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✦ Vivi75 Agnès se découvre XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Agnès se découvre — Chapitre 5 · Sonia fait du gâteau

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Vivi75
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Agnès se découvre

Chapitre 5 · Sonia fait du gâteau

 La soirée s'installa doucement, comme une chaleur qui monte sans qu'on s'en rende compte. L'atmosphère était étouffante ; on savait que, cette nuit encore, on dormirait mal. Comme tous les soirs ou presque, Sonia et Agnès s'étaient chacune installées à l'extrémité d'une longue table en verre, dans la salle à manger attenante au salon. Elles avaient fini par ritualiser ces moments de la journée. Cette grande pièce était baignée par l'étrange lumière orangée des halogènes. Dehors, le jardin n'était plus habité que par la nuit, tandis que le reste de la maison demeurait silencieux.
  Sonia avait préparé un dîner simple : une grande salade composée, des tomates juteuses, du pain croustillant et une bouteille de rosé bien frais. Elle portait une robe d'été légère. Ses cheveux étaient relevés en un chignon lâche, quelques mèches noires collant à sa nuque moite. Elle souriait, comme toujours, avec ce sourire tranquille et chaleureux qui agaçait tant sa cousine.
 Elle se levait parfois, pour aller et venir jusqu'à la cuisine, dont elle revenait avec tel ou tel ustensile ou ingrédient, qu'elle devait juger essentiel.
 — J'ai fait une petite vinaigrette maison, avec du citron et du miel, lança-t-elle en posant le bol sur la table. Tu vas voir, c'est léger, parfait pour ce soir.
 Agnès s'était installée à la table de la salle à manger avec une nonchalance calculée. Assise face à Sonia, elle ne répondit pas tout de suite. Elle faisait tourner son verre de rosé entre ses doigts. Comme d'habitude, elle avait retardé au maximum le moment de descendre, redoutant ces face-à-face avec sa cousine. Elle avait pris une longue, très longue douche. Elle ne portait qu'un long tee-shirt rose, affublé d'un gros Mickey souriant. Il lui arrivait en haut des cuisses et lui faisait office de pyjama. Mais sans rien en dessous. Ni culotte, ni soutien-gorge. Le tissu moulait ses seins lourds quand elle bougeait, laissant deviner les tétons bruns qui pointaient légèrement. En réalité, cela faisait des jours qu'Agnès ne mettait plus de soutien-gorge. Mais surtout, ce soir-là, elle ne portait pas de culotte. Au sortir de la douche, dans sa chambre, elle l'avait décidé, mais sans trop y réfléchir, en réalité. Nue, elle avait simplement enfilé ce tee-shirt. Mais peut-être aussi était-ce sous le coup d'une pulsion mauvaise, d'une sorte d'instinct. La table était en verre, transparente ; le plateau épais ne cachait rien de ce qui se passait dessous, et Agnès le savait pertinemment. Voulait-elle – inconsciemment ? – être assise presque nue face à Sonia, ce soir ? Juste pour voir ce que cela pouvait faire, pour la provoquer aussi ? Pour lui montrer qu'elle pouvait jouer ? Quoiqu'il en soit, à présent qu'elle était assise à cette grande table transparente, la jeune fille serrait les cuisses. Consciente que le tee-shirt pouvait remonter, elle ressentait une gêne. Mais pour rien au monde elle ne serait retournée dans sa chambre passer une culotte. Elle but une gorgée de vin, sans quitter Sonia des yeux.
 — Ok, marmonna-t-elle enfin, d'un ton qui n'avait rien de reconnaissant.
 Sonia servit les assiettes. Ses seins lourds, sous la robe, bougeaient doucement quand elle se pencha. Elle sourit toujours, comme si elle ne remarquait pas la froideur et le trouble de sa jeune cousine.
 — Tu as passé une bonne journée ? Tu t'es pas trop ennuyée, toute seule ?
 Agnès haussa un sourcil. Elle posa son verre un peu trop fort ; sa bouche fit une moue et elle fit simplement « non », d'un mouvement de la tête. Sonia s'assit face à elle. Elle fixa la jeune métisse, et lui dit, d'une voix ingénue :  
 — Et cette nuit, t'as bien dormi ?… Je t'ai entendue, je crois… T'as eu du mal à fermer l'œil, non ?
 Le sous-entendu n'échappa pas à Agnès, qui comprenait très bien à quoi Sonia faisait allusion. Elle ne releva pas, mais se mit à rougir. Par inadvertance, elle desserra les jambes. Aussitôt, l'air frais qui caressa sa chatte nue lui rappela l'absence de sa culotte. Sous la table de verre, son sexe s'offrait, dévoilant sa toison noire bouclée. Elle sentit le regard de Sonia glisser un instant vers le bas avant de remonter précipitamment. Un frisson la traversa. Sonia piqua une tomate, la porta à sa bouche, la mordit lentement. Un filet de jus coula sur son menton ; elle l'essuya du bout de sa serviette, et se mit à rire d'elle-même :
 — Ouh là ! Merde ! Non mais t'as vu la cochonne ?
