Fiction
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bon weekend mademoiselle Girard ! — Chapitre 25 · Le rendez-vous de Justine chez l’avocat
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bon weekend mademoiselle Girard !
Chapitre 25 · Le rendez-vous de Justine chez l’avocat
Dans la journée, je descends voir Karine. Elle rayonne comme toujours ; elle est toute enjouée de la journée et de la soirée que nous avons partagée ensemble. Toutefois, je lui partage ma déception vis-à-vis de Samuel.
Elle est très triste pour moi, mais essaie de me réconforter.
- Ne t'inquiète pas ma bichette, comme on dit : un de perdu, dix de retrouvés.
- Heu tu vas bien toi… Si seulement c'était aussi simple.
- Franchement, canon comme tu es, tu ne devrais pas avoir de problème à pécho.
- C'est adorable, tu oublies juste un petit détail… Je lui murmure avec un sourire en lui lançant un clin d'œil.
Karine rigole en baissant la tête pour regarder mon entrejambe avec malice, tout en me lançant, d'un ton à la fois espiègle et complice :
- Tout petit… Je me suis laissé dire.
- T'es bête… Je dis en éclatant de rire.
Cette fille me fait rire, j'aime son humour si désarmant et sa façon détendue de parler de tout.
- Hello les filles, ça se marre ici ! Vous vous racontez les blagues des Grosses Têtes ?
C'est un collègue d'un autre service vient de rentrer dans le bureau d'accueil où nous nous trouvons toutes les deux.
- Eh oui Jean Jacques… Voici maintenant une question posée par madame Belpaire de Loches… répond Karine du tac au tac avec une petite étincelle de défi dans le regard.
Notre collègue se met à rire, dépose son courrier et part.
Karine se rapproche de moi et me dit tout bas :
- Bon ! Miss bas nylon, si ça n'a pas marché avec ce type, c'est qu'il ne te méritait pas.
Sur cette parole réconfortante, je prends congé de Karine pour remonter à mon bureau. En m'éloignant, je lui envoie un baiser silencieux avec ma main et, furtivement, avant de passer la porte, je remonte le pan de ma jupe pour dévoiler l'attache de ma jarretelle. Histoire de lui donner raison.
Karine me regarde faire et me sourit.
Elle jette un coup d'œil circulaire devant elle, dans l'espace de réception, derrière le comptoir. Elle aussi, après avoir vérifié qu'il n'y a personne, lève sa jupe comme moi pour me révéler qu'elle porte des bas.
Cette complicité me fait vraiment plaisir.
Je remonte à mon bureau avec le cœur plus léger qu'au matin lorsque je suis arrivée. Les paroles de monsieur Gallardo et celles de Karine sont réconfortantes.
Plus tard, quand je consulte ma messagerie personnelle, je remarque que l'avocat m'a envoyé un courriel.
Le message est concis et accompagné d'une lettre en pièce jointe.
Il me fait savoir (il porte à ma connaissance, comme écrit dans le courrier) qu'il a rassemblé tous les éléments de mon dossier et qu'il souhaiterait qu'on se rencontre à son cabinet pour en parler. Je dois appeler son secrétariat pour fixer un rendez-vous.
J'appelle immédiatement son secrétariat. L'unique créneau libre pour cette semaine est jeudi prochain à 11h. Sinon, il faudra attendre une quinzaine de jours.
Je réserve ce rendez-vous, en sachant que je dois d'abord demander l'accord de monsieur Gallardo pour m'absenter.
Je vais immédiatement informer mon patron, qui accepte sans aucune réserve que je m'absente jeudi matin pour ce rendez-vous.
Ce rendez-vous me réjouit. Il amorce ma nouvelle identité.
Je trouve que ma vie prend un virage significatif. Je me prépare à vivre quelque chose d'important.
La semaine se déroule tranquillement, et nous sommes déjà jeudi. Je me rends à mon travail comme d'habitude, j'apporte le café à mon patron comme d'habitude, il effectue son petit rituel comme d'habitude.
- Monsieur, je vous rappelle que je vais m'absenter à partir de 10h15 pour me rendre à mon rendez-vous chez l'avocat en centre-ville.
- Oui, oui Justine, je m'en souvenais bien. Vous m'informerez de l'évolution de la situation.
- Naturellement, monsieur.
- Ah au fait, cet après-midi, réservez-moi du temps, car nous devons travailler sur le dossier du CSE.
