Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'étudiant encagé — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étudiant encagé
Chapitre 4
L'année universitaire était terminée. J'avais obtenu tous mes examens haut la main. On s'apprêtait, ma mère et moi, à partir pour deux mois dans le Vaucluse. Dans la maison d'été où nous avions, depuis toujours, passé toutes nos vacances.
Le mercredi qui précédait le départ, j'ai rendu une dernière visite à l'infirmière. Je m'attendais à ce qu'elle me débarrasse de ma cage pour ne la remettre en place qu'à la rentrée suivante. Mais…
‒ Sûrement pas, non ! Pour qu'on soit obligés de reprendre tout le processus à zéro à la rentrée ? Il n'en est pas question. Pas question d'avoir fait tout ça pour rien.
Elle s'est animée.
‒ Tu peux tout de même bien passer deux mois sans une petite giclette, non ?
Je pouvais. Sûrement, oui.
‒ Eh bien alors !
On est passés à côté. Elle m'a désincarcéré. Laissé seul. Remis en cage à la fin des sept minutes « réglementaires ». Et souhaité de bonnes vacances.
Quand je suis rentré, ma mère a voulu savoir.
‒ Elle te l'a enlevée ?
‒ Non. Elle a préféré que je la garde.
‒ Oui, oh, ben, faut lui faire confiance. Elle sait ce qu'elle fait.
En fait, je n'étais pas mécontent du tout qu'elle me l'ait laissée. Non pas tant parce que je craignais d'être repris par mes vieux démons, de passer le plus clair de mon temps à me masturber. Je savais que, de ce côté-là, j'arriverais désormais à me maîtriser. Non. C'était que je m'y étais habitué à ma cage. Que je m'en étais fait en quelque sorte une amie. Une amie qui me rappelait à l'ordre lorsque cela s'avérait nécessaire. Qui était toujours là. Sans que personne ne le soupçonne jamais. Ce qui me comblait d'aise.
Le mercredi qui précédait le départ, j'ai rendu une dernière visite à l'infirmière. Je m'attendais à ce qu'elle me débarrasse de ma cage pour ne la remettre en place qu'à la rentrée suivante. Mais…
‒ Sûrement pas, non ! Pour qu'on soit obligés de reprendre tout le processus à zéro à la rentrée ? Il n'en est pas question. Pas question d'avoir fait tout ça pour rien.
Elle s'est animée.
‒ Tu peux tout de même bien passer deux mois sans une petite giclette, non ?
Je pouvais. Sûrement, oui.
‒ Eh bien alors !
On est passés à côté. Elle m'a désincarcéré. Laissé seul. Remis en cage à la fin des sept minutes « réglementaires ». Et souhaité de bonnes vacances.
Quand je suis rentré, ma mère a voulu savoir.
‒ Elle te l'a enlevée ?
‒ Non. Elle a préféré que je la garde.
‒ Oui, oh, ben, faut lui faire confiance. Elle sait ce qu'elle fait.
En fait, je n'étais pas mécontent du tout qu'elle me l'ait laissée. Non pas tant parce que je craignais d'être repris par mes vieux démons, de passer le plus clair de mon temps à me masturber. Je savais que, de ce côté-là, j'arriverais désormais à me maîtriser. Non. C'était que je m'y étais habitué à ma cage. Que je m'en étais fait en quelque sorte une amie. Une amie qui me rappelait à l'ordre lorsque cela s'avérait nécessaire. Qui était toujours là. Sans que personne ne le soupçonne jamais. Ce qui me comblait d'aise.
* * *
Et donc, les vacances. Clara était là. Dans la maison juste à côté. Elle était revenue. Avec ses parents.
‒ Ben oui, on devait pas. Et puis tu vois, finalement… On s'était bien plu. Alors on a reloué.
Elle a tout de suite tenu à préciser.
‒ Mais j'ai un mec maintenant ! C'est du sérieux.
Un mec qui n'était pas là.
‒ Non, il bosse.
‒ Ben oui, on devait pas. Et puis tu vois, finalement… On s'était bien plu. Alors on a reloué.
Elle a tout de suite tenu à préciser.
‒ Mais j'ai un mec maintenant ! C'est du sérieux.
Un mec qui n'était pas là.
‒ Non, il bosse.
Avec Clara, j'étais « sorti » l'année précédente. On avait passé le plus clair de notre temps ensemble. Je connaissais la région comme ma poche. Et les endroits où on ne risquait pas d'être dérangés. Qu'on avait assidûment fréquentés. Et où on s'était sexuellement bien éclatés.
‒ Oui, mais comme je te disais, ça, c'était avant. Maintenant…
‒ T'as un petit ami. Oui, j'ai compris.
‒ Ce qui nous empêche pas de continuer à nous voir. En tout bien tout honneur.
