Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jouir pour briser les chaines — Chapitre 8 · Seul
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jouir pour briser les chaines
Chapitre 8 · Seul
En classe affaire de son avion, Laurent ne décolérait pas. Le fait de voir sa femme à poil devant son père était une chose ; le fait qu'elle avait volontairement caché sa carte d'identité en était une autre. Il se souvenait à peine de ce qu'il s'était passé, de ce qui avait été dit. Il avait juste failli louper son vol à cause de cette conne.
Pourquoi n'arrivait-elle pas à comprendre que son boulot était d'une réelle importance ? Boulot qui avait permis d'acheter cette maison dans un quartier bourgeois, qui avait permis de mettre leurs enfants en école privée… Pourquoi n'arrivait-elle pas à comprendre que, sans ce travail, ils seraient dans la misère, au RSA, qu'il n'y aurait aucun avenir pour leurs gosses, pour eux, pour lui ?
Il fallait qu'elle se remette à sa place. Tout ceci était la faute de ces études qu'elle avait reprises et qui ne serviront à rien dans le meilleur des cas à part pour dépenser de l'argent et du temps. Et puis, qu'est-ce qu'on en a à foutre d'un anniversaire ? Ce n'est qu'une date dans un calendrier. Il y a tout de même bien plus important dans la vie.
Il tournait son alliance sur son doigt. Il réfléchissait à comment la convaincre d'abandonner ses cours. Il fallait qu'elle redevienne ce qu'elle était, qu'elle reprenne sa place de femme au foyer et de mère dévouée, et la vie redeviendrait plus simple pour tout le monde.
C'était tellement mieux avant.
En revenant le vendredi soir tard, il n'y avait personne à la maison. Sur la table basse, un mot : « Je te quitte. Je suis chez ton père avec MES enfants en attendant de trouver mieux ». Il ricana. Ils s'étaient parlés au téléphone les jours avant et leurs échanges finirent à chaque fois de la même façon : en engueulade.
Oui, il ricana en se disant qu'elle ne tiendrait jamais, qu'elle n'était rien sans lui. Il ricana car, même si Francis aime bien sa belle-fille et ses petits-enfants, c'est un célibataire endurci qui vit seul depuis des années. Combien de temps allait-il pouvoir les supporter à plein temps ? Une semaine ? Deux peut-être.
Tant pis pour Pauline, il n'allait pas lui dire qu'il allait passer directeur adjoint de toute la zone Europe plus tôt que prévu, avec une belle augmentation et des primes monumentales à la clé. Il ricanait encore en allant au frigidaire pour s'y prendre une bière. Ouvrant la porte, il lança un juron : « La salope ! Elle ne l'a même pas remplie avant de partir ». Il avait été entièrement vidé ; il n'y avait rien à manger, même dans le congélateur.
De toute façon, il avait besoin de quelque chose de plus fort. Alors, il alla ouvrir le meuble contenant toutes les bouteilles d'alcool. Elles étaient bien là, mais sans le moindre contenu, même pour un whisky de luxe japonais qu'il se réservait pour une belle occasion tellement elle coûtait cher.
Il se demanda alors quelle autre vacherie il allait découvrir. Le lave-vaisselle était plein et n'avait visiblement pas tourné depuis plusieurs jours vu l'odeur qui s'en dégageait. Le lit n'avait pas de drap ; les affaires de Pauline n'étaient plus là. C'était la même chose dans les chambres des enfants.
Il y avait des saletés partout sur le sol, mais l'aspirateur électrique était débranché, la batterie vide. La machine à laver était en mode pause, remplie d'eau et de vêtements… Ses vêtements à lui, ses beaux costumes qui nécessitent de passer au pressing. Tout était bon à jeter à la poubelle.
Il donna un grand coup de poing dans le mur en placo, y faisant un trou. Il avait arrêté de ricaner depuis quelques minutes ; il alla se calmer en s'asseyant sur le canapé. Il prit la télécommande de la télé, appuya dessus, mais elle ne s'alluma pas. Il la tapa, mais toujours rien. Il a pensé que les piles étaient peut-être mortes, alors il en chercha d'autres. Il fouillait partout durant deux heures avant de trouver là où Pauline mettait la réserve en s'énervant davantage chaque seconde qui passait. Cependant, la télévision ne s'allumait toujours pas.