 Son petit rire fusait dans la pièce. Agnès demeurait silencieuse. La plaisanterie de la martiniquaise ne l'amusaient plus. Mais Sonia s'adressa à nouveau à elle :  
 — Moi, quand je me régale, je suis du genre à m'en mettre partout…
 Non, Agnès ne souriait pas du tout. Mais elle sentit ses joues la brûler. Sonia avait l'art de la mettre si mal à l'aise ! Elle devait être cramoisie. Sa cousine la mettait à la torture, avec ses phrases plus ou moins implicites. Cependant, après quelques secondes, celle-ci conclut, avec une voix tendre :  
 — Allez va… je te taquine…
 Elle semblait prendre ainsi un malin plaisir à souffler le chaud et le froid avec Agnès ; à la gêner, avant de se montrer bienveillante, affectueuse. La jeune fille ne savait plus vraiment sur quel pied danser. Ainsi, pendant tout le reste du repas, Sonia se révéla particulièrement affable, sympathique. Elle relançait la conversation, s'intéressant aux réponses qu'Agnès acceptait de lui donner avec plus ou moins de bonne volonté. Face à la distance de la jeune fille, la martiniquaise ne semblait jamais lasse, jamais désarçonnée. Au contraire : elle encourageait Agnès au dialogue. Et finalement, cette dernière, d'abord crispée, se laissait gagner par la douceur du lieu, par la chaleur ambiante et par le rosé, qui lui montait un peu à la tête. Elle s'était installée plus profondément dans le fond de sa chaise, oubliant un peu l'absence de sous-vêtement. Seul un courant d'air, parfois, lui rappelait la nudité de son intimité. Le tee-shirt remontait juste assez pour que la lumière révèle les ombres et les reliefs de ses lèvres. Mais elle semblait s'en foutre. Elle répondait enfin aux questions, à mi-voix d'abord, puis un peu plus franchement. Sonia n'insistait jamais, elle ponctuait les silences d'un hochement de tête compréhensif. Elle demandait ce que la jeune fille aimait, ce qu'elle écoutait comme musique, si elle savait cuisiner.
 — T'as un copain ?
 Agnès se souvint que Jérémy lui avait posé la même question quelques heures plus tôt dans l'après-midi. Elle repensa à Hugo. Un voile mélancolique passa devant ses yeux. Elle répondit simplement « non ».
 — T'es pas obligée de tout me dire, hein, dit Sonia en riant. Mais je suis pas si vieille, tu sais. On peut parler tranquille.
 Un petit silence suivit. Puis Agnès eut un petit sourire, un peu en coin, presque timide, où perçait quelque chose d'enfantin. Elle but une autre gorgée de vin et souffla lentement, comme si elle acceptait, pour la première fois depuis longtemps, de baisser la garde.
 — J'imagine bien que ça doit être chiant, pour toi, d'être ici ? Coupée de tout. T'as l'impression qu'on t'a punie, non ?
 Agnès haussa les épaules, un peu prise au dépourvu. Le ton de Sonia n'était pas accusateur. Il y avait juste cette voix calme, enveloppante, qui donnait envie de parler.
 — Je m'en fous, en fait… Enfin non, lâcha-t-elle… Mais bon, c'est pas comme si j'avais vraiment le choix.
 — Mais t'aurais voulu quoi, toi ? demanda Sonia. Si t'avais eu le choix ?
 La jeune fille baissa un instant les yeux sur son verre. Elle hésita. Puis soupira.
 — Je sais pas. J'ai foiré, ok… Mais c'était pas une raison pour me balancer ici, comme un colis encombrant, non ?
  Sonia l'écoutait, les coudes posés sur la table. Elle hocha doucement la tête.
 — T'as l'impression que tes parents t'écoutent pas ?
 — Jamais. Ils m'écoutent jamais. Ou alors, juste pour me foutre la honte. Ma mère, elle, passe son temps à me comparer à des meufs qui font médecine ou prépa HEC. Et mon père… il dit pas grand-chose. Là, il était content de se débarrasser de moi, je crois. Et ils se font tout le temps la gueule. Même depuis le divorce !
 Un silence passa. Sonia se redressa légèrement, sa voix toujours calme, mais un peu plus ferme.
 — Écoute, ma belle… c'est toi qui dois faire tes choix… t'es plus une gamine. Mais c'est pas facile.
 La remarque surprit Agnès. Elle releva les yeux vers Sonia, touchée par son propos. Sa cousine poursuivit, sur le ton de la confidence : 
 — Tu sais, moi aussi, j'en ai bavé à ton âge. On avance à l'aveugle. C'est comme ça. Tes parents font ce qu'ils peuvent. Moi, je crois que t'as juste besoin d'un endroit où tu peux souffler. Ici, t'as ce temps-là. Pour réfléchir. Ou juste dormir, si t'en as envie. Profite d'être ici.
