Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'étudiant encagé — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étudiant encagé
Chapitre 3
Et on a trouvé notre vitesse de croisière, ma cage et moi. J'ai très vite appris à m'éloigner de toutes les situations et de toutes les pensées qui pouvaient m'amener à me sentir douloureusement comprimé. En un rien de temps c'est devenu instinctif. Avec pour conséquence immédiate un rebond salutaire dans mes résultats universitaires. Qui sont redevenus ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser d'être. Pour le plus grand bonheur de ma mère.
‒ Ah, ben, tu vois, on a bien fait finalement ! C'était une riche idée.
‒ Ah, ben, tu vois, on a bien fait finalement ! C'était une riche idée.
Sur la façon dont je m'accommodais de ma cage, elle ne me posait pas la moindre question. Tout au plus voulait-elle savoir si ça se passait bien avec l'infirmière. Je la rassurais : ça se passait on ne peut mieux. C'était vrai. On s'était installés dans une espèce de routine, elle et moi. J'arrivais. On s'asseyait. On discutait quelques instants. Et on passait à côté. Elle m'y désincarcérait, tandis que, le plus souvent, on continuait à parler. De choses et d'autres. Elle me laissait seul, retournait à côté vaquer à ses occupations tandis que je me soulageais. J'avais droit à un quart d'heure. Jamais plus. Quand il était écoulé, elle surgissait.
‒ C'est fini. On remballe.
Il arrivait parfois que, m'étant attardé plus que de raison dans mes fantasmes, je ne me sois pas encore, à son retour, donné mon plaisir. Je sollicitais alors une prolongation. Elle ne se laissait pas apitoyer. Jamais.
‒ Ah, non, désolée ! Un quart d'heure, c'est un quart d'heure.
Dans ces cas-là, il lui fallait bien évidemment avoir recours à la poche à glaçons. Qui remplissait toujours très efficacement son office.
‒ C'est fini. On remballe.
Il arrivait parfois que, m'étant attardé plus que de raison dans mes fantasmes, je ne me sois pas encore, à son retour, donné mon plaisir. Je sollicitais alors une prolongation. Elle ne se laissait pas apitoyer. Jamais.
‒ Ah, non, désolée ! Un quart d'heure, c'est un quart d'heure.
Dans ces cas-là, il lui fallait bien évidemment avoir recours à la poche à glaçons. Qui remplissait toujours très efficacement son office.
Ma mère surveillait mes résultats avec une attention sourcilleuse. Elle était ravie. Et ne cessait pas de répéter. Sur tous les tons
‒ Quelle riche idée j'ai eue là ! Non, mais quelle riche idée j'ai eue là !
Comment l'avait-elle eue d'ailleurs ? Où était – elle allée dénicher cette infirmière ? C'était quelque chose dont on n'avait encore jamais parlé tous les deux. Et je lui ai posé la question.
‒ Oh, sur un site Internet qui prône la chasteté. Qui en vante les avantages. Elle y proposait ses services.
Ah ! Et c'était quoi ses émoluments ? De cela non plus on n'avait jamais parlé.
‒ Elle n'en prend pas. Elle fait ça bénévolement. Pour aider son prochain.
Je n'ai pas insisté. Ma mère était parfois d'une naïveté désarmante. Mais j'étais loin d'être convaincu. Bénévolement ? Pour aider son prochain ? Ben, voyons ! Non. Elle y trouvait forcément son compte. D'une façon ou d'une autre. Laquelle ? La première idée qui me soit venue à l'esprit, c'était qu'elle aimait voir des queues. Et qu'elle avait trouvé là un excellent prétexte pour en contempler tout à loisir. De toutes sortes. De toutes tailles. Au repos ou orgueilleusement dressées. Sans compter que la fameuse règle du quart d'heure – « et pas une seconde de plus ! »- lui offrait l'opportunité d'en surprendre parfois, en pleine action. Comme cela m'était arrivé à moi à plusieurs reprises. Une action qu'elle ne laissait jamais alors aller à son terme. « Non ! Non ! C'est fini. Tu t'arrêtes. » Et un soupçon m'est alors venu : est-ce que ce n'était pas plutôt de ce côté-là qu'il fallait chercher ? Dans le plaisir de la frustration qu'elle imposait aux mâles. Quel exaltant sentiment de puissance elle devait éprouver quand elle les mettait sous clef ! Quand elle nous mettait sous clef. Elle régnait sur notre sexualité. Elle nous avait en son pouvoir. Elle jubilait. Oui, c'était ça ! Bien sûr que c'était ça ! Forcément que c'était ça !