Vingt minutes plus tard, il comprit enfin que c'était parce que la multiprise avait été débranchée, expliquant au passage pourquoi il n'y avait plus d'internet non plus. Il en avait marre et préféra aller se coucher. Il finit par trouver où étaient rangés les draps propres. Il en prit au hasard en se demandant : « ça s'installe comment ? ». Ceux récupérés étaient trop petits ; il en prit d'autres, puis baissa les bras. Il passa finalement la nuit sur le canapé.
Ce weekend seul, abandonné, fut un cauchemar pour Laurent. Il avait passé sa journée de samedi dans des boutiques pour s'acheter de nouveaux vêtements, avait fait des courses alimentaires et se rendit compte qu'il ne savait pas cuisiner. Qu'au lieu de se prendre une belle bavette, il aurait été plus judicieux d'acheter des plats déjà préparés, juste bon à passer au micro-ondes. Et encore, aurait-il su le démarrer ? Il n'avait toujours pas compris comment lancer le lave-vaisselle.
Pour la première fois de sa vie, Laurent ne se sentit pas la force d'aller au travail le lundi. Il posa un jour qu'il prolongea au suivant. Tout ça était la faute de cette sale pute de conne ! C'est lui qui n'en voulait plus ! Il était prêt à attendre le temps nécessaire, car il savait qu'elle reviendrait à lui. Alors, à sa merci, il l'obligerait à ramper à ses pieds, comme une esclave fautive qui essaierait de se faire pardonner.
Le mercredi, il partit reprendre l'avion pour deux jours, n'ayant pas le choix. Durant le vol, il regardait cette bague à son doigt qui signifiait tant avant et là plus rien. La voix d'une hôtesse :
— Désirez-vous quelque chose, monsieur ?
— Oui, vous.
— Au moins, vous êtes direct. Ça peut avoir son charme.
— J'ai besoin de me détendre et je n'ai pas envie de passer ma nuit seul dans ma chambre d'hôtel.
— Eh bien, puis-je savoir à quel hôtel vous serez ?
Ils discutèrent encore un peu ; le rendez-vous fut donné. Elle avait une réservation au même endroit, c'était parfait. Il voulait cocufier Pauline afin qu'elle se sente encore plus humiliée lorsqu'elle l'apprendrait.
Dans la soirée, trois coups à sa porte pour signaler son arrivée. Il avait fait monter du champagne avec deux coupes. L'hôtesse était arrivée en peignoir de satin. Elle le retira rapidement pendant que Laurent servait la boisson dorée. Elle s'allongea sur le lit, montrant un trois pièces qui était composé d'un soutien-gorge en dentelles rouges, d'un string de la même matière, d'un porte-jarretelles assorti tenant des bas noirs résilles.
Le verre donné, elle lui dit en sirotant légèrement :
— À ton tour de te montrer… Mmmhhh… Continue… Pas mal, j'apprécie…
Elle allumait Laurent par son jeu de regard bien rodé pendant que l'homme se déshabillait. Du bout de la langue, elle léchait ses lèvres. Du bout d'un doigt, elle sortit un téton de son sous-vêtement pour le caresser, pour l'ériger, pour l'exciter.
Laurent la regardait avec plaisir comme une salope, une simple pute. Elle était parfaite dans son plan pour cocufier Pauline. Il retira son pantalon ; elle écarta les jambes, glissa une main sur son string pour caresser doucement sa vulve à travers, tout en sortant de petits sons aguicheurs.
Nu, Laurent s'allongea sur cette femme avec fougue, l'embrassant à pleine bouche. Elle le repoussa un peu en lançant un rire nerveux : « Hey, doucement. On a le temps ». Il se calma alors, puis découvrit ce corps avec ses mains, avec sa bouche. Le plaisir ne montait pas, l'excitation était absente. Elle n'était pas Pauline tout simplement. Il commençait à en prendre conscience.
Se poussant, se levant, il se servit une nouvelle coupe. Cette femme l'observait de façon frustrée. Elle se disait qu'elle aurait mieux fait d'aller faire la fête avec les autres hôtesses, le pilote et son copilote. À coup sûr, ils devaient bien mieux s'amuser.
— Est-ce que je peux t'appeler Pauline ?
— C'est qui ? Ta femme ?
— Oui.
— C'est bon, j'ai eu ma dose, je me casse !
— Non, attends. S'il te plait, attends.