 Agnès la regarda un instant. Elle sentit quelque chose se dénouer dans sa poitrine. Ce n'était pas une psy qui lui parlait, ni une mère de substitution, ni une autre fliquette. C'était juste une femme calme, chaleureuse, qui ne demandait rien et lui parlait comme une amie. Cela lui fit du bien. La jeune fille but une autre gorgée de vin, puis un sourire étira ses lèvres. Cette fois, elle nota que le regard de Sonia descendait franchement sous la table de verre. Agnès sentit la chaleur lui monter au ventre quand les yeux de sa cousine s'attardèrent sur sa chatte nue. Un sourire imperceptible effleura les lèvres de Sonia. Surprise, Agnès serra les cuisses une seconde ; puis elle les rouvrit doucement, comme un défi silencieux lancé à l'œil de sa cousine. Puis, intriguée et en confiance, elle osa à son tour une question, la voix un peu hésitante :
 — Dis… il s'est passé quoi avec la famille ? J'me souvenais plus trop de toi. Pourquoi on te voit jamais ?
  Sonia se figea un instant. Elle resta silencieuse, s'enfonça dans sa chaise.
 — Bonne question, souffla-t-elle. Et pas simple.
 Agnès l'écouta avec attention. Née à Fort-de-France mais installée en métropole depuis plus de vingt ans, Sonia avait gardé de ses origines une chaleur naturelle et un accent à peine perceptible, juste assez pour donner à ses mots une musicalité douce. Un peu avant la naissance d'Agnès, elle avait épousé Cédric, un cadre dans l'industrie. Elle était infirmière à domicile dans cette région de Touraine, un endroit dont le couple était tombé amoureux. Mais les détails de sa vie demeuraient des énigmes pour Agnès.
 — T'as coupé les ponts, non ? J'veux dire… papa, maman, tout le monde. Même mamie demandait plus trop de tes nouvelles à la fin.
  Sonia hocha lentement la tête, l'air songeur.
 — Ouais. Comme tu dis. J'ai coupé. Parce qu'à un moment, j'ai compris que je pouvais pas me construire avec eux autour de moi. Trop de jugement, trop de règles. Trop de silence aussi. J'étais la fille bizarre, un peu rebelle, celle qui « faisait n'importe quoi ».
 — C'est à cause de quoi ? De Cédric ?
 — Oui. Pas seulement. D'un peu tout, en vrai. J'ai déjà pris mes distances quand j'ai quitté la Martinique. Puis j'ai bossé comme une dingue, ça m'a un peu éloignée. Et j'ai pas voulu faire d'enfants. Et avant Cédric, j'ai vécu avec une fille. Tu rajoutes tout ça, et bam, t'es l'ovni de la famille.
 Agnès resta bouche bée un instant, avant de sourire.
 — Putain. Une femme ? Sérieux ?
 — Ben ouais, dit Sonia en haussant les épaules, comme si c'était évident. Pourquoi ? Ça te choque un peu ?
 — Non, pas du tout. Au contraire.
 Sonia rit doucement et acquiesça de la tête. Elle n'avait pas besoin d'en faire trop : elle dégageait une forme d'autorité douce. Nourrie par l'expérience et les années passées à prendre soin des autres, elle imposait le respect et inspirait la confiance. Elle se leva. « Je vais chercher le dessert » et, après avoir lancé à sa jeune cousine un petit clin d'œil, elle se dirigea vers la cuisine.
 Agnès détailla, à nouveau, le corps de Sonia. À quarante-trois ans, c'était vraiment une très belle femme. Sous les lumières orangées de la salle à manger, sa peau noire semblait se moirer de reflets dorés, et son visage, au maquillage léger, rayonnait d'une beauté simple. Sa robe d'été laissait apparaître ses épaules nues, et sa poitrine généreuse impressionna encore la métisse. Ses yeux noirs, grands et expressifs, exprimaient à la fois la patience et une vigilance constante, tout en scrutant Agnès au plus profond d'elle-même. Lorsqu'elle se tourna pour s'éloigner, la jeune fille put admirer l'assurance de sa démarche, mais aussi son corps pulpeux. Ses hanches larges donnaient à sa silhouette une sensualité magnifique ; la robe collait légèrement à ses fesses rondes, soulignant leur balancement lent à chaque pas.
 Restée seule, Agnès prit le temps de souffler. Elle se souleva un peu, essaya de tirer son tee-shirt vers le bas, pour dissimuler son sexe nu, que l'ambiance chaude de cette soirée d'été rendait moite. Mais le tissu remonta aussitôt, et sous la table de verre, sa chatte resta offerte et Agnès sentit l'air effleurer son clitoris sensible. Enfin, Sonia revint, un plat à la main. Agnès sut, à la façon dont les yeux de sa cousine descendirent sous la table, que le doute n'était plus permis : Sonia avait tout vu. Et son sourire, en posant le plat, était plus lourd, plus chargé.