Et je l'ai, dès lors, considérée d'un autre œil. Je l'ai observée. Quand elle me mettait en cage. Quand elle me libérait. Quand elle surgissait, une fois le quart d'heure achevé, sans savoir exactement ce qu'elle allait trouver. Elle ne laissait absolument rien paraître. Restait lisse. Indéchiffrable. Parfaitement maîtresse d'elle-même et de ses émotions.
J'ai alors changé de stratégie. Je me suis intéressé. J'ai voulu savoir. Des garçons de mon âge, il y en avait beaucoup qui venaient la voir ? Elle ne s'est pas dérobée.
‒ Il y en a, oui. Et même pas mal.
‒ Tous pour la même raison ?
‒Tous ! Vous, les types, vous avez un problème, un très gros problème, avec votre queue. C'est fou le nombre de cas où vous vous mettez, à cause d'elle, dans des situations impossibles.
Elle était lancée.
‒ Et pas que vous, les étudiants, qui mettez à mal vos études à force, si on vous laisse faire, de ne vivre et ne penser qu'à travers elle. Si tu savais le nombre de patrons, des hommes mûrs, des hommes en vue, qui ont mis leur entreprise en danger parce que leur queue les menait par le bout du nez !
Et ce n'était pas tout !
‒ Tu verrais le nombre de couples qui battent de l'aile parce que monsieur éprouve l'irrépressible besoin d'aller voir régulièrement ailleurs. Sans compter les maris qui ne peuvent s'empêcher de se faire du bien devant leur ordinateur derrière le dos de leurs épouses. Ah, j'en ai évité des drames ! C'est une véritable fonction de salubrité publique que j'exerce là !
Son téléphone a sonné.
‒ Oui ?
Elle a froncé les sourcils, s'est agacée.
‒ Non. On se voit vendredi. Comme prévu.
Elle a levé les yeux au ciel.
‒ Non, non et non. Comment faut vous le dire ?
Elle a raccroché.
‒ Celui-là, si je l'écoutais, c'est tous les jours qu'il faudrait que je le désemprisonne pour qu'il puisse se branler. Ce qui serait complètement contre-productif. Il s'est déjà assez mis en danger comme ça !
‒ Parce que ?
‒ Peu importe ! Parlons de toi plutôt ! On va passer à la phase 2.
‒ La phase 2 ?
‒ Oui. On va allonger les périodes d'abstinence. Et raccourcir les phases de désincarcération.
J'ai eu une petite moue qu'elle a interprétée comme de désappointement.
‒ Oh, ça te tient beaucoup moins maintenant, non ? Il y a même des journées entières où il ne te vient pas une seule fois l'envie de bander, je suis sûre. Non ?
Et pour cause ! Je savais que c'était impossible.
‒ C'est que c'est en bonne voie. Tu cesses d'être l'esclave de tes pulsions. C'est pour ça ! On va dire tous les quinze jours désormais. Ce sera largement suffisant. Et sept minutes seulement. Parce que je suppose qu'en un quart d'heure, tu arrives à te le faire deux fois, non ?
Je me suis agité sur ma chaise.
‒ Pas toujours, mais quelquefois, oui.
‒ C'est précisément ce qu'il faut éviter. Alors sept minutes. Faudra que tu fasses avec.
Elle s'est levée.
‒ Tu verras… Au fil du temps, tu en auras de moins en moins besoin. Bon, mais allez ! Passe à côté !
‒ Quelle riche idée j'ai eue là ! Non, mais quelle riche idée j'ai eue là !
Comment l'avait-elle eue d'ailleurs ? Où était – elle allée dénicher cette infirmière ? C'était quelque chose dont on n'avait encore jamais parlé tous les deux. Et je lui ai posé la question.
‒ Oh, sur un site Internet qui prône la chasteté. Qui en vante les avantages. Elle y proposait ses services.
Ah ! Et c'était quoi ses émoluments ? De cela non plus on n'avait jamais parlé.
‒ Elle n'en prend pas. Elle fait ça bénévolement. Pour aider son prochain.