Il fouilla dans la poche de sa veste et y récupéra son portefeuille. Il en retira les dix billets de vingt euros qu'il contenait puis les tendit vers l'hôtesse. S'offusquant, elle lui balança :
— Tu m'as prise pour une pute en plus ?
— Non. C'est juste pour que tu restes. Je ne veux pas dormir tout seul, s'il te plait… Je t'en supplie.
Elle sentit la détresse chez cet homme. Peut-être allait-elle faire une connerie, mais son empathie naturelle lui poussa à répondre :
— J'accepte si pas de sexe entre nous. On ne me paye pas pour baiser !
— Ben, regarde : je n'arrive même pas à bander.
— Ouais, j'ai bien vu ; j'ai failli être vexée. Bon, donne-moi les billets puisque t'es le genre de type qui aime dépenser son fric pour rien. Ok pour “Pauline”… Je te préviens, chéri : j'ai la migraine et j'ai mes règles.
Installés tous les deux sous les draps, Laurent se lâcha, racontant le calvaire qu'il avait vécu ces derniers jours. La fausse-Pauline l'écoutait sans rien dire, mais ne put s'empêcher de rire de ce que cette autre femme avait fait dans la maison avant de la quitter.
Puis, une fois qu'il eut fini, elle lui demanda :
— Puisque tu dis que c'était mieux avant, raconte-moi l'histoire du début.
Pendant des heures, Laurent retraça sa vie avec Pauline. L'hôtesse n'en revenait pas. Elle dut un moment l'interrompre, stupéfaite :
— Mais, putain, tu ne t'en rends pas compte ? Tu te plains d'être tout seul depuis quelques jours, mais tu la délaisses depuis toujours… À sa place, je t'aurais quitté depuis bien longtemps.
— Ok, je comprends qu'il y ait de la solidarité féminine, mais le problème ne vient pas de moi.
— Bien sûr que si, il vient de toi ! C'est pas ton esclave. Tu as épousé une boniche ? Non, je ne crois pas. Tu as épousé une femme qui a tout fait pour aller dans ton sens. Tu m'étonnes qu'elle ait craqué. Franchement, soit elle est très très conne, soit elle est follement amoureuse de toi pour être restée aussi longtemps.
— … J'ai besoin de réfléchir.
Laurent ne dit alors plus rien. Il éteignit la lumière. Dans le noir, elle retira son porte-jarretelles, ses bas et son soutien-gorge pour être plus à l'aise. Elle se mit sur le côté en lui tournant le dos. Il vint se plaquer contre elle, perturbé, osant enfin se remettre en question. Et la voix de la femme :
— Tu as de la chance : j'aurais été psy, je t'aurais fait payer dix fois plus.
— Je suis un sale con ?
— Ah oui, carrément. Mais, si jamais on se recroise, n'hésite pas à demander mes services. Par contre, ça sera plus cher. Bonne nuit tout de même.
Elle avait, malgré tout, été touchée par cet homme. Elle ne le voyait pas comme quelqu'un de méchant, mais juste comme une personne à l'esprit uniquement concentré sur sa petite personne. Il posa une main sur un sein de l'hôtesse. Elle laissa faire, appréciant le contact, faisant même réagir le bas de son ventre. Elle lui dit pour le remettre à sa place :
— On avait dit pas de sexe.
— Je me souviens pas avoir touché une petite poitrine depuis bien longtemps. C'est agréable.
— D'accord, fais-toi plaisir. Finalement, si tu veux, on peut…
— Non, je vais dormir. Merci de m'avoir écouté.
Elle attendit qu'il se mette à ronfler pour se dégager de lui. Elle retira son string en chuchotant : « tu me frustres, salaud. J'aurais aimé que tu m'obliges ». À quatre pattes sur le lit, sa main entre les cuisses, elle commençait à se toucher. Ses petits gémissements venaient s'harmoniser aux sons que produisait Laurent, non conscient de la scène qui se déroulait à côté de lui.
L'hôtesse imaginait comment elle aurait aimé être prise, dans cette même position qu'elle adore. Elle imaginait ses râles de mâle monter en puissance pendant qu'il la baiserait avec force à en péter le lit. Elle se mit une claque sur une fesse, comme elle aurait souhaité en recevoir. Elle se pinça un téton, le tourna à en avoir mal pour le rendre plus sensibles, le sentant vivre des heures durant.
