Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bon weekend mademoiselle Girard ! — Chapitre 22 · Le début du parcours
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bon weekend mademoiselle Girard !
Chapitre 22 · Le début du parcours
Lorsque je vais au travail le lundi matin, je croise Karine à la réception qui est déjà présente.
Je lui fais un coucou et une bise.
- Tu fais quoi à midi, on déjeune ensemble ?
Et j'ajoute avec un clin d'œil avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre.
- J'ai un truc à te raconter.
Ça attise la curiosité de Karine qui me répond par l'affirmative. Je vais ensuite à mon bureau, le travail m'attend.
À midi, je descends et je retrouve ma collègue à l'accueil. Ensemble, nous allons déjeuner dans une brasserie à proximité de notre bureau.
Je lui explique le petit mot que Sam m'a laissé le samedi soir lorsqu'elle est allée aux toilettes, je lui dis que je l'ai appelée le lendemain et que nous avons passé la journée de dimanche ensemble.
Je lui explique le lieu de rencontre, comment tout a débuté, puis que par la suite, je suis allé chez lui. Elle veut tout savoir, elle est très curieuse et elle est ravie pour moi, mais peut-être qu'un brin de jalousie la touche, car elle a aussi trouvé le serveur beau gosse.
Je lui raconte toute de l'histoire dans les moindres détails.
En-tout-cas, ça me fait du bien d'avoir une confidente avec qui discuter.
Je profite également de cette occasion pour lui demander si elle accepterait de donner son témoignage sur ma vie en tant que femme, comme l'a demandé l'avocat pour finaliser le dossier.
Évidemment, elle l'accepte avec enthousiasme.
Après le déjeuner, nous retournons à l'entreprise telles deux amies ayant partagé des secrets de filles.
Je lui fais un coucou et une bise.
- Tu fais quoi à midi, on déjeune ensemble ?
Et j'ajoute avec un clin d'œil avant qu'elle n'ait eu le temps de répondre.
- J'ai un truc à te raconter.
Ça attise la curiosité de Karine qui me répond par l'affirmative. Je vais ensuite à mon bureau, le travail m'attend.
À midi, je descends et je retrouve ma collègue à l'accueil. Ensemble, nous allons déjeuner dans une brasserie à proximité de notre bureau.
Je lui explique le petit mot que Sam m'a laissé le samedi soir lorsqu'elle est allée aux toilettes, je lui dis que je l'ai appelée le lendemain et que nous avons passé la journée de dimanche ensemble.
Je lui explique le lieu de rencontre, comment tout a débuté, puis que par la suite, je suis allé chez lui. Elle veut tout savoir, elle est très curieuse et elle est ravie pour moi, mais peut-être qu'un brin de jalousie la touche, car elle a aussi trouvé le serveur beau gosse.
Je lui raconte toute de l'histoire dans les moindres détails.
En-tout-cas, ça me fait du bien d'avoir une confidente avec qui discuter.
Je profite également de cette occasion pour lui demander si elle accepterait de donner son témoignage sur ma vie en tant que femme, comme l'a demandé l'avocat pour finaliser le dossier.
Évidemment, elle l'accepte avec enthousiasme.
Après le déjeuner, nous retournons à l'entreprise telles deux amies ayant partagé des secrets de filles.
****
La semaine s'écoule lentement, le jeudi est enfin arrivé. J'ai le rendez-vous avec l'endocrinologue ce soir. Bien que le médecin m'ait donné un aperçu de ce qui allait se passer, je n'ai pas trop insisté pour en savoir plus, je découvrirai tout ça ce soir.
Mais j'ai hâte. Je ne sais pas à quoi m'attendre, mais je suis impatiente.
Dans tous les cas, j'ai reconnu le soutien apporté par Monsieur Gallardo et son réseau de relations.
Il a facilité l'accélération des délais. Je constatais que de trouver un endocrinologue trans-friendly n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser et qu'en général, il faut attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous.