 — Un tiramisu, annonça-t-elle. Tu aimes ?
 — Oui, oui, bredouilla Agnès.
 Sonia posa le plat au centre de la table. C'était un tiramisu crémeux, généreux, saupoudré de cacao amer. Agnès pouvait sentir la chaleur de cette grosse poitrine, à quelques centimètres de son visage, tandis que sa cousine servait les parts. Mais alors que sa propre assiette était emplie d'une part modeste, Sonia servit à la jeune femme une portion extrêmement généreuse, bien trop copieuse pour une seule personne.
 — T'es folle ! s'exclama Agnès, je mangerai jamais tout ça !
 — Tut tut tut ! corrigea Sonia. Tu vas voir, il est délicieux…
 Puis, au lieu de reprendre sa place en face, elle tira la chaise juste à côté d'Agnès et s'installa là, tout près. Leurs cuisses se frôlèrent presque sous la table de verre. Agnès sentit son cœur s'accélérer. Sonia était si proche maintenant que l'odeur de sa peau – un mélange de crème solaire, de sueur légère et de quelque chose de plus intime – lui parvint par vagues. La robe d'été remonta légèrement quand Sonia croisa les jambes, dévoilant la peau lisse et noire de ses cuisses.  
 Sonia prit une bouchée de tiramisu, ferma les yeux un instant comme pour savourer.
 — Mmm… j'adore le tiramisu… Quand c'est fondant comme ça, c'est mon dessert préféré. Pas toi ? dit-elle, la voix un peu plus basse.
 Elle tourna la tête vers Agnès, la cuillère encore aux lèvres, un peu de crème au coin de la bouche. Elle l'essuya lentement du bout de la langue, sans quitter la jeune fille des yeux. Celle-ci ne sut quoi répondre. Elle prit une bouchée à son tour, mais le goût lui parut lointain. Tout ce qu'elle sentait, c'était la proximité de Sonia, de cette présence qui l'enveloppait. Sonia posa sa main sur la table, tout près de celle d'Agnès. Pas un contact, mais presque.
 — Tu veux que je te resserve du vin ? demanda-t-elle, la voix douce, presque un murmure. Bon, le rosé, ça ne s'accorde pas trop. Mais faut bien finir la bouteille, non ?
 Agnès hocha la tête, incapable de parler. Sonia remplit son verre, presque à ras-bord, mais sans se servir elle-même
 — Bois, intima-t-elle.
 Agnès ne réfléchit ni de répondit. Elle saisit son verre et le porta à ses lèvres. Sous la table, elle n'osait bouger les jambes. Sa chatte nue, moite, était toujours là, offerte au regard si Sonia baissait les yeux. Elle devinait la chaleur du corps de sa cousine à quelques centimètres. À présent, quelque chose en elle regrettait de s'être si peu couverte, d'être peut-être allée trop loin dans une provocation puérile, qu'elle n'assumait plus tout-à-fait.
 — Alors, reprit Sonia, de manière très anodine, ta journée ? Tu me disais que ça s'était bien passé ?
 — Oui, ça va, dit Agnès, en mangeant une petite bouchée de tiramisu.
 — T'as peut-être croisé Jérémy, non ? Tu sais, le jardinier. Le plus jeune...
 Il y eut un silence. Sonia mangeait avec délectation.
 — Mmmm, je l'ai vraiment réussi… Et donc Jérémy ? Tu l'as croisé ? Il a dû travailler aujourd'hui. Il m'a dit qu'il avait presque fini les parterres.
 Agnès haussa un sourcil. Elle posa sa cuillère dans son assiette, un peu trop fort.
 — Ouais. Il est sympa.
 —Très sympa, approuva Sonia. Il est jeune, mais il bosse bien. Et il est mignon, non ?
 Agnès ricana, un rire sec.
 — Euh oui, ça va….
 Sonia rit doucement elle aussi, sans se démonter, et insista :
 — Y a aucune honte. Il est bien foutu, toi aussi.
 — Je sais pas… C'est ça que tu regardes chez les jardiniers, toi ? tenta Agnès, comme une sorte de provocation qui lui aurait permis de reprendre l'ascendant.
 — Moi, je regarde ce que je veux, ma belle, répondit sa cousine, nonchalamment et sans se démonter. Et toi ?
 Agnès rougit, baissa les yeux sur son assiette. Non, elle comprit qu'elle ne l'emporterait pas face à sa cousine. Sous la table de verre, les yeux de Sonia descendirent à nouveau, mais ils s'attardèrent. Agnès se surprit à ne pas refermer les cuisses. Elle dévoilait sa chatte nue, qui s'ouvrait légèrement.  
