Une chute de vélo
Chapitre 53 · En quête d’espoir
Couverture de Une chute de vélo, par Mandrakke Une chute de vélo Chapitre 1 · La chute Chapitre 2 · Retour de l'hôpital Chapitre 3 · Première soirée Chapitre 4 · Première nuit Chapitre 5 · Chez Hervé Chapitre 6 · Retour avancé Chapitre 7 · Katia Chapitre 8 · Visite nocturne Chapitre 9 · La déclaration Chapitre 10 · L'explication Chapitre 11 · Epilation Chapitre 12 · La soirée Chapitre 13 · Le parcours 1/2 Chapitre 14 · Le parcours 2/2 Chapitre 15 · La surprise pour Hervé 1/3 Chapitre 16 · La surprise pour Hervé 2/3 Chapitre 17 · La surprise pour Hervé 3/3 Chapitre 18 · Doutes et certitudes Chapitre 19 · Le Grand Ordre Chapitre 20 · Les larmes d’Hervé Chapitre 21 · Gordon Chapitre 22 · Soirée électrique Chapitre 23 · Révélation orageuse Chapitre 24 · Une nuit agitée Chapitre 25 · Gaffes accidentelles Chapitre 26 · Enquête et interrogatoires Chapitre 27 · Reprises en main Chapitre 28 · Une réaction incontrôlée Chapitre 29 · In extrémis Chapitre 30 · Tracasseries Chapitre 31 · Le grand loup Chapitre 32 · Merveilleuses soirées Chapitre 33 · Encore un tour Chapitre 34 · Un bien mauvais sort Chapitre 35 · Dans la grotte d’Hervé Chapitre 36 · Déplacement professionnel Chapitre 37 · Cauchemar hôtelier Chapitre 38 · Retournement de situation Chapitre 39 · Jeux dangereux Chapitre 40 · Dualité trompeuse Chapitre 41 · Mise au point Chapitre 42 · Confidences Chapitre 43 · Sur la route du plaisir Chapitre 44 · Pris en flagrant délit Chapitre 45 · Qui perd gagne Chapitre 46 · Triple duel au soleil Chapitre 47 · Surprises croisées Chapitre 48 · Câlin du matin Chapitre 49 · Femmes aux commandes Chapitre 50 · Service de nuit Chapitre 51 · Alarmantes nouvelles Chapitre 52 · Rapport de visite Chapitre 53 · En quête d’espoir Chapitre 54 · Le feu de l’amour Chapitre 55 · Une charmante princesse Chapitre 56 · Les larmes du diable Chapitre 57 · Balade en forêt Chapitre 58 · La légende des douze moines Chapitre 59 · Trois drôles de dames Chapitre 60 · Une nuit enflammée Chapitre 61 · Pris au piège Chapitre 62 · Les amants enflammés Chapitre 63 · Le donjon du mystère Chapitre 64 · Nouveaux désirs Chapitre 65 · Disparition Chapitre 66 · Jeux de mains Chapitre 67 · Réactions en chaîne Chapitre 68 · Images subliminales Chapitre 69 · Piège aux Larmes Chapitre 70 · Le secret des larmes
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Une chute de vélo — Chapitre 53 · En quête d’espoir