Il m'a fallu seulement une dizaine de jours pour obtenir le rendez-vous.
Comme tous les matins, j'apporte le café à Monsieur Gallardo, qui lui aussi, comme tous les jours, vérifie discrètement la présence de mes bas et jarretelles dissimulés sous ma jupe ou ma robe. C'est devenu une routine, je ne m'en offense nullement, ni même en rigole. Au contraire, cette routine me procure une certaine paix intérieure et renforce durablement ma féminité dans ma relation avec mon patron.
J'informe ce Gallardo que mon rendez-vous est prévu pour ce soir et lui rappelle que je dois m'en aller un peu plus tôt.
- Ah, c'est vrai, juste, j'avais oublié. Vous me tiendrez au courant s'il vous plaît.
- Bien entendu, monsieur.
Vers midi, j'envoie un message à Sam pour prendre de ses nouvelles et lui proposer de se revoir.
J'attends un petit quart d'heure avant d'avoir sa réponse.
Il est désolé, mais il n'est pas très dispo en ce moment me dit-il… « On se voit un de ces jours… Je t'appelle ! Bises »
« Un de ces jours » ? Son message me semble curieux et laconique. Bon, il est peut-être dans le rush, ce n'est pas bien grave, je ne m'en formalise pas.
Dans le milieu de l'après-midi, je quitte mon poste pour aller au rendez-vous. Je me présente au cabinet, un peu en avance, qui se trouve au cœur de Lyon, tout près de l'Hôtel de ville. Vu comment je suis habillée aujourd'hui, je pense que le médecin ne remettra pas en question ma féminité.
Je porte une jupe et veste de tailleur, un chemisier noir satiné et des boots noires à talons aiguilles. Dessous, je porte un ensemble rouge orné de surpiqûres en dentelle noire, qui se compose d'un soutien-gorge, d'une culotte et d'un porte-jarretelles, ainsi que des bas noirs.
Je me présente à l'accueil et l'assistante m'invite à patienter dans la salle d'attente. Le stress monte un peu.
Quelque 20 minutes plus tard, le médecin vient me chercher et me fait entrer dans son cabinet. La consultation commence Il a pris connaissance du compte-rendu de son confrère (et ami) et, tout comme lui, s'étonne que je ne sois pas encore en transition.
Il me fournit toutes les explications. Dans le cadre d'une transition de genre homme/femme, la première entrevue est généralement une discussion pour connaître la patiente, en l'occurrence, moi-même.
Il s'informe sur mon histoire personnelle, depuis quand j'éprouve une dysphorie de genre ; si je bénéficie d'un suivi psychologique ou thérapeutique.
Il me demande quelles sont mes attentes, ma féminisation désirée (corps, voix, poitrine…) mais il fait la remarque que pour le corps et la voix, je suis déjà très avancée.
Je dois également déterminer le type de progression que je souhaite : progressive ou rapide.
Il fait aussi un bilan de mon état de santé, en particulier s'il y a présence de diabète ou d'hypertension (ce qui serait problématique), si je suis sous traitement actuellement, si j'ai des antécédents médicaux et si je fume, ce qui pourrait entraîner des risques liés aux hormones.
Ensuite, il s'assure que je suis bien informée et consciente du processus de transition.
L'entretien aura duré une heure. Il me prescrit une analyse de sang et me fixe un second rendez-vous dans quinze jours.
Il me conseille de consulter à nouveau mon médecin traitant afin de confirmer le suivi médical et d'évoquer avec lui les éventuels remboursements par la sécurité sociale.
Je sors de ce rendez-vous avec une motivation considérable. Je suis impatiente de commencer ce traitement hormonal.
Je rentre chez moi en étant joyeuse.
Le lendemain à mon arrivée au bureau, j'apporte le café à mon patron comme je le fais chaque matin, et comme à chaque fois, il procède à sa vérification personnelle.
Il me demande par la suite de rester dans son bureau afin que je puisse lui décrire le rendez-vous en détail.