Dans son fantasme du moment, il la traitait de salope, de sale pute juste avant qu'il inonde sa chatte de sperme bien chaud. Elle jouit alors, en douceur, dans un souffle à peine audible. Puis, après avoir repris sa respiration, elle récupéra ses affaires dans la pénombre, ne prit qu'un seul des dix billets en se disant : « pour le déplacement, tout de même ». Elle quitta la chambre avec son peignoir ouvert sans se retourner, en espérant ne plus jamais le croiser et être autant frustrée.
Le voyage d'affaires terminé, revenu à sa maison, toujours vide de toute vie, de plus en plus sale, de plus en plus en bordel, Laurent se fit une petite dépression. Il annula d'autres déplacements, se mit en arrêt maladie. Il remplaça la nourriture par des cigarettes, lui qui n'avait jamais fumé avant. De temps en temps, il commandait un truc à grignoter qu'il se faisait livrer. Les sacs laissés à l'abandon sur le sol pouvaient en témoigner.
Des centaines de SMS sans réponse ; autant de tentatives d'appel qui tombaient sur le répondeur. Puis, enfin, un jour :
— Pauline ? Merci d'avoir décroché.
— C'est juste pour une simple raison. Je vais t'envoyer un RIB, car je me suis ouvert un compte personnel. Je vais avoir besoin de payer la caution et le premier loyer de l'appartement que j'ai trouvé, et il faudrait que tu me vires dessus 1500 € rapidement. Et il faudra que tu me fasses des virements réguliers pour le logement, pension alimentaire, pour les enfants. Je rencontre un avocat demain.
— Tu as accès à nos comptes.
— Oui, mais tu pourrais les bloquer d'un moment à un autre. Je n'ai plus confiance en toi, Laurent. Donc, je préfère être autonome.
— D'accord… Tu me manques.
— Menteur. Tu as juste besoin de moi, mais t'en as rien à foutre de moi.
— Je te jure que non. S'il te plait, reviens. Je m'excuse sincèrement. J'étais égoïste.
— Tu l'es toujours. Tu veux que je revienne pour toi, et qu'est-ce que ça changera pour moi ?
— Je ferai des efforts.
— Blablabla… Je ne veux pas que tu fasses d'effort, je veux que ce soit naturel. Bon, je te laisse. Je dois aider les enfants pour leurs devoirs.
— Comment vont-ils ?
— … Tu t'inquiètes pour eux ? C'est nouveau.
— Oui. Ils me manquent aussi. J'ai envie de les entendre se chamailler, de les voir courir dans la maison.
— … Tu veux leur parler ?
— S'il te plait, oui.
En entendant la voix de Caroline, la gorge de Laurent se serra, ses larmes se mirent à couler. Après avoir parlé à Émilien, alors sans la moindre force, à genoux sur le sol à tenter de survivre, il lui demanda, sa chemise trempée de larmes :
— Tu peux me repasser maman ?
— D'accord. MaaaaMAAAAANNNNN ? Papa veut te parler encore.
Ils discutèrent pendant de longues minutes, pendant deux heures. Laurent tentait ce qu'il pouvait ; elle restait froide à son discours déjà entendu trop souvent. Ils se promirent cependant de se rappeler deux jours après. Il était impatient.
La maison avait été nettoyée, remise en état. Fébrile, Laurent regardait sa montre. Ils avaient dit 11 heures. Il consultait son poignet, impatient, depuis le petit matin. Il avait besoin de parler à Pauline, de lui montrer les efforts qu'il avait faits. À l'heure pétante, lançant un appel visio :
— C'est moi. Tu ne mets pas la caméra ?
— Non. Tu as les joues creuses.
— … J'ai perdu un peu de poids dernièrement, oui.
— Mais la barbe te va bien.
— Ah… J'espère que d'autres choses vont te plaire. Regarde.
Il fit le tour de la maison pour montrer qu'elle était propre, nettoyée, débarrassées des déchets, fier de lui. Pauline lui dit, avec un petit ton moqueur :
— Je suis certaine que ce n'est pas toi qui as fait tout ça.
— J'ai fait appel à une société de nettoyage. Et ton partiel d'hier, comment ça s'est passé ?
— Bien, je pense. Merci d'avoir demandé. Il faut attendre les résultats maintenant.
— Je suis certain que tu l'as réussi… Pauline, je ne suis rien sans toi.
— Tu es quelqu'un. Mais sommes-nous faits pour être ensemble ?
