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Couverture de Bon weekend mademoiselle Girard !, par Justine_
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Trans & QIA+ Orientation principale dans ce chapitre

Bon weekend mademoiselle Girard ! — Chapitre 1 · Va te changer, tu sais que je n’aime pas quand tu es comme ça !

12 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Justine_
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Bon weekend mademoiselle Girard !

Chapitre 1 · Va te changer, tu sais que je n’aime pas quand tu es comme ça !

Préambule
Beaucoup d'entre vous avaient aimé mon premier récit « mes chères amies » et je vous en remercie.
Si certains ne le connaissent pas je vous invite à le lire.
Il est d'ailleurs le second au classement des récits les plus appréciés dans la catégorie Trans. N'hésitez pas à mettre un "j'aime" pour le remonter encore :)
Merci merci…
Après une longue absence me voici de retour et je vous propose un nouveau récit composé de plusieurs épisodes. J'ai mis beaucoup de temps à l'écrire, je l'ai corrigé, modifié de nombreuses fois, incertaine que je suis et voulant vous proposer quelque de bien.
Cette histoire fait partie de la série des aventures sexuelles de Justine.
Elle n'est ni complétement vraie, ni complétement fantasmée, elle Est… tout simplement !
C'est une histoire romancée mais évidemment influencée, teintée par ma propre vie, c'est indéniable même si ce n'est pas l'essentiel de l'histoire.
J'espère que vous l'apprécierez et n'hésitez pas à la liker et me laisser des commentaires. C'est tellement appréciable.
Je vous embrasse.
Justine
                                                                                                                             *********
Episode 1
Va te changer, tu sais que je n'aime pas quand tu es comme ça !
Je suis né garçon et comme toutes mes consœurs que je lis ici, j'ai éprouvé enfant et adolescent le même mal de vivre, le même sentiment d'être né(e) dans un mauvais corps.
Comme toutes mes consœurs j'ai commencé par cette curiosité de visiter les tiroirs de la commode où ma mère y rangeait sa lingerie, de visiter sa penderie.
Comme toutes mes consœurs j'ai eu cette envie irrépressible de toucher puis d'essayer ses vêtements…
Bref ce genre de parcours initiatique, le questionnement, a été raconté mille fois déjà.
Comme toutes (ou beaucoup) de mes consœurs je me suis fait surprendre plusieurs fois par ma mère, ce qui a donné lieu à réprimandes, puis explications plus sévères, l'incompréhension, la non-acceptation que le fils unique puisse avoir des « déviances ».
Si certain(e)s ont eu des parents compréhensifs, ce ne fut pas le cas des miens… du moins à l'époque.
Mon enfance se déroula ainsi, dans une recherche inconsciente du truc qui clochait chez moi. Mon adolescence fût plus douloureuse car désormais conscientisée, avec le sentiment latent de mal-être et cette tentation permanente de glisser dans l'androgynéité.
J'aimais sincèrement mes parents mais je ne comprenais pas qu'ils ne me comprennent pas. Et de fait, j'avais l'impression de les faire souffrir, eux... alors que c'était moi qui souffrais. Je culpabilisais.
Pour éviter cela j'ai souhaité m'échapper de l'emprise familiale le plus vite possible.
Je me laissais pousser les cheveux et refusais d'aller me les faire couper malgré les protestations vives et régulières de mes parents. Je cherchais des moyens de me vêtir différemment que les autres garçons, d'avoir un petit truc en plus qui créé une légère ambiguïté.
« Va te changer, tu sais que je n'aime pas quand tu es comme ça ! »
La phrase claque dans l'air à chaque fois comme un coup de fouet. Ce fouet invisible je le ressentais dans mes chairs.
Ma façon de penser, d'être, mon désir de vivre différemment, de m'habiller différemment ne plaisaient vraiment pas à mes parents, qui plutôt du genre conservateur n'imaginaient pas qu'il puisse exister dans la vie, autre chose que l'hétérosexualité et les situations bien normées.