Je lui détaille le déroulement de l'entrevue, l'examen médical que je dois effectuer et la prochaine consultation prévue dans quinze jours. Et je dois consulter à nouveau mon médecin pour discuter de la prise en charge.
- C'est parfait ça ! Deux semaines à attendre, ça reste raisonnable, ce n'est pas trop long.
- Je suis très enthousiaste à l'idée de commencer... Je dis avec un sourire, que les deux semaines seront longues.
- Je comprends… Vous êtes impatiente. Je pense le voir ce week-end, d'ailleurs.
Je retourne à mon bureau pour reprendre le travail. À la pause, je vais saluer à Karine qui s'informe également de la façon dont mon rendez-vous s'est déroulé.
Je lui explique aussi en détail l'entretien, l'analyse médicale que j'ai à accomplir et la prochaine visite prévue.
Je lui dis aussi que j'ai un rendez-vous à l'institut de dermato-esthétique demain matin. Initialement prévu pour mercredi dernier, mais ils m'ont contacté pour repousser le rendez-vous. Donc, ce sera demain matin.
J'ai d'ailleurs oublié de le mentionner à Monsieur Gallardo.
- Demain matin ? À quelle heure ?
- 10h30.
- C'est où ?
- Dans le 2ème, rue de la Bourse.
- Ou ça, rue de la Bourse ?
- Au début, coté place des Cordeliers.
- Parfait, je te récupère à la fin de ta séance, nous irons déjeuner en ville et on fait les boutiques pour te trouver une guêpière ma chérie.
- Ah oui… T'es comme ça toi ?
- Exactement, c'est l'occasion. Et tu m'as dit que tu n'en avais pas.
- C'est vrai… Eh bien, il me semble que je n'ai pas d'autre choix que d'accepter.
- Aucune possibilité ! Dit Karine avec un sourire désarmant.
Je regagne mon bureau et je trouve mon patron pour lui informer que ma première séance au centre dermato-esthétique est prévue pour demain matin.
- Eh bien, quelle semaine Justine ! C'est très bien ça !
Je termine ma journée de travail et quitte le bureau à 16h30. Je passe saluer mon patron.
- Bon weekend mademoiselle Girard ! Me dit Monsieur Gallardo.
Mais j'ai hâte. Je ne sais pas à quoi m'attendre, mais je suis impatiente.
Dans tous les cas, j'ai reconnu le soutien apporté par Monsieur Gallardo et son réseau de relations.
Il a facilité l'accélération des délais. Je constatais que de trouver un endocrinologue trans-friendly n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser et qu'en général, il faut attendre plusieurs mois pour obtenir un rendez-vous.
Il m'a fallu seulement une dizaine de jours pour obtenir le rendez-vous.
Comme tous les matins, j'apporte le café à Monsieur Gallardo, qui lui aussi, comme tous les jours, vérifie discrètement la présence de mes bas et jarretelles dissimulés sous ma jupe ou ma robe. C'est devenu une routine, je ne m'en offense nullement, ni même en rigole. Au contraire, cette routine me procure une certaine paix intérieure et renforce durablement ma féminité dans ma relation avec mon patron.
J'informe ce Gallardo que mon rendez-vous est prévu pour ce soir et lui rappelle que je dois m'en aller un peu plus tôt.
- Ah, c'est vrai, juste, j'avais oublié. Vous me tiendrez au courant s'il vous plaît.
- Bien entendu, monsieur.
Vers midi, j'envoie un message à Sam pour prendre de ses nouvelles et lui proposer de se revoir.
J'attends un petit quart d'heure avant d'avoir sa réponse.
Il est désolé, mais il n'est pas très dispo en ce moment me dit-il… « On se voit un de ces jours… Je t'appelle ! Bises »
« Un de ces jours » ? Son message me semble curieux et laconique. Bon, il est peut-être dans le rush, ce n'est pas bien grave, je ne m'en formalise pas.