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Une chute de vélo

Chapitre 53 · En quête d’espoir

Les internes préférées du professeur Dupraz étant en cours, ce furent Joséphine et Solange, les infirmières du service, qui furent les premières à arriver sur place. Elles n'eurent même pas à prodiguer de soins, car Elsa reprit ses esprits d'elle-même. Par précaution, le professeur exigea un examen complet qui ne révéla rien d'anormal. La vétérinaire, déjà fortement éprouvée par l'état de Bruno, avait juste été victime d'un petit malaise sans gravité provoqué par cette nouvelle trop gravissime pour elle.
Elsa resta quelques minutes allongée sur la table d'auscultation et, preuve de son complet rétablissement, entamait déjà des négociations pour que les soins de Bruno ne soient pas abandonnés. L'effleurement involontaire de la poitrine de la jeune femme avait troublé le médecin, cependant, sa détermination à faire soigner son ami l'impressionna encore plus. Sensible à son charme naturel ainsi qu'aux larmes qu'il l'avait vu verser, il ressentit une pointe de jalousie naitre en lui. Si seulement il ne s'était pas lancé à corps perdu dans son métier, lui aussi aurait pu trouver une femme qui l'aurait aimé à ce point. Au lieu de cela, il s'était contenté de relations amoureuses, qui, bien que sincères, furent toutes éphémères. Il n'avait pas vu le temps passer, et à présent, s'il n'y avait son statut de chef de service associé à celui d'enseignant respecté pour ses compétences, son âge ne lui aurait probablement pas permis de poursuivre cette vie sexuelle riche avec d'aussi jeunes femmes.
— Mademoiselle, soupira-t-il, j'ai beau être le patron de ce service, je ne suis pas Dieu le père, et je ne puis garder ici indéfiniment des patients pour lesquels aucun signe clinique n'indique une quelconque amélioration.
— S'il vous plaît, docteur !
— Je vous assure que nous avons fait tout notre possible…
— Gardez-le, il faut qu'il se réveille, il le faut !
Il en avait vu tant d'autres pleurer un parent, un ami ou encore un enfant condamné pour lesquels il ne pouvait rien faire et se sentait impuissant. Il était toujours resté compatissant avec la douleur des proches, mais sans y prendre part. Pourtant, cette fois-là, pour la première fois de sa carrière, il éprouva quelque chose de différent pour ces deux-là.
— Mademoiselle, ce que je vais faire risque de vous faire souffrir davantage : je vais accorder un délai à votre ami. Mais si dans deux semaines, il n'y a pas d'amélioration, je ne pourrai plus le garder dans mon service.
— Oh merci !
— Ne me remerciez pas. Je vous donne un espoir, et ce n'est pas cela qui guérira votre ami. En faisant cela, je ne fais que reporter ce que je crois inéluctable et qui augmentera votre peine le moment fatidique venu. J'espère de tout cœur me tromper et que cela permettra une évolution de l'état de votre ami. Toutefois, en l'absence de réaction physique volontaire de sa part à l'issue de ce délai, il sera considéré irrécupérable et sera transféré dans un service de soins palliatifs.
— Je peux aller le voir docteur ?
— Oui, bien sûr…
Elsa resta encore longtemps ce soir-là. Les instructions données par le chef de service étonnèrent une grande partie du personnel. Cependant, ceux qui avaient déjà croisé Elsa en présence de Bruno, devinèrent qu'il lui était juste donné du temps supplémentaire pour faire ses adieux à son ami.
Trois jours plus tard, Elsa et Jérémy répondirent à une convocation de la police. L'inspecteur David Lejouan, un des inspecteurs chargés de l'enquête, les introduisit dans le bureau qu'il occupait avec un autre inspecteur.
— Bien ! Asseyez-vous. Voici mon collègue, l'inspecteur Prosper Kalufa. Je vous ai convié pour vous annoncer que nos soupçons initiaux étaient infondés. Contrairement à ce que nous pensions et que nous vous avions préalablement indiqué, monsieur Timanier ne fait pas partie de la bande du grand Jojo. Du reste, il n'a rien à voir non plus avec celle de Rita la Rousse.
— Ça, nous le savions déjà inspecteur !
— Nous devons tout vérifier mademoiselle, toujours !
— Très bien, et les agresseurs ? Vous les avez arrêtés ?
— Pas encore, mais il y a peu de chance qu'ils soient identifiés, et encore moins qu'ils soient traduits devant un juge. Il s'agit très probablement de vulgaires petits voleurs que nous n'identifierons jamais.
— COMMENT ? hurla Elsa.
— Madame, restez calme, tempéra Prosper. Nous n'avons aucun indice, pas un seul témoignage, la victime est dans un coma dont elle ne sortira pas et donc, est dans l'impossibilité de nous dire qui l'a agressée.
— Les gendarmes vous ont transmis ce qu'il s'est passé à la fête foraine ?
— Oui mademoiselle, mais on ne peut pas accuser sans preuve.
— Mais que faites-vous donc ?
— Notre travail mademoiselle. Mais, nous n'avons pas la moindre piste. Et les auteurs ne vont certainement pas se présenter spontanément et tout avouer comme ça.
— Ah ça alors ! Pour accuser Bruno de faire partie d'une bande louche, vous étiez là ! Pour rechercher et enfermer ses agresseurs, vous abandonnez ! BRAVO !
— Calme-toi sœurette.
— Mais comment veux-tu que je reste calme Jérémy ? Entre les médecins qui considèrent que Bruno est déjà mort et eux qui m'annoncent que personne ne pourra confondre les responsables, je m'attendais à un peu plus de soutien de ta part !
— Je suis là, mais il est inutile de t'énerver.
— Votre frère a raison mademoiselle. Votre ami s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Il aura probablement croisé la route d'un groupe cherchant à dérober du matériel dans les véhicules des ouvriers de l'usine. A quelques minutes près, il ne se serait sans doute rien passé. C'est la faute à pas de chance…
— On voit bien que vous n'êtes pas concerné !