 — Je le trouve lourd, finit-elle par admettre.
 Sonia rit doucement, prit une cuillère de crème et la lécha lentement.
 — C'est pas grave ça… Les mecs comme lui, le plus important, c'est qu'ils baisent bien. Pas vrai ?
 Agnès rougit violemment, la fourchette tremblante. Elle sentit son ventre se contracter. Elle n'aimait pas ça, cette façon qu'avait Sonia avait de la pousser dans ses retranchements, de l'amener à parler de détails intimes, de la façon la plus crue mais aussi la plus banale. Elle n'aimait pas ça ; pourtant, elle y allait quand même.
 — J'sais pas… j'ai pas pensé à ça, répondit-elle, la voix un peu tremblante, en prenant une bouchée de tiramisu pour se donner une contenance.
 — Menteuse, la taquina Sonia… Si j'avais ton âge, un mec comme ça, il me prend quand il veut !… Il est vraiment bon ce gâteau, tu ne trouves ? Reprends-en…
 — Mais Sonia, t'es grave, je te jure, répondit Agnès, mais sans conviction.
 — T'as raison, sembla en convenir Sonia… Surtout, si je te choque, tu me le dis ! C'est vrai que t'es encore jeune pour ça…
 Agnès réagit à cette dernière phrase, qu'elle comprit comme une provocation. Elle refusait que Sonia la voie comme une bégueule, une sorte de godiche un peu niaise. C'eût été pire que tout, l'humiliation parachevée. Elle finit d'une traite son verre du rosé. Avalant sa salive, elle sentit une chaleur douce lui monter dans le ventre. L'entre-cuisse la démangeait. Comme un défi silencieux, elle ouvrit ses jambes. Sa chatte nue s'offrait, parfaitement visible. Elle savait que Sonia voyait tout, et cela commença à l'exciter.  
 — T'en fais pas pour ça, tu peux y aller, avant de me choquer ! affirma-t-elle, avec une sorte d'assurance recouvrée, plantant son regard dans les yeux de Sonia.
 En silence, cette dernière eut un large sourire ; puis elle prit une grosse cuillère de crème mascarpone. Elle la porta lentement à sa bouche, sa langue ramassa la crème avec une lenteur délibérée, comme si elle savourait autre chose.
 — Mmm… c'est super bon… j'adore quand ça coule partout, murmura-t-elle. Tu devrais en prendre plus, ma belle. Regarde comme c'est crémeux.
 Agnès reprit, comme sa cousine l'y invitait, une bouchée plus grosse. Elle n'osait plus bouger. Elle n'osait plus parler. Mais elle en voulait plus. Elle voulait que Sonia voie. Elle voulait que son regard descende, qu'il s'attarde. Sa chatte était gonflée, presque entrouverte comme une invitation involontaire ; les lèvres extérieures, d'un brun chaud, étaient légèrement épaisses ; sa toison noire et crépue, pas épilée, dense au-dessus du mont de Vénus, descendait jusqu'aux bords ourlés. Le tout luisait déjà d'une moiteur traîtresse. Agnès voulait que sa cousine perçoive son désir, la chaleur qui pulsait là et qui irradiait le reste de son corps.
 — Arrête…, souffla-t-elle, suppliante.
 Sonia ramassa un peu de la crème qui coulait, et la tendit sa propre cuillère vers les lèvres d'Agnès.
 — Ouvre la bouche.
 Agnès hésita, gênée, excitée. Mais elle obéit. Elle ouvrit les lèvres. Sonia la nourrit lentement.
 — Délicieux, non ? murmura-t-elle, les yeux dans ceux d'Agnès. T'imagines si c'était autre chose ? Autre chose de crémeux ?…
 Sonia retira la cuillère de la bouche de la jeune fille.  
 — Ça t'excite quand je parle de crème ? demanda-t-elle, d'une voix veloutée. Parce que moi, j'adore quand c'est épais, quand ça déborde… quand on s'en met plein les doigts.
 Agnès avala, le cœur battant. Sa chatte, à présent, était trempée.  
 — Mais ça, je t'apprends rien, pas vrai ?… Tu le sais ça, hein, que j'aime quand c'est bien juteux ? poursuivit Sonia.
 Agnès saisit parfaitement l'allusion. Elle sentit son clito durcir entre ses poils humides. Elle serra les jambes une seconde, puis les rouvrit. Défi ou capitulation, elle ne savait plus. Sonia tenait sa victoire. Alors, suave, elle porta l'estocade :  
 — Et toi, Agnès, t'as déjà sucé un garçon ?
 C'en fut trop. D'un bond, Agnès se leva, rouge et brûlante. Elle avait les larmes aux yeux. Suffocante, elle s'adressa à sa cousine, avec des sanglots dans la voix :  
 — Arrête je te dis !