Dans le milieu de l'après-midi, je quitte mon poste pour aller au rendez-vous. Je me présente au cabinet, un peu en avance, qui se trouve au cœur de Lyon, tout près de l'Hôtel de ville. Vu comment je suis habillée aujourd'hui, je pense que le médecin ne remettra pas en question ma féminité.
Je porte une jupe et veste de tailleur, un chemisier noir satiné et des boots noires à talons aiguilles. Dessous, je porte un ensemble rouge orné de surpiqûres en dentelle noire, qui se compose d'un soutien-gorge, d'une culotte et d'un porte-jarretelles, ainsi que des bas noirs.
Je me présente à l'accueil et l'assistante m'invite à patienter dans la salle d'attente. Le stress monte un peu.
Quelque 20 minutes plus tard, le médecin vient me chercher et me fait entrer dans son cabinet. La consultation commence Il a pris connaissance du compte-rendu de son confrère (et ami) et, tout comme lui, s'étonne que je ne sois pas encore en transition.
Il me fournit toutes les explications. Dans le cadre d'une transition de genre homme/femme, la première entrevue est généralement une discussion pour connaître la patiente, en l'occurrence, moi-même.
Il s'informe sur mon histoire personnelle, depuis quand j'éprouve une dysphorie de genre ; si je bénéficie d'un suivi psychologique ou thérapeutique.
Il me demande quelles sont mes attentes, ma féminisation désirée (corps, voix, poitrine…) mais il fait la remarque que pour le corps et la voix, je suis déjà très avancée.
Je dois également déterminer le type de progression que je souhaite : progressive ou rapide.
Il fait aussi un bilan de mon état de santé, en particulier s'il y a présence de diabète ou d'hypertension (ce qui serait problématique), si je suis sous traitement actuellement, si j'ai des antécédents médicaux et si je fume, ce qui pourrait entraîner des risques liés aux hormones.
Ensuite, il s'assure que je suis bien informée et consciente du processus de transition.
L'entretien aura duré une heure. Il me prescrit une analyse de sang et me fixe un second rendez-vous dans quinze jours.
Il me conseille de consulter à nouveau mon médecin traitant afin de confirmer le suivi médical et d'évoquer avec lui les éventuels remboursements par la sécurité sociale.
Je sors de ce rendez-vous avec une motivation considérable. Je suis impatiente de commencer ce traitement hormonal.
Je rentre chez moi en étant joyeuse.
Le lendemain à mon arrivée au bureau, j'apporte le café à mon patron comme je le fais chaque matin, et comme à chaque fois, il procède à sa vérification personnelle.
Il me demande par la suite de rester dans son bureau afin que je puisse lui décrire le rendez-vous en détail.
Je lui détaille le déroulement de l'entrevue, l'examen médical que je dois effectuer et la prochaine consultation prévue dans quinze jours. Et je dois consulter à nouveau mon médecin pour discuter de la prise en charge.
- C'est parfait ça ! Deux semaines à attendre, ça reste raisonnable, ce n'est pas trop long.
- Je suis très enthousiaste à l'idée de commencer... Je dis avec un sourire, que les deux semaines seront longues.
- Je comprends… Vous êtes impatiente. Je pense le voir ce week-end, d'ailleurs.
Je retourne à mon bureau pour reprendre le travail. À la pause, je vais saluer à Karine qui s'informe également de la façon dont mon rendez-vous s'est déroulé.
Je lui explique aussi en détail l'entretien, l'analyse médicale que j'ai à accomplir et la prochaine visite prévue.
Je lui dis aussi que j'ai un rendez-vous à l'institut de dermato-esthétique demain matin. Initialement prévu pour mercredi dernier, mais ils m'ont contacté pour repousser le rendez-vous. Donc, ce sera demain matin.
J'ai d'ailleurs oublié de le mentionner à Monsieur Gallardo.
- Demain matin ? À quelle heure ?
- 10h30.
