Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bon weekend mademoiselle Girard ! — Chapitre 2 · Mes chers parents, je vole...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bon weekend mademoiselle Girard !
Chapitre 2 · Mes chers parents, je vole...
Une fois installé dans mon petit appartement de 30m² le sentiment de bonheur et d'apaisement sont vite arrivés. Je m'affairais à l'ordonner, le décorer. Je m'y sentais bien.
Ainsi libre il m'est assez rapidement revenu ce besoin de me travestir. J'avais besoin de sentir à nouveau le plaisir de me glisser dans les vêtements féminins, ce besoin de sentir cette douceur.
J'ai brièvement tenté d'y résister mais sans grande conviction, il s'est passé peu de temps pour que cette envie ne revienne comme une obsession qui envahissait mon cerveau.
Faible, je n'ai pas cherché à lutter contre moi-même.
J'ai brièvement tenté d'y résister mais sans grande conviction, il s'est passé peu de temps pour que cette envie ne revienne comme une obsession qui envahissait mon cerveau.
Faible, je n'ai pas cherché à lutter contre moi-même.
Au bout de quelques jours, quelques semaines de questionnements intimes et de fausses excuses, je me sentais prêt à assumer ce besoin quasi vital de quitter mes oripeaux masculins pour me glisser dans ceux d'une femme.
Je n'avais plus rien, ayant tout jeté de ce que je possédais.
Alors comme pour satisfaire un besoin immédiat, pareillement à un shoot, j'ai machinalement acheté quelques affaires. Puis j'ai réfléchi à mieux m'organiser et m'acheter de plus jolis articles.
Mes premiers modestes salaires, outre pour me loger, me nourrir et me meubler, furent consacrés à me constituer une petite garde-robe féminine.
Alors comme pour satisfaire un besoin immédiat, pareillement à un shoot, j'ai machinalement acheté quelques affaires. Puis j'ai réfléchi à mieux m'organiser et m'acheter de plus jolis articles.
Mes premiers modestes salaires, outre pour me loger, me nourrir et me meubler, furent consacrés à me constituer une petite garde-robe féminine.
************
Désormais seul et libéré des contraintes familiales, j'allais pouvoir organiser ma petite vie comme j'en avais envie et selon mes moyens.
J'avais maintenant mon petit appartement mais restait qu'au niveau travail ce n'était pas le beau fixe.
Ne voulant, ni pouvant, rester sans emploi, j'ai enchainé quelques petits boulots en intérim. Une semaine ici, deux semaines là, quelques jours encore là-bas… un boulot dans un centre d'appels, un remplacement dans un service marketing, quelques jours à décharger des colis, 3 jours agent d'entretien… bref rien de transcendant et rien dans ma formation d'origine.
Je suis finalement embauché en intérim pour un remplacement en urgence de 2 semaines en tant qu'assistant d'un directeur dans une PME. C'est encore une fois assez éloigné de ma formation commerce d'origine mais le boulot est plus intéressant et je trouvais l'expérience plutôt bien.
Consciencieux et appliqué, faisant correctement le travail, à la fin de mes 2 semaines le directeur me propose de rester avec un CDD de 6 mois. La femme que je remplace est finalement en congé maternité plus tôt que prévu. Ce n'était pas le travail de mes rêves, mais il m'assurait finalement 6 mois de revenus et d'expérience. Cet emploi me permettait surtout de vivre correctement.
Plus stabilisé au niveau travail et rémunération j'ai pu m'accorder du temps pour moi.
J'ai donc tout naturellement et très progressivement glissé dans une vie faite d'ambivalences et d'ambigüités…
Homme le jour et femme la nuit comme on dit.
Je me changeais en arrivant chez moi le soir pour épouser jusqu'au lendemain les délices d'une vie féminine.
J'ai fait naître mon double féminin à ce moment-là.
J'ai donc tout naturellement et très progressivement glissé dans une vie faite d'ambivalences et d'ambigüités…
Homme le jour et femme la nuit comme on dit.
Je me changeais en arrivant chez moi le soir pour épouser jusqu'au lendemain les délices d'une vie féminine.
J'ai fait naître mon double féminin à ce moment-là.
