équipe adverse est bien plus faible que nous, mais il n'y a aucun enthousiasme.
Lors du deuxième match, nous affrontons Fatou et Eva, nos coéquipières habituelles. Rien ne semble fonctionner entre Clémence et moi : nous sommes en décalage, chaque action manque de cohésion. Nous finissons par perdre, ce qui nous oblige à jouer un dernier match à élimination directe.
Encore une fois, Clémence et moi jouons mal ensemble. Cette fois, le coach intervient et nous donne des conseils, mais je sens l'agacement de Clémence à chaque action de ma part. Cela me fait perdre mes moyens et je commence à rater des ballons faciles.
La suite du match ne se déroule pas mieux et nous sommes éliminées rapidement. Notre première journée en tant que partenaires s'achève de la pire des manières.
Clémence part directement vers les vestiaires, et je n'ose pas la suivre. Mais le coach vient me voir :
— Avant de rentrer, ce serait bien que vous ayez une discussion sur ce qui n'a pas fonctionné aujourd'hui. On pourra travailler dessus le mois prochain.
Je me dirige donc, la boule au ventre, vers les vestiaires pour rattraper Clémence.
Elle est déjà en train d'essuyer le sable de son corps et de se préparer pour la douche. Elle est toujours aussi belle, mais un fossé semble s'être creusé entre nous.
Quand elle me voit entrer, elle ne dit rien et ne me regarde même pas. Je suis obligée de briser le silence :
— Clémence, le coach voudrait qu'on parle de ce qui n'a pas fonctionné aujourd'hui avant de partir. On fait ça maintenant ?
— OK.
— Alors, d'après toi, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Il n'y a pas grand-chose à dire, non ? On a été nulles.
— Moi, je pense qu'on n'a pas assez communiqué.
— Si tu le dis, répond-elle sèchement, en se déshabillant complètement pour aller sous la douche.
Je retire rapidement ma tenue et la rejoins.
— Clémence, tu m'en veux ? C'est OK si tu m'en veux, mais si on doit jouer ensemble, il faudrait qu'on puisse parler, non ?
— Pourquoi je t'en voudrais ?
L'eau commence à glisser sur son corps. Elle a le visage fermé alors qu'elle se savonne.
— À cause de la soirée de vendredi soir...?
— Oui, bon, je ne bois jamais autant. On a beaucoup trop bu et j'ai très honte de l'état dans lequel j'étais, c'est tout.
— C'est tout, tu es sûre ?
— Oui, Élissa, c'est tout.
— Alors, ce n'est pas dramatique. Ça arrive à tout le monde et personne ne t'a jugée. Et si ça peut te rassurer, j'étais dans le même état.
— Toi aussi ? C'est comme ça que tu t'es retrouvée chez moi ?
— Oui. Fatou nous a déposées. Les filles ne voulaient pas me laisser conduire... On fait une sacrée paire...
— En tout cas, ne me laisse plus jamais boire comme ça. Je n'aime pas ça, de toute façon.
— Promis, partenaire.
Les douches s'emplissent de vapeur. L'atmosphère change doucement. La tension glaciale entre nous commence à fondre. L'eau ruisselle sur nos corps, et je sens le regard de Clémence se détendre. Sa mâchoire s'assouplit, et elle me regarde enfin dans les yeux.
Quand nos regards se croisent, un coup de foudre traverse mon corps, comme la dernière fois sous ces douches. Je ne peux m'empêcher de fixer ses lèvres, celles que j'ai embrassées il y a deux jours.
Elle semble avoir les mêmes pensées, car elle murmure :
—
Tu sais, j'ai des flashs de la soirée qui me reviennent.
— Quels genres de flashs ?
— Des moments. On s'est quand même bien marrées, non ?
— Oui, c'est sûr.
— Pardon pour aujourd'hui. Je me sentais honteuse et un peu gênée, mais... j'ai passé de très bons moments à tes côtés.
Je continue de fixer ses lèvres. C'est plus fort que moi. Je m'approche, si près que je déclenche une autre douche, bien plus proche d'elle.