 Le tee-shirt n'était pas retombé. Elle se retrouvait là, debout face à sa cousine, la chatte à l'air, à la fois excitée, confuse, et furieuse de s'être laissée, encore une fois, entraîner si loin.
 — T'es vraiment… t'es vraiment qu'une sale perverse, asséna-t-elle, en tremblant.
 Sonia se leva à son tour de son siège ; mais cette fois, elle ne souriait plus du tout.  
 — Ah bon ? C'est moi la perverse ? T'es sûre de ça ?
 Ses grands yeux noirs semblaient s'être allumés d'une forme de tension. Elle s'approcha, à quelques centimètres d'Agnès, et lui dit d'un ton ferme :  
 — C'est moi qui montre ma chatte depuis une heure ?… Regarde-toi : t'es trempée. Ça a l'air de t'exciter, non ?
 Et joignant le geste à la parole, elle vint plaquer sa main droite contre le sexe d'Agnès. Et effectivement, ses doigts purent constater que celui-ci était humide. Le contact de cette main sur son intimité, rapide et surprenant, arracha un petit « Ah ! » à la jeune métisse. Mais Sonia ne retira pas ses doigts. Tout au contraire, ils se mirent à fouiller la toison, frôlant le clito dressé et les lèvres charnues.
 — Mmm… Oui… tu vois, apparemment, c'est toi que ça excite, commenta Sonia.
 C'est à cet instant que la soirée bascula. Sonia saisit la jeune métisse par l'épaule et, vivement, elle la retourna et la fit s'allonger à moitié sur la table. Agnès, comme hypnotisée, se laissa faire. Tout allait trop vite pour elle. Sa cousine ne lui laissait pas le temps de reprendre ses esprits et, d'un geste ferme, la jeune fille fut plaquée entre les assiettes, le ventre et les seins écrasés contre le grand plateau de verre. Derrière elle, Sonia remonta le tee-shirt rose jusqu'au bas du dos, dévoilant les grosses fesses bronzées de sa jeune cousine.
 — Tu voulais jouer, hein ? murmura la martiniquaise. T'en fais pas, tu vas avoir ce que tu mérites !
 — S'il te plaît Sonia… arrête… répondit la jeune fille.
 Son cul rond et légèrement basané était ferme, charnu. La main de Sonia s'abattit une première fois sur la fesse droite, en un claquement sec qui résonna dans la pièce. Agnès sursauta, un cri étouffé lui échappa.
 — Aïe ! Putain… T'es tarée !
 — T'as un cul magnifique ma belle, ricana Sonia, qui ne semblait pas prêter attention aux suppliques de sa cousine. Bien gros, bien rond. C'est fait pour être fessé ça !
 Elle caressait la marque rouge qui était apparue sur la peau brune. Mais une deuxième claque, plus forte, s'abattit sur l'autre fesse. Agnès se cambra malgré elle, les mains agrippant le bord de la table. La douleur piquait, mais la chaleur traîtresse inondait sa chatte.
 — Tu voulais me donner des leçons, hein, petite salope ? continua Sonia. Et c'est toi qui viens me mettre ta chatte sous le nez ! Et après tu fais l'offusquée ?
 Clac ! Clac ! Deux autres fessées rapides, symétriques, tombèrent, arrachant des cris à la jeune métisse. Le cul d'Agnès rougissait, la peau devenait chaude et sensible. Elle haletait, les larmes aux yeux, mais ses hanches se soulevaient presque imperceptiblement à chaque coup, comme pour en redemander. Sonia s'arrêta un instant. Elle saisit son assiette, prit une grosse cuillère de tiramisu qu'elle étala lentement sur la fesse gauche, en un geste délibéré et obscène. La crème froide contrastait avec la peau brûlante, et le contact du métal de la cuillère fit gémir Agnès.
 — Regarde-moi ça, commenta Sonia, sur ta peau café-au-lait, le tiramisu, c'est parfait ! Un gros cul barbouillé de crème. T'es un vrai dessert, Agnès !
 Elle reprit une autre cuillerée de tiramisu, qu'elle répartit sur les deux fesses maintenant. Elle faisait glisser la cuillère, étalant la crème, la génoise et les morceaux sur les rondeurs, jusque dans la raie, jusqu'aux bords poilus de la chatte trempée. Agnès gémissait, humiliée, le visage contre le verre.
 — Arrête… c'est… c'est dégueulasse…, souffla-t-elle.
 Mais sa voix tremblait d'excitation. Dans une odeur de café, de chocolat et de fornication, le gâteau écrasé lui souillait le cul, coulait le long des cuisses, tombait sur le sol. Sonia rit, contemplant un instant son œuvre.
 — Dégueulasse ? T'aimes ça, avoue, que je te barbouille le cul !
 Elle donna une nouvelle fessée, dont le bruit, amorti par les restes du tiramisu écrasé, fut plus mou, plus sale.  
 — Il te plaît, mon tiramisu ? Dis-le ! Dis que tu l'aimes !