- C'est où ?
- Dans le 2ème, rue de la Bourse.
- Ou ça, rue de la Bourse ?
- Au début, coté place des Cordeliers.
- Parfait, je te récupère à la fin de ta séance, nous irons déjeuner en ville et on fait les boutiques pour te trouver une guêpière ma chérie.
- Ah oui… T'es comme ça toi ?
- Exactement, c'est l'occasion. Et tu m'as dit que tu n'en avais pas.
- C'est vrai… Eh bien, il me semble que je n'ai pas d'autre choix que d'accepter.
- Aucune possibilité ! Dit Karine avec un sourire désarmant.
Je regagne mon bureau et je trouve mon patron pour lui informer que ma première séance au centre dermato-esthétique est prévue pour demain matin.
- Eh bien, quelle semaine Justine ! C'est très bien ça !
Je termine ma journée de travail et quitte le bureau à 16h30. Je passe saluer mon patron.
- Bon weekend mademoiselle Girard ! Me dit Monsieur Gallardo.
*******
C'est samedi, j'ai dû me réveiller de bonne heure pour me rendre à mon rendez-vous. J'utilise les transports en commun, étant donné la grande difficulté à dénicher une place de parking dans le quartier.
Je suis un peu dans l'interrogation, j'ai envie d'y aller cool, mais d'un autre côté, comme j'ai une rencontre avec Karine après, je dois quand même conserver une certaine féminité. Il semble que le temps à l'extérieur ne soit pas très clément et qu'il fasse plutôt frais.
J'opte pour une jupe longue (qui descend sous les genoux), de couleur beige ornée de motifs noirs et comportant des boutons à l'avant, que je porte avec un pull en cachemire à encolure en V. Dessous un ensemble comprenant un shorty, un soutien-gorge et un porte-jarretelles en nuances crème, accompagné de bas de couleur tan. Aux pieds, je porte des bottines marron en nubuck à talons hauts.
Mon rituel matinal est identique à celui de tous les matins, j'ai procédé à un rasage soigné. Toutefois, à l'inverse de mes pratiques habituelles, j'ai choisi un maquillage très discret, n'ayant pas une idée précise de ce qui m'attendait.
Je me présente avec quelques minutes d'avance à mon rendez-vous, l'espace est moderne, propre, agréablement décoré et inspire la confiance.
Rapidement, une patricienne s'occupe de moi et me questionne sur mes attentes. Je lui fais part de ma transition H/F et de mon désir d'éliminer complètement ma barbe. Elle est professionnelle et agréable et ne fait aucun commentaire et propose une explication du protocole, de la durée prévue et du coût.
Ainsi, cette consultation est considérée comme la séance 0.
Elle procède au démaquillage de mon visage, suivi d'une purification, puis elle évalue l'état de ma peau. Elle n'est pas en mesure de juger ma barbe car je me suis rasé, mais réalise un petit test au laser sur une zone restreinte.
J'ai la chance d'avoir les poils noirs, car le laser n'est pas efficace sur les blonds, mais aussi de ne pas avoir trop de poils ni très épais.
Elle m'explique que ce n'est pas définitif à 100% mais l'élimination des poils est considérable, plutôt entre 90 et 95%. C'est également favorisé par les hormones féminisantes que je devrais utiliser.
Je prends conscience que c'est un peu coûteux et long. Chaque séance coûte 180 €, dure environ 30 minutes et qu'il faut plutôt partir sur au moins une dizaine de séances espacées d'un mois chacune. Je suis légèrement déçue, car je m'attendais à ce que cela se passe plus rapidement.
La consultation aura duré 30 minutes. Elle me sera offerte si j'entame le protocole.
Ainsi, mon budget serait approximativement de 1 800€… Wahhh, je n'avais pas prévu ça. Je réfléchis vite. Ça fait 180 € par mois, je peux le gérer, l'anticiper dans mes dépenses.