— J'ai un autre souvenir, mais je ne sais pas si c'est un rêve ou si ça s'est vraiment passé, dit-elle lentement, comme si elle pesait chaque mot.
Je reste silencieuse et m'approche encore, comme attirée par une force invisible.
— Tu t'en souviens, toi ?
Je hoche doucement la tête pour répondre favorablement et effleure ses lèvres avec les miennes, attendant qu'elle décide. Si elle souhaite vraiment m'embrasser, cette fois-ci, c'est elle qui le fera, sans alcool ni gage.
Quelques secondes passent. Nos lèvres se touchent et se caressent, très délicatement. Chaque effleurement amplifie mon désir au-delà de mes rêves les plus fous.
Clémence pose les mains sur mes hanches et les balance doucement, de gauche à droite, au rythme de nos effleurements.
Avec l'eau qui ruisselle sur mon corps, une de ses mains glisse. Elle m'agrippe donc plus fermement, et c'est à cet instant qu'elle décide enfin de m'embrasser.
Au début, le baiser est doux, lent, presque hésitant, mais il devient rapidement explosif. Sa langue s'entrelace avec la mienne, tournoyant avec une intensité qui me fait perdre pied. Ses ongles s'enfoncent dans la chair de mes hanches, m'attirant fermement contre elle, peau contre peau.
Chaque reprise de souffle est brûlante, chaque halètement chargé d'un plaisir palpable. Mes mains, d'abord timides, trouvent enfin leur place. Elles glissent derrière sa nuque, la pressant davantage contre moi, comme si je craignais qu'elle ne disparaisse.
Je m'arrête un instant, romps le baiser pour déposer quelques baisers sauvages dans le creux de son cou, savourant chaque frisson qui la parcourt. Elle respire plus vite, plus fort. Ses mains agrippent mes hanches avec une nouvelle force, presque désespérée, comme si le monde autour de nous n'existait plus. Je retourne à ses lèvres, avides, chaudes, irrésistibles.
Sentant son corps frissonner à nouveau, je tends instinctivement la main et réactive la douche au-dessus de nous. L'eau chaude nous asperge soudainement, intensifiant l'instant.
Clémence sursaute légèrement sous le jet d'eau, interrompant notre étreinte. Elle recule à peine, juste assez pour me regarder droit dans les yeux. Son sourire malicieux apparaît, un mélange de surprise et de désir.
Nous nous regardons en silence, les yeux brillants, l'eau ruisselant sur nos corps. Puis, sans prévenir, Clémence se penche et me mord doucement l'épaule. Je la fixe, entre amusement et surprise, et elle me lance avec un sourire en coin :
— Je t'ai déjà dit que tu étais trop bonne, Elissa.
Je ne peux m'empêcher de rire, avant de l'embrasser à nouveau, cette fois avec une fougue nouvelle. Je la plaque doucement contre le carrelage humide du mur de la douche, prenant un instant pour admirer chaque ligne et courbe de son corps.
C'est alors qu'un bruit se fait entendre : la porte du vestiaire s'ouvre brusquement.
Nous relâchons aussitôt notre étreinte. Je m'éloigne à pas précipités pour retourner sous mon propre pommeau, tâchant de reprendre contenance.
La voix de Fatou résonne dans le vestiaire :
— Vous êtes toujours sous la douche, les filles ? Sarah et Julie se sont qualifiées pour la finale, vous venez les voir ?
Clémence répond d'un ton parfaitement détendu :
— Oui, on discutait de notre performance catastrophique, mais on arrive pour les encourager.
Le silence revient alors que Fatou quitte le vestiaire. Clémence se tourne vers moi, un sourire complice aux lèvres, et me dit doucement :
— On regarde la finale... et après, tu viens chez moi ?
Mon cœur s'emballe, mais je parviens à murmurer un timide :
— Oui, on fait ça.
Je suis aux anges. Dans ma tête, je me vois déjà dans son lit ; cette fois-ci en y étant invitée.
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Commentaires ()
Et passion un très bon mélange
J'ai vraiment hâte de lire la suite le 2 mars