Quand mes parents s'abstenaient, dès qu'il m'était possible je me travestissais. Mais avec les moyens du bord car j'étais surveillé de près et ma mère (m'ayant déjà « grillé ») vérifiait que je ne lui prenne pas de vêtements. Je devais user de stratagèmes jusqu'à m'acheter avec mes maigres économies, chez un destockeur de la ville, quelques collants, une jupe et une paire de chaussures à talons, que je cachais précautionneusement dans la maison.
Mes premiers achats se déroulaient avec la peur au ventre, celle d'être vu, celle d'être jugé.
Ayant peu de moyens et achetée à la va-vite, ma tenue ressemblait plus à celle d'une pauvre fille mal fagotée, voire un tantinet vulgaire plutôt qu'une femme élégante. Mais c'était déjà ça !
Pour parfaire mon apparence, je désirais fortement avoir les oreilles percées. J'avais osé en faire la demande à ma mère qui, vous imaginez bien, m'a opposé un refus catégorique.
J'ai renouvelé mes demandes plusieurs fois pour à chaque fois le même refus. J'ai alors décidé de me percer moi-même un lobe d'oreille... et toujours avec les moyens du bord.
A l'aide de deux glaçons pour anesthésier le lobe et une grosse épingle correctement désinfectée à l'alcool à brûler, je me suis percé le lobe d'oreille puis mis un petit objet cylindrique pour que le trou se fasse.
Je n'ai pas eu mal sur le coup mais un peu après…
Bon évidement m'y prenant ainsi ça n'a pas été concluant (outre le risque d'infection), ma mère s'en est vite aperçu et je me suis fait copieusement fâcher et corriger.
J'ai dû faire profil bas pendant un moment et ma vie d'ado reprenait son court, avec ses tourments, ses doutes et son mal-être.
En ce qui concerne les filles ? et bien je n'ai jamais vraiment été attiré par elles autrement que pour l'amitié. Je m'entendais très bien avec beaucoup de filles de l'école avec lesquelles j'avais plutôt l'impression d'être « entre copines ». Ce qui n'était pas le cas bien sûr.
Mon attirance physique allait plutôt vers les garçons, bien que j'en refusais catégoriquement l'idée.
De-ci de-là, au lycée j'ai été dragué mais tout en repoussant ces avances. Je m'auto-persuadais que je n'étais pas homosexuel… en me répétant que mes parents avaient raison. La norme, la norme, la norme…
J'étais perdu dans entre mes sentiments, mon mal-être et cette foutue norme sociale…
Il m'a fallu du temps pour l'accepter, beaucoup de temps…
                                                                                                                   ***********
Un jour d'été…
Un jour d'été, sous le charme d'un jeune homme un peu plus âgé que moi et qui avait gagné ma confiance, j'ai accepté de faire tomber mes barrières et me laisser aller au-delà de la drague.
J'en avais envie mais j'avais très peur.
Inconsciemment je savais qu'en faisant cela je franchirais un cap, celui de confirmer ce que j'essayais maladroitement de repousser depuis tant de temps, confirmer ce qui était finalement ma vraie nature.
Je savais que j'allais briser quelque chose, sinon des chaînes, les miennes.
Je tergiversais et retardais l'échéance mais l'envie était devenue plus forte que la raison.
Ce jeune homme, gentil, prévenant et doux qui me draguait m'a laissé le temps. Il avait compris mes appréhensions et il eut à mon égard beaucoup d'empathie et de mise ne confiance.
Un jour je le suis senti prêt, prêt à aller vers lui et me laisser aller à la découverte. Il l'attendait ce jour-là mais il été certain qu'il arriverait.
Ce jour-là justement, avec une grande douceur, lentement, il m'a délicatement, initié aux plaisirs de l'amour entre garçons.
Je découvrais… tout ! je découvrais que j'aimais ça.
Mes doutes se sont transformés en certitudes… j'étais gay !
Conscient de la difficulté dans laquelle j'allais je n'en étais pas moins rassuré… Mais je savais désormais ce que j'étais et je ne fuyais plus devant mes sentiments.
Certes il m'aurait été plus facile d'être hétéro, d'être « normal » comme disent mes parents, d'être comme tout le monde et surtout comme ces derniers le veulent.