— Je suis certain que oui. J'aimerais que tu reviennes, aujourd'hui, avec nos enfants. Leur lit a même été préparé.
— Leur chambre leur manque… Au fait, merci pour le virement.
— Pauline, reviens, s'il te plait. Je t'aime.
— … Demain peut-être. Mais, ce serait bien que tu ailles chercher Caroline et Émilien à l'école tout à l'heure et qu'ils passent la soirée en tête-à-tête avec toi, ce serait une première. Mais, avec ton boulot…
— Je ne l'ai pas encore repris. Ce sera avec plaisir. Et il parait que la maitresse de Caroline est très jolie.
— C'est pas ton genre, mais tu verras. Celle d'Émilien serait plus à ton goût à cause de ses gros seins, mais elle a presque l'âge ton père.
— De toute façon, il n'y a que toi qui comptes pour moi… Allo ?... Tu es toujours là ?
— … Oui. Je passerai demain soir pour voir comment ils vont, d'accord ?
— Tu peux aussi passer ce soir.
— Non, je suis prise. Je sors avec ton père qui a un cadeau pour moi.
— Un cadeau ?... Putain… Je ne suis qu'une merde. Désolé, je n'y ai pas pensé. Bon anni…
— Je te laisse. Envoie-moi un message pour me prévenir lorsque tu as récupéré les enfants. L'école finit à 16 h 30.
Elle raccrocha. C'était l'anniversaire de Pauline ; il avait oublié. Il fallait qu'il trouve quelque chose pour se faire pardonner.
Dans le dos de Pauline, la voix de Francis :
— Je connais parfaitement mon fils. Je connais ses défauts, et il en a beaucoup. Mais, il a aussi des qualités.
— Je le sais très bien. J'attends de savoir ce que les enfants diront de leur soirée avec lui. C'est… Ses bons côtés me manquent aussi. Mais, il a besoin de mariner encore un peu, et moi… Il faut que j'appelle la baby-sitter pour annuler. C'est toujours bon pour ce soir ?
— Oui ! Il est impatient de te rencontrer, surtout depuis que je lui ai envoyé certaines photos. Il a même déjà réservé la chambre d'hôtel.
— Quel genre de photos ?
— Ne t'inquiète pas : on ne voit pas ton visage.
— Putain, j'imagine… Sale pervers !
— Et fier de l'être. Bon anniversaire, Pauline. Mais, toi, es-tu certaine ?
— Oui ! Au mieux, si j'allais retrouver Laurent, nous ferions l'amour. Mais, ce n'est pas de ça dont j'ai besoin, et vous le savez mieux que moi.
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Commentaires ()
Et c'est pas terminé. Je te le dis : gros changement dans le ch 11 🤗
Merci beaucoup pour ton com.
Bon, du coup, quitte à être une salope, j'espère qu'elle se fait bien démonter dans le prochain chapitre 😏.
Au moins, ce qui est bien avec tes séries, Coco, c'est qu'on ne sait jamais comment ça va se terminer 😉.
Pour ma part, j'en ai un autre. Je suis certainement biaisé par le fait même d'avoir écrit l'histoire, mais je te le donne tout de même.
Tu indiquais qu'elle avait fait un enfant dans le dos de son mari. Je pense, même si ce n'est pas dit, qu'elle a accepté de se marier avec lui car ils avaient déjà discuté avant d'avoir des enfants. Le fait même qu'elle a oublié la pilule a juste précipité les choses.
Alors, oui, elle l'a trompé le jour même de son mariage. Elle avait bu ; elle était frustrée ; elle était attirée par Francis depuis qu'elle l'avait vu la première fois. Alors, oui, pas bien, salope, et en plus c'est le père du marié... Cependant, elle n'a jamais trompé son mari avec qui que ce soit d'autre que Francis jusque-là. À plusieurs reprises, il est indiqué qu'elle se refuse d'être amoureuse de lui car elle est mariée à un autre (ce n'est pas dit comme ça, je te l'accorde). Pas de chance, Francis est en fait le père des gamins.
D'autre part, elle a abandonné ses études, sa thèse, pour son mari, ce qui comptait beaucoup pour elle. Oui, elle était enceinte, et Laurent a refusé le moindre compromis. Dans le chapitre 6, qui se passe 10 ans après le mariage, elle dit "Je voulais juste ta validation puisque je n’ai jamais mon mot à dire !" et Laurent ne répond pas, détournant la conversation. Elle ne couchait plus non plus avec Francis depuis de nombreuses années. Elle est juste devenue mère au foyer, s'occupant des gamins seule, permettant à son mari de se consacrer à son travail.