- Entendu, monsieur, c'est noté.
- Allez, je vous laisse, filez à votre rendez-vous !
- Je rassemble mes affaires et je pars d'ici 20 minutes.
J'étais sur le point de quitter son bureau quand il m'a dit :
- Justine, j'apprécie beaucoup ce que vous portez. Toujours élégante et féminine, c'est parfait.
En entendant ce compliment, mes joues s'empourprent légèrement et je le remercie avec un sourire de contentement.
Ce que je porte aujourd'hui ne diffère pas beaucoup de mes tenues habituelles au bureau.
Je porte une robe rouge sans manche qui descend sous les genoux, associée à des escarpins de la même couleur.
Dessous, un ensemble comprenant un porte-jarretelles, un string et un soutien-gorge qui soutient ma fausse poitrine. J'ai hâte que ça se termine et d'avoir une vraie poitrine.
Mes jambes sont gainées de bas voile couleur cappuccino, sans couture. Ils ont un charmant revers sur le haut des cuisses orné de motifs. S'il y a des connaisseurs qui me lisent, ce sont des «Cervin Romantica ».
Pour terminer, je porte une veste couleur Camel, ainsi que mes bijoux aux poignets, aux doigts et aux oreilles.
Mes cheveux bruns tombent sur mes épaules.
J'arrive vers 10h50 dans les bureaux de l'avocat. Je suis frappé par l'élégance raffinée et le charme discret du décor. Ses bureaux se trouvent dans un immeuble ancien, dans les beaux quartiers de la ville. Il semble qu'ils aient plusieurs spécialités au sein du cabinet, notamment le droit de la famille, qui est la branche qui me concerne pour mon changement de genre.
Vers 11h15, après avoir attendu un petit moment dans la petite salle d'attente, Maître Sarti m'a accueilli en m'invitant à entrer dans son bureau.
Mon Dieu, quelle assurance a cet homme ! Et ce charme qui m'avait décontenancé dès notre première rencontre à l'entreprise.
- Veuillez entrer, mademoiselle Girard. Installez-vous.
Tout comme la première fois, je sens son regard se diriger vers moi, vers mes jambes. Je prends place dans le fauteuil placé devant son bureau et je pose mon sac et mon imper sur le fauteuil voisin.
- Me permettez-vous de vous appeler Justine ?
- Heu oui bien sûr !
- Bon alors Justine, j'ai rassemblé toutes les pièces du dossier que vous m'avez adressé ; j'en ai suffisamment. J'ai préparé la lettre de demande, nous allons simplement la vérifier ensemble, puis je vous demanderai de signer le document attestant que vous m'avez autorisé à effectuer cette démarche.
- D'accord très bien.
- Je tenais à vous rappeler que, compte tenu de votre situation, nous allons entamer la procédure commune pour changer officiellement votre prénom, passant de Romain à Justine. Ce qui vous va bien mieux, me dit-il en souriant ; ainsi qu'au changement d'état civil. Le premier résulte du second.
- Je suis contente, ce serait formidable. Ça a des chances d'aboutir ?
- Mais évidemment ! Votre dossier est complet et bien argumenté, il est solide. Je fais le dépôt de la requête cet après-midi, Je vous garantis que cela ne sera qu'une simple formalité.
- Dans combien de temps aurais-je la réponse ?
- En revanche, il peut être difficile de répondre à cette question. N'attendez pas une réponse du tribunal avant un délai de trois mois. Ça pourrait être avant, mais ne fondez pas tous vos espoirs dans une réponse rapide.
- Très bien Maître.
Au bout de 20 à 25 minutes, Maître Sarti se lève m'indiquant que l'entretien est terminé.
- Justine, si vous n'avez pas d'autres questions, nous pouvons clore cet entretien. J'aurais souhaité vous convier à déjeuner, mais malheureusement, je dois me préparer pour une audience dans un laps de temps très court.
Ses propos me surprennent et il ajoute.
- Promettez-moi d'accepter mon invitation à déjeuner une fois la décision du tribunal rendue. Nous fêterons ça !
- Euh, oui oui avec plaisir, je réponds, surprise, à la fois de son invitation, mais aussi de sa certitude concernant mon dossier.
- …
- Mais puis-je vous poser la question : conviez-vous toujours vos clients à déjeuner ? Je le dis presque avec naïveté.