— Et même si nous les retrouvons, le procureur ne prononcera pas de mises sous les verrous sans preuve formelle. Les brigands ne sont pas des tendres, ils n'avoueront pas facilement.
— Vous savez donc qui ils sont ? Et vous n'allez rien faire ?
— Nous n'avons que du vent, aucun indice, aucune preuve, rien de rien…
— Mais comment pouvez-vous réagir ainsi ? VOUS N'ALLEZ RIEN FAIRE POUR BRUNO ! BANDE D'INCAPABLES !
— Mademoiselle ! tonna le premier inspecteur. Surveillez votre langage !
Jérémy n'attendit pas que la situation dégénère. D'une main, il musela sa sœur, qui avait déjà bondi de sa chaise, de l'autre, il l'entraina à l'extérieur fermement, mais sans la brusquer. Il patienta le temps qu'Elsa se soit un peu calmée, puis lui intima l'ordre de l'attendre sagement dehors sans faire d'esclandre. Il retourna alors seul dans le bureau des inspecteurs et s'excusa pour l'attitude de sa sœur. Il leur expliqua qu'elle n'était pas dans son état habituel et les pria de ne pas lui en tenir rigueur. Les deux fonctionnaires poursuivirent leur exposé des faits dont ils avaient connaissance et répondirent aux questions de Jérémy.
Lorsqu'il ressortit du commissariat, il retrouva Elsa en larmes et la déposa à l'hôpital. Il fit ensuite un crochet rapide au théâtre dans lequel il avait ses habitudes, puis se rendit sans perdre un instant sur le lieu de travail de Bruno. Il gara sa voiture devant l'entrée du parking des employés.
— Bonjour messieurs, je suis l'inspecteur Ducros, se présenta-t-il en exhibant rapidement une carte plastifiée barrée d'une bande tricolore. J'enquête sur l'affaire de l'agression qui eut lieu ici, il y a quelques jours.
— Bonjour inspecteur.
— Pouvez-vous me dire qui était de service ce soir-là ?
— C'était Gustave Donadieu et Gabriel Lusif.
— Serait-il possible de les rencontrer ? demanda-t-il en notant les noms dans un petit carnet.
— Ils seront de service ce soir de dix-neuf heures à trois heures du matin, répondit l'un d'eux après avoir consulté la feuille des présences.
— Très bien, je vous remercie, je repasserai ce soir.
Jérémy prépara son rôle tout l'après-midi, se constitua un dossier dont une partie était factice, mais l'autre contenant tout ce qu'il savait de l'affaire. Le soir, il se rendit à nouveau au parking des employés. Il rencontra les deux gardiens qui, le prenant pour un véritable inspecteur, répondirent à toutes ses questions sans détours.
— Dites inspecteur, vous allez les attraper, hein ? Ceux qui ont fait ça doivent être punis !
— Tu as raison Gustave, monsieur Timanier était toujours aimable avec nous. Vous avez une piste inspecteur ?
— Rien de très sérieux, mais toute information est bonne à prendre. Le moindre détail qui pourrait vous sembler insignifiant peut avoir de l'importance.
— Vous voulez voir l'endroit où cela s'est produit ?
— Si possible oui.
— Vas-y Gustave, accompagne l'inspecteur. En plus, c'est toi qui a découvert Bruno.
— Venez monsieur Ducros, je vous guide tant qu'il fait encore jour.
Jérémy suivit le gardien qui n'hésita pas une seconde sur l'endroit de l'agression.
— Voilà, c'est ici que ce pauvre type était quand je suis arrivé. Sa voiture était garée un plus loin. Vos collègues sont déjà venus la chercher.
— Comment avez-vous découvert la victime ?
— C'est Robert Baldan qui en sortant du parking, m'a prévenu qu'il avait vu des rôdeurs.
— Qui est ce monsieur ? Un employé ?
— Oui, il sera bientôt en retraite, il travaille à l'atelier de peinture. Il était en retard ce soir-là, car il avait une retouche à faire sur une aile de voiture, à ce qu'il m'a dit. Il a vu deux types passer en courant dans ses phares. Alors, en passant au poste de garde, il me l'a signalé.
— Les rôdeurs, c'est habituel ?
— Non, ce n'est pas fréquent, c'est assez tranquille ici, mais on surveille, c'est pour ça, ajouta-t-il avec un clin d'œil.
— Et donc ?
— Parbleu ! J'ai pris ma lampe torche et je suis venu vérifier. Je m'attendais à trouver une voiture fracturée et c'est Bruno que j'ai vu.
— Il était encore conscient ?
— Oh non, j'ai même pensé un moment qu'il était mort… Ça m'a même fait un drôle de choc. Mais quand je me suis approché, j'ai vu qu'il respirait toujours, alors je suis vite reparti pour prévenir les secours.
— Mais dites-moi, tous les employés doivent sortir environ aux mêmes heures ?
— Oui pourquoi ?
— J'imagine que Bruno Timanier est passé avec le gros des employés. Comment se fait-il que personne n'ait été témoin de l'agression ?
— C'est qu'il était, lui aussi, en retard, et il est passé bien après que tous soient partis.
— Il faisait aussi des heures supplémentaires ?
— Non, je me souviens maintenant. Quand il est passé à pied, il rouspétait contre une mauvaise blague qu'on lui avait faite sur son casier.
— Ah ? Laquelle ? Je n'ai pas souvenir d'avoir lu ce détail dans le rapport de mes collègues.
— Comme ils ne m'ont pas posé la question, je n'avais pas fait le rapprochement et donc je ne l'ai pas précisé à vos collègues. C'est grave ?
— Non, ne vous inquiétez pas. Mais chaque détail peut avoir son importance. Savez-vous quelle était cette blague qu'on lui avait faite ?
— Un truc de gamins ! Quelqu'un lui a collé un chewing-gum dans la serrure de son casier. Il a été obligé de le retirer pour l'ouvrir et récupérer ses clés de voiture.
— Il avait identifié l'auteur ?
— Ah ça, je ne sais pas, en tout cas, il ne m'en a pas parlé.
— Vous souvenez-vous de l'importance de son retard ?
— Oh, presque une heure. Le gros des voitures était déjà sorti depuis longtemps.
— Vous tenez un décompte des entrées et sorties ?
— Non, mais on a l'habitude, on connait quasiment tout le monde, enfin surtout les anciens.
Jérémy se caressa longuement le menton et sa barbe naissante. Ces informations pouvaient laisser supposer que la blague de la serrure bloquée pouvait avoir été prévue pour retarder son arrivée dans le parking afin que l'embuscade soit plus discrète. Mais ce n'était là qu'une supposition qui pouvait fort bien n'être qu'une coïncidence.