Je n'ai pas insisté. Ma mère était parfois d'une naïveté désarmante. Mais j'étais loin d'être convaincu. Bénévolement ? Pour aider son prochain ? Ben, voyons ! Non. Elle y trouvait forcément son compte. D'une façon ou d'une autre. Laquelle ? La première idée qui me soit venue à l'esprit, c'était qu'elle aimait voir des queues. Et qu'elle avait trouvé là un excellent prétexte pour en contempler tout à loisir. De toutes sortes. De toutes tailles. Au repos ou orgueilleusement dressées. Sans compter que la fameuse règle du quart d'heure – « et pas une seconde de plus ! »- lui offrait l'opportunité d'en surprendre parfois, en pleine action. Comme cela m'était arrivé à moi à plusieurs reprises. Une action qu'elle ne laissait jamais alors aller à son terme. « Non ! Non ! C'est fini. Tu t'arrêtes. » Et un soupçon m'est alors venu : est-ce que ce n'était pas plutôt de ce côté-là qu'il fallait chercher ? Dans le plaisir de la frustration qu'elle imposait aux mâles. Quel exaltant sentiment de puissance elle devait éprouver quand elle les mettait sous clef ! Quand elle nous mettait sous clef. Elle régnait sur notre sexualité. Elle nous avait en son pouvoir. Elle jubilait. Oui, c'était ça ! Bien sûr que c'était ça ! Forcément que c'était ça !
Et je l'ai, dès lors, considérée d'un autre œil. Je l'ai observée. Quand elle me mettait en cage. Quand elle me libérait. Quand elle surgissait, une fois le quart d'heure achevé, sans savoir exactement ce qu'elle allait trouver. Elle ne laissait absolument rien paraître. Restait lisse. Indéchiffrable. Parfaitement maîtresse d'elle-même et de ses émotions.
J'ai alors changé de stratégie. Je me suis intéressé. J'ai voulu savoir. Des garçons de mon âge, il y en avait beaucoup qui venaient la voir ? Elle ne s'est pas dérobée.
‒ Il y en a, oui. Et même pas mal.
‒ Tous pour la même raison ?
‒Tous ! Vous, les types, vous avez un problème, un très gros problème, avec votre queue. C'est fou le nombre de cas où vous vous mettez, à cause d'elle, dans des situations impossibles.
Elle était lancée.
‒ Et pas que vous, les étudiants, qui mettez à mal vos études à force, si on vous laisse faire, de ne vivre et ne penser qu'à travers elle. Si tu savais le nombre de patrons, des hommes mûrs, des hommes en vue, qui ont mis leur entreprise en danger parce que leur queue les menait par le bout du nez !
Et ce n'était pas tout !
‒ Tu verrais le nombre de couples qui battent de l'aile parce que monsieur éprouve l'irrépressible besoin d'aller voir régulièrement ailleurs. Sans compter les maris qui ne peuvent s'empêcher de se faire du bien devant leur ordinateur derrière le dos de leurs épouses. Ah, j'en ai évité des drames ! C'est une véritable fonction de salubrité publique que j'exerce là !
Son téléphone a sonné.
‒ Oui ?
Elle a froncé les sourcils, s'est agacée.
‒ Non. On se voit vendredi. Comme prévu.
Elle a levé les yeux au ciel.
‒ Non, non et non. Comment faut vous le dire ?
Elle a raccroché.
‒ Celui-là, si je l'écoutais, c'est tous les jours qu'il faudrait que je le désemprisonne pour qu'il puisse se branler. Ce qui serait complètement contre-productif. Il s'est déjà assez mis en danger comme ça !
‒ Parce que ?
‒ Peu importe ! Parlons de toi plutôt ! On va passer à la phase 2.
‒ La phase 2 ?
‒ Oui. On va allonger les périodes d'abstinence. Et raccourcir les phases de désincarcération.
J'ai eu une petite moue qu'elle a interprétée comme de désappointement.
‒ Oh, ça te tient beaucoup moins maintenant, non ? Il y a même des journées entières où il ne te vient pas une seule fois l'envie de bander, je suis sûre. Non ?
Et pour cause ! Je savais que c'était impossible.
‒ C'est que c'est en bonne voie. Tu cesses d'être l'esclave de tes pulsions. C'est pour ça ! On va dire tous les quinze jours désormais. Ce sera largement suffisant. Et sept minutes seulement. Parce que je suppose qu'en un quart d'heure, tu arrives à te le faire deux fois, non ?
Je me suis agité sur ma chaise.
‒ Pas toujours, mais quelquefois, oui.
‒ C'est précisément ce qu'il faut éviter. Alors sept minutes. Faudra que tu fasses avec.
Elle s'est levée.
‒ Tu verras… Au fil du temps, tu en auras de moins en moins besoin. Bon, mais allez ! Passe à côté !
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