L'avocat rigole et me répond.
- Évidemment non… Mais vous êtes la protégée de l'un de mes amis chers... Alors ! Et des dossiers comme le vôtre, j'en ai rarement…
Il s'arrête un instant comme pour ménager un petit suspens, puis termine sa phrase.
- Et inviter une jolie femme à déjeuner m'est toujours plaisant.
Je me contenterai de cette réponse et je me retrouve dehors, un peu déconcertée, mais également très contente de l'avancée pour ces démarches administratives.
Je déjeune rapidement d'un sandwich et je retourne au bureau.
L'après-midi, je rends compte à monsieur Gallardo de mon rendez-vous chez l'avocat. Lui aussi me confirme que ce ne sera qu'une formalité.
Quel bonheur j'aurais lorsque mon identité sera modifiée, lorsque je détiendrai une carte d'identité portant mon nom de femme et le titre « féminin » en tant que civilité. Je n'ose y croire.
Comme il me l'avait dit, j'ai travaillé avec mon patron sur la question du CSE pendant une bonne partie de l'après-midi.
On avance également sur le sujet de la présence du consultant qui est prévue la semaine prochaine.
Je me suis occupé de son hébergement dans un hôtel proche de l'entreprise. Et je vais devoir le coordonner tout au long de son intervention.
La semaine s'achève doucement. Nous sommes désormais vendredi soir, je range mes affaires pour partir puis je passe dire au revoir à mon patron. Et comme d'habitude, comme pour rappeler notre première rencontre dans le supermarché, il me dit toujours amusé :
- Bon weekend mademoiselle Girard !
Mon week-end est calme, j'en profite pour consacrer du temps à moi-même, pour ranger mes affaires et faire un peu de ménage. Rien d'important.
Mais je repense au dossier déposé par l'avocat, je repense aussi que j'ai rendez-vous chez l'endocrino mardi soir prochain, après quoi je commencerai un traitement hormonal. Ça aussi, j'ai hâte.
Ça va vite, ma vie change et je ne ressens que de la satisfaction à ce sujet.
Il y a un petit hic quand même, c'est que je n'ai pas de mec et ça me manque.
Bien sûr, j'utilise souvent mon gode, c'est bien, ça fait le boulot, mais ce n'est pas aussi agréable qu'un vrai sexe. Sentir l'homme avec qui on est, celui qui nous fait l'amour, être dans ses bras, sentir ses mouvements, ses gestes, ses mains. Sentir sa queue en moi, que ce soit dans ma bouche ou dans mon tunnel d'amour. Sentir son sperme sur mes lèvres…. Je suis en manque.
Durant le week-end, à part pour sortir faire quelques courses, je passe la plupart de mon temps chez moi en nuisette et déshabillée, profitant de l'occasion pour porter l'un de mes rosebud. J'adore me sentir emplie comme ça.
Il faudrait que je teste cela au bureau un jour, et pourquoi pas challenger Karine pour le faire ensemble.
En fin d'après-midi, je n'en peux plus et j'ai très envie de jouer avec mon gode. Je m'étends sur le lit, puis lentement, je me caresse. Mes ongles carmin glissent sur ma peau douce, circulent sous le satin de ma nuisette.
Couchée sur le dos, les jambes écartées et surélevées, je m'amuse délicatement avec mon plug. L'excitation monte doucement, progressivement… j'ôte mon plug me laissant ouverte, disponible, envieuse… J'applique du gel sur mon gode cristal avant de le positionner contre mon orifice.
Sans aucune difficulté, mon gode s'introduit en moi, sans perdre de temps pour les préliminaires. Je me pénètre jusqu'au plus profond en laissant échapper des soupirs de plaisir.
Les yeux clos, ma main fait faire des allers-retours en moi à cet objet diabolique, oh mon Dieu que c'est bon !
Mon esprit s'évade, j'ai les yeux fermés une multitude de visages défilent dans ma pensée, alors que le gode me pénètre avec des va-et-vient que ma main provoque.
Ceux de quelques anciens amants, celui de Sam, mais aussi celui de Karine, et même de l'avocat Sarti…
Tout se mélange. Je suis bien.
Je me caresse en même temps, ma caresse, mon micropénis, cette petite anomalie que j'ai entre les jambes, mais qui réagit au plaisir.
Ahhhh, mais je vais jouir, je vais jouir ….