On s'est donc vus. Elle passait me chercher, en tout début d'après-midi. On errait de-ci de-là. Sans véritable but. Et on finissait presque toujours par échouer à la terrasse du seul café du village. Où elle m'entretenait, pour l'essentiel, de sa relation avec Gaëtan. Qui avait, selon elle, toutes les qualités du monde. Il était beau, mais beau ! Et puis plombé. Un bosseur né.
‒ Sans compter, ce qui ne gâte rien, que c'est un sacré baiseur. Avec lui, t'es sûre de grimper aux rideaux.
Elle se rattrapait aux branches.
‒ Oh, mais avec toi, c'était pas mal non plus, hein ! C'est pas ce que je veux dire. D'ailleurs…
‒ D'ailleurs quoi ?
Elle a eu un petit sourire en coin.
‒ Oh, ben, d'ailleurs, si tu voulais t'en donner la peine, Aglaé, elle te kiffe pas mal. Bon, mais je dis ça, je dis rien, hein !
Aglaé, c'était l'une des deux copines qu'elle venait de se faire. L'autre, c'était Clotilde. Elles nous accompagnaient en promenade, s'attablaient parfois avec nous en terrasse.
‒ Elle te plaît pas ?
Si ! Bien sûr qu'elle me plaisait ! Une petite brune toute mignonne toute menue avec un regard de braise.
‒ Eh, ben alors ! D'autant qu'on a parlé toutes les deux. Et je peux te dire qu'elle en est de la comédie. Tu vas pas t'ennuyer avec elle. Ah, non, alors !
J'allais voir ça, oui, merci du conseil.
Harnaché comme je l'étais, il n'en était évidemment pas question. Et je me voyais mal aller trouver ma mère, qui disposait d'une clef de secours, pour lui demander de me délivrer le temps que j'aille tirer mon coup. Je connaissais de toute façon par avance la réponse. « Si l'infirmière a estimé que tu devais la garder tout l'été, c'est qu'elle avait ses raisons. » Fin de non-recevoir.
Carla me relançait.
‒ Ben, alors, qu'est-ce tu fous ? Je t'ai connu nettement plus entreprenant…
* * *
C'est arrivé un matin, au milieu de la deuxième semaine. Ma mère avait fait installer, dans l'arrière-cour, une douche extérieure. Qui était totalement invisible de la route. Elle venait de partir aux courses. J'étais donc sûr de ne pas être dérangé. La seule qui aurait pu surgir sans sonner – une habitude qu'elle avait prise – c'était Clara. Or, il était neuf heures du matin et Clara ne se levait jamais avant midi. Je m'offrais donc voluptueusement au jet de la douche. Et aux rayons du soleil. Sans penser à rien. J'étais bien. Quand, soudain, le sentiment d'une présence. J'ai relevé la tête. C'était elle. C'était Clara. Les yeux exorbités.
‒ Non, mais c'est quoi, ce truc ?
Je me suis précipitamment retourné pour dérober ma cage à ses regards. Mais elle n'a pas abdiqué.
‒ Fais voir ! Non, mais fais voir !
Je m'y suis résolu. La connaissant, je savais que, de toute façon, tant qu'elle n'aurait pas obtenu satisfaction, elle ne me lâcherait pas.
‒ C'est fou ! Non, mais c'est complètement fou.
Elle a avancé la main. J'ai eu un mouvement de recul.
Oh, tu parles ! Je l'ai déjà eu plus des dizaines de fois en mains, ton attirail. Alors un peu plus un peu moins.
Et elle a soulevé. Soupesé.
‒ C'est pas si lourd que ça, finalement ! Mais c'est marrant ! Non, c'est vrai. C'est trop marrant. Bon, mais allez ! Tu m'offres un café ?
Le temps de me sécher. De me rhabiller. On s'est assis, dans la cuisine, de part et d'autre de la grande table en bois.
‒ Bon, mais alors tu me racontes ? C'est quoi l'histoire ? T'as une copine attitrée, c'est ça ? Et elle te l'enferme pour pas que t'ailles voir ailleurs ? Elle a pas tort, remarque ! Parce que les mecs, ça peut pas s'empêcher. Dès que ça a une occasion… Et Gaëtan, j'ai beau me dire qu'il est amoureux et tout et tout… il arrivera forcément un jour où il sera tenté. Obligé. Pour lui aussi ce serait la solution. Sauf que pour lui faire accepter un truc pareil !
‒ Oui, mais comme je te disais, ça, c'était avant. Maintenant…
‒ T'as un petit ami. Oui, j'ai compris.
‒ Ce qui nous empêche pas de continuer à nous voir. En tout bien tout honneur.
On s'est donc vus. Elle passait me chercher, en tout début d'après-midi. On errait de-ci de-là. Sans véritable but. Et on finissait presque toujours par échouer à la terrasse du seul café du village. Où elle m'entretenait, pour l'essentiel, de sa relation avec Gaëtan. Qui avait, selon elle, toutes les qualités du monde. Il était beau, mais beau ! Et puis plombé. Un bosseur né.
‒ Sans compter, ce qui ne gâte rien, que c'est un sacré baiseur. Avec lui, t'es sûre de grimper aux rideaux.