 Agnès pleurait presque, dans un délire d'humiliation, de désir et de souffrance. Tout cela allait trop loin ! Mais, brisée et excitée, elle s'entendit malgré tout murmurer : « Oui… oui, je l'aime… » Sonia saisit le plat dans lequel restait la partie du gâteau à laquelle elles n'avaient pas touché et le fit glisser sur la table jusqu'à hauteur du visage d'Agnès.
 — Alors mange.
 — Quoi ?
 — Mange-le !
 Agnès mit quelques secondes avant de comprendre où la femme voulait en venir. Face à son nez, le gâteau. Elle en sentait l'odeur chocolatée. En un effort, elle tendit le cou et approcha son visage du plat. Le mascarpone, le cacao, le café imbibé : tout cela se mêlait aux odeurs du sexe et de sa honte. Timidement, sa bouche s'approcha, lapa un peu la poudre de chocolat. Ses dents saisirent un morceau de boudoir, qu'elle mâcha.
 — Bouffe ! s'impatienta Sonia, lui administrant une nouvelle claque sur le cul.
 Alors Agnès renonça : acceptant sa soumission, elle plongea les lèvres dans le plat, mangea directement le tiramisu, à grosses bouchées. Le goût sucré et amer explosa sur sa langue, mélangé à ses propres larmes salées. Comme une affamée, elle tentait de lécher la crème qui lui débordait sur le menton, les lèvres et les joues.  
 Sonia s'agenouilla lentement derrière elle, à hauteur de son sexe offert. La jeune métisse, les fesses relevées et souillées, tremblait déjà d'anticipation. Sa chatte était grande ouverte, luisante de jus.
 — Continue à manger, ordonna la martiniquaise. Bouffe ton dessert. Savoure-le bien !
 Agnès, les joues barbouillées de crème, hésita une seconde. Mais le ton de Sonia ne laissait pas place à la discussion. Alors elle se pencha plus bas, enfonça directement son visage dans le plat de tiramisu, qu'elle engloutit bruyamment. Le gâteau crémeux débordait sur la table, sur son tee-shirt, collait à son visage et à ses cheveux qui trempaient dans le plat. Elle s'empiffrait, gémissant entre les morceaux avalés, la bouche pleine. C'était sale, dégradant. Et ça l'excitait encore plus. C'est le moment que choisit Sonia pour enfoncer, d'un coup, dans la chatte trempée de la jeune fille, sans ménagement. Celle-ci se cambra violemment contre la table de verre, ne pouvant retenir un long gémissement de surprise et de plaisir. Sonia sourit, satisfaite de l'effet produit. Elle commença à branler Agnès avec une lenteur calculée, entrant et sortant, tournant les doigts pour frotter les parois sensibles, le pouce qui venait écraser le clito gonflé à chaque mouvement. Agnès voulait résister, dire stop, mais son corps la trahissait. Elle tenta de relever la tête et tourna vers sa cousine des yeux embrumés.  
 — Oooohhh… Oooohhh… Sonia… s'il te plaît…
 — Tais-toi, l'interrompit la femme, en continuant de la masturber. Et mange !  
 Alors Agnès, ravagée par le plaisir, replongea le visage dans le gâteau. Elle n'en pouvait plus. La crème et les biscuits imbibés s'enfonçaient dans sa gueule jusqu'à l'écœurement, la forçant à réprimer des hauts-le-cœur, des renvois. Elle avalait, recrachait, le tiramisu se transformant peu à peu en une bouillie collante de mascarpone, de cacao et de salive. Épuisée, elle appuya sa tête à même le plat, écrasant sur sa joue et dans ses cheveux crépus ce qui restait du gâteau. Sonia accéléra soudain, branlant plus fort, plus profond, rendant une sorte d'énergie à sa cousine. Les bruits humides résonnaient dans la pièce silencieuse, uniquement couverts par les gémissements de la jeune fille, qui se transformaient progressivement en cris de plaisir.
 — Voilà… bonne fille, murmura Sonia, triomphante, en regardant le spectacle. Goinfre-toi, ma belle !
 Alors, elle saisit une grosse poignée de tiramisu avec ses doigts et l'étala sans ménagement sur le sexe d'Agnès. D'abord sur les lèvres extérieures, barbouillant la toison noire.  
 — C'est… c'est dégueulasse…, souffla Agnès.
 Mais encore une fois ses hanches se cambraient pour en avoir plus. Sonia écarta les lèvres intimes et enfonça la crème à l'intérieur, profondément, mélangeant le dessert froid et gluant au jus chaud de la chatte. Agnès gémit fort, le visage enfoui dans le plat, la bouche pleine de crème. Sonia s'amusait, s'efforçant de faire pénétrer le tiramisu dans le vagin, tournant et branlant lentement.
 — Dégueulasse ? T'es trempée comme jamais, ma petite salope. Si tu pouvais voir !