Hummmm, mon corps se tend comme un arc… Une explosion dans ma tête, suivie d'un état de plénitude qui persiste quelques instants, quelques minutes…
J'ai atteint l'orgasme !
Je connais et j'adore cette sensation extraordinaire, difficilement explicable…
C'est toujours la même chose quand je fais l'amour et que j'ai un orgasme et j'adore cette sensation, je la recherche même.
Très souvent au début, quand j'étais pénétrée, j'avais du plaisir, mais je n'avais pas d'orgasme.
J'ai mis du temps à y arriver, à apprendre comment gérer mon désir, mon plaisir, comment gérer la stimulation prostatique et l'effet diffus dans le bassin, ces contractions de mon périnée et de mon anus, cette montée puis ce relâchement du plaisir, cette sensation de chaleur et enfin de détente.
J'ai mis du temps pour obtenir un orgasme et ce sentiment de plénitude qui suit.
Il est d'ailleurs devenu rare pour moi d'éjaculer pendant l'orgasme. Mais là, à ce moment précis, mon autre main est mouillée avec un peu de liquide séminal qui s'est échappé de mon petit sexe pendant ma jouissance.
Je me lèche les doigts pour ne rien perdre.
Et je m'écroule sur le dos, j'ai gardé le gode en moi qui ressort un peu.
J'ai envie de rester pleine comme ça, mais j'ai encore plus envie de sentir du sperme couler de mon petit trou.
Je suis morte, je reste allongée ainsi un moment et je sombre même dans un sommeil, à moitié consciente.
Coucou tout le monde !
J'ai tardé à sortir cet épisode, mais vous me pardonnerez j'en suis certaine ;).
J'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu de belles émotions à le lire
Elle est très triste pour moi, mais essaie de me réconforter.
- Ne t'inquiète pas ma bichette, comme on dit : un de perdu, dix de retrouvés.
- Heu tu vas bien toi… Si seulement c'était aussi simple.
- Franchement, canon comme tu es, tu ne devrais pas avoir de problème à pécho.
- C'est adorable, tu oublies juste un petit détail… Je lui murmure avec un sourire en lui lançant un clin d'œil.
Karine rigole en baissant la tête pour regarder mon entrejambe avec malice, tout en me lançant, d'un ton à la fois espiègle et complice :
- Tout petit… Je me suis laissé dire.
- T'es bête… Je dis en éclatant de rire.
Cette fille me fait rire, j'aime son humour si désarmant et sa façon détendue de parler de tout.
- Hello les filles, ça se marre ici ! Vous vous racontez les blagues des Grosses Têtes ?
C'est un collègue d'un autre service vient de rentrer dans le bureau d'accueil où nous nous trouvons toutes les deux.
- Eh oui Jean Jacques… Voici maintenant une question posée par madame Belpaire de Loches… répond Karine du tac au tac avec une petite étincelle de défi dans le regard.
Notre collègue se met à rire, dépose son courrier et part.
Karine se rapproche de moi et me dit tout bas :
- Bon ! Miss bas nylon, si ça n'a pas marché avec ce type, c'est qu'il ne te méritait pas.
Sur cette parole réconfortante, je prends congé de Karine pour remonter à mon bureau. En m'éloignant, je lui envoie un baiser silencieux avec ma main et, furtivement, avant de passer la porte, je remonte le pan de ma jupe pour dévoiler l'attache de ma jarretelle. Histoire de lui donner raison.
Karine me regarde faire et me sourit.
Elle jette un coup d'œil circulaire devant elle, dans l'espace de réception, derrière le comptoir. Elle aussi, après avoir vérifié qu'il n'y a personne, lève sa jupe comme moi pour me révéler qu'elle porte des bas.
Cette complicité me fait vraiment plaisir.
Je remonte à mon bureau avec le cœur plus léger qu'au matin lorsque je suis arrivée. Les paroles de monsieur Gallardo et celles de Karine sont réconfortantes.
Plus tard, quand je consulte ma messagerie personnelle, je remarque que l'avocat m'a envoyé un courriel.
Le message est concis et accompagné d'une lettre en pièce jointe.
Il me fait savoir (il porte à ma connaissance, comme écrit dans le courrier) qu'il a rassemblé tous les éléments de mon dossier et qu'il souhaiterait qu'on se rencontre à son cabinet pour en parler. Je dois appeler son secrétariat pour fixer un rendez-vous.