Je suis en confiance et j'ai envie d'y aller, donc j'accepte sa proposition même si elle me recommande de prendre un moment pour réfléchir. Et si c'est faisable, démarrer dès aujourd'hui.
Son planning le permet, nous poursuivons donc avec la séance 1.
Me voici donc installée sur la table légèrement inclinée, les lunettes spéciales sur les yeux afin de les protéger et l'esthéticienne nettoie à nouveau ma peau puis commence à traiter zone par zone avec le laser.
Chaque impulsion ne dure que quelques millisecondes, mais à chaque fois la sensation est d'avoir des picotements semblables à des petits coups d'élastiques sur le visage et une furtive chaleur vive juste après.
L'impression de chaleur est atténuée par le souffle constant d'air frais produit par le système intégré au laser.
Cependant, au-dessus de la lèvre supérieure, c'est un petit plus douloureux. Cela m'a même arraché une petite larme.
Au bout de 20 minutes de cette petite souffrance très très supportable, l'esthéticienne m'applique une crème apaisante. La séance est terminée.
Je lui demande si je peux me remaquiller ensuite. Bien sûr, et je peux utiliser une petite pièce dédiée à cet effet en sortant dans le couloir.
Je vais régler ma séance et la réservation effectuée pour le mois suivant. On commence pour une longue durée.
Il est midi quand je sors de l'institut, mon visage me picote légèrement, mais malgré l'inconfort passager, j'ai un sentiment d'entamer une série d'étapes libératrices.
J'envoie un sms à Karine pour savoir où je la retrouve.
Voilà les amis, vous venez de lire l'épisode 22. J'espère que l'histoire vous plait toujours. N'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires, me dire ce que vous en pensez, j'ai peur que vous vous lassiez.
Je suis un peu dans l'interrogation, j'ai envie d'y aller cool, mais d'un autre côté, comme j'ai une rencontre avec Karine après, je dois quand même conserver une certaine féminité. Il semble que le temps à l'extérieur ne soit pas très clément et qu'il fasse plutôt frais.
J'opte pour une jupe longue (qui descend sous les genoux), de couleur beige ornée de motifs noirs et comportant des boutons à l'avant, que je porte avec un pull en cachemire à encolure en V. Dessous un ensemble comprenant un shorty, un soutien-gorge et un porte-jarretelles en nuances crème, accompagné de bas de couleur tan. Aux pieds, je porte des bottines marron en nubuck à talons hauts.
Mon rituel matinal est identique à celui de tous les matins, j'ai procédé à un rasage soigné. Toutefois, à l'inverse de mes pratiques habituelles, j'ai choisi un maquillage très discret, n'ayant pas une idée précise de ce qui m'attendait.
Je me présente avec quelques minutes d'avance à mon rendez-vous, l'espace est moderne, propre, agréablement décoré et inspire la confiance.
Rapidement, une patricienne s'occupe de moi et me questionne sur mes attentes. Je lui fais part de ma transition H/F et de mon désir d'éliminer complètement ma barbe. Elle est professionnelle et agréable et ne fait aucun commentaire et propose une explication du protocole, de la durée prévue et du coût.
Ainsi, cette consultation est considérée comme la séance 0.
Elle procède au démaquillage de mon visage, suivi d'une purification, puis elle évalue l'état de ma peau. Elle n'est pas en mesure de juger ma barbe car je me suis rasé, mais réalise un petit test au laser sur une zone restreinte.
J'ai la chance d'avoir les poils noirs, car le laser n'est pas efficace sur les blonds, mais aussi de ne pas avoir trop de poils ni très épais.
Elle m'explique que ce n'est pas définitif à 100% mais l'élimination des poils est considérable, plutôt entre 90 et 95%. C'est également favorisé par les hormones féminisantes que je devrais utiliser.
Je prends conscience que c'est un peu coûteux et long. Chaque séance coûte 180 €, dure environ 30 minutes et qu'il faut plutôt partir sur au moins une dizaine de séances espacées d'un mois chacune. Je suis légèrement déçue, car je m'attendais à ce que cela se passe plus rapidement.