Mais je pouvais enfin sortir de ces faux semblants et auto-tromperies.
Etrangement ce jour-là, outre le plaisir physique que j'ai ressenti, un poids s'est évacué de mon estomac. Je me sentais plus léger et paradoxalement plus libre.
Enfin… plus libre oui mais pas totalement. J'avais déverrouillé un verrou mais je pressentais qu'il en existait d'autres.
En ces mêmes moments j'ai aussi découvert que j'étais passif. Je ne m'étais jamais posé la question mais ça m'est apparu naturel.
Ce jeune homme m'a guidé vers ce qu'il pressentait de moi… passif ! J'ai tout découvert ce même jour, les baisers, les caresses, la fellation, la pénétration.
J'ai constaté que d'avoir son sexe dans ma bouche (bien que maladroitement) me procurait des vagues de bonheur et de bien-être. Et ensuite, après m'avoir bien préparé ce doux garçon m'a dépucelé. Les appréhensions de la première fois se sont transformées sans douleurs, en plaisirs et désirs.
Je suis sorti avec ce garçon quelques semaines. On se voyait peu, mais à chaque fois, c'était toujours aussi doux et j'avançais dans la découverte de mon corps et mon plaisir.
Mais il s'agissait d'un amour impossible. D'une part parce que j'étais encore chez mes parents et que la situation était plus que difficile et tendue et de l'autre parce que le coquin m'a avoué être en couple … avec une fille !
J'ai donc quitté à regret les bras de ce beau brun, mais j'étais désormais libéré de mes chaînes invisibles.
J'ai poursuivi avec quelques aventures plus ou moins agréables mais surtout sans lendemain.
Cette relation m'a définitivement convaincue. Je comprenais en partie ce que j'étais mais il m'était difficile que je garde cela pour moi.
Je n'avais pas envie de vivre dans une forme de clandestinité. Quitte à faire mal à mes parents il m'apparaissait de je devais l'assumer. Je dois dire que sur le moment je n'évaluais pas vraiment toutes les conséquences possibles.
Après une longue réflexion et avoir mesuré les éventuels risques, j'ai pris mon courage à deux mains pour faire mon coming-out à mes parents… L'accueil de cette révélation fut explosif, insultant et larmoyant.
Mon père a été d'une virulence incroyable, brutal dans ses propos.
C'était nécessaire, mais quelle souffrance ce moment-là.
Je savais que je faisais du mal à mes parents, que je les blessais en leur annonçant que j'aimais les garçons. Que je n'étais pas les autres, que je n'étais pas « comme il faut », un dégénéré aux dires de mon père.
Cependant, je me suis toujours demandé si mes parents au fond d'eux même ne s'en doutaient pas mais qu'ils ne voulaient surtout pas voir la vérité.
Là, elle leur éclatait à la figure !
La boucle d'oreille que je me suis fait poser sur le lobe gauche dès le lendemain et sans leur approbation, n'a pas été non plus à leur goût, cela va sans dire.
Et les pressions ont été constantes pour que je l'enlève. J'ai tenu bon.
Les semaines et les mois qui ont suivis ont été rudes, très rudes. On ne se parlait plus sinon que pour s'engueuler.
Mon père voulait me mettre dehors, ne supportant pas d'avoir un fils pédé, d'avoir enfanté un monstre, il parlait même de me renier.
Ma mère était plus mesurée. Sa fibre maternelle l'empêchait certainement d'être aussi radicale que son mari.
Elle n'acceptait pas ce que j'étais, mais finalement me reprochait encore plus de l'avoir avoué. Elle ne pouvait plus feindre de ne pas le savoir.
Elle m'en voulait…
Elle m'en voulait d'être ce que je suis, de casser l'harmonie familiale ; Elle m'en voulait d'avoir honte de son fils à l'égard des autres, que l'on dise d'elle qu'elle est la mère d'un fils pédé ;
Elle m'en voulait du fait qu'elle n'aurait jamais de petits-enfants…
Mais progressivement, semaines après semaines, elle a fait l'effort d'essayer de comprendre le mal-être que je pouvais porter en moi.
Le temps long arrive à modérer les choses et mes relations avec elle se sont apaisées, elle surmontait son aversion et elle acceptait que nous parlions.