 Effectivement, la femme écarta davantage les lèvres d'Agnès avec ses pouces, admirant des morceaux de biscuits écrabouillés et la crème mascarpone qui coulait déjà à l'intérieur et qui se mélangeait au jus clair et abondant de la jeune chatte. Puis, elle approcha son visage du sexe de sa cousine, et, langue dehors, elle commença à lécher. Lentement d'abord, sur les lèvres, ramassant la crème mêlée à la mouille d'Agnès. Elle lécha le clito, suça les lèvres, enfonça la langue à l'intérieur pour tout nettoyer, tout avaler, goûter au goût sucré du tiramisu et celui, salé, du sexe. Toute honte bue, Agnès hurlait, la gueule dans le plat, la bouche pleine, le corps secoué.  
 — Sonia… ah putain… Oui ! Oui !
 Sonia accéléra ; ses doigts branlaient fort, tandis que sa langue lapait la crème et la cyprine, et que ses lèvres aspiraient et mordillaient doucement le clitoris.
 — T'es une vraie cochonne, dit-elle, excitée… Tu sens comme je te bouffe ?
 Elle prit une ultime poignée de tiramisu, l'écrasa directement sur le clitoris, frotta fort pour que la crème pénètre partout.  
 — Goûte-toi, ordonna-t-elle en remontant vers la bouche d'Agnès ses doigts pleins de ce mélange. Goûte ta chatte avec ma crème !
 Agnès obéit, lécha les doigts. Elle n'était désormais plus capable de savoir si le goût sucré-salé l'écœurait ou l'excitait.  
 — Dis que t'aimes te faire bouffer comme un dessert ! exigea Sonia.
 — J'aime… j'aime quand tu… quand tu me fais ça…, avoua Agnès entre deux sanglots d'humiliation et de plaisir, la bouche pleine des doigts crémeux.
 — Alors jouis pour moi, ma belle. Jouis pendant que je mange mon dessert !
 Et la femme enfonça à nouveau sa langue profondément entre les poils souillés et collants, aspirant bruyamment la mixture gluante qui s'échappait du sexe d'Agnès, où se coagulaient tout à la fois la crème tiède, le cacao amer et la mouille de la jeune fille. 
 Alors, celle-ci explosa. Sa bouche barbouillée de tiramisu poussa un cri inaudible, tandis que son corps convulsa contre la table. Elle jouit violemment. Sa chatte giclait contre les lèvres de Sonia. Elle expulsait un mélange de jus et de crème qui coulait et laissait des traces épaisses, brunes ou blanchâtres, sur le menton noir de la martiniquaise. Cette dernière continua à lécher doucement, prolongeant l'orgasme d'Agnès.
 Les minutes qui suivirent l'orgasme délirant de la jeune fille furent longues et silencieuses. Elle restait affalée sur la table, incapable de bouger, respirant avec peine, pleurant. C'était un vrai carnage : le plat de tiramisu était renversé à moitié ; la crème et les morceaux écrabouillés s'étalaient absolument partout, sur la table, sur le sol, sur les fesses rougies d'Agnès, sur son visage, son tee-shirt, ses cheveux. Partout c'étaient des traces gluantes de mascarpone, de cacao qui collaient à la sueur. L'air sentait le sexe et la crème sucrée.  
 Sonia se releva lentement, essuyant sa bouche du dos de la main. Son visage noir luisait de gâteau et de mouille, un sourire satisfait et dominateur aux lèvres. Elle regarda Agnès, qui demeurait pliée en deux comme une poupée brisée, et rit doucement.
 — Regarde-moi ce bordel ! dit-elle d'une voix calme, presque tendre, mais lourde d'autorité. On en a fait, du propre !
 Elle caressa une dernière fois la fesse d'Agnès, laissant une trace de crème.
 — Bon je te laisse ranger. Cédric revient demain, essaie de faire en sorte que ce soit propre… Merci d'avance, ma puce !
 Mais Agnès était incapable de répondre. Sonia, souveraine, rajusta sa robe, lissa ses cheveux, et se dirigea vers la porte de la salle à manger. Sur le seuil, elle se retourna une dernière fois, le regard posé sur le corps affalé de sa cousine.
 — Je vais me coucher ma belle, je suis crevée. C'était vraiment une super soirée…
 Elle quitta la pièce, laissant Agnès seule dans le silence, au milieu du chaos crémeux et humiliant. La jeune métisse restait immobile, le cœur battant, le corps secoué de spasmes résiduels. Elle savait qu'elle allait obéir. Souillée, elle sentait encore les doigts de Sonia en elle, le goût du tiramisu sur sa langue, la honte brûlante et le plaisir immense qui l'avaient traversée. Mais elle ne bougeait pas. Elle pleurait.
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assas78
12 janvier 2026 à 19:27
Excitant cette soirée entre les 2 femmes
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