— Vous n'avez rien entendu ? Pas de cris ou de dispute entre employés ?
— Ah ça inspecteur, vos collègues ont lourdement insisté dessus. Seulement, depuis le poste de contrôle, avec le bruit des moteurs de voiture et la distance, nous n'avons rien entendu. Quand tout le monde sort en même temps, il y a toujours des véhicules soit à la barrière du parking, soit au feu tricolore de la départementale.
— Mais s'il est passé en retard, il ne devait plus y avoir de bruit devant votre poste, non ?
— Nous n'avons rien entendu, sinon, l'un de nous serait allé voir.
— Je vois. Je vous remercie pour votre aide.
Avant de partir, le faux inspecteur observa encore une fois les alentours sans rien remarquer d'anormal. Une trentaine de mètres plus loin, sur le chemin du retour, il trébucha sur une racine et manqua de s'étaler de tout son long sur le sol irrégulier.
— Levez les pieds inspecteur ! J'ai eu mon compte de blessés pour toute l'année.
— Ça m'apprendra à ne pas regarder où je marche.
— On a déjà demandé à la direction que les espaces entre les racines soient comblés, mais les différents services techniques se renvoient la responsabilité de venir étaler ici quelques brouettes de terre. Et encore, là ça va, il fait sec, mais quand il pleut, ces racines sont très glissantes.
Jérémy remercia le gardien et regagna l'entrée avec lui sans autre incident. Le lendemain, dans la matinée, il revint et se présenta auprès des gardiens du parking.
— Je suis de la police, se présenta-t-il, exhibant une nouvelle fois sa fausse carte professionnelle. Je dois aller voir les services administratifs, puis-je vous laisser la garde de ma voiture ?
— Bien sûr inspecteur. Vous pouvez la garer juste ici. Nous allons la surveiller, il ne lui arrivera rien.
Jérémy traversa la départementale à pied et se rendit dans le bâtiment du service du personnel. Il demanda à rencontrer le DRH de l'entreprise. Son stratagème, son aisance à se faire passer pour un membre de la police avec sa carte factice, firent une nouvelle fois illusion. Le responsable du service, un homme ventripotent et au front largement dégarni, le reçut en personne. Il lui raconta ce qu'il savait de l'affaire et confirma la version des gardiens du parking.
Au cours de l'entretien, Jérémy précisa qu'il avait un travail long et fastidieux à faire : consulter la liste des collègues de travail de la victime qui travaillaient dans le même atelier qu'elle. Il ajouta que bien souvent, ces enquêtes de routine ne donnaient aucun résultat, mais qu'il était chargé de le faire quand même. Une trentaine de minutes plus tard, le brave homme lui remit une pile de photocopies des dossiers personnels des employés. Jérémy qui n'en attendait pas autant, remercia le DRH pour son aide et retourna au parking. Là, il s'installa à califourchon sur un muret et posa son épais dossier devant lui. Il feuilleta rapidement les fiches des employés et trouva bientôt celle qui motivait toute sa mise en scène : celle de Richard Durik, le collègue de Bruno qui avait importuné Elsa à la fête foraine. Il consulta rapidement sa montre, il était bientôt onze heures.
Il interrogea les gardiens pour connaitre l'heure du changement d'équipe. Ils lui confirmèrent ce qu'il pensait. Dans peu de temps, les employés qui étaient de l'après-midi allaient arriver pour remplacer ceux du matin qui repartiraient alors chez eux. Il décida de rester sur place, rangea son dossier dans son véhicule et patienta. Lorsque les premiers véhicules firent leur entrée, Jérémy se plaça à l'écart de telle sorte qu'il ne soit pas trop visible tout en ayant une vue parfaite sur les arrivants. Il n'eut pas longtemps à attendre et observa discrètement chaque occupant des voitures qui arrivaient. Il ne repéra pas le fameux Richard, ni dans les entrants, ni même parmi ceux qui repassaient à pied pour traverser la route séparant l'usine du parking.
Il se rassura en se disant que s'il faisait partie de l'équipe du matin, il passerait bientôt récupérer sa voiture. Les premiers ouvriers arrivèrent enfin sous l'œil attentif de Jérémy qui scruta les différents visages durant le ballet entre les piétons entrants et des véhicules sortants. Malheureusement, il ne repéra pas son client. Lorsqu'il n'entendit plus le moindre bruit de moteur, il se résolut à quitter son poste d'observation.
— Alors inspecteur ? demanda l'un des gardiens. Vous avez repéré un suspect ?
— Un suspect ? Pas spécialement, je regardais…
— Inspecteur, nous sommes dans le même camp, nous aussi, on voudrait bien identifier ceux qui sont à l'origine de la fauche, mais on ne peut pas demander à tout le monde de passer avec son sac à casse-croûte ouvert.
— C'est certain.
— Inspecteur, la direction a offert une prime aux gardiens qui découvriront les voleurs de pièces détachées. Elle vous a sûrement appelé en renfort. On veut vous aider !
— A moins que la direction ne soupçonne certains d'entre nous, répliqua le second gardien. Cela pourrait expliquer la présence de l'inspecteur…
Jérémy ne s'attendait pas à ce type d'attitude, mais décida de ne pas trop entrer dans le jeu des gardiens, ne sachant pas jusqu'à quel point cela pourrait le conduire. Cela pouvait tout aussi bien être une ruse des gardiens qui auraient pu avoir un doute sur sa qualité d'inspecteur de police.
— Pour l'instant, je n'ai rien de concret, et je ne suis pas là pour vous surveiller.
— Alors, comment peut-on vous aider ?
— Connaissez-vous monsieur Robert Baldan ?
— Non, je ne vois pas, et toi Lucien ?
— Moi non plus, il vient peut-être en bus ?
— C'est celui qui a repéré les rôdeurs qui ont agressé un employé dans le parking.
— Ah oui ! C'est Bob !
— Il ne devrait plus tarder, c'est presque son heure.
— Pourquoi ?