Elle se rattrapait aux branches.
‒ Oh, mais avec toi, c'était pas mal non plus, hein ! C'est pas ce que je veux dire. D'ailleurs…
‒ D'ailleurs quoi ?
Elle a eu un petit sourire en coin.
‒ Oh, ben, d'ailleurs, si tu voulais t'en donner la peine, Aglaé, elle te kiffe pas mal. Bon, mais je dis ça, je dis rien, hein !
Aglaé, c'était l'une des deux copines qu'elle venait de se faire. L'autre, c'était Clotilde. Elles nous accompagnaient en promenade, s'attablaient parfois avec nous en terrasse.
‒ Elle te plaît pas ?
Si ! Bien sûr qu'elle me plaisait ! Une petite brune toute mignonne toute menue avec un regard de braise.
‒ Eh, ben alors ! D'autant qu'on a parlé toutes les deux. Et je peux te dire qu'elle en est de la comédie. Tu vas pas t'ennuyer avec elle. Ah, non, alors !
J'allais voir ça, oui, merci du conseil.
Harnaché comme je l'étais, il n'en était évidemment pas question. Et je me voyais mal aller trouver ma mère, qui disposait d'une clef de secours, pour lui demander de me délivrer le temps que j'aille tirer mon coup. Je connaissais de toute façon par avance la réponse. « Si l'infirmière a estimé que tu devais la garder tout l'été, c'est qu'elle avait ses raisons. » Fin de non-recevoir.
Carla me relançait.
‒ Ben, alors, qu'est-ce tu fous ? Je t'ai connu nettement plus entreprenant…
* * *
C'est arrivé un matin, au milieu de la deuxième semaine. Ma mère avait fait installer, dans l'arrière-cour, une douche extérieure. Qui était totalement invisible de la route. Elle venait de partir aux courses. J'étais donc sûr de ne pas être dérangé. La seule qui aurait pu surgir sans sonner – une habitude qu'elle avait prise – c'était Clara. Or, il était neuf heures du matin et Clara ne se levait jamais avant midi. Je m'offrais donc voluptueusement au jet de la douche. Et aux rayons du soleil. Sans penser à rien. J'étais bien. Quand, soudain, le sentiment d'une présence. J'ai relevé la tête. C'était elle. C'était Clara. Les yeux exorbités.
‒ Non, mais c'est quoi, ce truc ?
Je me suis précipitamment retourné pour dérober ma cage à ses regards. Mais elle n'a pas abdiqué.
‒ Fais voir ! Non, mais fais voir !
Je m'y suis résolu. La connaissant, je savais que, de toute façon, tant qu'elle n'aurait pas obtenu satisfaction, elle ne me lâcherait pas.
‒ C'est fou ! Non, mais c'est complètement fou.
Elle a avancé la main. J'ai eu un mouvement de recul.
Oh, tu parles ! Je l'ai déjà eu plus des dizaines de fois en mains, ton attirail. Alors un peu plus un peu moins.
Et elle a soulevé. Soupesé.
‒ C'est pas si lourd que ça, finalement ! Mais c'est marrant ! Non, c'est vrai. C'est trop marrant. Bon, mais allez ! Tu m'offres un café ?
Le temps de me sécher. De me rhabiller. On s'est assis, dans la cuisine, de part et d'autre de la grande table en bois.
‒ Bon, mais alors tu me racontes ? C'est quoi l'histoire ? T'as une copine attitrée, c'est ça ? Et elle te l'enferme pour pas que t'ailles voir ailleurs ? Elle a pas tort, remarque ! Parce que les mecs, ça peut pas s'empêcher. Dès que ça a une occasion… Et Gaëtan, j'ai beau me dire qu'il est amoureux et tout et tout… il arrivera forcément un jour où il sera tenté. Obligé. Pour lui aussi ce serait la solution. Sauf que pour lui faire accepter un truc pareil !
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Commentaires ()
La soi-disant incompatibilité de la masturbation avec les études, c'est le genre d'âneries que me racontait ma mère, s'appuyant notamment sur les menaces morales de la religion.
La majorité des garçons de ma génération, soumis à ce régime, s'en tapaient mais je l'ai pris au premier degré. Résultat : des problèmes sexuels qui m'ont suivi longtemps et quant à mes études, elles ont été moyennes... Jusqu'à ce que j'envoie promener le tout aux pelotes, religion comprise. J'en veux beaucoup à ma mère qui par ailleurs était la meilleure des personnes, briefée par un manuel d'éducation que j'ai retrouvé après sa mort. Et à la religion qui, soit dit en passant, n'a pas changé sa position d'un pouce.
Ceci dit, l'histoire est amusante quoique invraisemblable : aucun garçon n'accepterait ce traitement et au-delà d'un certain délai s'arrangerait pour détruire la cage !
Il aurait été plus amusant que l'infirmière (ou mieux, sa mère !) soulage le garçon périodiquement dans l'un de ses trois trous !