Au fur et à mesure de mes finances, ma garde-robe s'étoffait et comportait des vêtements plus qualitatifs. A force de tuto, mon maquillage s'améliorait. J'ai acheté des bas pour alterner avec les collants et je me suis acheté une perruque brune sur Internet.
Plus tard mes moyens m'ont permis de m'acheter une vraie perruque aux cheveux naturels.
D'ailleurs à ce sujet, après avoir étudié le sujet et longuement hésité pour un achat sur internet j'ai décidé d'aller chez un perruquier, un vrai. Je suis allé à Paris chez un professionnel, j'étais mort de trouille. J'avais téléphoné avant pour savoir s'ils n'allaient pas de jeter dehors… au contraire l'accueil a été chaleureux et discret. Ça m'a par contre coûté un bras mais je n'ai aucun regret.
D'ailleurs à ce sujet, après avoir étudié le sujet et longuement hésité pour un achat sur internet j'ai décidé d'aller chez un perruquier, un vrai. Je suis allé à Paris chez un professionnel, j'étais mort de trouille. J'avais téléphoné avant pour savoir s'ils n'allaient pas de jeter dehors… au contraire l'accueil a été chaleureux et discret. Ça m'a par contre coûté un bras mais je n'ai aucun regret.
J'allais pouvoir faire à nouveau des rencontres, peut-être, peut être…
Comme je l'avais raconté précédemment, j'avais rangé l'amour et les relations sexuelles au placard le temps de me consacrer à la fin de mes études et de partir de la maison familiale.
Désormais seul, mes premières envies d'abord été celles de me travestir, mais plus tard sont également revenues mes envies sexuelles. Je n'avais évidement jamais oublié le beau brun qui m'avait dépucelé et son souvenir faisait à nouveau battre mon cœur.
Désormais seul, mes premières envies d'abord été celles de me travestir, mais plus tard sont également revenues mes envies sexuelles. Je n'avais évidement jamais oublié le beau brun qui m'avait dépucelé et son souvenir faisait à nouveau battre mon cœur.
C'est plutôt naturellement que j'ai eu envie de recommencer à rencontrer des hommes. Mais je ne me sentais pas le courage, ou la légitimité d'associer rencontres et travestissement. C'est donc en mode garçon, un tantinet androgyne que j'ai décidé de faire des rencontres masculines. Ce qui fut finalement assez simple.
C'est fou le nombre d'hommes mariés qui fantasment sur les minets et qui trompent leur femme avec !
C'est fou le nombre d'hommes mariés qui fantasment sur les minets et qui trompent leur femme avec !
Et puis d'un coup d'un seul après ces premières rencontres masculines je me suis étourdie ! J'ai commencé à fréquenter les boîtes et bars gay de Lyon, tantôt je jouais le jeune homme mystérieux et discret, tantôt je jouais les tarlouzes, androgynes en surjouant les codes homos.
J'avais subitement besoins de ces rencontres légères, évaporées, insouciantes, frivoles, comme pour faire le plein de quelque chose après une longue privation.
J'avais subitement besoins de ces rencontres légères, évaporées, insouciantes, frivoles, comme pour faire le plein de quelque chose après une longue privation.
Le plein oui mais jusqu'au trop plein !
J'accumulais les plans-cul comme un affamé, comme si j'avais du temps à rattraper ou une revanche à prendre. On me connaissait bien désormais dans ces lieux interlopes, j'y avais des « amis », plein d'« amis » … mais qui n'en voulaient finalement qu'à mon cul. Et mon cul je l'offrais souvent, très souvent. Tout comme ma bouche d'ailleurs.
Ce petit minet androgyne, peu farouche qui terminait toujours ses soirées dans les bras d'un homme (ou deux) qui le faisait grimper aux rideaux ; Ce petit minet qui s'offrait à lui sans retenue, offrant sa bouche au sexe dur de l'homme d'un soir… minaudant entre ses cuisses pour se faisant ensuite retourner comme une crêpe, la tête dans l'oreiller, en levrette pour offrir son cul au mandrin qui allait le perforer… Une fois, deux fois, trois fois… Et vivement la prochaine soirée !
J'adorais ça, je m'accrochais à l'idée que j'existais ainsi et que les gens m'aimaient pour ce que j'étais, sans jugement.
J'adorais ça, je m'accrochais à l'idée que j'existais ainsi et que les gens m'aimaient pour ce que j'étais, sans jugement.