— Bob travaille à l'atelier peinture, il est aux retouches, c'est un as ! Mon fils avait accroché l'aile de notre voiture, il nous a arrangé ça comme un chef ! Même en regardant de très près, impossible de voir qu'il y a eu une retouche.
— Et c'est pour cela qu'il est en retard ?
— Ah non ! C'est juste qu'il arrive toujours après les autres. Vous pensez que … Oh non ! Pas lui !
— Je désire juste lui poser quelques questions, rien de plus.
L'attente silencieuse qui s'ensuivit parut bien longue aux trois hommes. Les gardiens se demandaient s'ils étaient suspects ou si c'était le peintre qui était dans le collimateur de la police. Jérémy quant à lui, commençait à craindre que sa supercherie ne soit découverte ou qu'elle ne provoque des suspicions injustifiées envers le témoin indirect de l'agression de son ami. La gêne qui s'installa entre eux devint de plus en plus palpable au fil des minutes.
L'arrivée de l'homme qu'ils attendaient mit temporairement fin au malaise.
— Bonjour Bob ! lança le premier gardien. Ça va ce matin ?
— Je fais aller, répondit courtoisement l'intéressé.
— Ce monsieur est de la police, expliqua le gardien, il voudrait vous parler.
— Cela ne durera pas très longtemps, c'est au sujet de l'agression dans le parking, expliqua Jérémy.
— Bien sûr. Que voulez-vous savoir ?
Jérémy demanda la permission d'utiliser l'abri des gardiens, car il ne souhaitait pas que sa conversation soit écoutée. D'autant plus qu'il avait repéré Richard Durik de l'autre côté de la route, et ce dernier se dirigeait droit sur le parking, probablement pour y récupérer sa voiture. De l'intérieur du poste de garde, Jérémy l'air de rien, observait l'extérieur tout en écoutant attentivement le récit du seul témoin. Robert Baldan expliqua qu'il manœuvrait précautionneusement sa voiture pour sortir du parking, car sa vision n'était plus parfaite, particulièrement la nuit.
— C'est alors que j'ai aperçu une première silhouette passer en courant dans le faisceau de mes phares. Et juste après, deux autres encore et l'une d'elles a même trébuché. Je me suis dit que c'était sûrement des voyous qui en avaient après nos bagnoles, mais qu'y a-t-il à voler dedans inspecteur ?
— Je ne sais pas.
— Certains ont des trousses à outils, mais dites-moi inspecteur, à quoi cela servirait de voler une douzaine de clés plates de quatorze ou seize et une autre douzaine de clés à pipe du même calibre ?
— Donc, selon vous, il n'y a rien dans les voitures qui pourrait attirer les voleurs.
— Les voleurs, ils ont bon dos, les voleurs…
— Que voulez-vous dire ? demanda doucement Jérémy alors que Richard Durik passait en trainant la jambe devant les vitres teintées.
— Oh, inspecteur… Vous m'avez compris… gloussa Bob en levant les yeux au ciel.
— Pas tout à fait non. Veuillez préciser, je vous prie.
— Pas ici, les murs ont des oreilles… Je devrais peut-être vous montrer sur place ?
— Pourriez-vous reconnaitre ces personnes ?
— Oh non, c'est allé si vite. Et puis, vous savez, avec ma vue qui baisse…
Le faux inspecteur était déçu et commençait à se rendre compte que la vie d'un policier menant des enquêtes était bien moins amusante dans la vie réelle que dans les romans. Il posa encore quelques questions pour comprendre la raison pour laquelle il arrivait toujours dans les derniers et sourit intérieurement lorsqu'il devina pourquoi Bob prenait sa douche aux vestiaires de l'usine avant de rentrer à son domicile. L'entrevue terminée, il suivit son guide jusqu'à l'endroit où était sa voiture ce soir-là, puis Bob lui indiqua le lieu de chute du fuyard.
Jérémy reconnut immédiatement les racines de l'arbre qui lui avait joué le même mauvais tour la veille avec l'autre équipe de gardiens. Cet immense marronnier n'en était donc pas à son coup d'essai.
— Vous êtes certain de l'endroit ? demanda le faux policier.
— Absolument ! C'est le plus gros arbre du parking, tout le monde essaye de se garer dessous en été pour profiter de son ombre.
— C'est compréhensible.
— Avant, il y avait un panneau pour que l'on ne se gare pas trop près, surtout quand les marrons tombent, car ça fait de belles bosses sur les carrosseries. Mais il a été plié par une voiture qui a foncé dedans en reculant. Il a cassé quand les gardiens ont tenté de le redresser.
— Effectivement, confirma Jérémy, il y a même un reste du tube cassé.
— Ah ça, à ma connaissance, il y a déjà eu trois crevaisons depuis cette année à cause de lui.
— On dirait qu'il y a quelque chose d'accroché après le tube.
Jérémy se pencha et remarqua qu'un reste de tissu bleu était pris dans le métal. Cette vision provoqua un déclic, et soudain tout lui sembla évident, logique même. Il remercia son informateur et repartit auprès des gardiens. Il échangea quelques banalités avec eux et orienta la conversation sur les vols pour connaitre la nature des objets dérobés. Il leur demanda s'il serait possible à un employé de dissimuler les objets les plus longs dans une jambe d'un bleu de travail ou d'un pantalon.
— Impossible, répondit le premier. On le verrait, car le type ne pourrait pas marcher normalement.
— Effectivement, admis le faux inspecteur. Un peu comme la personne qui est passée pendant que je discutais avec monsieur Baldan ?
— Oui, mais monsieur Durik, c'est différent. Il a été victime d'un accident de mobylette et a été blessé à la jambe.
— Il y a longtemps ?
Jérémy eut les pires difficultés à dissimuler son excitation en entendant la réponse du gardien. La date de l'accident était parfaitement compatible avec l'agression de Bruno.
— Et si cette personne profitait justement de cette blessure pour passer des choses sous votre nez ? suggéra-t-il innocemment.
— Demain, on le contrôle ! décida le second gardien.
— Tu as raison ! confirma l'autre.