La consultation aura duré 30 minutes. Elle me sera offerte si j'entame le protocole.
Ainsi, mon budget serait approximativement de 1 800€… Wahhh, je n'avais pas prévu ça. Je réfléchis vite. Ça fait 180 € par mois, je peux le gérer, l'anticiper dans mes dépenses.
Je suis en confiance et j'ai envie d'y aller, donc j'accepte sa proposition même si elle me recommande de prendre un moment pour réfléchir. Et si c'est faisable, démarrer dès aujourd'hui.
Son planning le permet, nous poursuivons donc avec la séance 1.
Me voici donc installée sur la table légèrement inclinée, les lunettes spéciales sur les yeux afin de les protéger et l'esthéticienne nettoie à nouveau ma peau puis commence à traiter zone par zone avec le laser.
Chaque impulsion ne dure que quelques millisecondes, mais à chaque fois la sensation est d'avoir des picotements semblables à des petits coups d'élastiques sur le visage et une furtive chaleur vive juste après.
L'impression de chaleur est atténuée par le souffle constant d'air frais produit par le système intégré au laser.
Cependant, au-dessus de la lèvre supérieure, c'est un petit plus douloureux. Cela m'a même arraché une petite larme.
Au bout de 20 minutes de cette petite souffrance très très supportable, l'esthéticienne m'applique une crème apaisante. La séance est terminée.
Je lui demande si je peux me remaquiller ensuite. Bien sûr, et je peux utiliser une petite pièce dédiée à cet effet en sortant dans le couloir.
Je vais régler ma séance et la réservation effectuée pour le mois suivant. On commence pour une longue durée.
Il est midi quand je sors de l'institut, mon visage me picote légèrement, mais malgré l'inconfort passager, j'ai un sentiment d'entamer une série d'étapes libératrices.
J'envoie un sms à Karine pour savoir où je la retrouve.
Voilà les amis, vous venez de lire l'épisode 22. J'espère que l'histoire vous plait toujours. N'hésitez pas à m'envoyer vos commentaires, me dire ce que vous en pensez, j'ai peur que vous vous lassiez.
Pour ma part je continue à écrire la suite.
Je vous fais des bisous ! Justine
Je vous fais des bisous ! Justine
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Encore une fois très bien écrit, tu nous régales ;-)
Du sensuel, et du sexe de temps en temps, j'adore !
Merci à toi... Bientôt la suite
Depuis juin seront publiés deux nouveaux episodes
Oui tout ce que tu dis est vrai. L'efficacité n'est pas à 100 %
Mais encore une fois selon la nature de la peau et de la barbe, on peut s'en rapprocher... Ou pas !
Je suis ton histoire avec le plus grand intérêt .
Tu y va crescendo avec les bonne précision!
Merci de poursuivre
Bisous
Merci de ce retour positif :)
La suite arrive sous peu de temps.
Bises
La suite est pour bientôt
Le processus pour changer ta vie est en route, endocrinologue et institut de dermato-esthétique. Effectivement les séances d’épilation ne sont pas données et ne permettent pas d’un résultat positif à 100 %. Bien sur ce chapitre est comme toujours superbement bien écrit.
Nous attendons la suite avec impatience
Bisous
Oui c'est engagé... Pour le plus grand bonheur de l'héroïne.
Merci d'apprécier ma matière d'écrire ça me fait plaisir.
La suite arrive début juin
Bisous
C est très agréable à lire
Presque un conte de fée
Mais je me retrouve sur beaucoup de points
Astrid
Romancée quand même l'histoire.... Tu le sais nous en avions parlé
Mais j'apprécie beaucoup que tu la trouves agréable
:)
ton analyse semble assez juste, à voir comment évolue l'histoire avec Samuel, tu le sauras dans les épisodes suivants ;)
Ils arrivent dans peu de temps
Justine