Certes je me faisais baiser et j'assouvissais ce manque, certes je prenais mon pied et ne comptais plus les orgasmes ; Mais après quelques temps j'ai commencé à éprouver une lassitude et une envie différente.
Les relations comme ça ne me satisfaisait pas pleinement. Sexuellement c'était super bien mais cela ne m'épanouissait pas, du moins ne m'épanouissaient plus.
Les relations comme ça ne me satisfaisait pas pleinement. Sexuellement c'était super bien mais cela ne m'épanouissait pas, du moins ne m'épanouissaient plus.
Un soir en rentrant chez moi après une rencontre où j'avais offert mon cul à un homme qui finalement ne le méritait pas, qui ne me méritait pas… qui ne m'a pas respecté, je me suis mis à pleurer.
J'ai pris un bain pour le laver de ces souillures et je me suis changé, J'ai enfilé ensuite une chemise de nuit satinée comme j'en avais désormais pris l'habitude.
J'ai pris un bain pour le laver de ces souillures et je me suis changé, J'ai enfilé ensuite une chemise de nuit satinée comme j'en avais désormais pris l'habitude.
Dans les faits, il se révélait progressivement un autre besoin en moi. Je ressentais beaucoup plus l'envie de faire découvrir mon double féminin à un homme (ou aux hommes) que de jouer les minets androgynes.
Je sentais que c'était ça qui allait beaucoup plus me satisfaire, beaucoup plus m'épanouir.
J'ai donc cessé d'aller dans ces bars et boites gay et j'ai plus privilégié les rencontres disons plus … normales.
Je sentais que c'était ça qui allait beaucoup plus me satisfaire, beaucoup plus m'épanouir.
J'ai donc cessé d'aller dans ces bars et boites gay et j'ai plus privilégié les rencontres disons plus … normales.
Depuis cette décision j'ai pris l'habitude de faire rentrer quelques hommes dans mon univers en acceptant qu'ils me découvrent dans ma version féminine et pour d'autres, non… selon mes envies et les hommes rencontrés et la confiance que je leur accordais.
Peu certaine de la qualité de mon passing, je ne sortais pas. Seuls certains hommes venaient chez moi.
J'exprimais le besoin de me confronter à leur regard et de savoir si mon double féminin les excitait.
Je voulais me montrer à eux de façon la plus féminine possible, que ce soit dans mes tenues, dans mes attitudes, dans ma voix.
J'exprimais le besoin de me confronter à leur regard et de savoir si mon double féminin les excitait.
Je voulais me montrer à eux de façon la plus féminine possible, que ce soit dans mes tenues, dans mes attitudes, dans ma voix.
Ça a changé la façon de draguer et ce n'était plus le même genre d'hommes que je côtoyais.
En leur compagnie, je modulais ma voix au mieux pour essayer de la rendre douce, fluide, légère… La plus féminine possible elle aussi.
Je soignais mon apparence, je ne jouais plus la grande folle mais juste le rôle d'une femme ou plutôt le rôle d'une femme juste !
J'étais bien loin de la perfection mais ma corpulence féminine et mes traits fins me favorisaient largement la tâche.
Je soignais mon apparence, je ne jouais plus la grande folle mais juste le rôle d'une femme ou plutôt le rôle d'une femme juste !
J'étais bien loin de la perfection mais ma corpulence féminine et mes traits fins me favorisaient largement la tâche.
D'ailleurs à l'extérieur, j'observais avec attention comment les femmes se comportaient. Pas par voyeurisme mais pour copier les détails de leurs attitudes : comment marcher avec des talons, comment tenir ses mains, comment tenir son sac, comment croiser ses jambes, s'assoir… tout ce qu'elles font naturellement et que je devais apprendre.
Evidemment, la superficie de mon appartement m'a vite semblé petit et surtout, le regard, l'appréciation, les compliments de ces messieurs me rassuraient, m'encourageaient et accentuaient mon envie de sortir, de me montrer aux d'autres, aux gens.
Justine avait désormais envie de sortir !
Oui je m'étais choisi un prénom… celui de Justine !
Oui je m'étais choisi un prénom… celui de Justine !
A suivre…
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Commentaires ()
Merci du compliment =)
Ces compliments m'encouragent...
Merci beaucoup de ce petit mot :)