Jérémy salua les gardiens, trop impatient de livrer ses déductions aux véritables représentants de l'ordre. Il se rendit au poste de police, demanda à parler rapidement à l'un des deux inspecteurs chargés de l'enquête. Il patienta une bonne heure et fut reçu par Prosper Kalufa. Il lui exposa les résultats de sa contre-enquête et se déclara prêt à assumer les conséquences de son usurpation d'identité et de fonction. Il remit également toutes les photocopies fournies par le DRH de l'entreprise. Alors qu'il s'attendait à une sévère réprimande de la part de la police, Prosper se leva brusquement et lui ordonna de le suivre. Il l'invita à monter dans une voiture officielle, activa le deux tons et le gyrophare pour libérer la route devant lui. Durant le trajet jusqu'à l'usine, l'inspecteur officiel exposa son marché à Jérémy.
— Puisque vous vous êtes présenté à tout le monde comme faisant partie de la maison, et que vous m'apportez une piste exploitable, vous allez le rester et je ne vous poursuivrai pas pour ça. Mais ne recommencez plus !
— Je ne cherchais qu'à faire avancer votre enquête et à faire éclater la vérité. Si Bruno ne s'en sort pas, ses assassins ne doivent pas rester impunis. Que deviendra ma sœur si son copain trépasse ? Je ne l'ai jamais vue accro à un mec, j'ai même pensé qu'elle finirait célibataire. Mais depuis qu'elle a rencontré Bruno, elle est rayonnante.
— Très amoureuse alors ? Cela peut expliquer sa réaction virulente.
— Il faut la comprendre, et je vous prie encore une fois de l'excuser.
— J'espère que vous avez vu juste. Même si cela signifie que mon collègue et moi-même sommes partis dans une impasse dès le début de notre enquête.
Sur le parking, le véritable inspecteur s'intéressa au reste du pied du poteau et préleva le fragment de tissu qui y était encore accroché. Il vérifia minutieusement les dires de Jérémy, prit des mesures de distance à différents points du parking et posa quelques questions aux gardiens. Le retour se fit plus discrètement et à une allure plus modérée qu'à l'aller. De retour dans son bureau, l'inspecteur, ayant libéré Jérémy, transmis l'échantillon de tissu au laboratoire technique de la police.
Trois jours plus tard, Jérémy et sa sœur entraient dans le hall de l'hôpital pour rendre visite à Bruno. L'inspecteur Prosper Kalufa était là et les attendait, porteur d'une bonne nouvelle qu'il tenait à annoncer lui-même à la jeune femme : les agresseurs étaient identifiés et étaient passés aux aveux. Il fournit tous les détails à Elsa : Richard Durick, n'avait pas digéré l'humiliation publique qu'elle lui avait infligée à la fête foraine. Il avait convaincu quelques collègues de travail de corriger leur collègue. Selon eux, personne ne lui a porté de coups à la tête, mais elle a heurté le sol lors de la chute accidentelle de Bruno. L'inspecteur précisa que leur version ne correspondait pas aux constatations des médecins et que lui et son collègue se chargeaient de leur faire avouer la vérité et qu'il la tiendrait informée de l'évolution de la situation. Pour terminer, il se confondit en excuses pour ne pas avoir pris d'emblée la bonne direction dans cette enquête.
— Merci inspecteur, répondit Elsa. Moi aussi, je vous dois des excuses pour mon attitude dans votre bureau l'autre jour.
— Mademoiselle, ce n'est pas moi qu'il faut remercier, mais votre frère. C'est lui qui, se faisant passer pour un inspecteur, a suivi la piste que vous aviez indiquée à nos collègues de la gendarmerie et que nous n'avons pas explorée correctement. Il a remarqué que l'agresseur boitait, a fait le rapprochement avec les déclarations d'un témoin et corroboré la blessure avec la chronologie des faits. Sur les lieux, nous avons retrouvé un fragment de tissu qu'il a perdu lors de sa chute. La perquisition menée à son domicile nous a permis de trouver un pantalon de travail déchiré et encore taché de son sang. Tout correspond : la zone de la blessure et de la déchirure, ainsi que les taches de sang sur le siège de son véhicule.
— Merci à tous les deux ! Je vais annoncer la bonne nouvelle à Bruno.
— Il est sorti du coma ? s'étonna l'inspecteur.
— Non, mais je lui parle beaucoup, j'espère que cela le réveillera.
Les deux hommes regardèrent Elsa s'éloigner presque en courant.
— Je crois que nous devrions les laisser seuls, affirma Jérémy.
— Oui. Vous avez raison ! D'autant plus que j'ai une seconde bonne nouvelle, et elle vous concerne.
— C'est au sujet de mon imposture ?
— D'une certaine manière, oui. L'usine avait remarqué depuis plusieurs mois que du matériel, des outils et des pièces disparaissaient.
— Ah oui, un des gardiens pensait que je venais les surveiller.
— Je ne sais pas à qui vous avez parlé, mais durant la perquisition chez l'agresseur de votre ami, nous avons aussi trouvé tout un lot de pièces détachées ainsi que beaucoup trop d'outils, même pour un gros bricoleur. Un véritable magasin clandestin. Vous avez résolu deux affaires en même temps. Ce type participait à un trafic de pièces que lui et ses complices sortaient en douce de l'usine.
— Ah ? Il y avait donc bien de la fauche alors ? Un des gardiens m'en avait parlé.
— N'auriez-vous pas incité l'un d'entre eux à contrôler ce Richard en question ?
— C'est possible, mais indirectement.
— Quoi qu'il en soit, un des gardiens a remarqué qu'il profitait de sa blessure pour sortir des grosses pièces attachées à sa jambe sous son bleu de travail avec ses bandages.
— Il fallait y penser.
— Je suis certain que vous y êtes pour quelque chose. La coïncidence est trop improbable : le lendemain de votre discussion avec les gardiens qui ne trouvent pas depuis des mois, ils choppent un employé qui se trouve être le coupable de l'agression de votre ami.
— Simple coup de chance des gardiens…
— Racontez ça à qui vous voulez, mais pas à moi ! Nous ne savons pas encore si certains gardiens sont complices, mais nous trouverons. Dites-moi, vous n'avez jamais pensé à entrer dans la police, enfin, je veux dire, officiellement ?