Elle s'est battue pendant 10 ans pour que Laurent ait de la considération pour elle. Déjà au début, chapitre 5 : « Est-ce que tu aimes plus ton travail que moi et ta fille ? ». Il ne tient pas ses promesses ; c'est dit souvent. Il est juste le roi de cette famille et les autres doivent être à sa disposition, comme il l'entend.
Tu ne peux pas négliger le fait qu'elle est la seule à avoir fait des efforts pour que le couple tienne, même si elle a fauté, et aussi peut-être maladroitement ; elle a fait ce qu'elle a pu pour qu'il s'intéresse à elle. Oui, elle a bousillé ses affaires dans ce chapitre, mais c'était tout de même suite à leur dernière confrontation où il a été physiquement violent avec elle. C'était sa dernière tentative, à Pauline, avant de prendre la décision de le quitter.
Donc, je ne crois pas du tout qu'elle a profité du fric de son mari. Je dirais même que c'est lui qui a profité d'avoir beaucoup de fric pour l'isoler encore plus et l'empêcher de partir. Elle le dit qu'elle est dans une cage dorée. Alors, oui, maintenant, elle veut vivre pour elle-même, se faire enfin plaisir.
En ce qui concerne Laurent, il faut attendre toutes ces années pour qu'il découvre enfin qu'il tient à sa femme, et ça, en mettant une autre dans son lit. Ce qui signifie aussi qu'il n'écoutait pas sa propre femme, qu'elle n'était pour lui qu'un objet, et non un être à part entière. Sauf que les efforts qu'il accepte enfin de faire arrivent trop tard.
Pauline n'est pas une sainte, nous sommes d'accord. Laurent n'est pas un imbécile mais un pervers narcissique.
Voilà mon avis sur la question :)
Honnête mais pas piqué des vers le commentaire de Ben-Dover ! Qu'est-ce que ça va être après le chapitre suivant...je crains le pire.
Moi je l'aime bien Pauline...solidarité féminine peut-être ?
Bon elle est loin d'être sans reproche mais on est sur un site d'histoires cochonnes et il s'agit d'un fantasme.
Après c'est intéressant de constater que tous les mecs ne sont pas amateurs de salopes ;-)
Je me demande si cette histoire ne fait pas "trop vraie", occultant quelque part le fait que c'est une histoire érotique avant tout, même si ça ne fornique pas à toutes les lignes.
Mais, j'apprécie beaucoup les différentes visions que chacun a. Elles m'étonnent aussi. Quoi qu'il en soit, un but est atteint : faire réagir le lecteur 😊
Quoi qu'il en soit, merci pour ton commentaire qui me fait poser plein de questions 😉
Et bien mon Coco (c'est bien comme cela que t'appellaient tes groupies pour tes séries "Infiltrées" non ?...d'ailleurs où sont-elles passées toutes celles-là ? ) je dois avouer que ta saga de l'été est nettement meilleure que celles des tv françaises d'il y a quelques années ou que "les feux de l'amour" ( même si j'ai jamais vu le moindre épisode ;-)
En tout cas moi tu m'as accrochée avec ton récit et tes personnages auxquels tu as pris le temps de donner de l'épaisseur.
Premier "écart" d'une longue série pour Pauline au vu du premier opus. J'espère qu'on va (enfin) avoir droit à une bonne dose de sexe déluré...j'en suis déjà toute excitée !
Bises mon Coco (désolée je me permets)
Valentine
En tout cas, je suis bien content que cette histoire te plaise. Encore 7 chapitres, et c'est fini, de quoi tenir jusqu'à fin août.
Pour le sexe, see you next chapter (yes, je parle trop bien l'anglais 😎). Car oui, va y avoir tout plein de sexe, et celui d'après aussi et celui de... Tu verras. 🍆💦
Merci pour ton commentaire 🤗
La discussion qu'il a eu avec l'hôtesse de l'air aura été salvatrice, et lui aura permis de se rendre compte combien il est égoïste, et il a découvert ce que c'est de devoir se débrouiller seul, et visiblement il aime pas .
Maintenant, qui a pris cette photo que Caro a vue ?... Mystère 😁
Merci pour ton commentaire.