J'appelle immédiatement son secrétariat. L'unique créneau libre pour cette semaine est jeudi prochain à 11h. Sinon, il faudra attendre une quinzaine de jours.
Je réserve ce rendez-vous, en sachant que je dois d'abord demander l'accord de monsieur Gallardo pour m'absenter.
Je vais immédiatement informer mon patron, qui accepte sans aucune réserve que je m'absente jeudi matin pour ce rendez-vous.
Ce rendez-vous me réjouit. Il amorce ma nouvelle identité.
Je trouve que ma vie prend un virage significatif. Je me prépare à vivre quelque chose d'important.
La semaine se déroule tranquillement, et nous sommes déjà jeudi. Je me rends à mon travail comme d'habitude, j'apporte le café à mon patron comme d'habitude, il effectue son petit rituel comme d'habitude.
- Monsieur, je vous rappelle que je vais m'absenter à partir de 10h15 pour me rendre à mon rendez-vous chez l'avocat en centre-ville.
- Oui, oui Justine, je m'en souvenais bien. Vous m'informerez de l'évolution de la situation.
- Naturellement, monsieur.
- Ah au fait, cet après-midi, réservez-moi du temps, car nous devons travailler sur le dossier du CSE.
- Entendu, monsieur, c'est noté.
- Allez, je vous laisse, filez à votre rendez-vous !
- Je rassemble mes affaires et je pars d'ici 20 minutes.
J'étais sur le point de quitter son bureau quand il m'a dit :
- Justine, j'apprécie beaucoup ce que vous portez. Toujours élégante et féminine, c'est parfait.
En entendant ce compliment, mes joues s'empourprent légèrement et je le remercie avec un sourire de contentement.
Ce que je porte aujourd'hui ne diffère pas beaucoup de mes tenues habituelles au bureau.
Je porte une robe rouge sans manche qui descend sous les genoux, associée à des escarpins de la même couleur.
Dessous, un ensemble comprenant un porte-jarretelles, un string et un soutien-gorge qui soutient ma fausse poitrine. J'ai hâte que ça se termine et d'avoir une vraie poitrine.
Mes jambes sont gainées de bas voile couleur cappuccino, sans couture. Ils ont un charmant revers sur le haut des cuisses orné de motifs. S'il y a des connaisseurs qui me lisent, ce sont des «Cervin Romantica ».
Pour terminer, je porte une veste couleur Camel, ainsi que mes bijoux aux poignets, aux doigts et aux oreilles.
Mes cheveux bruns tombent sur mes épaules.
J'arrive vers 10h50 dans les bureaux de l'avocat. Je suis frappé par l'élégance raffinée et le charme discret du décor. Ses bureaux se trouvent dans un immeuble ancien, dans les beaux quartiers de la ville. Il semble qu'ils aient plusieurs spécialités au sein du cabinet, notamment le droit de la famille, qui est la branche qui me concerne pour mon changement de genre.
Vers 11h15, après avoir attendu un petit moment dans la petite salle d'attente, Maître Sarti m'a accueilli en m'invitant à entrer dans son bureau.
Mon Dieu, quelle assurance a cet homme ! Et ce charme qui m'avait décontenancé dès notre première rencontre à l'entreprise.
- Veuillez entrer, mademoiselle Girard. Installez-vous.
Tout comme la première fois, je sens son regard se diriger vers moi, vers mes jambes. Je prends place dans le fauteuil placé devant son bureau et je pose mon sac et mon imper sur le fauteuil voisin.
- Me permettez-vous de vous appeler Justine ?
- Heu oui bien sûr !
- Bon alors Justine, j'ai rassemblé toutes les pièces du dossier que vous m'avez adressé ; j'en ai suffisamment. J'ai préparé la lettre de demande, nous allons simplement la vérifier ensemble, puis je vous demanderai de signer le document attestant que vous m'avez autorisé à effectuer cette démarche.
- D'accord très bien.
- Je tenais à vous rappeler que, compte tenu de votre situation, nous allons entamer la procédure commune pour changer officiellement votre prénom, passant de Romain à Justine. Ce qui vous va bien mieux, me dit-il en souriant ; ainsi qu'au changement d'état civil. Le premier résulte du second.
- Je suis contente, ce serait formidable. Ça a des chances d'aboutir ?