Note de l'auteur


Je tiens à remercier les lecteurs qui suivent cette histoire, oui, vous, qui avez lu jusqu'ici, ceux qui votent pour, ceux qui m'ont laissé un ou plusieurs commentaires. Vous m'avez donné envie de poursuivre l'écriture des suites.
Je voulais aussi exprimer ma gratitude envers les participants au forum, qui ont distillé ici et là, des conseils et tutoriels sur l'écriture, cela m'a permis de progresser en orthographe, conjugaison, rédaction et fluidité de lecture, et particulièrement Duchesse, qui a relu et corrigé une bonne dizaine de chapitres. Elle à ainsi contribué à améliorer mon écriture par ses explications, ses conseils, son œil averti pointant les fautes, les répétitions de mots que je ne voyais plus à force de relectures et de corrections.

A tous, MERCI
MANDRAKKE
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Mandrakke
16 janvier 2025 à 01:08
Le lectorat fidèle n'est pas patient, bien au contraire ! ^^
Nous sommes assez nombreux à être "accrochés" à cette histoire, ce quasi-roman en fait.
Tendresse et Passion (euh là ce sont des souvenirs de tournage, désolé...)

J'envie celles et ceux qui découvriront ici l'histoire complète et pourront lire d'une traite l'intégralité de cette histoire.
J'ai déjà eu la chance de n'arriver qu'en 2023 et je trépigne !
Imagine pour les anciens, l'état de leurs ongles, les pauvres ! ^^

Autant j'apprécie que vous soyez nombreux a apprécier mon histoire, autant, j'aimerais vous donner des chapitres plus vite...


(edit : et l'Inspecteur Ducros se décarcasse... Tu ne rates pas une occasion de décaler et c'est super "jouissif" ?)