Je sentais bien qu'elle était prise en étau entre l'amour maternel, ses propres convictions (notamment religieuses) et la posture rigide et intolérante de mon père.
Avec lui par contre les liens étaient rompus. Il ne me tolérait qu'à peine, me supportait à la maison, mais rien de plus, tout ce que je représentais lui paraissait indigne, choquant.
J'en étais terriblement malheureux et je me sentais tellement coupable d'avoir brisé ma famille et de rendre mes parents malheureux.
Afin de ne pas trop envenimer les relations avec mes parents, j'ai alors cessé d'avoir des relations avec des hommes et j'ai cessé de me travestir (ce que je continuais à faire en cachette). J'ai même jeté les quelques affaires que je cachais pour me consacrer pleinement à mes études.
Je savais que c'était l'unique clef pour m'échapper de ce carcan.
                                                                                                                   ***********
Une fois mon BTS Commerce obtenu avec succès et mention, j'ai immédiatement décidé de quitter cette vie qui m'étouffait et donc mes parents ainsi ma ville pour aller vivre seul. Mon départ s'est fait avec l'approbation rapide de mes parents et soulagement de mon père qui ne pouvait vraiment plus me supporter.
Je me libérais d'eux ainsi que je les libérais. Ils allaient pouvoir reprendre leur vie normale.
Je partais sans aide, ni affective, ni financière, ni matériel, mais je m'en fichais.... Je partais.
J'ai rapidement trouvé quelques premiers boulots, j'ai loué une chambre chez une dame pendant quelques semaines avant de trouver un appartement dans Lyon, la ville où je vis désormais. Oh pas grand, mais c'est mon chez moi.
Dès ce moment-là je me suis senti libre, apaisé. Les tensions familiales avaient disparues ou du moins je m'en étais éloigné.
A suivre…
J'espère que ce premier épisode vous a plu. N'hésitez pas à me le dire en commentaire et mettre un j'aime.
Je vous embrasse les chéris.
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felicity
6 janvier 2026 à 16:29
Bonjour Justine,
il débute bien ce récit, même si on souffre pour ce jeune homme ... qui va bientôt s'épanouir dans une nouvelle vie (?)
Soyez respectueux
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Osisme
29 décembre 2025 à 17:03
Très beau récit
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Photo de profil de epicurien35
epicurien35
20 novembre 2025 à 16:28
'est triste et dur ce premier chapitre merci
Soyez respectueux
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Photo de profil de La_douce
La_douce
8 novembre 2025 à 17:15
magnifique histoire, pleine de tendresse
Soyez respectueux
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Photo de profil de 290Alpro
290Alpro
8 août 2025 à 21:48
Bonsoir Justine,

Texte super bien écrit, difficile de cohabiter avec des parents qui n'acceptent pas ce que tu veux devenir.

Bonne soirée
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Répondre
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coco10
1 juillet 2025 à 15:18
Très belle histoire
Dure avoir des parents comme ça
Il faut profiter de la vie être heureux
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ercb
20 mai 2025 à 06:31
Bien écrit et c'est du réel qui prouve que tout n'est pas facile.
Heureuse de lire la suite
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Photo de profil de legarsdu16
legarsdu16
18 mai 2025 à 19:44
Bien sûr que nous espérons lire la suite...
Soyez respectueux
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Photo de profil de Kama666
Kama666
17 mai 2025 à 11:01
Une écriture parfaite, émouvante
Une histoire d'enfance très poignante.
Impatient de découvrir les premiers moments de ta ''Vie de liberté!'
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
17 mai 2025 à 08:23
Merci Justine

Je retrouve bien dans ce premier épisode ta façon d’écrire.
Tu as mise en place les fondations.
J’ai déjà hâte de lire la suite.

À bientôt
Soyez respectueux
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