- Mais évidemment ! Votre dossier est complet et bien argumenté, il est solide. Je fais le dépôt de la requête cet après-midi, Je vous garantis que cela ne sera qu'une simple formalité.
- Dans combien de temps aurais-je la réponse ?
- En revanche, il peut être difficile de répondre à cette question. N'attendez pas une réponse du tribunal avant un délai de trois mois. Ça pourrait être avant, mais ne fondez pas tous vos espoirs dans une réponse rapide.
- Très bien Maître.
Au bout de 20 à 25 minutes, Maître Sarti se lève m'indiquant que l'entretien est terminé.
- Justine, si vous n'avez pas d'autres questions, nous pouvons clore cet entretien. J'aurais souhaité vous convier à déjeuner, mais malheureusement, je dois me préparer pour une audience dans un laps de temps très court.
Ses propos me surprennent et il ajoute.
- Promettez-moi d'accepter mon invitation à déjeuner une fois la décision du tribunal rendue. Nous fêterons ça !
- Euh, oui oui avec plaisir, je réponds, surprise, à la fois de son invitation, mais aussi de sa certitude concernant mon dossier.
- …
- Mais puis-je vous poser la question : conviez-vous toujours vos clients à déjeuner ? Je le dis presque avec naïveté.
L'avocat rigole et me répond.
- Évidemment non… Mais vous êtes la protégée de l'un de mes amis chers... Alors ! Et des dossiers comme le vôtre, j'en ai rarement…
Il s'arrête un instant comme pour ménager un petit suspens, puis termine sa phrase.
- Et inviter une jolie femme à déjeuner m'est toujours plaisant.
Je me contenterai de cette réponse et je me retrouve dehors, un peu déconcertée, mais également très contente de l'avancée pour ces démarches administratives.
Je déjeune rapidement d'un sandwich et je retourne au bureau.
L'après-midi, je rends compte à monsieur Gallardo de mon rendez-vous chez l'avocat. Lui aussi me confirme que ce ne sera qu'une formalité.
Quel bonheur j'aurais lorsque mon identité sera modifiée, lorsque je détiendrai une carte d'identité portant mon nom de femme et le titre « féminin » en tant que civilité. Je n'ose y croire.
Comme il me l'avait dit, j'ai travaillé avec mon patron sur la question du CSE pendant une bonne partie de l'après-midi.
On avance également sur le sujet de la présence du consultant qui est prévue la semaine prochaine.
Je me suis occupé de son hébergement dans un hôtel proche de l'entreprise. Et je vais devoir le coordonner tout au long de son intervention.
La semaine s'achève doucement. Nous sommes désormais vendredi soir, je range mes affaires pour partir puis je passe dire au revoir à mon patron. Et comme d'habitude, comme pour rappeler notre première rencontre dans le supermarché, il me dit toujours amusé :
- Bon weekend mademoiselle Girard !
Mon week-end est calme, j'en profite pour consacrer du temps à moi-même, pour ranger mes affaires et faire un peu de ménage. Rien d'important.
Mais je repense au dossier déposé par l'avocat, je repense aussi que j'ai rendez-vous chez l'endocrino mardi soir prochain, après quoi je commencerai un traitement hormonal. Ça aussi, j'ai hâte.
Ça va vite, ma vie change et je ne ressens que de la satisfaction à ce sujet.
Il y a un petit hic quand même, c'est que je n'ai pas de mec et ça me manque.
Bien sûr, j'utilise souvent mon gode, c'est bien, ça fait le boulot, mais ce n'est pas aussi agréable qu'un vrai sexe. Sentir l'homme avec qui on est, celui qui nous fait l'amour, être dans ses bras, sentir ses mouvements, ses gestes, ses mains. Sentir sa queue en moi, que ce soit dans ma bouche ou dans mon tunnel d'amour. Sentir son sperme sur mes lèvres…. Je suis en manque.
Durant le week-end, à part pour sortir faire quelques courses, je passe la plupart de mon temps chez moi en nuisette et déshabillée, profitant de l'occasion pour porter l'un de mes rosebud. J'adore me sentir emplie comme ça.
Il faudrait que je teste cela au bureau un jour, et pourquoi pas challenger Karine pour le faire ensemble.
En fin d'après-midi, je n'en peux plus et j'ai très envie de jouer avec mon gode. Je m'étends sur le lit, puis lentement, je me caresse. Mes ongles carmin glissent sur ma peau douce, circulent sous le satin de ma nuisette.