J'ai pas pu résister à cette double tentation... tu n'as cependant repéré qu'une facette... hé hé
Soyez respectueux
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Iznogood
15 janvier 2025 à 19:33
Le lectorat fidèle n'est pas patient, bien au contraire ! ^^
Nous sommes assez nombreux à être "accrochés" à cette histoire, ce quasi-roman en fait.
Tendresse et Passion (euh là ce sont des souvenirs de tournage, désolé...)

J'envie celles et ceux qui découvriront ici l'histoire complète et pourront lire d'une traite l'intégralité de cette histoire.
J'ai déjà eu la chance de n'arriver qu'en 2023 et je trépigne !
Imagine pour les anciens, l'état de leurs ongles, les pauvres ! ^^

(edit : et l'Inspecteur Ducros se décarcasse... Tu ne rates pas une occasion de décaler et c'est super "jouissif" ?)
Modifié 15 janvier 2025 à 19:37
Soyez respectueux
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solo13
12 janvier 2025 à 20:18
Bonjour Mandrakke et tous les autres. Si je me souviens bien, c'est déjà Jeremy qui avait titillé Tatianiffer en improvisant un tribunal. Les agresseurs de Bruno sont identifiés et il a même résolu, sans le vouloir, une autre affaire. Maintenant, il ne reste plus qu'espérer que l'amouro-thérapie d'Elsa (bravo Iznogood pour ce terme) fonctionne pour le réveiller dans 2 semaines maxi. J'attends patiemment la suite et je suis suspendu à sa parution.
Soyez respectueux
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Mandrakke
12 janvier 2025 à 19:25
Un chapitre qui permet de comprendre l’agression de Bruno [...]

C’est bien trouvé, tourné, comme d’habitude je dirais. Tu as la faculté de rendre les protagonistes attachants, bienveillants, c’est ce que j’aime dans ton style, c’est ta «plus-value» d’auteur, au delà de la partie sexe toujours rondement menée.

Une histoire longue certes, mais toujours aussi passionnante, dont on ne se lasse pas, c’est une sorte de «fil rouge » dans ta bibliographie.

Merci @OlivierX, je suis enchanté de savoir que cette histoire, malgré le nombre de chapitres est toujours aussi appréciée.
Soyez respectueux
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Mandrakke
12 janvier 2025 à 19:23
Ah ça fait plaisir !
Il ne reste plus qu’à souhaiter que l’amouro-thérapie d’Elsa fonctionne… ^^

La proposition est osée, mais pour un cas si déséspéré, tout a fait défendable, d'ailleurs, qui ne tenterai pas le tout pour le tout dans cette situation ?

Edit : pas de date de prochaine publication => la patience s'impose. 😇

Fidèle à mes principes : tant que je trouve des fautes, je me relis et ne publie pas...
Mais la suite est écrite... depuis quelque temps

Merci @Iznogood
Modifié 12 janvier 2025 à 19:24
Soyez respectueux
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Mandrakke
12 janvier 2025 à 19:09
Inutile de dire qu'il me tarde la suite.

Bonjour @julien66000,
Merci pour ce commentaire.
La suite est écrite, encore quelques relectures et je pourrai la poster
Soyez respectueux
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gyon
11 janvier 2025 à 18:21
Coup double pour Jeremy ! Il s'est bien débrouillé sur ce coup là. Comme d'habitude, c'est encore une ridicule jalousie à l'origine de tout. Simplement parce que le Richard n'a pas supporté de voir Bruno avec la belle Elsa. Pathétique, puéril et malheureusement dramatique. Maintenant que le côté judiciaire est résolu, pourvu que Bruno se réveille vite... Leur amour intense en bouleverse même le docteur... Ce serait bien que Bruno puisse le vivre pleinement
Soyez respectueux
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OlivierX
11 janvier 2025 à 14:15
Un chapitre qui permet de comprendre l’agression de Bruno, on remet dans le contexte, on recentre pour mieux se concentrer après, je suppose, sur le couple Elsa-Bruno.

C’est bien trouvé, tourné, comme d’habitude je dirais. Tu as la faculté de rendre les protagonistes attachants, bienveillants, c’est ce que j’aime dans ton style, c’est ta «plus-value» d’auteur, au delà de la partie sexe toujours rondement menée.

Une histoire longue certes, mais toujours aussi passionnante, dont on ne se lasse pas, c’est une sorte de «fil rouge » dans ta bibliographie.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Iznogood
Iznogood
11 janvier 2025 à 13:31
Ah ça fait plaisir !
Il ne reste plus qu’à souhaiter que l’amouro-thérapie d’Elsa fonctionne… ^^

Edit : pas de date de prochaine publication => la patience s'impose. 😇

Bonne inspiration et bon courage 🫠
Modifié 11 janvier 2025 à 17:47
Soyez respectueux
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Photo de profil de julien66000
julien66000
11 janvier 2025 à 13:12
Bonjour Mandrakke,

Merci à toi pour ce nouveau chapitre, au moins Bruno a eu justice grâce à Jérémy qui a aidé la police en se faisant passer pour un inspecteur à retrouver ses agresseurs et à les faire condamné, la seule chose maintenant qu'il reste à faire c'est qu'il se réveille et j'espère que c'est pour bientôt.

Inutile de dire qu'il me tarde la suite.
Soyez respectueux
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