Couchée sur le dos, les jambes écartées et surélevées, je m'amuse délicatement avec mon plug. L'excitation monte doucement, progressivement… j'ôte mon plug me laissant ouverte, disponible, envieuse… J'applique du gel sur mon gode cristal avant de le positionner contre mon orifice.
Sans aucune difficulté, mon gode s'introduit en moi, sans perdre de temps pour les préliminaires. Je me pénètre jusqu'au plus profond en laissant échapper des soupirs de plaisir.
Les yeux clos, ma main fait faire des allers-retours en moi à cet objet diabolique, oh mon Dieu que c'est bon !
Mon esprit s'évade, j'ai les yeux fermés une multitude de visages défilent dans ma pensée, alors que le gode me pénètre avec des va-et-vient que ma main provoque.
Ceux de quelques anciens amants, celui de Sam, mais aussi celui de Karine, et même de l'avocat Sarti…
Tout se mélange. Je suis bien.
Je me caresse en même temps, ma caresse, mon micropénis, cette petite anomalie que j'ai entre les jambes, mais qui réagit au plaisir.
Ahhhh, mais je vais jouir, je vais jouir ….
Hummmm, mon corps se tend comme un arc… Une explosion dans ma tête, suivie d'un état de plénitude qui persiste quelques instants, quelques minutes…
J'ai atteint l'orgasme !
Je connais et j'adore cette sensation extraordinaire, difficilement explicable…
C'est toujours la même chose quand je fais l'amour et que j'ai un orgasme et j'adore cette sensation, je la recherche même.
Très souvent au début, quand j'étais pénétrée, j'avais du plaisir, mais je n'avais pas d'orgasme.
J'ai mis du temps à y arriver, à apprendre comment gérer mon désir, mon plaisir, comment gérer la stimulation prostatique et l'effet diffus dans le bassin, ces contractions de mon périnée et de mon anus, cette montée puis ce relâchement du plaisir, cette sensation de chaleur et enfin de détente.
J'ai mis du temps pour obtenir un orgasme et ce sentiment de plénitude qui suit.
Il est d'ailleurs devenu rare pour moi d'éjaculer pendant l'orgasme. Mais là, à ce moment précis, mon autre main est mouillée avec un peu de liquide séminal qui s'est échappé de mon petit sexe pendant ma jouissance.
Je me lèche les doigts pour ne rien perdre.
Et je m'écroule sur le dos, j'ai gardé le gode en moi qui ressort un peu.
J'ai envie de rester pleine comme ça, mais j'ai encore plus envie de sentir du sperme couler de mon petit trou.
Je suis morte, je reste allongée ainsi un moment et je sombre même dans un sommeil, à moitié consciente.
Coucou tout le monde !
J'ai tardé à sortir cet épisode, mais vous me pardonnerez j'en suis certaine ;).
J'espère qu'il vous a plu et que vous avez eu de belles émotions à le lire
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Je vous fais des bisous !
Justine
Je vous fais des bisous !
Justine
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Commentaires ()
Quel plaisir de te retrouver, de nous faire partager ton évolution, ta vie, de nous rappeler ta découverte de l'orgasme prostatique et de nous ouvrir la porte de ta chambre...
Bientôt un consultant informatique
J’ai hâte en attendant que ton avocat te donne les papiers officialisant ton genre féminin, sûr que celui-ci ne sera pas insensible à tes charmes
Quel plaisir de te retrouver, de nous faire partager ton évolution, ta vie, de nous rappeler ta découverte de l'orgasme prostatique et de nous ouvrir la porte de ta chambre...
Bientôt un consultant informatique
J’ai hâte en attendant que ton avocat te donne les papiers officialisant ton genre féminin, sûr que celui-ci ne sera pas insensible à tes charmes
Toujours très agréable à lire, un vrai plaisir.
merciii c'est adorable
la suite arrive
J'aime cette histoire très plausible et réelle .
A très bientôt j'espère
Bien sûr, car elle est un mélange entre du réel et du romancé
L operations de réassignation est le moment le plus fort
J ai eu la chance d avoir une équipe compétente et très humaine
Les suites ont été sans complications et je sais que J ai eu beaucoup de chance
Je comprends très bien ce que tu dis, ce que tu ressens.
Bises
Hâte de savoir qui va être qui va être l'heureux élu.. L'avocat, le patron où.... Mystère